Hello la compagnie.

Complètement à la bourre, je suis envahis par les devoirs à rendre. Qui a dit que les anglais bossaient moins que les français à la FAC? ENfin bref, je saute donc la section courrier des lecteurs, merci beaucoup pour tous vos messages vous êtes des amours. :)

Voici donc le nouveau chapitre de cette aventure. :)

J'espère qu'elle vous plaira.

Bien à vous,

Tesla xoxo

Ps: Un petit chapitre pour introduire une nouvelle intrigue et un nouveau personnage :)


Les jours passaient et tu apprenais à découvrir le côté amoureux et romantique de Maura. Tu te surprenais à aimer ses petites attentions, les fleurs qui t'attendent sur le pas de ta porte en rentrant du travail, le café qui t'attend sur ton bureau au petit matin, les petits messages avant d'aller se coucher. Mais malgré tout cela, Maura n'est plus la même. Lorsqu'elle venait apporter des résultats d'analyse, elle se faisait distante. Lorsqu'elle faisait une autopsie, aucun regard ou geste tendre pour toi. Et même si tu savais qu'au fond, elle était là pour toi, tu ne pouvais t'empêcher de t'inquiéter et il semblerait que tu n'étais pas la seule. Alors que tu allais quitter l'open-space pour rentrer chez toi, Korsak t'attrapa par le bras.

« Je peux te parler un instant ? En privé ?

- Euh, oui. Bien sûr, Vince, tout va bien avec Kiki. Demandas-tu avec inquiétude.

- Oui, tout va bien, c'est Maura qui m'inquiète. Tout va bien entre vous deux ? Vous vous êtes encore disputées ?

- Non. Tout va bien. Pourquoi ?

- Elle a changé. Elle n'est plus comme avant, comme si elle cachait quelque chose de grave. Tu devrais lui parler. Je suis sûre qu'elle t'écoutera. Après tout, tu es sa meilleure amie. Si elle a un problème, elle doit savoir qu'on est là pour l'aider.

- Je vais lui parler. Ne t'en fais pas, elle va bien. Répondis-tu en lui donnant une tape sur l'épaule. Surement un amant qu'elle ne veut pas partager.

- J'espère que ce n'est pas un du genre de Dennis ou Faulkner. »

Tu lui souris avant de disparaître dans l'ascenseur. Tu pris une décision risquée mais après tout, c'était à ton tour de montrer ton jeu. Tu décrochas ton téléphone et appela celle qui faisait battre ton cœur depuis un mois.

« Isles ? Grogna la voix au téléphone.

- Maura ? Tout va bien ? Demandas-tu inquiète.

- Oh, Jane. Oui, tout va bien. Je m'étais endormie. Je… Que puis-je pour toi ?

- Tu es toujours au bureau ? Demandas-tu en appuyant sur le bouton de la morgue.

- Oui, j'allais partir. Ma mère est ses repas sont épuisants. Je commence à regretter l'époque où elle passait son temps en voyage. Je rêve d'une soirée tranquille au fond de mon lit.

- Je passe te prendre à ton bureau, on commande à emporter et on passe la soirée, rien que toi et moi.

- Chez toi ? Demanda Maura avec un peu d'espoir dans la voix.

- Où tu veux, Maur'. »

Maura leva les yeux et te trouva là, sur le pas de la porte de son bureau, le sourire aux lèvres et l'amour au cœur. Elle attrapa ses affaires et vint se blottir tout contre toi. C'était la première fois qu'elle t'offrait un geste tendre en public depuis que vous étiez ensemble. Tu l'enlaças tendrement et vint placer un baiser dans ses cheveux. Son parfum t'avait terriblement manqué, bien plus que tu ne l'aurais imaginé.

« Emmènes-moi chez toi, tu me manque. »

Tu lui pris délicatement la main et l'entraîna vers le parking. Ce fut un arrêt à l'italien et au chinois du coin avant de s'effondrer sur ton lit pour manger dans les bras l'un de l'autre. C'était un troisième rendez-vous à la bonne franquette mais dieu que c'était bon de retrouver les bras de Maura. Alors que vous étiez en train de vous embrasser tendrement, le téléphone de Maura sonna. Ta belle blonde grogna avant de s'écarter.

« C'est ma mère. Je…

- Réponds-lui. Elle s'inquiète peut-être de ne pas te voir rentrer.

- Il faut vraiment que ta mère et la mienne reste loin l'une de l'autre à l'avenir. Répondit tendrement Maura avant de répondre. Mère ? »

Alors que Maura rassurait sa mère, tu te laissas glisser sous les draps. Une migraine venait s'immiscer entre tes tempes. Tu laissas ta tête s'enfoncer dans l'oreiller où Maura avait déposé son parfum. Tu aimais son parfum, c'était comme rentrer à la maison. Tu sentis de tendres baisers se poser sur ton cou et ta joue. Un sourire naquit sur tes lèvres. Tu avais dû t'assoupir et il n'y avait pas meilleur réveil que les baisers de Maura.

« Tu veux que je te laisse ? Tu as l'air épuisée.

- Non, reste, je suis réveillée. T'exclamas-tu en te redressant dans le lit.

- Janie, tu n'es pas obligée de faire ça. Tu devrais te recoucher. Dit-elle en t'embrassant tendrement sur le front.

- Reste avec moi, s'il te plaît. Tu me manques. »

Maura ne se fit pas prier plus longtemps. Elle retira sa robe et ses chaussures et vint se blottir contre toi sous les draps. Elle t'embrassa dans les cheveux et te laissa rejoindre Morphée. Pour la première fois depuis longtemps, ce fut elle qui te tint serrée contre elle, dans ses bras. Tu te sentais en sécurité et apaisée dans ses bras.

« Jane… Chérie… Réveilles-toi. Murmura Maura au creux de ton oreille.

- Mmmmh… Il est quelle heure ?

- 4h27, ton téléphone sonne. C'est le bureau. »

Tu pris le téléphone qu'elle te tendait et répondis encore endormie. Un nouveau meurtre dans les rues de Boston. Maura prépara un café rapide alors que tu prenais une douche pour te réveiller. Ta migraine fit son retour quelques minutes à peine après avoir quitté les bras de Maura et la chaleur des draps.

La scène de crime était à vingt minutes de chez toi, Maura était mal à l'aise dans sa robe de la veille mais ne te dit rien. Comme toujours, elle souriait voulant éviter de te faire culpabiliser. Avant de quitter la voiture, elle te vola un dernier baiser avant d'enfiler son « uniforme » du Docteur Maura Isles.

« Tout va bien, Jane ? Te demanda Korsak avec inquiétude.

- Il est quatre heures du mat, j'ai mal au crâne et je dois faire face à un double meurtre. Qui a découvert les corps.

- C'est un mystère. Le bureau a reçu un appel. Une voix qui disait, « meurtre, il les a tués. » Quand on est arrivés sur les lieux, il n'y avait personne à part les deux victimes et le téléphone était décroché.

- Allons voir ça. »

Lorsque tu entras, tu fus accueillie par l'odeur du sang et de la mort. Maura était déjà penchée au-dessus du corps de l'homme alors que Kent s'occupait de la femme quelques centimètres plus loin. Tu regrettas tout à coup d'avoir refusé le petit déjeuner que Maura t'avait préparé. Affronter un double meurtre, l'estomac vide n'avait pas été la meilleure idée que tu avais eue. Tu regardais les alentours. Tes yeux glissaient sur les dessins et les photos accrochées au mur quand tu remarquas les traces sur le sol. Ce n'était pas les corps qui avaient été trainés qui laissaient ces marques mais… Tu suivis les traces et trouvas une peluche dans les escaliers. Ton sang ne fit qu'un tour et te précipita vers Korsak.

« Est-ce que les victimes avaient un enfant ? Demandas-tu en montrant les dessins au mur avec la main qui tenait la peluche ensanglantée.

- Oui, Estella Gibson avait une fille, Lou, d'un premier mariage. Samuel Gibson l'a adopté, il y a deux ans lorsqu'il a épousé Estella pourquoi ?

- Cela ne te surprend pas qu'en pleine semaine, en pleine nuit, la môme ne soit pas là ? Demandas-tu avec inquiétude.

- Attends, tu veux dire que l'appel viendrait de la môme ?

- Lou a quel âge ?

- 6 ans et demi. Répondit Korsak en regardant son calepin.

- Ok, il faut chercher la môme. »

Tu ne réfléchissais plus. Il y avait là quelque part sur cette terre, une petite fille qui avait vu mourir sa mère et son beau-père et qui devait être terrifié par le monde entier. Tu ramassas la peluche et la glissa dans la poche arrière de ton jean et monta les escaliers en courant. Ton cœur tambourinait dans ta poitrine, tes mains tremblaient de rage et tout ce que ton esprit pouvait faire c'était prier pour ce petit ange.

La chambre était vide, celle des parents aussi, la salle de bain et le bureau désert. Tu te laissas tomber assise dans le couloir. Tu te mis à repenser à ton enfance. Au temps où tu aimais encore à jouer à cache-cache avec tes frères. Tu fermas les yeux avec force, essayant de faire abstraction du marteau-piqueur qui martelait entre tes tempes. Il fallait que tu la trouve, elle ne pouvait pas rester seule dans la peur. Tes entrailles se serrèrent si fort à cette idée qui tu sentis la bile envahir ta bouche. La douleur de l'échec avait toujours était la pire chose à tes yeux. Tu te levas d'un bond et rentra doucement dans le bureau. Les murs étaient couverts des dessins de la petite fille et de photos de la petite Lou avec son beau-père et sa mère. Tu avanças tranquillement vers le canapé et t'y installas.

« Je sais que tu te caches ici. Le méchant est parti. Je m'appelle Jane, je suis de la police. Si tu sors de ta cachette, je te promets de te protéger, Lou. »

Tu vis une petite blonde sortir de derrière le canapé. Tu lui souris et lui tendis son doudou. Elle le prit dans ses bras sans se soucier du sang dont il était couvert. Elle vint s'asseoir à coté de toi et poser sa tête sur tes genoux. Tu lui caressas délicatement les cheveux.

« Tu vas vraiment me protéger ?

- Oui, je vais trouver qui a fait ça. D'accord ? »

Elle hocha délicatement la tête avant de s'agripper à toi. Tu restas là avec elle. Veillant à ne pas la brusquer, tu la laissas se blottir contre toi. Tu la laissas se redresser et venir cacher son visage dans ton cou. Tu la laissas trouver sa place entre tes bras avant de l'enlacer tendrement. Elle était si légère dans tes bras que tu eus peur de la briser. Tu ne bougeas pas jusqu'à ce que Maura apparaisse dans la pièce.

« Te voilà, enfin. Tout le monde te cherche. »

Tu lui fis signe de faire doucement. La petite princesse, Lou, s'était endormie tout contre toi et semblait si paisible que tu n'avais aucune envie qu'elle ne se réveille et repense à ce qui venait de se passer. Maura compris rapidement et ne put s'empêcher de sourire.

« Elle était cachée derrière le canapé. Tu as du nouveau ? Demandas-tu à voix basse.

- Deux blessures nettes pour l'homme, une dans le dos, une en plein cœur. Pour la femme, c'est une autre histoire, elle s'est débattue, blessures défensives sur les bras et les mains ainsi qu'une blessure dans le cœur et deux l'abdomen. C'est elle qui était visée, je pense. Lui n'était qu'une gêne dans le plan du tueur.

- D'accord. Les corps sont encore là ? Demandas-tu en resserrant ton étreinte autour du corps de Lou.

- Non, Kent est déjà parti avec, il y a vingt minutes. Tu veux rentrer à la maison ? La petite a besoin de sommeil et les services sociaux ne seront pas joignables avant…

- Je ne la laisse pas aux services sociaux. Pas tant que le tueur est en liberté. Répondis-tu en te levant. Maura, je lui ai promis de la protéger quoi qu'il arrive.

- D'accord. Je vais te raccompagner à la maison avant de retourner au bureau pour faire les premières analyses. Ça te va ?

- Oui. Merci.

- On est ensemble, Jane, tes inquiétudes, tes choix sont les miens. Tu veux la protéger, je t'aiderai à tenir ta promesse. »

Tu aurais voulu l'embrasser, la prendre dans tes bras mais tu ne pouvais pas lâcher la petite princesse endormie tout contre toi. Maura te suivit de très près alors que tu descendais les escaliers. Korsak te regarda avec tendresse et respect lorsque tu passas devant lui. Frankie courut jusqu'à ta voiture pour t'ouvrir la portière arrière. Tu t'installas sur la banquette arrière et laissa ton frère t'attacher avec la petite contre toi. Maura prit le volant et sans dire un mot, elle roula jusqu'à sa maison. Tu ne pus t'empêcher de sourire lorsque tu compris qu'« à la maison » signifiait la maison de Maura. Lorsque vous arrivâtes dans l'allée devant chez Maura, tu vis, Constance, apparaître sur le pas de la porte. Tu sortis de la voiture avec l'aide de Maura en veillant à ne pas réveiller la petite princesse.

« Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Constance en vous ouvrant la porte.

- Laisse Jane coucher la petite et l'on t'explique. Répondit Maura en embrassant sa mère sur la joue. Je ne voulais pas te réveiller.

- Il est six heures, Maura, j'étais déjà réveillée. J'étais en train d'écrire dans ton bureau. Je vais vous préparer un petit déjeuner. Tout va bien avec Jane ?

- Elle est épuisée et va refuser de se reposer maintenant qu'on a cette affaire. Répondit Maura alors que tu disparaissais dans la chambre d'amis.

- Tu devrais la laisser dormir, ici. Je suis dans la maison d'amis avec Angela, je peux veiller sur la petite, la journée et vous aider le reste du temps. Si Jane reste, ici, tu pourras veiller sur elle.

- Merci, Mère, tu m'as vraiment manquée. »

Maura vint se blottir dans les bras de sa mère. Depuis l'enlèvement de Maura et l'affaire du hacker, Constance était devenue plus maternelle et avait décidé de suivre les conseils de Jane. Constance serrait sa fille contre elle lorsque Jane apparut dans le salon, les yeux remplis d'inquiétude et de fatigue, les bras engourdis d'avoir porté le petit ange. Elle se massa les tempes avant de sourire en voyant la scène qui se déroulait devant elle.

« Elle dort encore. J'espère qu'elle ne va pas paniquer quand elle se réveillera. Je vais dormir sur le canapé. Maura, tu es sûre de ne pas vouloir te reposer.

- Je vais bien, repose-toi et quand tu arriveras au bureau, tu trouveras mon rapport d'autopsie et tu pourras trouver celui qui a fait ça.

- D'accord. Je…

- Reste auprès d'elle, tu devrais dormir dans un lit. Répondit Maura en t'embrassant sur le front. Mais avant ça, prends les deux aspirines que je t'ai sorties. Tu as toujours ta migraine ?

- Oui, mais ça va passer. »

Maura ne quitta pas sa maison avant de s'être assurée que tout était en ordre. Constance fit de même avant d'aller s'installer sur le canapé de sa fille pour écrire son nouvel article pour sa prochaine exposition. Il était hors de question qu'elle se rende dans la maison d'amis alors que sous le toit de sa fille, sa future belle-fille et une petite princesse était en danger.

Lorsque Maura arriva à la morgue, Frankie et Korsak l'attendaient. Elle allait leur annonçait qu'elle se mettait immédiatement au travail lorsque Korsak la coupa dans son élan. Ce n'était pas pour l'autopsie qu'il était là mais pour Jane et leurs inquiétudes.

« Depuis une semaine, elle est épuisée, vous ne vous parlez presque pas. Qu'est-ce qui se passe à la fin ? Jane m'a certifié que tout allait bien mais…

- Tout va bien. Je vous promets. Vous savez que je ne peux pas mentir. Jane est simplement fatiguée parce qu'elle refuse de lâcher le travail. Pour le moment, elle dort dans ma chambre d'amis avec la petite. Elle refuse de la lâcher avant d'avoir arrêté le suspect.

- Alors à nous de jouer avant qu'elle ne meurt d'épuisement. Intervint Frankie. »


Alors? J'ai hâte de vous lire. A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures.

Prenez soin de vous,

Tesla xoxo