Et voici (enfin je vous l'accorde) le chapitre 2 !
Un peu court mais je cherche encore comment construire la chasse ^^'
bonne lecture !
Chapitre 2 :
« Je relevais la tête pour le remercier mais je la rebaissa immédiatement sur la page que je lisais, souhaitant que la chaleur que je sentais sur mes joues n'était pas due à un rougissement. Ce... il était sortit torse nu de la salle d'eau et putain ça m'en coûtais de le dire mais qu'est ce qu'il était bien foutu ! Je posais vite mon bouquin et me dirigeais vivement vers la porte ouverte. »
Accoudée au bar de l'hôtel devant mon café je lisais tranquillement une carte touristique sur les randonnées pédestres et équestres. Il était encore tôt et je devais être la seule de l'équipe à me lever à cette heure ci mais c'est pas comme si je dormais beaucoup. Le barman encore ensommeillé me servi enfin mon café enfin... ça ressemblait plus à un latté doublé d'un expresso mais bon. Le pauvre homme devait déjà me maudire, autant ne pas en rajouter. Je regardais l'horloge... 5h53... pfff je commençais à m'ennuyer là, ça y est la carte je la connaissais par cœur pour ainsi dire, ça faisait une heure au moins que je planchais dessus.
Je me levais et m'étirait en grognant, non pas que j'avais mal dormi, en fait le lit avait été très confortable. Car oui, hier soir lorsque je suis sortie de la salle d'eau je me suis retrouvée face à un agent qui se vouait galant et qui m'avait prit le sofa pour me laisser le lit. Impossible de le raisonner cet idiot en plus. Il n'avait pas intérêt à se plaindre aujourd'hui... Ce n'est pas que je n'aime pas la galanterie, en fait je n'en suis pas une grande adepte depuis que j'ai appris à quoi elle servait à la base, mais il avait été établis que je prenais le sofa et lui le lit. Après tout c'était moi la squatteuse dans l'affaire non ? Bref.
« Déjà debout ?
Je me retournais pour faire face à l'agent Cooper. Je lui adressais un sourire poli et lui serrais la main pendant qu'il s'installait à coté de ma chaise.
_ Hum, je dors peu.
_ Tu étudie encore les cartes ?
_ Oui, celles-ci sont intéressantes aussi, les points indiqués pour les randonneurs peuvent facilement être éliminés des champs de recherche si nos pr... nos hommes savent qu'ils sont traqués. En tout cas moi je ne m'y risquerais pas.
_ Tu vois c'est pour ça que tu vas beaucoup nous aider. On n'y aurait pensé que plus tard. Toi, tu l'as vu en un clin d'œil.
_ Parce que c'est mon boulot... l'agent Rawson m'a un peu expliqué vos conclusions hier soir. J'admire vos capacités, se mettre dans la peau d'un criminel pour prédire ses actions et le stopper, je trouve ça fort.
_ Mais c'est pourtant ce que tu fais quand tu chasse. La preuve tu t'es imaginée à la place des fuyards pour définir des zones où les recherches ne sont pas forcément nécessaires.
_ C'est pas du tout au même niveau aussi. Moi c'est par habitude : si je chasse un sanglier je n'irai pas chercher dans un terrier. J'irai là où on trouve du maïs, des glands, des champignons... Une bête traquée n'ira pas se montrer au grand jour au risque d'attirer son prédateur.
L'homme face à moi me fit signe qu'il avait saisit le cheminement de mes pensée par un signe de tête et commanda à son tour un café.
Du coin de l'œil je le détaillais vite fait. Je ne savais pas ce qu'il pouvait y avoir dans sa tête et contrairement à lui et ses coéquipiers je n'étais pas tentée de deviner les pensées d'autrui. Non, moi je préférais rester dans ma tête et n'observer les autres qu'au travers d'un viseur. Certains peuvent pensé que c'est lâche mais moi je ne me considère pas comme étant quelqu'un de lâche... je savais tenir ma place et mes convictions. Celui qui me dirait le contraire devrait se justifié devant moi mais j'accepterai le fait d'être derrière un viseur comme excuse. Je soupirais en repliant les plans touristiques et en les glissant dans mon sac à bandoulière. Je regardais ma montre, bon peut être qu'il y avait quelqu'un à l'accueil, avec un peu de chances pas la bécasse de la veille. Je me levais pour jeter un coup d'œil... Et merde. C'était elle...
L'agent Cooper me regarda intrigué alors que je retrouvais ma chaise à ses cotés. Je lui racontais dans les grandes ligne ma mésaventure de la veille et fus agréablement surprise par son rire enthousiaste. Il riait ouvertement de moi mais ce rire était si communicatif que je n'en tins pas vraiment compte. Bon, en même temps moi même je n'aurais pas résisté à l'envie de rire si l'on m'avait raconté ce genre de péripétie. Je notais aussi du coin de l'œil le fait que le profiler n'avait pas vraiment décrocher son regard de chacun de mes gestes. C'était sûrement une habitude qu'il avait prit. Moi même j'avais souvent des mouvements ou des coups d'œil involontaires lorsque je ne « chassais » pas : je savais aussi qu'il était rare que je ferme complètement la housse de ma Séraphine lorsque je n'étais pas totalement certaine de la sûreté du lieu où je me trouvais. Il me sourit, finalement passer du temps avec ce genre de personnes pouvait s'avérer intéressant.
« Bien, si nous y allions ?
_ Nous n'attendons pas les autres ?
_ Ne t'en fais pas, Beth sera sûrement juste derrière nous et Mick, Gina et le Prophète arriverons peut de temps après.
_ Bon alors allons y... »
Dans la voiture, Cooper sembla se rappeler que j'avais demandé à faire un détour par les bois la veille, il me demanda mon impression à ce sujet. Je lui répondit franchement qu'on aurait besoin d'être frais et discret pour cette affaire. Ce garde chasse et son ami s'exerçaient visiblement depuis un certain temps au braconnage humain, et si les victimes avaient été torturées...
« Je pense qu'il sera préférable de lui tomber dessus en premier...
_ C'est ce qu'on souhaite...
_ C'est impératif. Je suis un chasseur, si je tombe sur ma proie la première, cette proie n'a pas la chance de répondre. Un de ces gars est au moins comme moi. Si on se met dans leur territoire à leur poursuite, il le prendra très certainement comme moi je le prendrai.
_ Un defi ?
_ Ouaip, le premier qui attrape gagne.
_ Tu paries sur ton propre esprit de compétition ?
_ Plutôt sur mon arrogance... »
Il me sourit, visiblement il avait comprit où je voulais en venir. Comme on dit : entre animaux on se comprend. Ce chasseur et moi même étions des prédateurs : lui un sadique qui s'attaquait aux faibles, moi une simplette qui se prenait pour une héroïne à chasser les méchants. Un autre point commun entre nous ? On prenait notre pied dans ce jeu du chat et de la souris.
Le profiler devait lui aussi avoir prit en compte ce dernier détail, il resta silencieux un moment en ce concentrant sur la route. Peut être se demandait il si je tuerai les criminels ? J'hésitais un instant et prenais la parole avec en tête l'envie de mettre les choses au clair :
« Dans ce contrat, on ne me demande pas précisément de tuer. Mon doigt sera sur la gâchette mais mes yeux ne viseront que ce que tu voudras que je vise...
_ Tu ne comptes pas faire selon ton envie ?
_ Un esprit sain sait se poser des limites. Je me plais à penser que j'ai encore une limite qui me différencie des fou furieux que toi et les autres traquez chaque jours.
_ C'est ton père qui doit être fier de cette façon de penser.
_ Je pense, ça fait un long moment qu'on a pas parlé boulot. Quand il revient on est plus occupé à passer du temps ensemble à la caserne.
_ Tu vis dans une caserne militaire ?
_ Hum oui, dans son logement de fonction, je me suis entendu avec les autres gradés de la caserne. Ils me laissent y vivre même si mon père n'est pas sur place et je sers d'assistante au formateur de tirs de précision...
_ Et officiellement tu appartient à l'armée ?
_ Non, je n'ai pas fais mes classes donc je suis juste citée comme consultante. »
Il acquiesça, en arrêtant le véhicule pour laisser passer une famille sur les passages piétons. Je les regardais passer en soulignant le fait que ces gens étaient une autre raison que mon arrogance. Que les fous qui se trouvaient dans ces bois feraient encore plus de victimes si nous ne mettions pas fin à leur liberté. Cooper me répondit qu'il était d'accord avec moi mais après un silence il ajouta que ce serait à un tribunal de juger ces hommes, pas à nous. J'avais compris le message, aucun d'entre eux ne mourra avant le tribunal.
Alors ? je continue quand même ? ^^'
