Salut, salut ! Alors bon bah voici le troisième chapitre d'ATR ! J'ai posté le second chapitre il n'y a pas si longtemps mais ne pensez pas que je poste aussi souvent, ceci n'est qu'une exception... Malheureusement, je mets vraiment énormément de temps à écrire. D'une part parce que je n'ai pas toujours le temps, d' autre part, parce que je ne suis pas toujours inspirée... Bref, c'est pas la joie ! Sans parler qu'il y a le bac qui approche (nooooooon!)

Enfin bref, j'espère que vous apprécierez ce chapitre (en plus il y a plus d'action) ! De quoi vous mettre un peu d'angoisse j'espère (c'est méchante mais bon...)

Bonne lecture !


Chapitre 3

"Celui que l'on nomme "Italia" ?"

Comment aurait-il pu croire une telle infamie? Lui, Italie ? Impossible !

Le blond fronça les sourcils et serra les poings. Il ne savait pas qui avait fait cette blague mais elle n'était pas du tout au goût du jeune Allemand. Il ferma les yeux un instant, espérant se calmer. Cependant, le prétendu "Italie" ne s'empêcha pas un acte de bonté envers son "allié" !

"-Quelle que chose ne va pas, Doitsu ? "

Le brun avait dit son nom d'un air si mielleux, comme s'il voulait se moquer d'Allemagne. N'était-ce pas le cas ?

Les dents du Germain grinçaient sous la colère. Il prit alors une grande inspiration, et ne répondit pas. Il était clairement trop mature pour ce genre d'âneries inutiles. Et puis, il ne devait pas perdre plus de temps ! Il devait chercher Italie -encore-. Le vrai ! Oui. Il était certain que la personne qui se trouvait face à lui, n'était rien de plus qu'un homme dérangeant son esprit pour s'amuser.

"-Doitsu... Allons manger des pâtes... Tu sais... Pasta~ !"

C'était le mot de trop. Il l'appelait de manière si familière et maintenant, il utilisait les mots fétiches de Feliciano avec le ton qui était propre à l'Italie du Nord. Il se moquait de lui. C'était sûr. L'Aryen frappa sa porte avec son poing et lança le pire regard de guerre à l'i-t-a-l-i-e-n ! Il avait maintenant une terrible envie de l'étrangler pour qu'il explique sa conduite. Mais il opta pour une phrase polie, contenant une partie de sa haine.

"-Ne me parle pas aussi familièrement, imposteur !"

"Ledit" Italie éclata de rire jusqu'à ne plus en pouvoir. Il s'étouffa presque. Cette réaction exaspéra Ludwig qui ne prêta pas plus attention à cet Italie falsifié.

En voyant le désintérêt d'Allemagne, l'Italien dont le sourire malicieux venait de disparaître, était maintenant irrité. Il fronça les sourcils et soupira en reprenant son ton peu rassurant.

"-Très bien. Je vais te dire la vérité Doitsu."

Le Germanique, qui était sur le point de fuir cette déplaisante conversation, était maintenant curieux des propos de "l'Italien".

Il prit alors son air le plus sérieux.

"-Que veux-tu dire?

-Je suis l'Italie, l'unique."

Ludwig était visiblement très déçu et agacé par cette réaction dont il attendait moins de futilité. Il serra les dents et tenta de garder son sang froid. Bien entendu, le sage et mature Allemand éprouvait une certaine facilité en la matière. Il décida tout simplement d'ignorer le fabulateur au blagues douteuses.

Ainsi, notre cher Allemagne sortit enfin de sa chambre et ferma la porte derrière lui. Il passa une main sur ses yeux cernés et inspira un bon coup avant de passer devant l'Italien sans se préoccuper de lui.

L'autre serra sa main fermement face à tant d'indifférence. S'il le provoquait, c'était bien dans le but d'avoir une réponse ou bien d'énerver son interlocuteur n'est-ce-pas ?

L'Aryen sentit alors son épaule retenue.

Le mystificateur retint alors, sérieusement son attention.

"-Pourquoi cherches-tu désespéremment un cadavre ?"

"Un cadavre... ?"

Il ne fallu pas un mot de plus. Son regard azur s'était clairement assombri.

Ludwig attrapa le col du brun. Son emprise était si forte que l'homme face à lui suffoquait et suait.

Venait-il d'évoquer Feliciano sous le terme "cadavre" ?

Il serait mort ? Comment ? Quand ?

Et cet imposteur... Comment pourrait-il le savoir... ?

"-Comment peux-tu- Italia n'est pas mort ! Je le retrouv-

-Doitsu-san !"

Japon qui passait dans le couloir tenta d'enlever l'emprise que le blond avait sur le nouvel Italien nordique.

"-Doitsu-san, que se passe-t-il...?!"

Allemagne ne répondit pas à cette question. Il en était incapable.

Que s'est-il passé? Mort.

Pourquoi avait-il fait ça? Il était à présent mort.

Comment ferait-il si c'était le cas? Il ne restait plus rien de lui...

Qui aurait pu faire une telle chose...?! … Seulement des souvenirs.

Le Germain fut choqué et en même temps apaisé par sa propre réaction.

Cependant, quelque chose semblait le distraire. Il ne voyait rien. Rien d'autre que son ami Transalpin au sol, gisant dans une marre de sang. Ou bien étranglé, noyé, brûlé, décapité... Toutes ses visions d'horreurs lui fit perdre l'équilibre. Il avait l'impression de tourner.

La fatigue...? Le choc...? La peur...?

Sa vue devenait floue.

"Non...! Je ne dois pas m'évanouir... Pas maintenant... Je dois juste retrouver Ital-"

L'imposteur esquissa un sourire sournois et chuchota.

"-Adieu... Feliciano."

"Quoi...? C'est... Lui?!"

L'Aryen avait compris. C'était lui. Feliciano était... Mort?

Ce fût la dernière pensée qu'il eut avant de tomber raide sur le carrelage gelé.

Ludwig ouvrit les yeux lentement et fut aussitôt agressé par une source lumineuse. Il était allongé dans un lit qui ne lui semblait pas familié. A peine était-il réveillé qu'il ressentit une douleur sur sa tempe droite. Il leva la main et suivit doucement du bout des doigts une fine ligne qui descendait jusqu'à son sourcil. Une cicatrice. De discrets points de suture.

"Que s'est-il passé...?"

Il ferma les yeux et prit une grande inspiration.

Il essayait de mettre de l'ordre dans ses souvenirs.

Il y avait Japon et Italie. Lui s'était évanoui.

"Italie...?"

Non ce n'était pas lui.

Son frère? Non.

Qui était-ce? Un mauvais rêve. Sans doute.

Il ouvrit à nouveau les yeux et se redressa.

Ses sens étaient engourdis.

Sa vue était encore imprécise et obscure.

Il ne sentait pas très bien la qualité et la matière des tissus qu'il portait.

Son nez ne semblait percevoir rien d'autre que l'air à l'odeur de désinfectant.

"Une chambre d'hôpital...?"

Au fur et à mesure que sa vision s'améliorait, le blond photographia de son regard chaque élément de la pièce. Lit d'hôpital, chariot avec sacs, scalpel et autres matériels médical.

Il entendit un petit bruit strident. Des petits "bip" régulier se faisait entendre. De plus en plus fort. A côté de lui. Il tourna avec précaution sa tête et observa un appareil qui semblait démontré les battements de son coeur.

Cependant, il trouvait cette chambre bien -trop- lugubre. En effet, c'était plus un bloc opératoire qu'une chambre. Or aucun patient ne devait rester dans cette salle après intervention.

La porte s'ouvrit. Un homme mal rasé, vêtu de blanc et portant des lunettes apparu. Le médecin.

"-Qu-... Vous êtes déjà réveillé...?! Comment ?!"

L'homme d'âge mûr quitta la pièce aux pas de courses.

Pourquoi semblait-il énervé dans sa façon de parler...? N'était-ce pas une bonne chose qu'il se soit réveillé...?

D'ailleurs, combien de temps avait-il dormi...?

Allemagne espèrait, vu une telle réaction du chirurgien, qu'il n'avait pas passé plus d'un jour dans cet hôpital. Il n'aimait pas vraiment ces endroits. Cependant, il paraissait bien moins fatigué qu'auparavant.

Et Italie... Comment allait-il...?

Mort.

Le Germanique écarquilla les yeux. Il resta bien quelques secondes sans bouger puis secoua légèrement la tête.

Non. Il n'était pas mort. Impossible. Il refusait de le croire.

Sentant que ses nerfs allait lâcher s'il attendait plus longtemps le personnel médical, l'Européen arracha violemment tout les fils auquels il était lié.

Il récupéra ses vêtements posé convenablement sur l'unique chaise de la salle et s'habilla.

Il n'allait pas perdre plus de temps pour une sordide petite blessure dans cet horrible hôpital.

Tout était en place. Il se dirigeait d'un pas rapide vers la sortie quand tout à coup son épaule fut attrapée. Il se retourna rudement et quelle n'était pas sa surprise quand il vu l'Italien.

"-Mais où vas-tu Doitsu...? Les médecins ont dit que tu pouvais sortir...?"

Cette façon de parler était étrange, mais cela ne lui importait pas plus que ça. Il était là devant lui. Il n'était donc pas mort ! Mais... Qui serait mort...?

Pourquoi était-il tombé...? Pourquoi était-il à l'hôpital...?

Pourquoi avait-il fait toutes ces recherces sur Italie s'il était là. S'il avait depuis toujours été là...?

Ils étaient tout deux dans une pièce remplies de chaises grises, beiges, marrons. Elles semblaient être là depuis quelques années déjà. Le mur était d'un blanc cassé, et le sol, un carrelage de petits carreau gris bleu et blanc, reliés par un joint noir. C'était bien là les goûts d'un hôpital peu accueillant... Il y avait un "guichet": vide. Pas une secrétaire. D'ailleurs, il n'y avait personne. Pas un patient, pas un infirmier. Personne sauf lui et L'Italien. C'était bien trop étrange.

La tenue de Feliciano était différente. Il portait une arme accrochée à droite de sa ceinture. Un revolver? Mais où est donc ce drapeau blanc, symbole de paix?

Rien. Il ne ressemblait en rien à celui qui l'appelait Doitsu, qui disait sans cesse "pasta" ou bien "pizza".

Il avait changé. Trop changé. Avait-il les souvenirs brouillés lui aussi?

"-Italia... Pourquoi es-tu différent...?"

Le brun sourcilla avant de s'étirer d'une façon bien familière. D'une façon étrangère à son libre arbitre habituel.

"-Allons Doitsu... C'est sûrement ton imagination... Tu devrais retourner dans ta chambre, les médecins vont s'inquiéter de ta fuite."

Le blond sursauta. Comment savait-il qu'il était parti sans prévenir? Il ne lui avait rien dit.

Ludwig devint méfiant et recula d'un pas.

"-Pourquoi suis-je à l'hôpital...?"

Le Transalpin soupira.

"-Tu as fait un malaise... Tu t'es surmené... un vrai bourreau du travail."

L'Allemand en était presque sûr. Cette manière de parler, de bouger, de réagir... Il ne pouvait pas être l'Italien qu'il connaissait. Impossible. Incrédible.

"-Que t'est-il arrivé?

-De quoi parles-tu Doitsu...?

-Tu n'es pas celui que je connais sous le nom d'Italia."

L'autre fronça les sourcils et serra les dents.

"-Pourquoi penses-tu ça?

-Tu n'es pas comme lui.

-Comment le sais-tu?"

L'Aryen ne comprit pas la question en premier lieu. N'était-ce pas évident après tant de temps de cohabitation avec l'autre? Il s'était habitué à Feliciano, et saurait bien le reconnaître.

"-Le voilà !"

Quelques dix médecins et infirmiers se précipitèrent vers le Germanique. Ils étaient affolé, et en même temps avaient un regard terrifiant tous autant que les autres.

Fuir. C'était la seule option. Il n'avait pas besoin de plus de temps de convalescence. Il fallait qu'il cherche.

"Chercher...?"

Il se mit instinctivement à courir vers la sortie. La personne ressemblant à l'Italie qu'il connaissait l'arrêta. Il avait un regard terriblement froid.

"-Quoi-... Italia il faut que j'aille chercher !

-Chercher?!"

Chercher... Quoi? Pourquoi? Où? Comment?

Qui...?

Il ne le savait pas. Mais il devait continuer à chercher. Chercher encore et encore jusqu'à ne plus pouvoir. Jusqu'à en mourir. L'adrenaline montait, et le sang d'Allemagne ne fit qu'un tour.

"Italia."

Le blond repoussa violemment le gêneur qui tomba en arrière. Tous étaient arrêtés.

Ludwig releva la tête et les méprisait intensément. Il avait compris. Tout ça n'était qu'une mascarade. Ses souvenirs, il ne pouvait plus y croire. Sa réflexion et son raisonnement non plus. Il devait agir autrement. Il ne devait croire en rien. En personne. Il devait juste le trouver avant qu'il ne soit trop tard, ou même s'il était trop tard...

"-Pourquoi ne réagit-il pas comme les autres?!"

Le médecin apperçu avant, venait d'hurler cette phrase.

Tous étaient sous le choc. Tous sauf un. Cet imposteur salissant à chaque instant, un peu plus, la mémoire de l'Italie Nordique. Il riait aux éclats.

Le Germain tourna son regard vers cet être le répugnant -presque-.

Il devait être fou. Délirant.

L'Aryen se retourna et sortit du bâtiment. Nul ne l'arrêtait. Il les aurait sûrement repoussé de toutes les façons possibles.

Il allait retrouver Italie. Le vrai. Et personne ne l'en empêcherait.