Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Sans conséquence ?
Rated : T
Couple : Draco/Ron
Disclaimer : Bien évidemment, les personnages ainsi que l'univers appartiennent à JKR. Je ne fais que modifier sa sublime histoire à ma sauce pour votre plaisir ^^ [Truman et Gary sont mes personnages, même s'ils ne font qu'une brève apparition]
Information supplémentaire : L'histoire débute dans le tome 5, mais je change le moment où Harry et ses amis partent pour le Ministère afin de sauver Sirius. Je change aussi l'année de naissance d'un personnage, mais ne vous dis pas lequel – sinon, où serait le suspens ? ^^
Béta correctrice : Vivi64
Publication : Un chapitre tous les quinze jours.
Note d'auteur : Hello ^^ Me voilà avec un autre chapitre. J'espère que ce dernier vous plaira, comme les deux précédent. Sinon, un immense merci pour votre accueil. Cela me fait super plaisir de lire vos reviews, de voir vos alertes, et tout et tout :p Je vous laisse, je dois aller faire quelques courses et je suis déjà à la bourre. Gros bisou :)
Note Vivi : Voici la suite des (més)aventures (?) de notre petit dragon national ^^
Chapitre 3
Il était là, premier weekend depuis la nouvelle… dans son manoir, ou plutôt le manoir où il avait grandi. Ce n'était plus son manoir. Il soupira et suivit son directeur de maison, ainsi que l'homme qui était désormais son père et sa folle de sœur. Ils étaient ici pour que Draco puisse reprendre ses biens afin qu'ils soient envoyés à sa nouvelle maison, celle qu'il rejoindrait à la fin de cette année.
Il lui fallut très peu de minutes pour tout regrouper, n'ayant pas beaucoup de choses qu'il voulait amener dans sa nouvelle vie. Beaucoup d'objets dans sa chambre étaient des cadeaux offerts par ses « parents » dans le but d'enrichir ses connaissances sur les Malfoy, les Sang Pur et… la magie noire. Et tout ça, Draco ne l'ayant pas porté dans son cœur en étant un Malfoy, ne voulait pas en plus se les trainer en étant un autre que lui-même. Il ne prit qu'une partie de ses habits, ses banderoles Serpentard, quelques bouquins et surtout, son livre des contes de Beedle le Barde. Livre qui avait animé son enfance, étant lu par les divers elfes de maison.
Puis comme dans un cauchemar, Draco sortit accompagné des autres du manoir et malgré toute la rancune qu'il pouvait ressentir depuis que toute sa vie était tombée en morceaux, il ne pouvait que percevoir une sorte de regret au fait de quitter les lieux de manière définitive.
Après cela, lui et Xenophilius ainsi que Luna furent conviés à passer un petit moment dans le salon adjacent au bureau du directeur. On lui avait aussi laissé le choix sur le fait que sa nouvelle identité soit dévoilée ou non, lui expliquant que cela pouvait être fait durant les grandes vacances.
Draco avait évidemment préféré rester tel qu'il était pendant les dernières semaines de cours et changer de vie quand il pourrait être seul afin de pleurer. Il devait aussi avouer qu'il ne voulait pas entendre les moqueries de ses camarades vert et argent, ainsi que de recevoir une tonne de questions provenant des multiples commères de cette école. Il avait déjà du mal à gérer ce changement, alors en parler…
Désormais, il était assis sur un fauteuil, faisant face à son vrai père et sa sœur. Et ce pauvre Draco n'arrivait pas à y croire, malgré le nombre de jours passés depuis la révélation. Depuis qu'il n'était plus un Malfoy, mais qu'il ne voulait pas non plus être un Lovegood.
Le temps s'écoula lentement et personne ne parla. Loufoca était encore en train de rêvasser comme la plupart du temps, tout en lui jetant de temps en temps des coups d'œil. Draco se demandait si cette dernière allait maintenant changer d'attitude vis-à-vis de lui. Il était resté à l'infirmerie toute cette semaine afin d'assimiler les choses à son rythme. Il avait bien sûr pu sortir se balader dans le parc, ce qu'il ne s'était pas empêcher de faire, mais il n'avait pas remis les pieds à son dortoir, ni dans la Grande Salle pour manger. Il avait reçu pour chaque repas un plateau garni. Il n'avait pas eu envie de voir les élèves, de voir leurs regards, d'écouter les questions sur l'arrestation de son père.
Comment les choses allaient se passer d'ailleurs maintenant ?
Et pire que tout, Draco se demanda si toute cette histoire n'allait pas compromettre ses BUSE, la seule chose qui l'aidait à tenir malgré tout.
Draco venait de finir sa dernière BUSE et prenait désormais le chemin de sa salle commune. L'année allait se finir dans une petite semaine et il allait devoir à présent se résoudre à rejoindre sa famille il ne savait où. Il devait avouer qu'en cet instant, tout en descendant les escaliers, il regrettait de ne toujours pas avoir ouvert la bouche pendant les visites « paternelles », ni avec sa sœur. Et étrangement, même si cela était nouveau, le mot sortait naturellement dans ses pensées, lui démontrant peut-être par ce biais qu'il devait accepter et que tout irait pour le mieux.
La seule chose désagréable était que cette folle de sœur venait s'asseoir à ses côtés à chaque petit-déjeuner, mais n'ouvrait pourtant pas une seule fois la bouche. Draco ne comprenait pas cette manière de le laisser dans son silence. S'il avait été à leur place, il aurait déjà parlé, crié même.
Soupirant une fois de plus, Draco arriva devant le mur refermant sa salle commune. Il y pénétra et alla s'asseoir sur un fauteuil, devant la cheminée. Bien que le temps fût beau, les cachots étaient toujours autant frais.
Blaise arriva lui aussi dans la salle commune et lui sourit, avant de prendre la direction du fond de la pièce afin de prendre un livre dans leur petite bibliothèque. Les livres étaient issus de divers dons venant des familles dont leurs enfants ou eux-mêmes avaient atterri dans cette maison incomprise.
Draco se souvint alors, comme une gifle, que le choixpeau avait largement hésité entre les quatre maisons, chose rare. C'était alors Draco qui avait prié d'atterrir dans la maison de Serpentard pour être digne du nom des Malfoy. Il ne voulait pas déjà décevoir son père et sa mère au premier jour de la rentrée.
Tremblant, Draco se décida à aller aussi prendre un livre et de le lire devant l'âtre. Il choisit un bouquin parlant de diverses familles de Sang Pur et bizarrement, il lut tout ce qu'il y avait à savoir sur les Lovegood.
La honte inonda son corps en entier, en lisant que cette famille avait toujours était jugée « folle » ou plutôt « illuminée ». Il prit soudain peur de devenir plus fou qu'il ne l'était et pria encore une fois pour que toute cette histoire ne soit qu'un immense cauchemar.
Il ne put continuer sa lecture et perdit son regard sur le lac noir, qu'il voyait depuis sa salle commune, chose très agréable que les autres maisons n'avaient pas. Voir la faune et la flore marine l'aidait souvent à se détendre. Et là, il voulait surtout oublier ce qu'il venait d'apprendre dans ce bouquin.
Le trio d'or, ainsi que Ginny, Neville et étrangement les sœurs Patil, étaient installés dans un compartiment du Poudlard Express et certains d'entre eux, surtout ceux qui avaient été au Ministère, se demandaient ce qui arrivait à leur amie Luna.
Depuis quelques temps, elle restait aux côtés de Malfoy et n'avait donné aucune explication. Et le plus troublant, c'était que ni l'un ni l'autre ne se parlaient en public.
Pour Harry, Ron et Neville, cela ne faisait aucun doute que ces deux-là formaient un couple. Mais comment cela était arrivé était un vrai mystère. Pas que Luna était claire comme de l'eau de roche. Elle restait cette fille croyant en des créatures imaginaires et qui avait cette positivité en elle.
Harry l'aimait bien pour ça. Luna était simple et ne le prenait pas pour le Survivant, tout comme Ron et Hermione ainsi que Neville. Harry, qui d'ailleurs n'était pas content de l'arrivée des vacances vu qu'il était encore obligé de retourner chez les Dursley, et avec la mort de son parrain, il était sûr que son séjour là-bas allait être encore plus dur.
Ron, lui, de son côté, se demandait ce qu'il pourrait bien faire pendant ces même vacances. Fred et George avaient décidé de partir en Roumanie, pour visiter leur frère Charlie, mais ses parents ainsi que Ginny et lui allaient rester au Terrier. A part faire quelques balades dans la petite ville de Loutry Sainte Chaspoule, peut-être jouer au Quidditch avec sa sœur, lire un ou deux magazines, et rejoindre son havre de paix, son été allait être assez monotone.
Il ne comprenait pas, enfin si, mais c'était injuste. Il voulait que son meilleur ami puisse venir au Terrier lui aussi, qu'ils s'amusent. Il ne voulait pas qu'Harry se morfonde et culpabilise comme il le faisait déjà à Poudlard et nul doute qu'il le ferait encore plus chez ses moldus. Il voulait être près de son ami pour l'aider à surmonter cette perte.
Soupirant presque au même moment, Harry et Ron se regardèrent et se comprirent. Ils allaient se manquer l'un à l'autre.
Un peu avant d'arriver à la gare King Cross, la porte de leur compartiment s'ouvrit et ils purent tous voir Luna, un sourire éclatant plaqué sur ses lèvres. Elle entra et se posa entre Neville et Harry. Elle dévisagea ce dernier tout en en murmurant quelque chose que personne ne comprit, puis elle passa son pouce sur le front de son ami. Elle dit, comme si c'était ce qu'il fallait dire :
- Si tu plisses le front comme ça, tu ne pourras pas voir comment le soleil brille.
Neville pouffa, Hermione esquissa un sourire derrière son bouquin, Ginny secoua la tête, Ron se retint d'éclater carrément de rire. Les jumelles ne firent même pas attention, occupées qu'elles étaient à feuilleter le Sorcier Hebdo. Et Harry, lui, ne comprit pas son amie, mais étrangement une petite chaleur prit place dans son ventre et il se dit que oui, le soleil brillait aujourd'hui.
Draco, s'assurant qu'il ne restait plus personne sur le quai 9 ¾, se résolut à sortir de son compartiment, où Blaise lui avait tenu compagnie après le départ de Luna. Il devait avouer que « ses amis » n'aimaient pas trop la présence de cette dernière, se demandant ce qui se passait dans la tête de leur meneur pour la fréquenter. Mais le blond devait aussi avouer que cette Serdaigle mettait mal à l'aise ses compagnons.
Tout ça pour dire que ce blond dont la peur et l'inconnu lui tordaient le ventre sortait enfin du train à vapeur d'un rouge criard.
Sur le quai attendaient bien sagement ce pauvre Xenophilius et sa fille. D'ailleurs ces derniers étaient dans l'attente d'une réaction venant du nouveau membre de leur famille et même si Luna avait dû l'expliquer à son père lors d'une de ses visites à Poudlard, cet homme arrivait maintenant à tenir le coup et était décidé à ne rien faire ou dire tant que son fils ne ferait pas le premier pas. Il devait lui laisser le temps de comprendre et de les accepter.
Sa femme, sa défunte femme, aurait sûrement su quoi faire, comment réagir. Mais lui, il était perdu. Luna n'avait jamais eu besoin tant que ça de lui, même s'ils avaient une très belle complicité. Il espérait de tout cœur que l'entente entre son fils et lui-même serait la même, comme elle l'aurait été si ces infâmes personnes ne l'avaient pas enlevé et fait passer pour mort.
Combien de jours, de semaines, voire même de mois et d'années, n'avaient-ils pas pleuré, son Amour et lui, leur fils mort ? Voir leur fille chercher quelque chose dans son berceau. Sans oublier les centaines de fois que sa famille et lui s'étaient rendu sur la tombe de leur enfant… bien vivant au final devant ses yeux.
Soupirant, Draco avança vers eux et il fut « obligé » de prendre le bras que lui tendit cet inconnu à ses yeux afin de transplaner.
Il atterrit sur de l'herbe et il fut choqué. Devant lui se tenait une mascarade de l'image d'une maison, celle qu'il se faisait en tout cas. Il y avait des tas de couleurs, des choses attachées à des ficelles et qui planaient à une dizaine de mètres au-dessus du bâtiment. Cette maison à elle seule démontrait que cette famille était réellement folle. Il n'avait pas envie d'y vivre, mais avait-il le choix ?
Il eut envie de pleurer, mais se retint. Il n'avait pas le choix de toute manière.
Secrètement, Draco en voulut à son père, Lucius, de s'être fait arrêter et placer en prison. Sans ça, il serait encore un Malfoy, il serait en ce moment entre les murs de son Manoir. Il pourrait même aussi jouer à cette parodie de famille avec ses parents. Mais il aurait aussi dû rencontrer Vous-Savez-Qui et ça, ça faisait pencher la balance en faveur des Lovegood.
Soudain, Draco se dit que peut-être cette nouvelle vie qui s'offrait à lui était une bonne chose, tant qu'il pouvait surmonter les deux sorciers qui étaient en ce moment en train de pénétrer dans la maison.
OoOoOoOoOoO
Il était tard, plus que d'habitude quand Draco mangeait. Mais il n'avait rien dit, déjà parce qu'il ne voulait pas parler, puis parce qu'il s'était bien rendu compte qu'aucun elfe n'était en ces lieux, et donc que c'était Monsieur Lovegood qui avait préparé le repas. Et selon son éducation, Draco ne put que manger, sans émettre trop de critiques.
En plus, il devait avouer que ce plat qu'il n'avait jamais mangé de toute sa vie était assez bon, même s'il manquait un peu de poivre à son goût, ce qu'il aimait beaucoup. Au manoir, un des elfes qui s'occupaient des repas le savait et Draco avait toujours un peu plus de poivre que ses parents.
- Hum… Il faudrait que je sache si tu souhaites garder ton prénom… Mais cela peut attendre. Attendons ! Brisa soudain le silence Xenophilius.
Draco redressa la tête face à ces mots venant de l'homme qui était son père et le regarda, bêtement. Pourquoi poser cette question en plein repas ? Pourquoi ici et maintenant…
Le blond voulut répondre qu'il ne savait pas, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.
- Tu nous le diras demain. Tu as trop de Joncheruines autour de toi de toute manière, répliqua Luna.
Draco, sans explication et à l'encontre de son éducation, sortit de table et rejoignit la pièce minable qui allait à présent lui servir de chambre.
Une fois allongé sur son lit, il se roula en boule et peu après, pleura enfin. Il avait peur, il était perdu… et pire que tout, il voulait que tout redevienne comme avant. Il ne voulait pas de cette vie avec cette folle et cet excentrique de père, il ne voulait pas être apparenté à cette débile qui avait des boucles d'oreilles en forme de radis. Il voulait retourner chez lui, être accueilli froidement par sa mère et à peine par son père. Il voulait entendre le rire dément de sa tante et plus que tout, il voulait être un Malfoy.
Ça il savait faire, il avait même reçu plusieurs coups de canne pour en être un. Il avait pris l'habitude de taire ses émotions afin de garder son paraître, il savait être digne de cette famille au Sang Pur, il savait quoi répondre en cas d'attaque. Mais être un Lovegood était trop dur.
En bas, assis à la table, Luna et son père purent entendre les pleurs et cela les firent sourire. Pas un sourire de contentement, non, mais un sourire de soulagement. Draco, car il s'appelait toujours ainsi, pleurait enfin. Il réagissait et sans plus attendre, les deux membres de la même famille se levèrent de table et rejoignirent la chambre nouvellement décorée.
Une fois à l'intérieur, Luna alla près de son jumeau. Elle ressentait comme un apaisement à ses côtés et commençait à comprendre ce manque qu'elle avait toujours ressenti.
- Si tu veux, je peux te faire une infusion de pomme, proposa la blonde.
- Ou alors, ajouta son père, je peux aussi préparer un autre dessert. Tu n'aimes peut-être pas les beignets de framboises.
Ils étaient tous deux assis au bord du lit et ils purent entendre, d'une voix fatiguée et basse :
- J'ai peur… laissez-moi… s'il vous plait, partez…
Aucun des Lovegood ne se leva face à ses mots et sans se concerter, ils entourèrent le blond perturbé et étrangement, Draco ne s'enleva pas. Il n'en avait plus la force.
A quoi bon refuser ce qu'on était obligé d'accepter ?
Il se laissa aller et s'endormit, des pensées plein la tête.
Voilà, le chapitre 3 est publié (^-^)
J'espère qu'il vous a plu et que vous souhaitez encore lire la suite,
Je vous dis à dans quinze jours,
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 3 publié le 27 juillet 2012
