Me revoilà pour la suite ! Pardon, pardon, pardon pour avoir mis autant de temps ! Les vacances n'aident pas à l'écriture dans mon cas lol. Je vous préviens que dans ce chapitre d'énormes spoilers arrivent. Et la principale scène que vous reconnaîtrez est la propriété de Minekura Kazuya. C'est une pièce centrale pour Reload et je me devais de la reprendre. Désolée si ça fait un peu beaucoup plagiat. Mon idée dans cette suite de fic était d'en arriver à cette scène pour pouvoir ensuite dériver de l'histoire principale. Gomen ! J'espère que ça vous plaira quand même. ;-)
Merci pour toutes vos reviews ! Ca me touche vraiment !
En avant pour la fic !
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Chapitre 3 : Couleur rouge sang.
Sur Terre, au château de Gyumao,
Dokugakuji, Kougaiji et Yaone discutaient. Cette dernière jeta un coup d'œil sur le côté, légèrement inquiète puis regarda à nouveau Kougaiji.
Yaone – Nataku va donc rester avec nous ?
Kougaiji regarda à son tour sur le côté. Un 'crac', tel un bruit d'os écrasé se fit entendre. Puis il se retourna vers elle.
Kougaiji – Oui, la déesse m'a assuré qu'elle voulait nous aider à trouver les sutras. Elle nous confie Nataku pour nous aider à les rechercher.
Dokugakuji – Mais est-ce que vous ne trouvez pas ça bizarre ?
Kougaiji baissa les yeux, réfléchissant intensément.
Kougaiji – Peu importe si elle a quelque chose dans la tête, tout ce que je veux, c'est retrouver ces sutras.
A ce moment, un énorme « POUF ! » se fit entendre. Les trois se retournèrent vers le bruit. Des gouttes d'eau apparurent sur leurs fronts.
Dokugakuji – On devrait peut-être faire quelque chose non ?
Yaone (hésitante) – Ririn san…
Kougaiji (haussant un peu la voix) – Ririn, lâche-le un peu !
Ririn (tournant la tête vers eux) – Eh ?
Dokugakuji (souriant) – Je crois qu'il étouffe là.
Ririn se redressa et regarda à nouveau Nataku. Elle ouvrit innocemment les yeux en grand. Celui-ci allongé par terre semblait totalement dans les vapes.
En effet, dès que Kougaiji était entré dans la pièce avec Nataku, Ririn n'avait pas pu s'empêcher de pousser de grands cris de joie et de le serrer dans ses bras, surprenant légèrement le dieu. Depuis lors elle ne l'avait pas lâché, le serrant toujours un peu plus, son élan enthousiaste les ayant même fait tomber à terre alors que le jeune homme commençait à tomber dans les pommes sous son étreinte.
Ririn sourit et tira légèrement la langue en signe de repentance et se releva. Elle se pencha un peu pour vérifier que Nataku, toujours évanoui, respirait encore et se mit à toucher répétitivement du bout du doigt une de ses joues pour le faire réagir.
Dokugakuji se retourna vers Kougaiji et Yaone. De grosses gouttes d'eau ornaient leurs têtes.
Dokugakuji – Vous pensez que c'est sage de garder Nataku ?
Kougaiji (le regardant) – Qu'est-ce que tu veux dire ? On ne devrait pas avoir de mal à le cacher ici.
Dokugakuji (souriant et parlant avec embarras) – Non… disons que je me demande plutôt s'il pourra survivre aux assauts de Ririn.
Yaone contint quelques éclats de rire alors que Kougaiji désespéré se passait une main sur le visage.
Dokugakuji (redevenant sérieux) – Seulement… avec Nî et la reine Gyokumen… Nataku court peut-être un risque à rester avec nous.
Kougaiji (réfléchissant) – C'est un risque à prendre
Il serra les poings. Il devait retrouver tous les sutras au plus vite s'il voulait sauver sa mère. Nataku serait une aide précieuse. Il leva les yeux vers Ririn qui accroupie parlait avec Nataku qui s'était redressé. Ils souriaient tout deux en parlant. Kougaiji regarda ensuite Dokugakuji et Yaone.
Pour protéger les personnes qu'il aimait il devait prendre des risques.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Sur Terre, vers l'ouest,
Six personnes et un dragon blanc marchaient (et volait) sur le petit chemin rupestre en pleine forêt. Selon Hazel, c'était un raccourci pour aller jusqu'au prochain village. Seulement, aucune voiture ne pouvait y passer. Ils étaient donc obligés d'y aller à pied.
Sanzô jeta un coup d'œil à l'homme aux cheveux argentés. Ce type semblait cacher quelque chose. Il ne savait pas vraiment quoi ni pourquoi, mais il ne lui faisait pas confiance.
Ils avaient tous pris leur petit déjeuner ensemble, et puis, allant dans la même direction et Hazel semblant connaître la route, ils avaient décidé au grand dam de Sanzô de partir avec eux.
Goku discutait avec grand intérêt avec Gato. Il était clairement impressionné par le géant fait de muscles. Gokû avait en effet toujours été intéressé par le combat et la force de ses adversaires. Kougaiji en était l'exemple parfait. Sanzô soupira. Ce singe était vraiment irrécupérable.
Il jeta un coup d'œil à Hazel et Hakkai. Plus que le grand type peu bavard, voir ces deux types parler et surtout sourire ou même rire ensemble était tout simplement effrayant. Et il ne semblait pas être le seul à penser ainsi. Gojô et Gokû semblaient avoir des frissons leur parcourir le corps à chaque fois que ça arrivait. Le pire était que ce Hazel avait un humour bizarre, un peu paillard. Bref, un mélange à vous donner des sueurs froides entre Hakkai et Gojô. Rien d'étonnant à ce qu'il se méfie de lui. Il lui jeta un coup d'œil. Hazel le remarqua et lui sourit étrangement en retour, ce qui crispa nettement le moine.
Hakkai (souriant) – Alors comme ça vous avez la même destination que nous ?
Hazel (souriant) – Oui c'est cela. La source du problème s'y trouve, non ? (souriant un peu plus) Et puis n'est-ce pas un charmant voyage à faire ? Très amusant, vous ne trouvez pas ?
Hakkai (souriant) – A qui le dites vous !
Hakkai et Hazel se mirent à rire. Des gouttes d'eau vinrent se former sur les fronts des 3 autres, peu rassurés. Gato lui ne réagit pas, regardant seulement d'un air impassible chacun.
Sanzô – 'Tch' je ne dirais pas ça quand on voit avec quels idiots on voyage…
Gokû et Gojô – Hey !
Sanzô (haussant un sourcil, narquois) – on se sent visés ?
Ils se chamaillèrent un peu et cela finit comme toujours par quelques coups de baffeurs bien retentissants. Le calme s'installa après durant quelques minutes durant lesquelles Hazel se mit à observer les 4 membres du Sanzô ikkô, semblant s'étonner à chacune de leurs 'joyeuses' disputes.
Soudainement, Sanzô placé à l'arrière du groupe trébucha légèrement sur une racine d'arbre. Sanzô pesta à voix basse avec énervement et grimaça. Quelqu'un l'avait rattrapé par le bras avant qu'il ne tombe. C'était Gokû. Celui-ci lui sourit d'un air amusé. Sanzô lui jeta un regard légèrement noir et hmpffa, ce qui n'amusa que plus le jeune homme. La main de Gokû glissa sur son bras jusqu'à atteindre celle du moine, celle-ci se refermant très brièvement sur elle avant de la lâcher, agissant comme si de rien n'était. Ils se remirent à marcher.
Seulement quand Sanzô leva la tête, ses yeux tombèrent sur Hazel. Ce dernier lui sourit et détourna ensuite la tête pour regarder devant lui.
Sanzô fronça les sourcils. Ce Hazel ne lui disait rien qui vaille.
Gokû continuait à observait le blond, étudiant les traits crispés de son visage. Il suivit son regard et comprit. Restés à l'arrière, ils se mirent à murmurer.
Gokû – Tu ne leur fais pas confiance
Sanzo (soupirant, agacé) – Je devrais ?
Gokû (se grattant la tête) – C'est vrai que Hazel est un peu bizarre…
Sanzô tourna brusquement la tête vers lui et haussa un sourcil en le fixant. Gokû laissa échapper un rire discret.
Gokû – D'accord, il est très bizarre. Mais Gato…
Sanzo (le coupant) - … est mort.
Hazel leur avait révélé cela en plein milieu d'une conversation sans importance, en plein milieu de leur petit déjeuner, laissant les 4 compagnons figés. En effet, Hazel avait aussi ressuscité Gato par le passé et depuis lors, il était son fidèle serviteur. Cependant, son cas était un peu particulier. Il n'était pas tout à fait 'vivant'. Il ressemblait plus à présent à une marionnette à laquelle on aurait insufflé la vie par magie.
Gokû soupira, abdiquant.
Gokû – Ok, ils ne sont pas tout à fait normaux mais ils ont l'air sympa, non ?
Sanzô ne répondit pas. Ils continuaient à marcher silencieusement côte à côte à l'arrière du petit groupe.
Gokû – Il y a quelque chose que tu ne me dis pas. On dirait que ça te fait peur.
Gokû leva les yeux vers lui. Sanzô fit de même.
Gokû – Ca a un rapport avec ce que t'as dit Kanzeon ?
Là, Sanzô fut réellement surpris. En fait, le singe n'en finissait pas de le surprendre. Il mûrissait à vu d'œil que cela en était effrayant. Un peu de son étonnement dut transparaître car Gokû fronça les sourcils.
Gokû – Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
Sanzô mit quelques secondes à se reprendre.
Sanzô – Rien, ça n'a pas d'importance.
Gokû attrapa son bras et le serra légèrement, se rapprochant un peu alors qu'ils continuaient à marcher.
Gokû – Ca en a pour moi si ça te préoccupe autant.
Sanzô ne répondit rien pendant un moment puis murmura à nouveau.
Sanzô – Promets moi juste d'être prudent.
Il ne l'avait pas regardé et avait parlé d'une voix normale mais Gokû pouvait sentir toute l'angoisse et l'affection dissimulée.
Avant de lui lâcher le bras, Gokû s'étira légèrement sur ses pieds pour pouvoir effleurer de ses lèvres l'oreille du moine.
Gokû – Seulement si tu fais de même, Sanzô.
Il avait prononcé son nom avec douceur, lentement, d'un manière qui donna des frissons au moine. Le jeune homme se recula ensuite et lui sourit avec espièglerie. Sanzô le regarda un bref moment avant de s'intéresser à la route devant lui. Il esquissa le plus léger des sourires pendant une fraction de seconde, ce qui rassura Gokû.
Seulement… il savait à présent que Kanzeon avait mis en garde Sanzô au sujet d'une menace imminente. Gokû secoua la tête.
/ Quel que soit cette menace, on n'aura aucun mal à la surmonter/
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Un peu plus loin, Hazel les observaient du coin de l'œil. Il continuait néanmoins à discuter avec Hakkai. Sanzô et Gokû étaient assez éloignés pour ne pas entendre le contenu de leur conversation. Il se décida à lancer le sujet.
Hazel – Ces deux-là sont ensemble, n'est-ce pas ?
Hakkai et Gojô écarquillèrent les yeux.
Hakkai (embarrassé) – Pardon ?
Hazel (souriant) – C'est plutôt évident à les voir, non ? Le moine et ce petit singe.
Hakkai et Gojô rirent avec embarras.
Gojô (une goutte d'eau sur son front) - /si Sanzô entendait ça, ce type aurait déjà un trou d'aération en pleine tête/
Hazel (souriant un peu plus) – C'est comme vous, c'est plutôt visible.
Là, le rire d'Hakkai se figea et la mâchoire de Gojô manqua de se décrocher.
Hazel se mit à rire puis Hakkai fit de même. Des sueurs froides parcoururent le dos de Gojô. Gato semblait quant à lui impassible.
Hakkai – Ca se voit tellement ?
Gojô – Hakkai !
Hazel (levant le bras en laissant tomber sa main) – Mais nan voyons donc… Et puis ça ne pose pas de problèmes ! Voyez, moi et Gat…
Gojô – STOP !
Tous le regardèrent, étonnés de sa réaction.
Gojô – Pitié je ne veux pas savoir.
Hazel le regarda, cligna des yeux puis se mit à rire.
Hazel – Vraiment ? Dommage, vous auriez pu apprendre deux ou trois trucs.
Sur ce, il se remit à marcher, les laissant un peu en arrière. Gojô le regarda faire les yeux pétrifiés. Hakkai se mit à pouffer.
Gojô (le regardant d'un air accusateur et murmurant) – Et tu trouves ça drôle ? Ce type est effrayant, et je ne veux pas savoir ce qu'il fait avec son colosse mort-vivant.
Hakkai - Tu n'as pas tort, mais tu aurais dû voir ta tête.
Hakkai se remit à rire et continua à marcher.
Gojô – Hein ? Qu'est-ce qu'elle a ma tête ? Hey !
Gojô le rattrapa et ils continuèrent à marcher vers la prochaine ville.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Quelques heures plus tard ils arrivaient dans une petite ville et après avoir réservé des chambres, les autres partirent faire des courses alors que Hazel et Sanzô restaient à siroter du thé dans le bar de l'hôtel. Ils parlaient de choses anodines, un peu sur leurs gardes quand Hazel se lança.
Hazel (souriant) – Vous vous entendez bien avec eux n'est-ce pas ?
Sanzô releva la tête de son journal. Le sourire constant d'Hazel ne le trompait pas. Il se remit à lire son journal.
Sanzô – Ce ne sont que des bakas !
Hazel – Mais vous vous entendez bien… Ca ne vous dérange pas que ça soit des youkais ? Après tout ils pourraient se retourner contre vous un jour. C'est une idée étrange de prendre des monstres pour compagnons dans un périple tel que celui-ci, vous ne trouvez pas ?
Sanzô releva cette fois-ci définitivement les yeux. Bien que Hazel souriait toujours, il y avait dans ses yeux comme de la provocation.
Sanzô (méfiant) – Je ne les ai pas choisis. On me les a imposés. Et puis le fait que ça soit des monstres m'importe peu. Il y a des hommes qui sont bien pires.
Hazel le regarda impassible et pensif. Son sourire le quitta.
Hazel – Vous croyez vraiment ? Je pense au contraire qu'ils sont pires que les humains.
Sanzô – C'est pour ça que vous prenez leurs âmes pour ressusciter des êtres humains ?
Hazel ne répondit pas, se contentant de sourire à nouveau.
Hazel – Si vous mourriez et que vous aviez la possibilité de revenir à la vie, ne le feriez vous pas ?
Sanzô se tut. En vérité, il ne savait quoi répondre à ça.
Hazel – Et puis… que vaut la vie d'un de ces monstres comparée à la vie d'un être humain ?
Sanzô le fixa. Hazel avait perdu à nouveau son sourire. Son regard était un peu dur mais il semblait aussi réfléchir intensément.
A ce moment là, les autres entrèrent dans le bar et tout se déroula normalement jusqu'au dîner qu'ils prirent tous ensemble.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Au paradis terrestre,
Kanzeon appuyée sur un des accoudoirs de son siège regardait Jirôshin qui était au bord de la crise cardiaque.
Kanzeon – Jirôshin, respire, veux-tu ?
Jirôshin – Mais Kanzeon sama ! Nataku n'y survivra pas très longtemps !
Kanzeon (haussant un sourcil et souriant en coin) - Elle l'aime bien c'est tout ! Pas de quoi en faire un drame…
Jirôshin (une énorme goutte sur son front) - Elle l'aime bien ? Elle a manqué de l'étouffer plusieurs fois en moins de quelques heures ! Qu'est-ce que ça serait si elle ne l'aimait pas du tout ! (marmonnant) Cette Ririn est plus dangereuse que son père Gyumaô et tous ses monstres réunis.
Kanzeon (d'un air nonchalant) – Bah ils s'entendent bien, c'est l'essentiel… Ils se débrouilleront bien pour trouver les sutras, et puis… (d'un air étrange) pour l'instant il est plus intéressant de voir ce qu'il va se passer pour Sanzô et les autres.
Jirôshin (inquiet) – Comment ça ?
Kanzeon (énigmatique et sérieuse) – Ils ne risquent pas d'oublier cette nuit de si tôt… s'ils y survivent…
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Au château de Gyumaô,
Nî se tenait prêt. Ce n'était plus qu'une question de minutes. Rien ne pourrait empêcher son plan de fonctionner.
Il sourit.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Vers l'Ouest,
Le repas était terminé depuis belle lurette et Sanzô avait enfin pu s'éclipser, sortant de l'auberge par une petite porte par derrière qui donnait sur quelques rues désertes. Le blond s'appuya contre le mur, pas loin de la porte. Il alluma une cigarette et en inspira une bouffée qu'il rejeta lentement, observant les volutes de la fumée se dissoudre dans l'air étouffant du soir naissant.
Il avait enfin réussi à échapper aux autres. Déjà qu'il était assez difficile de supporter les 3 autres, il fallait à présent supporter deux énergumènes de plus ?
D'ailleurs, ces deux types ne lui plaisaient pas du tout. Surtout Hazel. Il y avait quelque chose qui clochait. Comme si ce type n'était pas là par hasard.
Quelques minutes passèrent et il finit par écraser son mégot, toujours pensif. Soudain la porte s'ouvrit et Gokû apparut.
Gokû – Ah ! Tu étais là ? Je t'ai cherché partout.
Sanzô (grognon) – Où voulais-tu que je sois ? Vous foutez un de ces bordels à l'intérieur, pas moyen d'être tranquille…
Gokû (cligna des yeux et sourit) – Gomen !
Il s'approcha de Sanzô et enroula ses bras autour de la taille du blond, il l'embrassa dans le cou. D'une main passée dans les cheveux châtains et baissant légèrement la tête, les lèvres du blond se posèrent sur celles du jeune homme.
Quelques instants après, ils se tenaient silencieusement dans les bras, leurs visages se touchant, s'effleurant avec douceur. Ils pouvaient à présent entendre les chants des insectes nocturnes qui commencer à s'élever.
Soudainement, Sanzô posa la question qui le hantait depuis sa conversation avec Hazel.
Sanzô – Gokû… simple hypothèse… si tu mourrais, est-ce que tu voudrais revenir à la vie, par quelque moyen que ce soit ?
Gokû leva les yeux vers les siens, un peu étonné par la question puis sourit.
Gokû – Pour ça il faudrait déjà que je meure et ça n'est pas près d'arriver…
A ce moment-là il déposa un court baiser au coin de sa bouche avant de poursuivre.
Gokû – Mais si ça devait arriver… j'imagine que quoi qu'il se passe tout irait bien. Vois, tu as bien été réincarné non ?
Sanzô pensa à ce dont il faisait allusion. Konzen. Depuis que Gokû se rappelait de son passé, il leur était souvent arrivé d'en discuter. Gokû lui avait raconté diverses anecdotes qui ne cessaient de lui revenir à l'esprit. Seulement… si Gokû s'en souvenait, ce n'était pas son cas à lui. Même s'il en savait plus sur Konzen à présent, il ne se rappelait pas de cette vie passée.
Sanzô – Ce n'est pas la même chose que d'être ressuscité.
Gokû – Peut-être, mais quoi qu'il arrive, je suis sûr que cette fois-ci tout ira bien.
Il avait murmuré ces quelques mots. Sanzô savait ces mots n'étaient pas dénués de sens, loin de là. Cette fois-là référait directement à la mort de Konzen et des autres qu'il se rappelait à présent.
Gokû sourit et rapprocha son visage du sien, plongeant un peu plus ses yeux dans ceux du moine, ses yeux scintillants.
Gokû – De toute façon, ce n'est pas près d'arriver. Je compte bien ne pas mourir avant très longtemps.
Sanzô (appuyant son front contre le sien et murmurant) - T'as intérêt, bakazaru…
Ils se regardèrent sans rien dire, les yeux dans les yeux. Sanzô étudiait attentivement les traits du jeune homme, celui-ci faisant de même. Chacun pouvait sentir l'odeur de l'autre si familière à présent et qui leur apparaissait nécessaire, fondamentale pour vivre.
Enfin, l'espace entre leurs lèvres se réduit jusqu'à disparaître, s'embrassant légèrement de doux et courts baisers jusqu'à ce qu'ils s'approfondissent, leurs langues se caressant avec toujours plus d'envie. Une des mains de Sanzô s'attardait sur la mâchoire du jeune homme tandis qu'une des mains Gokû s'était peu à peu infiltrée dans la chevelure blonde et faiblement parfumée d'une odeur agréable aux sens de Gokû. De faibles gémissements leurs échappèrent bientôt, venant disparaître dans la bouche de l'autre. Ils étaient tendrement enlacés dans la nuit qui tombait.
C'est alors qu'un bruit énorme se fit entendre, les stoppant net et les faisant tout deux légèrement reculer. Sanzô haussa les sourcils d'étonnement, fixant le ventre du jeune youkai.
Gokû (relevant la tête, embarrassé) – Ah ! Je crois que j'ai encore faim.
Sanzô (une goutte d'eau sur le front) – On vient juste de sortir de table je te signale et puis il se fait tard, on devrait aller se coucher.
Gokû (boudant) – Mais Sanzô… harahetta !
Sanzô détourna la tête pour ne pas succomber aux yeux dorés situés à quelques centimètres seulement des siens. Il croisa les bras.
Sanzô – Arrête de me regarder comme ça !
Gokû pencha la tête en cherchant son regard, s'accrochant à la taille de son aîné de ses deux mains.
Gokû (d'un air faussement innocent) – De quelle façon ?
Sanzô détourna un peu plus la tête, bien décidé à ne pas céder. Mais finalement, il murmura un 'bakazaru' en signe de défaite et se tourna vers lui.
Sanzô – D'accord. Mais je te préviens, on ne restera pas longtemps dans le restaurant. On doit partir tôt demain matin.
Gokû sauta de joie et l'embrassa sur la joue en l'entourant autour du cou de ses bras. Une fois libéré, Sanzô se retourna et commença à se dirigea vers la porte pour rentrer dans l'auberge. Il esquissa un sourire en écoutant Gokû déblatérer une liste des plats qu'il voulait prendre quand soudain…
Gokû (tournant la tête pour regarder derrière lui) – Eh ?
Splash.
Sanzô fronça les sourcils et se retourna pour voir Gokû qui marchait juste derrière lui.
Sanzô – qu'est-ce qu'…
Sanzô s'arrêta net.
Du sang. Partout.
Le sang de Gokû.
Gokû était blessé, sévèrement blessé. Le jeune youkai était encore debout mais semblait pourtant déjà être tombé dans l'inconscience. Il tomba à terre.
Sanzô sous le choc n'avait pas fait un seul mouvement, ses yeux exorbités fixant avec horreur ce qu'il venait de se passer.
Gokû toussa violemment en crachant du sang, ce qui eut le don de tirer le moine de sa stupeur. Il se baissa immédiatement et attira vers lui le corps inanimé de Gokû, l'agrippant désespérément d'une main. En même temps il dégaina son arme et la brandit devant lui, ses yeux cherchant celui qui avait osé attaquer son Gokû.
Rien. Il ne sentait absolument rien. Aucune présence. Ni humaine, ni démoniaque. Personne.
Il resserra un peu plus son emprise sur Gokû.
C'était exactement ce qu'il avait ressenti il y a fort longtemps, quand Kômyô était encore en vie. Il avait rencontré quelqu'un alors qui…
A ce moment-là, Hakkai et Gojô arrivèrent non pas par la porte mais par une des petites rues désertes, voyant seulement Sanzô accroupi par terre, immobile, penché sur quelque chose.
Hakkai – Ah ! Tu es là ! On se demandait où tu étais.
Gojô – Tu sais où est le singe ? On ne l'a vu nulle part.
Hakkai remarqua que quelque chose n'allait pas. Ils s'approchèrent encore et ils devinèrent la présence de Gokû, allongé.
Hakkai (fronçant les sourcils) – Sanzô ? Gokû ? Est-ce que tout va bien ?
Soudain Hakkai écarquilla les yeux en voyant la mare de sang dans laquelle baignait Gokû. Gojô fit de même.
Hakkai et Gojô (affolés) – Gokû !
Tous deux se précipitèrent sur eux et s'accroupirent à côté. Hakkai regarda Sanzô. Celui-ci semblait être en état de choc, agrippé sur Gokû, ses yeux rivés sur lui, complètement immobile.
Gojô – Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Hakkai – Sanzô ? Tu m'entends ? Lâche Gokû ! Il faut que je referme ses plaies.
Sanzô ne semblait pas réagir. Hakkai se crispa. Il devait agir vite.
Hakkai – Tu ne me laisses pas le choix.
Hakkai gifla alors avec force le blond qui sembla sortir de sa stupeur. Sanzô le regarda, complètement hagard. Hakkai reprit, sa voix grave et sérieuse.
Hakkai – Sanzô s'il te plaît lâche Gokû pour que je puisse refermer ses plaies.
Sanzô ne dit rien et se leva finalement, les regardant faire. Il était encore visiblement sous le choc. Gojô et Hakkai se précipitèrent sur Gokû. Hakkai déchira son haut pour avoir un meilleur accès à ses plaies qui saignaient abondamment. Il demanda à Gojô de l'aider. Les deux hommes étaient paniqués et tentaient tant bien que mal de rester calme pour pouvoir arrêter le sang qui n'arrêtait pas de couler, en vain. Les blessures étaient bien trop importantes.
Gojô – T'as pas intérêt à mourir, saru ! Je te l'interdis !
A ce moment-là, Gokû toujours inconscient toussa et cracha une bonne quantité de sang. Les yeux de Sanzô s'écarquillèrent. Il était en sueur, dans un état second.
Il se retourna et commença à partir.
Gojô – Où vas-tu à un moment pareil ?
Sanzô ne le regarda pas, se contenta de tourner à peine la tête. Son regard était celui d'un homme en furie.
Sanzô – Je vais tuer ce connard.
Il se mit alors à partir en courant.
Gojô (hurlant) – Qui ? Oï Sanzô ! Et Gokû ? Reviens enfoiré !
Hakkai (se redressant) – Laisse-le partir, il n'y a plus rien à faire de toute façon
Gojô écarquilla les yeux.
Gojô (hurlant) – Qu'est-ce que tu veux dire ? Je refuse de laisser Gokû mourir ! (sa voix faiblit un peu) Pas comme ça, non pas comme ça… (prenant Hakkai par le col) Il faut continuer !
Hakkai – Je ne peux plus rien faire !
Gojô (s'énervant) – Quoi ? Ne me dis pas que tu l'abandonnes toi aussi ?
Hakkai (détachant les mains de Gojô de son col et les serrant légèrement avant de les relâcher) – Non, mais je ne peux plus rien faire malheureusement, mes pouvoirs sont insuffisants.
Gojô se prit la tête dans les mains.
Hakkai – Cependant, il reste un espoir…
Gojô releva la tête.
Hakkai – Tu te rappelles ce qui s'est passé la dernière fois que Gokû a été gravement blessé ?
Gojô – Contre Ritôten ? Oui et alors ? (1)
Hakkai – Ritôten lui avait ensuite enlevé son limitateur de force. Seiten Taisei avait pu alors se régénérer et guérir toutes ses blessures.
Gojô écarquilla les yeux en réalisant ce que Hakkai voulait dire.
Gojô – Tu penses que ça marcherait ?
Le demi-youkai regarda autour d'eux. Beaucoup de badauds commençaient à arriver en attendant leurs cris.
Gojô – Mais libérer Seiten Taisei ici… c'est pas un peu risqué ?
Hakkai – C'est un risque à prendre si on veut sauver Gokû.
Ils se regardèrent un instant. Leur décision était prise. Hakkai se pencha et ôta la couronne dorée de Gokû. Celui-ci se transforma mais resta à terre. Ils se penchèrent vers lui, anxieux.
Soudain, plus rapide que l'éclair, Seiten Taisei avait disparu. Ils levèrent la tête, le cherchant des yeux.
Celui-ci était sur un toit. Telle une bête blessée, il les regardait avec rage, la mâchoire crispée et le souffle court. Il était dans un sal état, comme Gokû. Il se redressa et le visage tourné vers le ciel poussa un hurlement inhumain qui sembla déchirer les cieux.
A ce moment-là, de l'énergie matérialisée sembla sortir de la terre et se précipita vers lui, pénétrant dans son corps de toutes parts. Une lumière vive le baigna pendant quelques secondes. Un instant après, il n'avait plus une égratignure sur lui.
Hakkai et Gojô, tout comme les badauds qui passaient par là regardaient la scène, complètement hébétés. Gojô parvint enfin à parler.
Gojô – Et maintenant ? Comment on l'arrête ?
D'ordinaire dans ces cas-là, Sanzô se révélait utile pour maîtriser Seiten Taisei et faire retrouver à Gokû son apparence normale. Mais là, le lâche était parti on ne sait où au moment où on avait le plus besoin de lui. Gojô serra les dents.
Hakkai n'eut pas le temps de répondre. Seiten Taisei se dirigeait déjà vers des passants qui s'étaient arrêtés là pour voir le spectacle.
Hakkai – Gokû non !
A ce moment-là un coup de feu retentit dans l'air, gagnant l'attention de Seiten Taisei qui stoppa net son attaque. Gojô et Hakkai se retournèrent.
Ce n'était pas Sanzô mais Hazel et Gato. Ce dernier s'apprêtait à tirer à nouveau, visant cette fois-ci Seiten en pleine tête. Hakkai affolé hurla.
Hakkai – NON ! Ne faites pas ça c'est Gok…
Gato tira. Seiten Taisei recula de plusieurs mètres sous le regard horrifié de Gojô et Hakkai.
Mais le monstre releva la tête. Il avait arrêté la balle entre ses dents. Tous semblaient sous le choc devant la scène.
Hazel semblait étonné au plus au point.
C'est alors que le monstre se redressa. Sur son ventre, d'étranges inscriptions que jamais Gokû n'avait eu étaient apparues et au-dessus de lui, un tourbillon de nuages menaçants se formait à présent.
Tous étaient médusés.
Hazel (murmurant) – personne ne m'avait prévu. Ce n'est pas un monstre ordinaire… on dirait plutôt un… dieu.
Gato le regarda brièvement avant de reposer ses yeux sur Seiten Taisei.
Hakkai prit une décision et porta sa main à son oreille où brillaient ses limitateurs.
Hakkai – Gojô, je compte sur toi pour m'empêcher d'aller trop loin
Gojô (affolé) – Tu ne comptes pas…
Hakkai (souriant pour s'excuser) – Gomen ! Mais je ne vois que cette solution.
Il enleva donc ses limitateurs. Gojô ne dit rien. Après tout, il savait que seul Hakkai avait la puissance nécessaire pour combattre Gokû. Il serra un peu plus les dents. Tout ça ne lui disait rien de bon. Où était ce foutu bonze ?
Gojô regarda Hakkai dans sa forme entière de monstre. Il était magnifique. Effrayant par sa force diabolique mais magnifique. Gojô serra ses poings. Il fallait que ça marche.
Hakkai s'approcha de la créature. Celle-ci le regardait faire.
Hakkai – Gokû, arrête ça. Sinon c'est toi qui en seras blessé.
Seiten Taisei ne sembla pas réagir à ces mots. Hakkai serra les dents. Sous le regard encore plus médusé si ce n'était possible d'Hazel, Gato et des badauds, un combat de titans commença. Et étonnamment, Hakkai arrivait parfaitement à tenir tête à Seiten Taisei. Ils se donnaient coup sur coup, Hakkai parvenant même à avoir l'avantage.
Autour d'eux, ou plutôt au-dessus de Seiten Taisei, les nuages et les éclairs se formaient. L'air était électrique. Tous les regardaient se battre, médusés. La pluie se mit à tomber avec fracas.
Soudain Hakkai sembla prendre l'avantage et envoya un Seiten Taisei blessé au tapis. Gojô observait Hakkai. Celui-ci au fur et à mesure qu'il se battait semblait perdre le contrôle sur lui-même. Il s'apprêtait d'ailleurs à se jeter sur Seiten inconscient pour l'asséner de coups. Gojô intervint en se plaçant derrière Hakkai, lui bloquant les bras.
Gojô – Arrête ! Ca suffit ! C'est Gokû ne l'oublie pas !
Hakkai fou de rage dans sa forme de youkai allait se retourner et frapper Gojô quand leurs yeux se rencontrèrent. Il sembla alors se calmer et regagner ses esprits.
Hakkai – Gojô ? Qu'est-ce qu…
Gojô passa une main sur la joue d'Hakkai.
Gojô – Ne t'inquiète pas. C'est terminé. Il faut juste que Gokû reprenne sa forme normale et…
Il n'eut pas le temps de continuer. Seiten Taisei avait regagné ses esprits et pris par surprise Hakkai qui sérieusement blessé fut éjecté au tapis, arraché littéralement des bras de Gojô.
Gojô – HAKKAI !
C'est alors qu'une chose imprévue se passa. Des lianes sur le sol similaires à celles produites par Hakkai parcoururent le sol jusqu'à s'enrouler autour de Seiten Taisei. Gojô détourna brusquement la tête pour en voir l'auteur. Il s'agissait de Gatô.
Gokû poussa un long cri. Il reprenait sa forme normale. Sa couronne était à nouveau autour de sa tête. Ses vêtements à cause de l'attaque mystérieuse et la bataille acharnée avec Hakkai étaient quasiment réduits à néant. Il s'écroula au sol… face à Sanzô qui était de retour, en sueur, appuyé d'une main sur un mur, les yeux exorbités.
La pluie venait de s'arrêter.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Après l'attaque qui avait laissé Gokû comme mort, l'esprit de Sanzô s'était embrouillé. Complètement embrouillé. Il était alors devenu comme fou. Il n'avait pas vu celui qui les avait attaqués, celui qui avait osé attaquer Gokû sous ses yeux sans se montrer. Celui qui semblait surgir du passé qu'il n'arrivait pas à se rappeler.
Comme Kanzeon l'avait annoncé, il s'en était pris à Gokû, à lui seul… Sans aucun doute pour le blesser lui, Genjô Sanzô, dans sa faiblesse, dans son cœur qu'il avait osé rouvrir pour quelqu'un.
Fou de rage, il était parti à la recherche de cet individu à travers les rues désertes de la ville, criant des menaces à cet attaquant invisible tel un fou qui n'a plus toute sa raison… jusqu'à ce que la pluie tombe et qu'il ne ressente une énergie, unique, qui ne pouvait provenir que d'une seule personne. Gokû. Il était donc vivant. Il ne l'avait pas abandonné. Il avait tenu sa promesse.
Non pas grâce à lui.
Lui qui s'était montré lâche et faible, une fois de plus.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Sanzô s'était rapproché de Gokû allongé sur le sol. Son cœur se calmait peu à peu jusqu'à aller de paire avec son visage inexpressif, si ce n'était exténué par les émotions qui l'avaient envahi ces dernières longues minutes d'angoisse.
Il était là. Vivant. Mais pas grâce à lui.
Sanzô s'accroupit et passa une main dans les cheveux du jeune homme, dégageant les mèches envahissant son visage. C'est alors qu'il attendit un cri. Il tourna la tête.
C'était Gojô qui s'était précipité aux côtés d'Hakkai, essayant de le réanimer. Hakkai ne semblait plus respirer. Gojô hurlait presque, s'affairant affolé à lui faire un massage cardiaque. Son pouls était nul. Gojô se pencha alors et déposa ses lèvres sur celles du youkai et souffla le plus d'air possible avant de se redresser et continuer les mouvements brusques sur son torse.
Gojô – Hakkai ! Je t'interdis, tu m'entends ?
C'est alors que Hazel s'approcha, brandissant son amulette. Gojô hurla.
Gojô – N'y pense même pas ! Je ne laisserai personne toucher à son âme. Il n'est pas mort et il ne mourra pas, compris ?
Il continua et soudain Hakkai toussa fortement, libérant ses bronches. Il respirait à nouveau. Son cœur était repartit. Hakkai reprenait peu à peu ses esprits, sentant sa tête tourner. Ses yeux se focalisèrent enfin sur la personne au-dessus de lui dont les cheveux rouges tombaient vers lui.
Hakkai – Gojô ?... Où est Gokû ?
Gojô – Tout va bien, ne t'inquiète pas.
Hakkai sourit faiblement et leva une main vers Gojô, la déposant sur sa joue et la caressant légèrement.
Hakkai – Pourquoi tu fais une tête pareille ?
Gojô sourit à son tour.
Gojô - Ne dis plus rien. Repose-toi.
Gojô se redressa et prit Hakkai sur son épaule. Sans un regard il se leva et se dirigea vers Gokû toujours allongé par terre devant Sanzô qui s'était relevé. Gojô prit Gokû de son autre bras et commença à partir, tournant le dos à Sanzô.
Gojô – Tu m'excuseras, je ne peux pas te frapper, mes deux mains sont pleines.
Sanzô le regarda partir sans rien dire. Il n'avait pas tort, il les avait abandonnés.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Un peu plus à l'Ouest,
Kougaiji était arrivé avec tous ses compagnons au sommet d'un rocher surplombant une ville située en plein désert.
Dokugakuji – Voilà un étrange endroit.
Kougaiji acquiesça silencieusement.
Nataku observa de sa vue perçante les habitants qui étaient de la taille de fourmis de là où ils les regardaient.
Nataku – Mais… ce sont tous des monstres ?
Kougaiji – Exactement. C'est une village de monstres non affectés par l'onde maléfique. D'après nos sources, il y a ici un groupe de mercenaires qui aurait récupéré un sutra.
Dokugakuji – J'ai comme une sensation de déjà-vu (1)
Kougaiji – Cette fois-ci, les sutras ne nous échapperont pas. Allons-y !
Sur ce, Kô, Doku, Yaone, Ririn et Nataku s'élancèrent en direction de la ville.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Quelques heures plus tard,
Sanzô marchait à travers la forêt… accompagné de Hazel et Gato. Il avait préféré partir. Il avait décidé rapidement qu'il valait mieux pour lui de partir tant qu'il n'en saurait pas plus sur la menace qui planait sur eux… sur lui et surtout sur Gokû.
Si on utilisait Gokû pour l'atteindre lui, il était préférable qu'il s'éloigne de lui, même si c'était dur. Tout était trop confus pour l'instant dans sa tête. Trop de questions sans réponse qui étaient autant de dangers potentiels. Il ne savait même pas où commencer. De plus… (une énorme veine fit son apparition sur son front), ce Hazel n'arrêtait pas de parler à tort et à travers, lui donnant un mal de crâne phénoménal. Il n'avait pas arrêté de parler, tout seul, de la bataille qui venait d'avoir lieu.
Hazel - … et puis après tout, n'était-ce pas prévisible ? Ce Seiten Taisei est un monstre bien dangereux n'est-ce pas ? Je…
Il continuait à déblatérer sans fin mais Sanzô lui s'arrêta et se figea. C'était impossible. Ils n'étaient pas censés savoir.
Il tourna la tête légèrement vers Hazel et Gato qui marchaient derrière lui. Son regard et sa voix se firent menaçants.
Sanzô – Qui vous a parlé de Seiten Taisei ?
Hazel (surpris) – Eh ?
Sanzô (se retournant complètement vers Hazel, très menaçant) – J'ai demandé comment vous connaissez son nom ? Qui vous a parlé de Seiten Taisei ?
A suivre…
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Voilà ! Oui je suis un tout piti peu sadique de m'arrêter à ce moment-là mais j'y peux rien c'est ma nature ! J'espère que ce troisième chapitre ne vous aura pas trop déçus. A bientôt pour la suite ! Il y aura plus de Gojô/Hakkai au programme. Bisous !
N'oubliez pas une pitite review please !
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
(1) voir 'Conséquences logiques'
