Pour commencer, je suis désolée pour cette attente mais j'avais des soucis de connection. En fait ma Livebox m'a lâché, n'est-ce pas merveilleux ! Bref, le soucis est réglé du moins pour le moment *attend la prochaine sentence de 'mademoiselle magique déconneuse'…*

Dans ce chapitre, l'équipe de House débarque parce que j'avais décidé de donner à l'histoire une part de professionnalisme. Je tiens à vous dire que les cas présents ne sont pas prélevés dans la série, mais qu'ils n'en sont pas moins réels.

D'autre part, Wilson se pose beaucoup de questions, tellement qu'il serait prêt à harceler ses amis pour obtenir des réponses !

À EmeuX : je sais bien que la fin du chapitre précédent est frustrante mais j'aime vous frustrer, ce qui explique bien des choses ^^ T'en fait pas pour 'Man Crushed', je le comprends très bien et je n'en suis même pas offusquée, ce que tu peux prendre comme étant une très bonne chose pour toi parce qu'en général c'est assez rare que je le prenne aussi bien. Et si ça peut te rassurer, mes autres fics drama sont moins hard que celle-ci, du moins pour l'instant parce que j'ai bien des idées pour de prochaines aventures. Tu vois la série en me lisant ? Waouh, mais c'est que je suis douée ma parole ! *giggles* J'espère en tout cas que je resterais dans cette optique de réalité, même si j'en doute vers la fin mais chut :x Eh bien oui, j'avoue que j'ai connu ce blocage sur ses lèvres et que je le connais toujours, ce qui n'est bien évidemment pas pour me déplaire ! Ahahahahahah, la flemme d'effacer mais pas la flemme d'écrire que toi aussi ça t'arrive parfois - Love it ^_^ Mais oui, bien sûr que Cuddy bloque elle aussi sur ses lèvres si fines entourées de cette barbe diablement sexy ! Mmm… (bref, je m'égare là) N'oublie jamais : je laisse toujours planer une part de mystère. Le coup des rêves non dévoilés ne servait donc qu'à vous faire plonger dans votre imaginaire pour voir ce que vous aviez envie de voir, et puis ce ne sont que des rêves alors tout est possible même ce qui n'a aucun sens donc… Ta p'tite analyse sur le fantasme m'a bien amusée, en fait ça m'a donné matière à réfléchir parce que va savoir ce qui s'est passé dans ma cervelle ;D Si tu as aimé le Hilson auparavant, je pense que tu l'aimeras là aussi. Je suis sadique, ça non plus tu ne dois jamais l'oublier ^^ 'superbement' et 'fait chaud au cœur' se disent, oui. Tu m'avais effectivement dit que tu aimais ma fic parce que les personnages étaient comme tu avais toujours voulu les voir, mais ça ne fait pas de mal de le savoir une seconde fois *_* Et oui, j'aime les longues reviews, quand elles sont agréables à lire et constructives bien entendu. Merci à toi, c'est toujours un plaisir de lire tes ressentis ;)

Merci de vos reviews, elles me font très plaisir ^_^

Good Read ;)


Chapitre 3

House arpentait les couloirs de l'hôpital en direction de son bureau. Il avait passé une très mauvaise nuit et n'était franchement pas de bonne humeur. A travers la porte vitrée, il vit Cameron, Chase et Foreman autour de la table en train de discuter. C'est alors qu'il entra dans la salle de différentiel.

_ De quoi parlez-vous, ça a l'air très intéressant.

_ Eh bien nous…

_ Très intéressant en effet ! Dit-il en lui coupant la parole. Est-ce que nous avons un cas ?

_ Non, pas pour l'instant. L'informa la jeune femme.

_ Super… Souffla-t-il en se laissant tomber sur une des chaises. Allez en consultations, vous parlerez plus tard.

Les deux plus jeunes médecins s'en allèrent, laissant le neurologue avec leur patron.

_ Pourquoi faites-vous toujours ça ?

_ Pourquoi je fais toujours quoi ?

_ Vous ignorez à chaque fois ce que Chase essaie de vous dire. Accusa-t-il en soupirant.

_ Dans ce cas, il n'a qu'à se taire. Il parle vraiment pour ne rien dire. Murmura-t-il. Et puis qu'est-ce que vous faites encore là ? Allez faire mes consultes et plus vite que ça !

L'employé sortit de la salle en levant les yeux aux ciel et partit faire ce dont on l'avait assigné.

Une fois seul, House se dirigea à nouveau vers son bureau. Il prit place sur son fauteuil et s'empara de sa balle de tennis surdimensionnée. Cette balle, il l'aimait beaucoup. Elle lui permettait de réfléchir plus ardemment sur les problèmes qui résidaient dans les cas médicaux qu'il traitait. Toutefois, comme il n'avait pour le moment aucun cas à s'occuper, sa réflexion devait porter sur toute autre chose…

Plongé au fin fond de ses pensées, il tressaillit au son de la voix de Wilson qui se faisait de plus en plus pénétrante dans son esprit. Il n'avait pas décroché le moindre mot durant le déjeuné à la cafétéria avec l'oncologue. Ce dernier était quelque peu surpris de son attitude. Il était rare de voir le diagnosticien silencieux, surtout pendant un repas. D'habitude, il trouvait toujours quelque chose à dire ce qui au bout du compte énervait Wilson ou bien le faisait rire. Le plus troublant était qu'il n'y avait pas non plus une quelconque expression sur son visage. Le jeune médecin suspectait nombre de chose. Il regardait son ami, toujours avec insistance, mais rien. Pas le moindre signe pour le mettre sur la voie. Il avait l'impression d'être face à un comateux, une loque, un mort vivant ou toute autre chose pouvant faire office d'une même comparaison. Sortant de sa cogitation intérieure, il se rendit compte que House était parti, le laissant pour ainsi dire abandonné à la table. Quoique il ne l'était pas vraiment vu qu'il n'avait pas été d'une très grande compagnie.

Voulant savoir ce qui lui échappait, l'oncologue quitta à son tour la cafétéria et se rendit dans le bureau de la Doyenne car, il en était sûr, elle ne devait pas être étrangère au comportement du grand caustique.

_ Je peux vous parler ?

Son ton était un peu hésitant et il paraissait gêné, ce qui n'échappa pas aux yeux de Cuddy.

_ Bien sûr, c'est à quel sujet ?

_ Euh, c'est… à propos de House.

Elle fit tout ce qu'elle put pour retenir un ton agacé. Ce n'était visiblement pas le bon moment pour lui parler du plus grand médecin insupportable qui exerçait dans son hôpital, ou plutôt de l'homme lâche le plus insupportable qui puisse exister au monde. Car oui, elle savait qu'il n'était pas venu pour parler à son sujet d'un point de vue professionnel.

_ Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

_ Eh bien c'est à vous de me le dire justement ! Moi, je ne sais pas ce qui se passe.

_ Comment ça 'ce qui se passe' ? Vous n'avez pas l'air de comprendre certaines choses et à vrai dire moi non plus !

_ Bon, je vois que vous non plus vous ne voulez pas coopérer. Je pensais juste que vous et…

_ Si vous n'avez rien de plus professionnel à me dire, je vous prierai de bien vouloir sortir de mon bureau. J'ai beaucoup de travail et je n'ai pas que ça à faire de vous écouter me parler de House.

Wilson comprit que ce n'était pas la peine d'insister et sortit donc de son bureau. Il ne comprenait pas vraiment son raisonnement mais au moins ça confirmait ce qu'il pensait à la base. Étant oncologue, son devoir l'appelait et il dut retourner à ses obligations médicales.

Pendant ce temps, du côté de House, les consultations étaient en tête de ses priorités. Enfin, la sieste en salle de consultations surtout. Malheureusement pour lui, celle-ci dut être écourtée par la seule personne qu'il voulait à tout prix éviter ne serait-ce que aujourd'hui.

_ C'est pas vrai, je vous ai cherché partout !

_ Qu'est-ce que vous voulez encore ?

_ Je viens de déposer un cas dans votre service et au cas où vous ne le sauriez pas encore vous êtes chef de service, ce qui veut dire que…

_ Ouais ouais ouais, vous voyez pas que je suis occupé là ? Ronchonna-t-il en lui tournant le dos.

_ House, je ne vous paye pas à dormir dans les salles de consultations !

_ Très bien, la prochaine fois j'irai en salle de repos ! Après tout, c'est bien à ça que ça sert, non ?

Elle soupira d'un air las et lui lança un regard noir tout en lui tendant un exemplaire du dossier. Il s'en saisit et sortit de la salle de consultations en direction du service des diagnostics. « Décidément, tout le monde me court après. Si seulement ça pouvait être une horde de filles en chaleur… » Pensa-t-il alors qu'il sortait de l'ascenseur.

_ Diagnostic différentiel. Lança-t-il d'un ton froid et cinglant.

_ Vous avez le dossier en main et…

_ La lecture inutile ce n'est pas mon truc. Diagnostic différentiel. Répéta-t-il après avoir coupé Foreman.

Les trois jeunes médecins se regardèrent, ne comprenant pas très bien l'attitude de leur patron. Afin d'éviter que la situation ne dégénère, Chase ouvrit le dossier et présenta le cas.

_ Femme de 35 ans admise il y a presque une heure présentant des problèmes respiratoires, des douleurs articulaires touchant les grosses articulations et des éruptions cutanées.

_ Hum, intéressant pour une fois. Je commençais sérieusement à m'ennuyer. Admit-il en se dirigeant vers la machine à café. De quelle forme sont-elles ces éruptions ?

_ Plutôt rondes, rouges et d'aspect poudreux. Précisa l'immunologue.

_ Bien. Foreman, faites-lui passer un scanner et une IRM. Chase, vous lui ferez un examen sanguin et Cameron prélevez-lui un échantillon de peau pour l'analyser. Ça nous dira si son éruption cutanée et due à une infection ou à une allergie.

Ils sortirent tous les trois pour appliquer les ordres de leur supérieur.

A peine s'était-il assis à son bureau avec une tasse de café à la main que Wilson déboula dans la pièce pour la deuxième fois de la journée. Mains sur les hanches, regard agacé, ce dernier était toujours en attente d'une explication.

_ Quand vas-tu te décider à parler ?

_ Si j'en avais eu envie, je serais venu dans ton bureau.

_ Je sais qu'il y a eu quelque chose entre toi et Cuddy. Je ne sais pas quoi mais apparemment ça vous affecte tous les deux. Et ce n'est pas la peine de me dire le contraire en espérant que je vais te croire !

_ Tu sais quoi ? Tu aurais dû faire dans la psycho ! Et puis si tu tiens tellement à savoir des trucs sur les gens en menant ton enquête, détective serait pas mal !

_ Heureusement que je ne suis pas psychologue parce que je deviendrai dingue avec des patients comme toi ! Et je ne mène aucune enquête, je veux juste savoir ce qui ne va pas car vous êtes mes amis.

_ Oh, comme c'est touchant !

Au regard sombre que lui envoyait l'oncologue, il savait qu'il ne fallait pas le pousser à bout maintenant. Il bu une gorgée de caféine et décida spontanément d'arrêter son petit jeu.

_ L'autre soir, je l'ai suivi jusqu'à son bureau avec cet espèce d'impertinent personnage. Elle m'a passé de la crème après que je me sois pris une droite par l'autre, d'où la jolie coloration de ma mâchoire. Termina-t-il ironiquement.

_ Tu es sûr que c'est tout ce qui s'est passé ce soir-là ?

_ Bah, je l'ai aussi remercié. Admit-il de façon tout à fait banale.

Il connaissait bien House. Il savait que celui-ci était le dernier à remercier qui que ce soit. Vu qu'il y avait Cuddy dans l'histoire, Wilson prédit le pire.

_ Attends, ne me dis pas que… Tu l'as embrassé !

_ Mais non, idiot ! J'ai juste…

_ House, si tu veux sortir avec elle, invite-la à dîner.

_ Mais je n'ai pas envie de sortir avec elle.

_ Peu importe, tu ferais bien de mettre les choses au clair avec Cuddy parce que je ne pense pas que ça puisse s'arranger tout seul. Et je ne pense pas non plus que ce que tu viens de dire est vrai.

Après avoir dit le fond de sa pensée, il sortit de son bureau, le laissant seul comme quelques minutes auparavant. House termina sa tasse de café et passa les deux dernières heures de sa journée à rêvasser sur son fauteuil, avant que ses employés ne débarquent une nouvelle fois dans la pièce.

_ Les éruptions cutanées sont dues à une infection.

_ L'examen sanguin ne montre rien d'anormal. Les leucocytes et les globules rouges sont en nombre satisfaisant. La créatinine n'est pas anormalement élevée, ce qui exclu une insuffisance rénal et il n'y a aucune trace de toxine.

_ De plus, le scanner révèle la présence d'une broche en métal dans son genou droit. On ne peut donc pas faire d'IRM.

_ Waouh, quelle brillante déduction ! Je suis impressionné franchement ! Se moqua-t-il impunément. Continuez le traitement et faites-lui une ponction lombaire pour vérifier son taux de corticoïdes. Je vais programmer une intervention.

_ Pour quoi faire ? Demanda le neurologue.

_ Bah pour qu'on lui retire vous savez le bout de métal qu'elle a dans la jambe. A moins que vous ne vouliez que Cuddy me trucide quand on aura fait exploser la machine à IRM et que la patiente ressemblera à un alien ! Vous êtes idiot ou quoi ?

_ Ça m'étonnerait qu'elle vous laisse prévoir une intervention alors que cette femme a une infection dont on ne connaît même pas la cause !

_ On sera peut-être fixés avec une IRM ! Et puis ne vous inquiétez pas pour ça, elle n'a pas encore vu mes meilleurs atouts !

_ Je vous parie 100 dollars qu'elle ne vous laissera pas faire ! Le défia-t-il.

_ Hum, pari tenu. Quelqu'un d'autre ?

Chase et Cameron se regardaient d'un air dubitatif.

_ Rhô, vous n'êtes pas joueurs.

Il sortit de son bureau et prit la direction des ascenseurs pour atteindre le rez-de-chaussée. Les trois autres médecins se dirigèrent vers la salle voisine boire un café avant d'aller pratiquer l'examen demandé.

_ Pourquoi t'as parié avec lui ? Tu vas encore perdre.

_ Je te trouve bien pessimiste.

_ Non, juste réaliste. J'ai bien fait de ne pas entrer dans ce jeux. Mais j'aurais dû parier sur le gagnant de ce pari ridicule !

_ Tss, c'est toi qui es ridicule…

_ Vous ne le trouvez pas bizarre aujourd'hui ? Demanda-t-elle en s'asseyant.

_ Ouais, il est dingue comme toujours ! Rétorqua Foreman.

_ Pas plus que d'habitude, pourquoi ?

_ Vous avez vu la tête qu'il a ?

_ Bah quoi ? C'est la même tête que d'habitude avec un air plus fatigué que d'habitude !

_ Je suis sûr que ça cache quelque chose…

_ C'est ton intuition féminine qui te dit ça ? Dit l'urgentiste d'un air moqueur.

_ En tout cas, ça ne cache pas sa connerie !

_ Pourquoi tu penses tout le temps que ce qu'il fait est une erreur ? S'agaça-t-elle.

_ Et toi, pourquoi est-ce que tu prends tout le temps sa défense ?

_ Je ne le défends pas. C'est un bon médecin, même s'il est vrai qu'il est assez dérangé.

_ Moi je suis de son avis. De toute façon, on n'a rien de mieux pour l'instant.

_ Cuddy non plus n'avait pas l'air de très bonne humeur.

_ Raison de plus pour qu'elle ne lui donne pas son accord ! Dit-il fièrement en fanfaronnant déjà.

En attendant, House se tenait devant le bureau de Cuddy. Il n'avait pas une envie folle d'y entrer, mais il n'avait guère le choix. Sortant le flacon orange de sa poche de pantalon, il goba deux comprimés de vicodin et s'engouffra dans son antre bureaucratique. Elle était de dos, en train de classer certains dossiers, quand elle entendit la porte s'ouvrir d'une façon qu'elle connaissait bien. Elle se retourna en prenant soin de prendre une grande inspiration et le vit l'observer d'un regard appréciateur. Elle se sentait mal à l'aise. Non pas à cause de la façon dont il la regardait, bien au contraire, mais plutôt à cause de la situation et de ses circonstances. Elle décida de couper court à cela.

_ Qu'est-ce que vous voulez ? L'interrogea-t-elle en voyant qu'il était toujours figé.

_ Euh… J'ai besoin de votre autorisation pour une intervention. Se reprit-il rapidement.

Il lui tendit le dossier et elle le feuilleta tout en allant s'asseoir derrière son bureau, histoire de se remettre le cas médical en tête avant de prendre une décision.

_ Si je comprends bien, vous voulez que je vous donne mon accord pour une intervention consistant à retirer la broche qui se trouve dans le genou de cette femme.

_ C'est exact.

_ Vous avez trouvé la cause de son infection ?

_ Non mais…

_ Attendez, vous voulez procéder à une intervention chirurgicale sur une femme qui a une infection dont vous ne connaissez même pas la cause ?

_ C'est justement pour trouver la cause de son infection que je demande une intervention. Expliqua-t-il en lui faisant un sourire enjôleur et des yeux de velours.

_ Vous avez procédé à…

_ Tous les examens, oui, et ils ne montrent rien d'anormal.

Elle avait les yeux rivés sur le dossier, se demandant quelle serait la meilleure solution à prendre. Il savait qu'il avait déjà gagné, alors il porta le coup de grâce.

_ Vous ne voulez quand même pas qu'une machine à IRM explose et qu'une patiente métamorphosée en alien poursuive l'hôpital ? Cela vous ferez perdre beaucoup d'argent entre les frais de remplacement de l'IRM et ceux envers l'avocat. Vous avez des assurances mais tout de même. La réputation de votre cher hôpital en prendrait un coup et…

_ C'est bon, vous avez le feu vert. S'inclina-t-elle raisonnablement.

_ Hum, je savais que vous ne pourriez pas me résister !

_ Si j'ai accepté, c'est uniquement parce que je vous fais confiance et que je crois en vos talents de médecin.

_ Oui, comme tout le monde ! Fit-il avec un sourire lourd de sens. Je vais programmer l'intervention pour cet après-midi.

Il sortit du bureau et prit la direction du service des diagnostics. Une fois arrivé à destination, il bipa son équipe pour faire le point sur l'état de la patiente. Quelques minutes plus tard, les trois médecins entrèrent dans la salle de réflexion avec les résultats.

_ Alors cette ponction lombaire ?

_ Son taux de corticoïdes et normal, il n'y a donc aucun signe d'inflammation interne. Déclara Chase.

_ Bien. Elle passe sur le billard dans moins d'une heure.

_ Cuddy vous a donné son accord ?

_ Oui, sinon j'aurai dit le contraire. Dit-il avec un ton méprisant.

_ Peut-être mais avec vous…

_ Je vous l'avais bien dit que je réussirai à l'enjoliver ! Et d'ailleurs, on avait pariés là-dessus.

Il lui tendit une main, paume vers le haut, et le neurologue sortit les 100 dollars de son portefeuille à contrecœur.

_ C'est un plaisir de faire des affaires avec vous. Affirma-t-il avec une pointe d'humour cynique dans la voix. Vous devriez prendre exemple sur lui. Dit-il à l'intention de Chase et Cameron.

La jeune immunologiste avait les mains sur les hanches et regardait son patron d'un air dépité, alors que Chase avait un sourire amusé et ne pouvait pas s'empêcher de regarder tour à tour House et Foreman.

_ Allez annoncer à notre patiente qu'on va bientôt lui ouvrir le genou pour tout triturer à l'intérieur.

Ils commencèrent tous les trois à se diriger vers la sortie lorsque House les interrompit dans leur mouvement.

_ Hey ! Vous n'avez pas besoin d'être à cinquante pour dire ça. J'attitre cette tâche à Foreman qui va se faire un immense plaisir d'aller l'exécuter ! Charria-t-il un peu plus.

_ Ça vous amuse de parier sur ce genre de chose ?

_ Sûrement, en tout cas ça me fait gagner des petits bonus !

_ J'aurai dû parier, je savais qu'il allait se faire avoir…

_ Vous êtes stupide. Si vous l'aviez fait, non seulement Foreman aurait doublement perdu mais en plus vous auriez pu en tirer profit vous aussi. Enfin bon, vous n'êtes pas australien pour rien ! Lança-t-il alors qu'il partait vers son bureau. Mais je suis flatté de constater que vous faites plus confiance à votre boss qu'à votre collègue. Poursuit-il en revenant dans la salle de réflexion. Et vous, vous n'avez pas parié ? Demanda-t-il à la jeune femme.

_ Je ne vois pas pourquoi je l'aurai fait. Nous sommes des médecins, pas des ados !

_ C'est bon, c'était juste pour s'amuser ! De toute façon à force de perdre il ne voudra plus parier donc il n'y aura plus de paris parce que Chase ne prend pas le risque et vous, vous considérez ça pour des gamineries. Ça vous convient comme ça ?

Elle ne répondit rien et s'assit sur une chaise, pendant que Chase était en train de feuilleter un magasine. House enfila son blouson en cuir, balança son sac sur l'épaule et quitta la pièce. Une fois sorti du bâtiment, il s'avança sur le parking et enfourcha sa moto pour finalement se fondre dans la circulation. Il avait besoin de réfléchir. Certes il avait passé une bonne partie de la journée à le faire, mais il n'y avait que sur son bolide lancé à une vitesse plus qu'excessive qu'il avait les idées claires. Il pensait à ce que lui avait dit Wilson, à Cuddy… Oui, Cuddy. Il se surprit lui-même d'ailleurs. Ce n'était pas son genre de se poser mille et une questions comme ça. Pourtant, le fait est que c'est ce qu'il était en train de faire. Il se disait qu'il ferait bien de suivre le conseil de son ami, mais d'un autre côté il s'appelait Gregory House et n'avait jamais écouté qui que ce soit. Mais peu importe, chacun d'entre nous dispose de son propre libre-arbitre.

TBC