Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints.

Genre : Tranche de vie

Rating : T

Acteur : Heero, Duo, Quatre, Wufei, Trowa, Hilde.

Note de l'auteur : Suite de « Les chasseurs sont lâchés » et « Dilemme »

Début d'écriture : 24/05/2016


Triangle

Chapitre 2


Il doit être une heure du matin quand on frappe à la porte de la chambre de Duo. Il grogne dans son sommeil.

-« Tonton, Harnold pleure. Je n'arrive pas à le calmer. »

-« Je suis pas de service la nuit. » Lâche-t-il avant de refermer les yeux.

-« Tonton, le babyphone est allumé. Papa est repartir, il n'est pas dans sa chambre. »

Maxwell allume sa lampe de chevet, se tourne dans le lit et voit Heero qui sourit caché sous la couverture.

-« Je te hais. » Murmure le mécanicien.

Il ramasse son boxer qu'il passe, voit le babyphone qu'ils ont oublié d'allumer après avoir fait l'amour. Avec un soupir, il sort du lit et se dirige vers la porte.

-« Ton père a déposé le babyphone mais il n'a pas mis le volume assez fort. Va te remettre au lit, je m'en occupe. »

Duo monte les deux étages et ouvre la porte de la chambre du gamin.

-« Qu'est-ce qu'il y a bonhomme ? »

-« Papa est mort ! »

-« Tu as fait un cauchemar. Il est rentré, il est venu te donner un baiser, je l'ai vu. Il sera là pour le déjeuner. » Rassure Duo.

-« Tu promets ? »

-« Tu sais bien que ça je ne peux pas. Il peut toujours avoir une urgence. Allez dors, tu es un grand garçon. Tu ne seras jamais seul, ça, je peux te le promettre. »

-« J'ai pourtant l'impression que notre vie va basculer. » Pleurniche-t-il.

-« C'est le travail de ton papa et ta maman qu'elle ne bascule pas. Fais-leur confiance. Ferme les yeux et dors. Après-demain, maman rentre, elle n'est partie que trois jours. »

Harnold ferme les yeux, Duo lui caresse le dos jusqu'à ce que sa respiration soit régulière puis il se lève du lit. Laisse la porte entrouverte. Il va jusqu'à la chambre de Samira, écoute un peu. N'entendant rien, il redescend dans sa chambre.

Heero est sorti des couvertures, il a allumé le babyphone.

-« Tu me hais vraiment ? » Demande Yuy.

-« Ro' »S'étonne-t-il.

-« Allez, viens que je te réchauffe. Tu vas prendre froid à te balader dans cette tenue. »

Maxwell vient se glisser contre son amant, par douce vengeance il vient coller ses pieds contre le corps chaud d'Heero. Ce dernier sursaute sous l'action.

-« Encore une chance que tes enfants sont obéissants et qu'ils respectent ma chambre, on va finir par se faire prendre un jour. »

-« Pourtant je lui ai déjà dit de ne pas entrer dans notre chambre sans accord et ça n'a pas été respecté. » Soupire Heero. « Je t'épuise un peu pour t'aider à te rendormir ? Et puis, c'est plus agréable que dans mon bureau ou le tien. »

-« Je ne sais pas si j'en ai besoin. Je suis crevé. »

Voyant que Duo s'endort sur son torse, Heero remonte sa main jusqu'à la nuque qu'il caresse doucement. La réaction qu'il obtient n'est pas du tout celle qu'il cherchait, même s'il sent le sexe de son amant durci contre sa cuisse, Maxwell s'éloigne de lui le regard noir. Il s'assied dans le lit dos à Yuy ce qui le surprend.

-« Duo ? » Dit-il en venant se mettre à genou derrière lui.

-« Trouve ta méthode Ro' mais pas ça. Comment veux-tu que je te fasse l'amour alors que cette sensation me renvoie vers Trowa ? »

-« Je suis désolé. Pourtant, je suis toujours subjugué par la rapidité à laquelle ton corps réagit ! »

-« Ro', tu sais très bien pourquoi Hilde est partie ! Tu sais quelle date on est ! »

Yuy surpris prend son GSM et la regarde. Il vit plus en fonction des jours de la semaine que réellement la date.

-« Pardon, Duo. Tu vas au cimetière demain, je suppose. »

-« Oui. »

Heero le tire à lui pour qu'il se recouche. Cela lui fait mal de voir que treize ans plus tard son amant est encore tellement touché par le décès de Trowa. Est-ce qu'un jour il l'aimera comme il a aimé le pilote du HeavyArms ?

µµµ

Heero avait branché son réveil sur six heures du matin. Même sans ça il aurait été réveillé par Duo sortant du lit. Il aurait bien encore un peu paressé mais son amant allume pour commencer sa série d'abdominaux.

-« Tu pourrais faire ça à un autre moment ! » Râle Yuy en roulant sur le côté pour l'observer.

-« Il faut bien que j'entretienne ma forme. J'ai pas des heures de sport prévues dans mon horaire comme toi. » Lâche-t-il en s'activant sur son tapis de sol.

-« Le soir après le travail ? »

-« J'ai tes gosses. Si tu allais préparer le déjeuner ! Hilde n'est pas là pour le faire. Ro' le babyphone. » Rappelle-t-il quand il le voit partir les mains vides.

C'est vrai qu'il se rendait souvent compte qu'on lui simplifiait grandement la vie en dehors du travail quand Hilde n'était pas là. Pas de petit déjeuner sur la table, une heure en moins à dormir. Encore une chance Samira s'occupait d'amener son petit frère à l'école parce qu'à sept heures Duo serait parti pour le travail.

Au moins ce soir, il n'aurait pas de réunion, il aura plus de temps en famille. Il allume le percolateur préparé la veille par Duo, il sort le plateau qui est toujours ainsi dans l'armoire avec les confitures, les pâtes à tartiner, le cacao à diluer, le sucre. Il dépose le tout sur la table et met rapidement quatre bols, assiettes et couteaux.

Il monte à l'étage et dépose le babyphone sur le buffet dans le couloir menant aux chambres. Il éteint la base, s'étire avant d'aller prendre ses vêtements et d'aller se raser.

Duo rentre dans la salle de bain au moment où il finit de s'habiller.

-« Tu veux bien me préparer un thermos de café et deux tartines à la confiture. Je déjeunerai au travail. »

Heero veut un rien pester de devoir déjeuner sans lui, seulement il sent bien que son amant n'est pas au meilleur de sa forme depuis leur réveil nocturne.

En arrivant dans la cuisine, il voit qu'il n'est que six heures vingt-cinq, Maxwell va donc commencer sa journée par le cimetière.

Il a fini de préparer le déjeuner de son compagnon quand celui-ci réapparaît toujours le visage fermé.

-« Ro', il y a encore les boîtes à tartines des gosses que j'ai préparé hier à sortir du frigo. Et n'oublie pas de les réveiller. »

-« Ça, ça fait partie de mon travail quotidien. » Sourit Yuy.

Il s'avance vers Duo pour lui remettre le thermos et la boîte à tartines, il l'embrasse tendrement en laissant sa main courir sur la joue de son vis-à-vis.

-« À ce soir, je t'aime. » Dit-il.

-« Moi aussi, à ce soir. »

µµµ

N'ayant pas le temps de tout faire à pied, Maxwell sort la moto de Trowa qu'il entretient avec amour et il s'en va jusqu'au cimetière.

Il ôte son casque, soupire et entre. Il marche d'un bon pas jusqu'à la stèle de Barton. Il sort de son portefeuille une pièce qu'il dépose sur la pierre. Il soupire en constatant qu'au fil du temps, il n'y a que les siennes qui restent dessus. Il n'en a jamais trouvé d'autres.

Pauvre Trowa qui reste seul même dans la mort, il se sent encore plus coupable. Oui, il lui manque. Oui, il se demande parfois ce que sa vie serait devenue si Trowa n'était pas mort, s'il serait toujours ensemble, si leur amour aurait résisté à la pression d'Heero.

Pour sa part, il le croit même s'il y a au moins cinq ans qu'il ne ressent plus le manque de son absence. Et il a honte de cultiver cette image auprès de Hilde et d'Heero pour avoir au moins trois nuits par an avec son amant. Même les dates des conceptions des enfants ne sont qu'un souvenir douloureux mais pas plus qu'un autre de sa vie. C'est certain qu'il ne voudrait pas les reproduire à nouveau, mais c'est devenu comme les tortures d'Oz, une petite plaie masquée par beaucoup de joie.

-« J'espère que tu pourras me pardonner quand je viendrais te retrouver. » Dit-il en mettant sa main sur la pierre. « Je t'ai aimé Trowa n'en doute jamais. J'aurais voulu encore faire une longue route avec toi. »

Après un soupir à faire fendre la pierre, Duo s'en va, il doit se rendre au travail s'il veut pouvoir quitter à seize heures pour les enfants.

µµµ

Heero pousse la porte de la chambre de son fils après avoir allumé dans celle de Samira.

-« Debout gamin. »

-« Papa ! Tu es enfin là ! »

-« Oui, je suis rentré après ma réunion et j'ai dû aller régler un problème. Lève-toi, il y a école. » Répond Heero en lui passant une main dans les cheveux.

Cela ne le perturbait pas du tout de devoir lui mentir et il restait sur ce qu'avait voulu faire passer son amant.

-« Tu me conduis ? » Insiste Harnold.

-« Quand maman n'est pas là, c'est Samira qui le fait. » Rappelle plus fermement Yuy.

-« Je voudrais une famille normale. » Soupire l'enfant.

-« Tu as une famille. Tu as quatre personnes qui s'occupent de toi. Tu as déjà bien plus que certaines personnes. » Gronde Heero.

Puis il sort de la chambre. À chaque départ de sa femme, c'est la même histoire, à la longue ça l'énerve un peu. Qu'est-ce qu'il aurait aimé avoir ce que son fils a quand il était enfant ! Duo aurait tout autant apprécié, au lieu d'être livré à lui-même. Non, il ne peut pas accepter qu'il se plaigne alors qu'il a tout pour être heureux. Il est incapable de voir son bonheur et ça l'attriste.

Comme toujours, Heero prépare le cacao de son fils et sa tartine à la pâte au chocolat, puis son déjeuner personnel. Il reste énervé, regrettant certains gestes de cette nuit et l'attitude froide de Duo qu'il espère due à son état d'esprit mais il n'en est pas certain. Ses paroles un peu brusques à son fils lui reviennent aussi. C'est un enfant, il gère ses angoisses comme il peut, en s'accrochant à ses habitudes.

Quand Harnold arrive à la table habillé, il a une tête de chien battu, Heero soupire.

-« Je suis désolé, fiston, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. C'est possible que tu aimerais bien une famille comme un de tes camarades, seulement je suis aussi persuadé qu'il y en a un ou plusieurs qui t'envient pour plusieurs choses. Il faut apprendre à apprécier ce qu'on a, ça, ton tonton me l'a appris. »

-« La maman de Jim ne travaille pas, elle est là tout le temps pour lui. » Soupire le gamin.

-« Oui et la maman de Connors est morte du cancer l'année passée. Ta maman va revenir, elle. »

-« Oui mais il a une grand-mère. J'en ai pas. »

-« Harnold, tu préférais avoir des grands-parents et plus de parents ? » Demande Samira en entrant prête pour l'école.

Le gamin écarquille des yeux qui se remplissent de larmes.

-« Non, je veux pas ça ! » Dit-il entre deux sanglots.

-« Tu veux plus que ce que tu as, c'est impossible, c'est comme ça. » Lâche l'adolescente. « Comme papa a dit, soit heureux de ce que tu as, pas envieux. »

-« Merci Tibou. » Sourit Heero.

-« Pourquoi tu lui donnes un surnom et pas à moi. » Pleurniche Harnold.

Samira sourit à son père avant de dire.

-« On n'est pas sorti de l'auberge. Espérons que la sagesse vienne avec l'âge. »

-« Oui, j'y vais, soyez sage. » Dit-il en se levant.

-« Ah, je me souviens d'une époque où on ne m'aurait pas laissée seule à la maison. » Soupire-t-elle.

-« Samira ! » S'indigne Yuy.

-« Je plaisante papa, je préfère ça à la garderie, chose que tu n'as pas beaucoup connue petit veinard. » Taquine-t-elle.

Alors qu'il se dirige vers la porte, il entend.

-« J'y vais le mercredi. »

-« Et moi, j'y allais le matin, certains après-midi en plus du mercredi. »

Pourquoi Harnold était-il si envieux ? Ils ont pourtant élevé les deux enfants de la même façon avec les mêmes règles. Il sera heureux quand Hilde sera de retour, son fils est moins pénible quand son univers n'est pas perturbé.

Arrivé au bureau, il vérifier ses mails et toutes les missions de ses agents. Il sourit en voyant un courriel de sa compagne.

Hello,

Tout va bien ici, c'est bien moins dangereux d'être la conseillère et la garde du corps d'un agent du gouvernement représentant Monsieur Winner qu'à l'époque où elle était l'ambassadrice de la Paix.

Donne un gros bisou de ma part à Harnold, dis-lui bien que je vais bien et que je serai là demain dans l'après-midi.

Hilde.

Rien pour Duo, rien pour Samira. Il n'a pas à dire certains ont des privilèges. Il répond rapidement à sa compagne avant de s'attaquer au rapport de la réunion d'hier avec sa secrétaire. Il doit vérifier avec elle tous les points qu'elle puisse le taper et l'envoyer à tous les chefs d'équipe.

Vers onze heures, Margareth entre avec toutes les copies. Elle lui tend la sienne.

-« J'expédie celle de Monsieur Maxwell ou vous allez lui porter ? »

C'est vrai que ça discute toujours beaucoup autour de la machine à café. Est-ce qu'il n'y a qu'une amitié entre les deux ? Il y a longtemps que Duo et Heero n'ont plus été surpris à s'embrasser mais ça pouvait aussi être pour un pari ou une enquête comme à l'époque où on avait fait circuler de fausses informations pour démasquer une taupe. Est-ce que c'était un trisôme ? Pourtant, on sait Monsieur Maxwell homosexuel et Monsieur Yuy hétéro, son attitude avec les femmes ne trompe pas.

-« Je vais lui porter, c'est l'anniversaire du décès de son compagnon, il n'était pas bien au matin. » Dit-il en se levant.

Margareth approuve, voilà la preuve qu'il n'y a que de l'amitié. Un homme ne peut pas rester abattu par la mort de son amant et batifoler avec un autre.

Yuy range son rapport dans son classeur et prend celui pour Duo. Depuis qu'il ne travaille plus à l'ambassade, c'est plus facile aussi pour eux de se côtoyer et se retrouver qu'à l'époque où il devait traverser une partie de la ville. Et puis quand il se rend au garage puisque c'est le même service, ça soulève moins de questions des miliciens.

Quand il arrive son document à la main, Duo est en pleine explication avec un nouvel élément. Un jeune mécano qui sort de l'école qu'on doit encore former pour aller sur le terrain afin d'être là pour dépanner les véhicules mais également être le dernier homme en cas d'attaque.

C'est à l'époque où il a repris la direction des Preventers de Sank qu'il a pensé à cette nouvelle branche, d'autant plus qu'une équipe a été décimée en mission quand leur véhicule est tombé en panne et que personne ne savait le réparer pour fuir le danger.

Depuis, chaque preventer doit faire une formation de trois mois au sein de l'équipe de Duo et les mécanos qui le veulent peuvent se former à partir sur le terrain.

Maxwell est justement en train d'explique à la nouvelle recrue comment se servir du véhicule pour se faire une protection et utiliser son équipement. Il utilise un tournevis n'ayant plus d'arme de service depuis qu'il a refusé d'aller en mission.

-« Ouvrir une portière et te planquer derrière est idiot une balle peut traverser le métal si c'est un gros calibre ou une mitraillette, sauf si tu sais qu'elle a été renforcée. »

-« Pourtant dans les films, c'est ce qu'on voit toujours. » Rétorque la recrue.

-« Ce n'est pas la réalité. » Lâche Duo en haussant les épaules.

-« Très bien dit ! » Clame Yuy.

Faisant sursauter Maxwell qui se retourne vivement alors qu'il tient son tournevis pour l'envoyer comme un couteau à son agresseur.

-« Tu ne peux pas t'annoncer ? Un jour, je l'enverrai ! » Peste Duo.

-« Pas sans avoir vérifié. » Sourit Heero. « Je ne savais pas que c'était à toi de former les hommes qui vont sur le terrain à part pour la mécanique. »

-« Il a posé une question je réponds. » Rétorque Maxwell.

-« Pourquoi ne lui dis-tu pas comment voir si elle a été renforcée ? » Insiste Yuy.

La nouvelle recrue est en position fixe depuis qu'il a remarqué le capitaine dans le garage.

-« Rompez ! » Finit-il par dire ne supportant plus de le voir ainsi.

-« J'allais le faire. Pourquoi tu es là ? » Grogne Duo.

-« Le rapport de la réunion d'hier. » Dit-il en l'agitant.

-« Bien, j'arrive, tu sais où est mon bureau. Je finis ici. » Répond Maxwell.

-« Vous pouvez aller mon lieutenant. Je vais aller voir Dimitri pour lui donner un coup de main. » Insiste le novice.

-« Crois-moi, il peut attendre. Tu me cherches cette panne en faisant attention autour de toi comme si tu étais sur le terrain. Tu as bien vu tout peut devenir une arme pour te défendre. »

Maxwell recule et enclenche un chrono, il l'observe évoluer. En moins de quinze minutes il a réparé sans jamais se mettre réellement en danger. Pas sûr que sur le terrain cela soit suffisant mais il n'est qu'au début de sa formation et Heero a raison, ce n'est pas à lui de le former, seulement autant le mettre en condition puisqu'il veut faire cela dans la vie.

-« Va voir Dimitri. »

Lui se rend dans son bureau où son amant l'attend. Ce dernier est assis à son bureau, son portable ouvert devant lui, celui de Maxwell déplacé sur le coin.

-« Ça fait plaisir de te voir, mais je vais bien. »

-« Je le constate. Tu aurais eu besoin de moi, tu ne m'aurais pas fait attendre. » Sourit Yuy.

Il achève sa vérification et coupe ses programmes.

-« Tu ne vas jamais sur sa tombe ? » Demande Duo.

-« Pourquoi j'irais ? » S'étonne Heero en rangeant son portable.

-« Toi, oui mais Quatre non plus n'y va jamais. »

-« Qu'est-ce que tu en sais ? »

-« Je suis le seul à déposer des pièces dessus, si je ne payais pas quelqu'un pour entretenir sa tombe, elle serait sous la jungle. »

-« Ça, tu n'en sais rien ! Quatre y va peut-être sans déposer de pièces. C'est typiquement américain et tu ne le fais que depuis ce reportage que tu as vu. » Rappelle tendrement Heero.

-« Je me sens parfois tellement coupable. » Dit-il en venant se blottir dans les bras de son amant.

-« De quoi ? »

Il avait eu envie d'ajouter de m'aimer même si Duo n'avait certainement pas besoin pour l'instant qu'il lui montre ses angoisses personnelles.

-« De ne pas y aller plus. »

-« Tu as ta vie maintenant. C'est que tu en ressens moins le besoin. Tu y allais toutes les semaines au début. J'ai dû y aller t'y chercher plusieurs fois la nuit tombée la première année, moins la deuxième. Tu es vivant Duo. Tu ne peux pas continuer à vivre pour tous tes morts. Ce n'est pas parce que tu ne vas jamais sur la tombe de Sœur Hélène et le Père Maxwell que tu ne les aimes plus. Ils gardent une place importante dans ta vie comme Solo. Tous tes morts t'ont fait toi vivant et merveilleux. »

-« N'empêche, il y en a trop dans ma vie. » Soupire-t-il

-« Peut-être parce que tu as cette capacité à aimer les gens et te les attacher. »

Yuy l'embrasse dans le cou et lui caresse le dos.

-« Je serai content quand Baby reviendra. Je crois que les angoisses d'Harnold déteignent sur moi. »

-« Je vais devoir y aller, on se revoit ce soir à la maison. »

-« On devrait faire une activité en famille ce soir. Samira voulait m'accompagner au bowling un jour. » Dit Duo en s'éloignant de son amant.

-« On peut y aller ce soir. » Propose Heero.

-« Adjugé. » Sourit Duo.

Une fois Yuy parti, Maxwell ramène la moto à la maison, s'il ne le fait pas maintenant, il devra le faire ce week-end. Sur le chemin du retour, il prend un sandwich qu'il mange en commençant son stock comme tous les vendredis après-midi afin de passer sa commande.

À Suivre…