Disclaimer : ni Declan ni Peggy ni Miranda ne m'appartiennent…. Vous le savez sans doute sinon vous ne seriez pas là. Le titre lui est de Victor Hugo. Les autres persos et l'intrigue m'appartiennent toutefois.
L'histoire, justement, c'est celle de la résurrection d'un cadavre… Et dans ce chapitre ça se corse. Un peu de POV Miranda et de POV Declan par-ci par là… Un D/M implicit ? C'est vous qui voyez… Et je veux des reviews ! pliiiz !
Réponse à mon unique revieweuse :
D'abord, merchi ! Ca fait chaud au cœur d'avoir un retour quand on écrit une fic, surtout sur une série qui semble aussi peu appréciée en France ! C'est rassurant de voir que je ne suis pas la seule fan de la série ! Ensuite pour répondre à tes questions, j'avais déjà glané quelques informations ici et là sur la toile, donc (sans vouloir faire trop de spoilers pour ceux qui savent pas) je savais pour les frères, mais pas pour le reste… J'ai du réarranger les chapitres à suivre, mais l'histoire colle toujours. Lis et tu verras :-) D'ailleurs ce conseil s'adresse à tout le monde ! Lisez moi !
Les morts, ce sont les cœurs qui t'aimaient autrefois
Chapitre 3 - Nous avons une bonne nouvelle
Ils arrivèrent à Los Angeles peu de temps après. N'ayant pas de bagages dans la soute, ils ne passèrent pas beaucoup de temps à l'aéroport.
« Tu as réservé un taxi ? » demanda Declan quand ils sortirent sur le parvis. « Ah ben oui, le voilà ! » reprit-il en voyant un homme portant une pancarte au nom de Miranda.
« Je n'ai pas réservé de taxi, Declan. »
Ils échangèrent un regard, puis elle se dirigea vers l'homme, suivie de près par Declan. C'était un grand échalas tellement banal qu'il en était presque transparent. En s'approchant, ils se rendirent compte qu'il s'agissait d'un policier en uniforme, ayant ôté son casquette toutefois.
« Je suis Miranda Fiegelstein. »
« Enchanté mademoiselle Fiegelstein, je suis l'inspecteur Duane Le Leannec de la police de San Diego. » L'homme leur montra sa plaque.
« Declan Dunn, de la N.O.U. » fit-elle sobrement en désignant son ami tandis que les deux hommes se serraient la main. « Que nous vaut l'honneur de votre venue ? »
« J'ai pensé venir vous chercher à l'aéroport directement... ma voiture nous attend, si vous voulez bien monter. Nous serons à San Diego dans moins de deux heures. »
Miranda suivit le policier sans tenir compte des regards perplexes que Declan lui lançait. Elle prit place à l'avant et Declan s'assit à l'arrière. Ils s'engagèrent sur l'autoroute.
« Alors ? » demanda finalement Miranda
« J'aurais pu vous le dire au téléphone quand vous avez appelé cet après-midi, mais j'ai pensé que c'était quelque chose qui se dit mieux en tête à tête. Je suis venu vous chercher pour vous annoncer que l'enquête a progressé, nous avons de nouveaux éléments. Des éléments de taille, même. »
« Ca ne pouvait pas attendre que je me rende au poste ? »
Declan, penché en avant, les coudes sur les dossiers des sièges avant, ne perdait pas un mot de la conversation.
« J'ai pensé... qu'il vaudrait mieux vous laisser un peu de temps... pour vous préparer. Avant de voir les choses en face. »
« Inspecteur, ni moi ni mon amie ne possédons de don de télépathie, l'interrompit Declan. Si vous en veniez au fait ? »
Le policier soupira.
« C'est que ce n'est pas quelque chose de facile à formuler. Moi-même, si je ne l'avais pas vu de mes yeux... et pourtant je n'arrive pas à y croire... enfin... Nous avons une bonne nouvelle, mademoiselle Fiegelstein. »
Il fit une pause, soupira, passa une main dans ses cheveux clairs, sans quitter la route des yeux.
« Votre sœur va bien. »
Le silence régna dans l'habitacle du véhicule pendant de longues secondes.
Miranda rompit le silence : « Le Leannec, c'est français comme nom, non ? »
« Je vous demande pardon ? » Il la fixa brièvement, complètement perdu. « Oui, oui, mon père est français. »
« J'ai de la famille en France. Ou plutôt, ma famille va souvent en France. Nous avons un appartement à Paris et une maison dans le Sud. »
« Je n'y suis allé que cinq fois... » expliqua le policier.
« ... Et donc, ma sœur va bien ? » en tournant vers lui un visage indéchiffrable.
« Ne me demandez pas par quel miracle, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'une femme s'est présentée ce matin au poste de police. Qu'après vérifications, nous avons eu la preuve qu'il s'agissait bien de Sandra Fiegelstein - décédée il y a douze ans et cinq mois. Elle marche, elle parle, comme vous et moi. »
« Ca ne peut pas être elle. »
« Les empreintes digitales correspondent. Nous nous sommes procuré les photographies du dossier d'autopsie. Nous allons même bientôt obtenir les résultats des tests ADN. » Il ouvrit la boîte à gants et trouva immédiatement un Polaroïd, qu'il tendit à Miranda. Declan se pencha pour l'observer autant que le lui permettait sa ceinture de sécurité.
La photo représentait une jeune femme à l'air un peu paumée. Elle devait être plus âgée que Miranda. Elle avait de longs cheveux châtain clair en pagaille, un teint cristallin, une bouche trop maquillée. Ses yeux verts reflétaient deux petits points lumineux. Elle ne ressemblait pas à Miranda.
« C'est bien elle. » constata pourtant celle-ci. « Exactement comme la dernière fois que je l'ai vue. J'avais bien dit à ma mère que le coroner l'avait mal maquillée. »
« Cette photo a été prise vers onze heures ce matin. »
« Et, euh... vous n'avez pas d'explications ? hasarda Declan. Quand... Sandra est venue au poste ce matin... elle était seule ? Elle ne se souvient de rien ? »
« Où est-elle, maintenant ? » l'interrompit Miranda.
Le Leannec la regarda d'une façon qui se voulait rassurante, mais devant la froideur de la jeune femme, il se concentra à nouveau sur son itinéraire.
« Nous l'avons fait hospitaliser. Elle va bien - il s'agit juste d'examens complémentaires. Ce n'est pas tous les jours que les médecins peuvent étudier une ressuscitée. »
« Ils devaient être contents de pouvoir faire joujou avec leur nouveau cobaye. »
Le conducteur ignora la remarque. « Nous ne voulions pas la laisser s'évaporer dans la nature, accessoirement. Nous ne pouvons pas la retenir contre son gré, nous n'avons pas de chef d'inculpation contre elle ni aucun autre raison valable, et c'est contre les lois de notre pays, mais nous ne voulons pas non plus perdre sa trace. L'expérience qu'elle vient de vivre à dû être assez... perturbante. Nous préférons la confier à des proches. De plus, son cas risque d'attirer l'attention de personnes pas forcément bien intentionnées. Mais vous, ça ira ? »
« Hein ? »
« Vous vous faîtes à l'idée... de revoir votre sœur ? »
« Oh, je ne la voyais pas beaucoup. Ca ne fera pas un grand changement. »
Miranda se tut pendant le reste du voyage. Elle n'arrivait pas à penser. Pas à réaliser. Bien sûr, elle avait l'habitude des phénomènes miraculeux. Elle n'était pas l'assistante de Declan pour rien. Mais là rien n'était comme avant. Déjà, elle n'arrivait pas à conserver la clarté de son esprit, elle était trop impliquée. Sa froideur réputée, son recul, c'est comme ça qu'elle étudiait les événements bizarres.
Ensuite, c'était trop incroyable. Avant, dès que Declan lui soumettait un cas, elle envisageait les hypothèses les plus probables. Il y avait toujours une explication scientifique - où alors, un simple cas de probabilité, de hasard, de coïncidences incroyables, d'une chance sur un milliard. Il était possible qu'un homme se fasse voler ses papiers par une pie, reçoive sur la tête une branche fragilisée par un pic-vert, puis un arbre rongé par un castor. Mais les probabilités qu'un corps, réduit à l'état de débris d'os au bout de douze ans, se régénère et reprenne vie - étaient nulles. Absolument nulles. Nada. Zéro. Et elle n'arrivait pas à croire non plus qu'il y ait eu erreur sur l'identité.
Et puis c'était sa sœur. Sandra. Sandy pour les intimes. Qu'allait-elle faire ? Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir faire quand elle allait la revoir ? Est-ce que Sandra la reconnaîtrait, pour commencer ? Est-ce qu'elle se souvenait ? Tiens, il allait falloir qu'elle prévienne ses parents. Elle imaginait déjà la conversation. « Salut Maman. Je t'appelle de San Diego. Tu sais quoi, c'est pas trop grave si la tombe est abîmée, Sandra a ressuscité, on en aura plus besoin. Tiens, je te la passe... » Sandra n'avait plus d'existence légale... plus de papiers, plus de sécurité sociale... toute sa fortune avait été à sa famille. Il faudrait qu'elle la rembourse de la petite part qu'elle avait hérité. Où est-ce qu'elle allait loger ? Elle pourrait la prendre dans son appart, ça ne la gênait pas... Peut-être qu'elle pourrait reprendre son poste de prof en septembre. Est-ce que ses diplômes étaient toujours valables ? Il faudrait lui acheter de nouveaux vêtements aussi.
Declan aussi ne savait que trop penser. Il cherchait à savoir ce qui se passait dans la tête de Miranda. Est-ce qu'elle avait vraiment si peu connu sa sœur ? La famille de Miranda était tellement bizarre qu'il s'attendait à tout. Mais quand même, c'était sa sœur... Il essaya de savoir s'il serait heureux à sa place - disons, si son père revenait d'entre les morts. Non, c'était trop tordu. A quoi pensait Miranda ? Avait-elle peur ? Avait-elle fait son deuil de celle qui s'appelait Sandra, allait-ce rendre les choses plus pénibles ? Une chose était sûre : Peggy allait avoir du boulot...
En même temps... si on mettait de côté le fait que ce soit la sœur de Miranda, l'affaire semblait passionnante. Une morte qui ressuscite... Oh, même pas deux heures après son décès, à la morgue, non, douze ans... Dans une tombe... Etaient-ce les profanateurs qui avaient mis en œuvre quelque opération magique ? Avaient-ils choisi un cadavre au hasard ou en voulaient-ils à elle en particulier ? Ou avaient-ils été surpris de découvrir que la jeune femme était en vie ? Est-ce qu'elle avait attendu là pendant douze ans que quelqu'un la déterre, ou son réveil était-il récent ? A en juger d'après la photo, elle semblait assez jeune...
Elle allait pouvoir témoigner - il espérait qu'elle serait en état de le faire. Est-ce qu'elle se souvenait de ce qui s'était passé, avant et pendant son décès ? Et après ? Est-ce qu'elle avait vu la « grande lumière blanche » ? Est-ce qu'il s'était passé quelque chose pendant les douze ans de son absence, avait-elle seulement conscience de la durée de cette période ? Est-ce qu'elle était la même ? Est-ce que Miranda allait le laisser l'interroger ?
