Chapitre 3 : En quête de preuves (I)

Hotch divisa son équipe en trois groupes pour inspecter les six scènes de crimes : JJ et Reid devaient inspecter les deux premiers lieux, Morgan et Prentiss les deux suivants enfin, lui et Gideon s'occupaient des deux derniers.
L'agent Morgan et l'agent Prentiss se rendirent à la base militaire de Norfolk, là ou avait été retrouvé le soldat Carl. Lorsqu'ils arrivèrent sur place, ils constatèrent avec étonnement que les lieux étaient investis par une dizaine d'hommes en costumes-cravates. Ce qui ne laissait rien présager de bon...

- Olà, c'est quoi tout ce monde ?Demanda Derek.

- Aucune idée mais nous allons bientôt le savoir. Lui répondit Emily en voyant un de ces hommes s'avancer vers eux à grands pas.

- Cette scène est classée « secret défense ». Leur dit il autoritairement.

- Ce qui veut dire ?

- Que vous ne pouvez pas rentrer.Se contenta de répondre l'homme.

Le visage du profiler s'obscurcit, il n'aimait visiblement pas qu'on lui parle sur ce ton.

- Vous rigolez ?! Nous sommes du FBI, de la section analyse du comportement…

- Je regrette, l'accès vous est refusé

- Je sais pas qui vous êtes mais je vous préviens que nous allons nous rendre sur cette scène de crime que vous le vouliez ou non !

- Qu'est-ce qui se passe ici ?Questionna une autre voix masculine.

- Deux agents du FBI qui jouent les fortes têtes

Un homme d'une quarantaine d'année, grand, élégant, au regard bleu océan se posta à côté du premier.

- Emily ?!

- Dan ?

- C'est bon Greg, je m'en occupe

- Pour une surprise, c'est une surprise ! Dis donc, ça fait un bye qu'on ne sait pas vu

-Oui…

Emily évita de soutenir trop longtemps le regard de son interlocuteur. Derek nota qu'elle semblait troublée. A partir de cet instant, la profileuse garda le silence. Constatant qu'il avait négligé l'homme qui se tenait à côté d'Emily, le fameux Dan changea d'attitude :

- Oh excusez moi, j'ai oublié de me présenter, Dan Milander agent de la CIA.

- Derek Morgan, FBI. La CIA ?? Mais qu'est-ce que vous faites sur notre scène de crime

- Dirons nous que votre victime était sous les ordres du Colonel Flack, que nous soupçonnons de vendre des informations et des armes à certains pays étrangers.

- Et ?

- Votre homme était sous ses ordres, il le connaissait bien et avait lié des liens d'amitiés avec lui. Peut-être était-il complice, peut-être pas. Ce qui suffit légalement pour vous décharger de l'enquête.

- Attendez, vous me parlez de soupçons et d'hypothèses alors que nous avons un tueur en série en liberté ! Il a déjà tué six personnes en moins de deux mois, ça c'est du concret !

- Ecoutez, si vous nous donnez libre accès à vos informations concernant Carl et que vous ne nous mettez pas de bâtons dans les roues, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas collaborer et enquêter chacun sur notre affaire.

- J'espère surtout que vos hommes n'ont pas salis la scène du crime. Déclara t-il froidement en partant.

- Vraiment charmant ton collègue !

- Désolé. Il est juste un peu méfiant

- Ça me rappel quelqu'un…

- Bien… J…Je dois rejoindre Morgan pour inspecter les lieux

- Em, attends…

Dan attrapa Emily par le bras, il la tira doucement vers lui.

- Tiens, mon numéro de téléphone. N'oublie pas de me rappeler.

Il glissa dans sa poche la carte et la fixa intensément, attendant une réponse de la brunette. Emily ne répondit rien, elle se dégagea de l'emprise de Dan avant de retrouver Morgan. Elle ne se rendit même pas compte qu'elle était déjà arrivée, seule la question du profiler la tira de ses pensées

- Depuis quand tu pactises avec la CIA ?

- A t'entendre, on croirait que la CIA est un organisme criminel

- C'est pas loin de ce que je pense.

- Je te rassure, je ne suis pas un de leur agent envoyé à la BAU pour vous espionner

- Et Milander ?

- Quoi Milander ?

- Mon petit doigt me dit que vous connaissez, n'est-ce pas

- Possible

- Vu comme ses yeux pétillaient…

- Morgan, on a un tueur à retrouver alors plus tôt on se mettra au travail et mieux se sera

- D'accord, d'accord, pas besoin de s'énerver

Derek n'insista pas, il savait que lorsqu'une personne se mettait sur la défensive, il ne valait mieux pas la brusquer. Il poursuivrait cette conversation plus tard. Pour le moment, il avait un tueur à comprendre. Il commença donc à se mettre dans la peau de ce dernier et à retracer le moindre de ses faits et gestes. Il eut à peine le temps de commencer que son téléphone sonna :

- Allo

- Mon apollon aurait-il besoin d'aide ?

- Je t'écoute princesse

- J'ai fais une recherche complète sur chacune de nos victimes.

- Dis moi que tu as trouvé quelque chose

- Désolé mon mignon, mais vos victimes ne se sont jamais rencontrées. J'ai passé à la loupe le moindre de leur appel, de leur conversation internet, de leur contact. Et nada.

- Elles ont peut-être croisé la route d'un journaliste ou d'un banquier

- Rien non plus de ce côté-là. Désolé, bel étalon.

- Au moins, maintenant on sait qu'il n'a pas de contact direct avec ses proies. Merci ma belle

- Ce fut un plaisir

- Et Garcia…

- Oui ?

- Je t'adore

TO BE CONTINUED