Coucou tout le monde!

J'en vois déjà se dire "Bon sang mais qu'est-ce qu'elle fout là, ça fait plus de cent ans qu'on l'a pas vue!". Ce qui n'est pas faux du tout xD Bon, tout d'abord, quand on n'a pas internet c'est tout de suite moins facile de soumettre un chapitre. Ensuite, j'ai mis du temps à l'écrire et ma Bêta n'avait pas beaucoup de temps pour le corriger... que voulez-vous, on est O-VER-BOO-KEE! MDR

Je sais que je ne consacre pas tout mon temps à cette fiction, et pour raison, comme vous le savez, j'en ai une autre en court. Avec laquelle j'ai déjà du mal puisque le destin m'empêche de faire mon boulot! Casse-pied celui-ci, quoi! Bon, soyons sérieux (pas trop quand même ;P). Dés que ma première fiction est terminée celle-ci prend sa place!

Je voulais dire un grand merci à toutes celles et ceux qui m'ont laissé des review précédemment et aussi à ma Bêta qui a fourni un merveilleux travail. Que je vous propose de lire de suite.

J'espère que ce chapitre vous plaira et que mes idées vous plairont... On se voit en bas! :D


Chapitre III :

« Il vaut mieux adoucir les choses au premier abord. »

Isabella Marie Swan.

Ce matin, j'avais 20% de chance que mon patron m'impose son neveu en tant qu'un de mes secrétaires. J'avais aussi 5% de chance qu'il m'impose de faire passer un entretien à la fille de sa femme de ménage.

A ne pas en douter, j'eus ces pourcentages de chance. Et bien que je fusse étonnée, quelque part, je m'y étais attendue. J'avais de suite su qu'il avait préparé un coup fourré.

Ainsi voilà la raison pour laquelle, je me trouvais dans mon bureau, à scruter inlassablement ma montre. Attendant qu'arrivent les onze heures... Les seules choses que je savais étaient que le neveu de M. Brandon se nommait Alec, et qu'il ne savait rien de la seconde potentielle assistante. Mais autant dire que j'avais été prise de court lorsqu'il m'eut dit « neveu ». Je n'avais rien contre les assistants sans « e », bien évidemment, mais ce n'était vraiment pas courant… Surtout pour le neveu d'un grand patron d'une des plus grandes entreprises d'exportation de textiles qu'était Brandon & James.

Tout en cliquant sur la souris de mon ordinateur, je retournai dans mes souvenirs. Les jours que j'avais passés à explorer l'histoire de cette entreprise – ou plutôt des entreprises. Vous seriez prêts à tout en tant qu'étudiante tout juste diplômée pour trouver un boulot et sortir de la maisonnette de banlieue de papa et maman, croyez-en mon expérience.

Un nouveau coup d'œil vers ma montre m'indiqua 11h00. Je quittai mon écran et mis devant moi un calepin blanc, sortis aussi un stylo d'une boîte en fer offerte par Emmett au Noël dernier.

Certains pourraient penser que c'est un présent ridicule, mais cet accessoire se révélait bien plus utile qu'on aurait tendance à le penser ! Je déposai parallèlement mon Bic à côté du bloc note et profitais quelques instants de cette mise en place parfaite. Lorsqu'on toqua à ma porte, je levai brusquement la tête et aperçus une petite jeune femme brune. Je lui fis signe d'entrer, et souriante, elle prit ensuite soin de bien refermer derrière elle. Après avoir défis le nœud de son foulard kaki, elle arrangea ses cheveux coupés au carré dont les pointes partaient en piques. Je me levai et lui tendis une main qu'elle serra avec vivacité.

« Bonjour, je suis Alice Masen. Je suis la fille de la femme de ménage de M. Brandon », se présenta-t-elle, ne se détachant pas de son sourire affable.

« Je suis Isabella Swan. Je vous en prie, asseyez-vous », lui dis-je en montrant un des deux sièges en cuir en face de mon bureau.

Elle enleva son manteau, pour le poser sur ses genoux avec son sac dont le cuir imitait une peau de serpent. Je la détaillai et ne pus nier qu'elle avait indéniablement du gout. Son sac aurait pu passer pour vulgaire mais elle avait su l'accorder avec sa tenue. Son visage fin et légèrement maquillé m'inspirait confiance et elle avait l'air de rayonner de bonheur. Elle lissa distraitement son slim noir. Je pus voir qu'elle avait mis du vernis, la veille certainement, ce qui me fit sourire intérieurement. Elle avait soigné son apparence pour son entretien.

« Je vous propose de commencer maintenant, Alice. » déclarai-je en m'adossant sur mon siège, prête à prendre des notes.

« Oui, oui. Très bien. » Son sourire passa à la trappe et elle sembla perdre de son assurance, devenant presque livide. Je ne pensais pas faire aussi peur que ça.

« Puisque vous m'avez été conseillée, je poserai seulement quelques questions… Quels sont vos précédents travails ?

-Euh… Pour ce qui concerne ceux sérieux et à longue durée, femme de chambre dans un grand hôtel, caissière, vendeuse et serveuse, débita-t-elle.

-Quel âge avez-vous ?

-Trente ans, couina-t-elle.

-Vous n'avez pas fait d'études ?

-Non. »

Je hochai la tête et fronçai les sourcils. Elle ne semblait pas s'en rendre compte, mais j'étais quasiment aussi mal à l'aise qu'elle. Je n'avais jamais fait passer d'entretien.

« Bon… Et vous faites ces petits boulots, depuis… ?

- Douze ans. Depuis que j'ai été diplômée au lycée.

- Oh…

- Vous savez, ce n'est pas parce que je n'ai pas fait d'études que je ne serai pas une bonne assistante. J'ai de la réflexion, j'anticipe, j'ai un bon contact avec les gens. Je serai toujours disponible et quel que soit le travail, il sera fait vite et bien », plaida-t-elle.

Je la scrutai quelques instants. Elle m'adressa un regard gêné, commençant apparemment à regretter son intervention.

« Vous sauriez m'apporter un café noir avec un nuage de lait écrémé, sans sucre, tous les matin à 8h00 ? interrogeai-je.

-Oui, oui, bien sûr ! s'exclama-t-elle.

-Et bien… »

Trois coups à la porte m'interrompirent. Un grand brun inconnu était planté derrière la porte vitrée. Alice me glissa un regard interrogatif et je lui demandai de faire entrer le jeune homme.

« Je peux faire quelque chose pour vous ? grommelai-je, mécontente qu'on me dérange en plein rendez-vous.

« Je suis Alec ! »

Il me tendit une main que je serrai poliment et regardai ensuite l'heure. 11h20. Je m'apprêtai à lui faire une remarque mais mon esprit me rappela que c'était le neveu du patron.

« Vous êtes en retard, ronchonnai-je tout de même. Mais mieux vaut tard que jamais ! », m'empressai-je de rajouter, un sourire hypocrite au visage.

12h30

Je resserrai mon écharpe autour de mon cou encore une fois, marchant vivement et traversant le passage piéton, je vis enfin La Petite Crème. Ce qui me fit presser le pas– certainement par instinct de survie face à ce froid.

Une fois entrée, je retirai mon béret ainsi que mes gants avant de m'avancer jusqu'au bar qui faisait aussi lieu d'office d'accueil. Je sonnai du bout du doigt la sonnette en or qui se présentait devant mes yeux, et regardai autour de moi. Des tables magnifiquement serties, des serveurs, habillés similairement en prune et en blanc, minutieux et professionnels.

Une ambiance très classe mais à la fois détendue, comme si une chaleur vous englobait dès votre entrée.

« Bonjour, je peux faire quelque chose pour vous ? »

Je me retournai brusquement, surprise par cette interruption. Un grand indien s'afficha devant moi, habillé d'un costume noir.

« Heu… Bonjour… J'ai rendez-vous avec Edwin Crowley… »

Le jeune homme me considéra un instant se demandant vraisemblablement si je n'étais pas une folle sortie d'un asile. Je compris soudainement mon erreur.

« Ou un nom dans ce style là…

-Euh… peut-être Edward Cullen ? », proposa-t-il en souriant.

« C'est ça ! m'exclamai-je.

-Je vous annonce au nom de… ? ria-t-il.

-Bella. Bella Swan.

-Mais vous êtes la sœur d'Emmett !

-Euh… oui, c'est ça, fis-je, sceptique.

-Jacob Black. Je suis un ami. », se présenta-t-il en me présentant une main.

Pleurant intérieurement pour le nombre de mains que je dus serrer durant cette journée, je la lui empoignai.

« Je suis l'ami qui va vous aider pour l'anniversaire surprise, sourit-il.

- Pour une surprise, c'est une surprise, murmurai-je.

-On s'y prend un peu en retard, c'est vrai… Mais avec le resto et tout, on n'arrive pas trop à gérer l'extérieur Edward et moi. Heureusement que vous êtes intervenue… Je peux vous tutoyer ?

- Oui, oui, bien sûr, acquiesçai-je.

- Ca te dérangerait de me suivre ? Edward est en cuisine et le connaissant, il ne va pas vouloir décoller du plan de travail.

-Sans problème. »

Je suivis Jacob vers une porte laquée noire, hésitante, comme si j'allais entrer dans un autre monde.

Jacob me tint la porte, me faisant discrètement signe de rentrer.

« Quand il est tout seul en train de cuisiner, il vaut mieux y aller en douceur. Il déteste qu'on le coupe dans son élan. »

Je jetai un coup d'œil au-devant et aperçus Edward, coupant des aliments à toute vitesse et notant des choses sur un petit calepin.

« Surtout que le chef est en vacances et que Ed doit assurer tout seul pendant trois semaines, rajouta Jacob.

-Il stress vraiment, constatai-je en voyant les coups de couteau accéléraient.

-Tu m'étonnes ! Surtout que le chef part bientôt à la retraite et vu que je suis plus doué pour gérer que pour cuisiner…

-Le chef te préfère ?

-Oh non ! C'est juste que c'est mon père, déclara-t-il.

- Ah… Bah super restaurant en tous cas.

-Merci. On l'a réno…

-Jake ! Je suis en pleine cuisine là ! Surtout que tu parles tout seul donc… fit soudainement Edward.

- Je suis avec Bella, crétin.

-Bravo, une nouvelle conquête. Mais tu veux pas lui faire visiter ailleurs…

-C'est la sœur d'Emmett, idiot ! »

Edward leva la tête, apparemment confus. Lorsqu'il me vit, il sembla réfléchir et une lueur s'afficha dans ses yeux.

« Bella ! Quelle bonne surprise ! Si je m'y attendais, tiens… »

Puis il retourna à ses affaires.

J'ouvris ma bouche, totalement ébahie. Il m'avait complètement oubliée ! Rayée de la carte ! Disparue ! Même si je n'avais pas fais mieux il y a peu, je me souvenais tout de même de lui !

« On avait rendez-vous, grinçai-je.

-Ah ? Je me souviens pas. Enfin… d'un autre côté t'es pas trop mon… style habituel… enfin tu vois quoi ! Bref, je me souvenais pas. »

Serrant les poings de toutes mes forces par la rage qu'il provoquait en moi, je réussis à prononcer néanmoins une phrase :

« On avait rendez-vous pour l'anniversaire d'Emmett… »

crétin !

« Oh… »

Il sembla gêné pendant quelques secondes, ralentissant la cadence mais se reprit rapidement.

« Alors… j'espère que tu as réfléchis sur quelques idées ? »

N'en pouvant plus, je me retournai vers Jacob. Celui-ci paraissait plus mal à l'aise que jamais, sa peau virant au cramoisie.

Je comprenais tout à fait qu'il ait honte pour et de son ami.

« L'endroit déjà ? intervint-il.

-Chez moi, dit Edward sans nous porter plus d'attention.

-Pour la nourriture et la boisson, j'ai nos fournisseurs.

-Bon bah, c'est bon alors », conclut le cuisinier.

Je fronçai les sourcils face à sa réplique. Non pas que me je sentis particulièrement inutile –ce qui aurait pu être le cas- mais je ne comprenais pas comment Edward pouvait cataloguer cet anniversaire comme affaire classée.

« Très bien, alors il va falloir choisir ce que l'on prend pour les aliments, ce que je vous charge de faire mais j'aimerais jeter un coup d'œil sur les choix.

« Il faudra ensuite acheter de la vaisselle. Et en carton, pas d'autre matière. Recyclable et pratique. En ce qui concerne l'appartement, je ne sais pas dans quel état il est mais il faudra, j'en suis certaine, passer un coup de chiffon. Ce que j'aimerais faire tout particulièrement… Si ça ne te dérange pas Edward. Mais je suis sûr que ça ne te dérange pas. Je passerai jeudi soir, loin de moi l'envie que tu salisses à nouveau tout. Je suppose aussi que vous ne tenez pas à faire une quelconque décoration mais il faudra déplacer les meubles et objets de valeur…

-Wow, wow, wow ! Doucement ! Tu nous fais le remake de « Quand Blanche-Neige arrive chez les sept nains » ou quoi ?

-J'organise un anniversaire prévu pour vendredi alors que nous sommes lundi et que rien n'est prêt ! »

Edward s'apprêta à contrer quand Jacob intervint :

« On te fait confiance Bella ! Je m'occupe de la vaisselle. Oui en carton, pas la peine de le répéter, sourit-il.

« Pour ce qui est de l'appartement, tu viendras quand tu veux chez Ed, et je ne veux entendre aucune plainte Edward ! Ce n'est pas moi qui ais eu l'idée de l'anniversaire surprise ! Assumer, tu le dois ! Tu n'auras qu'à passer au resto et ça sera bon Bella. On viendra t'aider plus tard dans la soirée pour la disposition des meubles.

« Et en ce qui concerne la liste pour la nourriture et la boisson, je t'enverrai un mail et c'est d'ailleurs pour ça que tu vas venir avec moi, me donner ton adresse, après avoir gentiment dit au revoir à Edward », déclara Jacob en me poussant vers la sortie.

Le lendemain

Je souris légèrement, prête à compter les minutes de retard et décidée à assouvir mon fantasme le plus cher de patronne tyrannique.

La fin des entretiens s'était passée sans encombre, et j'avais aussi pu constater pourquoi M. Brandon souhaitait me confier Alec. Ce jeune homme de vingt-cinq ans ne pourrait jamais se débrouiller dans une entreprise telle que celle de sa famille avec responsabilité et maturité comme il se fallait. 7h59 du matin, j'attendais de pied ferme le fameux café au lait écrémé que j'avais rêvé de voir me faire apporter par ma secrétaire. En y réfléchissant, mon patron m'avait en quelque sorte offert une « aubaine » et prouver que j'avais pris de l'importance dans la boîte… à-moins que cela ne soit réellement pour se débarrasser d'un service qu'il devait rendre à sa femme de ménage et faire quelque chose de son neveu.

Je fixais avec obstination l'horloge peu esthétique accrochée au haut de la porte en verre de mon bureau. 8h01. Mon moi intérieur cria soudainement victoire, dansant presque la swing. Comme si cela était le plus normal du monde de se réjouir en voyant ses employés arrivés en retard.

Sourire aux lèvres, je me concentrais sur l'écran de l'ordinateur et attendis avec nonchalance.

« Mais c'était moi qui devait l'amener ce café !

-Arrête de te la jouer en mode mito, chérie, elle me l'a demandé à moi !

-Crétin, j'étais la première arrivée hier donc c'était à moi de l'amener !

-Oh, tu étais arrivée la première ? Qu'est-ce que j'en ai à faire ! On est plus à la maternelle, cocotte ! »

Je relevai la tête, levant un sourcil interrogateur au son des voix atténuées par le verre, presque aussi aigües l'une que l'autre. En plus de voir Alec dans le rôle de secrétaire, je doutais fortement de son hétérosexualité…

La porte s'ouvrit avec fracas et ils déboulèrent tous deux, chacun un café à la main.

« Tu connais le mot organisation ? Parce que c'est le mot que tu vas devoir te foutre dans le crâne chéri !

-Et toi ça te dit quelque chose l'expression « retire-toi le balais que t'as dans le cul » ? »

Je restai un instant stupéfaite, ne sachant pas comment réagir.

« Je vous dérange peut-être ? », finis-je par dire.

Ils se retournèrent, affichant tous deux un air opposé l'un de l'autre. Alice paraissait terrorisée –décidément je ne comprendrai jamais cette peur qu'elle avait de moi, je n'étais pourtant pas la réincarnation de l'exorciste – contrairement à Alec dont l'allure était d'une nonchalance à la limite de l'insolence et posait comme un mannequin la main sur les hanches, déhanché au maximum.

« Je peux avoir mon café ? repris-je.

-Bien entendu », sourit Alec, me le tendant.

Je le pris sans réfléchir et vis Alice, contrariée.

« Quelque chose ne va pas, Alice ?

-Euh… non, non. C'est juste que je pensais que c'était à moi de vous apporter…

-Bah ça sera votre tour demain », souris-je, retournant à mes occupations.

Du coin de l'œil, j'aurais juré avoir vu Alec lui tirer la langue.

« Bon, qui dit premier jour dit explications, déclarai-je, toujours occupée Asseyez-vous. »

Ce qu'Alice s'empressa de faire.

« Vous avez chacun un bureau. Il y a tous les effets nécessaires mais bien sûr, rien ne vous empêche d'ajouter des choses personnelles. Avec modération cependant, rajoutai-je en regardant le grand brun.

« Plusieurs personnes téléphoneront, et je vous ai posé à tous deux une liste du plus urgent au moins urgent. L'interphone vous permettra de m'informer. Lorsque j'ai des réunions, je veux que mes dossiers soient prêts et que vous me les donniez. Certaines auront lieu le matin, je passerai en coup de vent, mais cela ne change rien dans vos habitudes à vous.

« Je ne sais si vous l'avez remarqué, mais je suis d'un perfectionnisme extrême… »

Il vaut mieux adoucir les choses au premier abord.

« …ce qui exige donc de vous aussi un perfectionnisme extrême. Je ne tolérais de vous aucun retard ! »

Jetant un regard accusateur, je vis Alice se ratatiner… encore plus qu'elle ne l'était déjà.

« Une seule minute de retard et je vous ajoute cette minute sur votre heure de déjeuner ou de fin d'après-midi, comme vous le souhaitez. Ce qui ne sera bien sûr pas compté en heure supplémentaire. En parlant de ceci, il y en aura peut-être, et lorsque je vous donne un dossier à me rendre pour le lendemain, je ne veux pas vous voir sortir d'ici avant qu'il ne soit bouclé. Je déteste ce qui est terminé le matin à la va-vite.

« Votre pause de déjeuner est, à la base, de trois quart d'heure. Cela ne veut donc pas dire que vous trois quart d'heure pour déjeuner, mais trois quart d'heure pour aller déjeuner, déjeuner, et revenir du déjeuner. Je veux vous voir assis sur votre fauteuil au bout de ce laps de temps.

J'ai un agenda, ou vous noterez tout ! Même mes rendez-vous chez le dentiste ! En parlant de ceci, mon dentiste m'appelle souvent. Raccrochez-lui au nez, il comprendra.

« Et pour finir, je veux, vous l'avez certainement compris, de l'O.R.G.A.N.I.S.A.T.I.O.N ! Vous êtes une équipe, je ne veux pas savoir comment ça marche, je veux juste voir ce que je demande prêt en temps et en heure ! Ce qui compte sont les résultats. Même si je ne veux plus voir de disputes à propos d'un café aussi bruyantes que celle de ce matin… Compris ? », conclus-je en me tournant vers eux.

Alice était repliée sur elle-même, notant à toute vitesse sur un minuscule calepin. J'en eus presque mal aux doigts pour elle. Alec, lui, sembla ridiculement non-professionnel comparé à elle, me regardant la bouche ouverte et les yeux plissés, essayant apparemment de déchiffrer et de comprendre ce que je venais de dire.

« Vous avez chacun des listes sur votre bureau, de ce qui est à faire, à ne pas faire, etc… Donc… au travail ! », m'exclamai-je.

La petite brune sauta tel un ressort sur patte et se précipita vers le bureau à ma gauche qui était le plus vaste, apparemment décidée à gagner la place de la meilleure secrétaire. Souriant légèrement, je m'apprêtai à regagner mon ordinateur quand je me rendis compte qu'Alec était toujours là, un air encore idiot sur le visage.

« Alec ? Vous devriez vous ressaisir ?

-Hein ?

-Travail ? Bureau ? Listes ? Ca vous dit quelque chose ?

-Oh… euh… oui, oui ! »

Il courut vers la sortie, et s'apercevant de la place d'Alice il murmura :

« Han ! La petite peste ! »

Et ferma la porte derrière lui.

Ces secrétaires promettaient d'être vraiment des plus originaux.


Et là, je me demande désespérément ce que vous êtes en train de vous dire! xD

Nul à chier, moyen, assez bien, très bien, excellent? J'aurais peut-être pas dû mettre le dernier mot? MDR

Bon, il suffit de me rabaisser! (J'ai surtout peur que ça vous donne de mauvaises impressions MDR)

Dites-moi tout, vos doutes, vos attentes... EVERYTHING!

Je vous fais pleins de bisouilles mouillées et ensoleillées,

ShinyNabeille!