Bonjour, bonsoir~ ! Donc voici le chapitre 2, j'espère qu'il vous plaira :3

Bonne lecture !


« Hony soyt qui mal pence »*… Eren, allongé sur son lit, laissa tomber le livre à côté de lui, alors que ses prunelles se focalisaient sur le plafond, fait de poutres, au dessus de lui.

Une semaine s'était écoulée depuis le Tournoi du Chevalier, et Eren n'avait pas tardé à quitter la ville pour traverser le Royaume à dos de cheval, atterrissant finalement dans une petite auberge, à une demi-journée de marche de la chaîne de montagnes, symbolisant la frontière avec le « Non-Monde ». C'était là que les voyageurs, migrant vers les mines du « Non-Monde », venaient se restaurer, avant d'affronter l'ascension des montagnes et ainsi basculer de l'autre côté, là où seulement les plus téméraires osaient aller.

C'est aussi là que la légende du Chevalier noir a débuté. De village en village, Eren n'avait pas cessé pendant une semaine de demander à chaque habitant, s'il connaissait ce Chevalier. Rapidement, on lui a indiqué les montagnes et il entendit les rumeurs les plus folles qui puissent exister sur sa cible. On lui a raconté qu'il kidnappait, qu'il découpait et qu'il violait tout ce qui se trouvait sur son chemin, qu'il se promenait sur le dos du diable, déguisé en cheval, en personne et que le simple bruit de son épée sortant de son fourreau pouvait se révéler mortel, pour celui qui l'entendait. Cela avait de quoi faire un peu peur à Eren mais il ne s'était pas découragé. Au contraire, pour lui, il était temps que quelqu'un agisse, enfin ! Contre ce monstre, qui terrifiait les habitants.

Ainsi, au bout d'une semaine d'enquête, il se retrouva dans cette auberge, sur ce lit, qui avait sûrement trop servi, un livre qu'Armin lui avait donné avant son départ, entre les mains.

Le jeune homme se remémora sa dernière discussion avec le bourgeois. Eren venait de quitter la caserne, Mikasa calmée, son cheval scellé et ses vivres attachés, les rennes dans une main, l'autre main sur son épée. Alors qu'il allait passer les portes du dernier mur de la ville, il entendit son nom. Eren reconnut rapidement le jeune bourgeois, qui courrait jusqu'à lui, un livre sous le bras.

- Eren ! Laisse-moi te donner cela !

Tout en reprenant son souffle, il lui tendit un petit livre, relié de cuir vert, avec une inscription faite en or : Sire Gauvain et le Chevalier vert… Eren trouvait cela un peu ironique et ne put s'empêcher de rire sur un ton léger.

- C'est un mode d'emploi, Armin ? C'est pour m'apprendre à combattre les méchants démons ?

- Exactement ! Je veux m'assurer du fait que tu restes sage et raisonné, même à distance.

Armin parlait sur un ton amusé. Cependant, quand Eren plongea son regard dans le sien, il vit l'inquiétude, qui y régnait. Armin laissa échapper un soupire et s'avança un peu pour reprendre le livre et le coincer en sécurité dans une des poches, fixées contre les flans du cheval.

- Sois prudent, Eren… Le Chevalier noir n'est peut-être pas la plus dangereuse des choses que tu rencontreras à travers ton voyage. Je tiens à ce que tu garantisses, même un minimum ta sécurité. Notre Royaume n'a pas besoin de morts inutiles…

Eren le fixait avec sérieux. Il comprenait où Armin voulait en venir : il lui disait qu'il tenait à lui, et cela lui fit chaud au cœur.

- Je reviendrai. Sois en assuré, et je reviendrai avec la tête de ce Chevalier, sur une pique s'il le faut.

Armin fit un petit sourire peiné. Il savait que son ami d'enfance avait cette tendance à basculer dans les extrêmes. Quand ils étaient petits, toutes les bagarres de leur faubourg, pourtant bien tranquille, étaient déclenchées par son ami. Fils du médecin du quartier, Eren avait suivi son père dans toutes les familles bourgeoises de la ville. Cependant, il n'était pas rare que ses visites se soldèrent à travers des bagarres avec les autres enfants des bonnes familles. Plusieurs fois, Grisha, le père d'Eren, dut le ramener en catastrophe chez sa mère, Carla, pour lui infliger une bonne leçon. Néanmoins, cela n'eut jamais d'effet sur lui. Au grand étonnement de Grisha, ce qui raisonna un minimum son fils fut la lecture.

Alors qu'ils étaient en visite dans la famille Arlelt pour soigner une cousine d'Armin, Eren se balada dans le grand bâtiment, qui servait d'église, de bibliothèque mais aussi de maison aux archivistes du Roi Rod et aux habitants du quartier. Impressionné par ce qu'il voyait, il ne remarqua pas tout de suite la présence d'un petit garçon blond, assis près d'une fenêtre pour lire une encyclopédie illustrée sur les fonds des mers. Armin fut le premier à repérer l'autre et d'un ton jovial, il demanda à Eren, ce qu'il faisait là. Eren, âgé de dix ans, fut surpris qu'un autre enfant lui parle sur un ton autre que celui de défi ou de mépris. Alors, sans pour autant faire totalement confiance au garçon chétif face à lui, il lui expliqua qui il était, ce qui agrandit le sourire empli de gentillesse d'Armin. Le petit blond n'hésita pas à lui proposer de lire avec lui l'énorme encyclopédie, qu'il tenait difficilement sur ses genoux. Eren accepta, encore un peu méfiant. Cependant, sans qu'il ne s'en rende compte, le temps se mit à défiler à une vitesse folle, alors qu'il commentait avec son nouvel ami chaque page illustrée du livre.

Ne voyant pas Eren revenir de sa promenade, Grisha en déduisit qu'Eren s'était à nouveau fourré dans il ne sait quel pétrin. C'est avec soulagement, qu'au bout d'une heure, il retrouva son fils entrain de discuter comme tout être, un temps soit peu civilisé, avec un autre garçon de son âge. Rapidement, Eren demanda à son père de retourner auprès de son ami pour lire. Grisha accepta bien vite, heureux de voir son fils s'intéresser à autre chose qu'à la bagarre. Ainsi, Eren passa une grande partie de son adolescence dans l'immense bibliothèque, celle accessible par les sujets mais aussi dans les archives des Arlelt, guidé par Armin, qui était devenu à force son meilleur ami. Avec les années passées à la caserne, Armin et lui s'étaient un peu éloignés, aussi par le fait que le blondinet était destiné à reprendre la gestion de la famille, ce qui rendait son emploi du temps chargé.

Cependant, malgré le fait qu'ils se soient un peu éloignés, Armin prenait le temps de lui rappeler ces moments passés ensemble, qui avaient évité à Eren un bon nombre d'ennuis, bien pires qu'une simple bagarre d'enfants.

- Tu es venu au tournoi ?

Eren parlait tout en veillant à ce que la sacoche soit bien refermée. Armin baissa son front en signe d'approbation.

- Oui. Je me devais d'être là. Les personnes les plus influentes du Royaume étaient présentes et il fallait que je représente mes parents et mon grand-père.

- Tu as aimé le spectacle, j'espère.

- Evidemment ! Cependant, il te manque encore un peu de réflexion avant tes actions. La balayette que t'a infligée le soldat de Mahr était tout ce qu'il y avait de plus prévisible.

Eren grimaça à ce souvenir de Reiner Braun lui faisant un croche-pied lors de leur duel à l'épée. Armin, quant à lui, ne se retint pas de sourire avec malice. Ce dernier finit par lui tendre la main en rigolant un peu.

- Aller… Ne fais pas cette tête. Tu as gagné à la fin ! Maintenant, va et fais attention à toi.

Eren lui serra la main, un sourire tendre sur le visage. Armin était définitivement quelqu'un sur qui il pouvait compter et qui le soutiendrait, quels que soient ses choix. Après une embrassade, Eren monta sur son cheval et passa les portes de la ville royale pour s'élancer à travers la plaine du Royaume. Il ne savait pas vraiment où il allait mais il avait confiance en lui, le regard décidément tourné vers l'horizon.

Au cours de la semaine qui s'était écoulée, quand il avait besoin de réfléchir ou de se calmer, il lisait le livre qu'Armin lui avait passé. La détermination du chevalier et sa loyauté l'avaient inspiré. Ainsi, même s'il se retrouvait sans destination, à dormir à la belle étoile, il savait se persuader qu'il devait continuer, aller jusqu'au bout, quitte à prendre le risque, comme dans le livre, de se faire trancher la tête.

Plongé dans ses pensées, un sourire aux lèvres, Eren fut surpris quand la porte en bois de sa chambre, s'ouvrit dans un grand fracas pour laisser place à une des serveuses de l'auberge. Petite, menue, une moue boudeuse sur le visage, des cheveux roux un peu hirsutes et attachés en deux couettes basses, elle semblait le fusiller du regard, de ses deux grands yeux bleus. Entre ses mains, elle portait un plateau où la spécialité de l'auberge, un pichet de vin et du pain étaient calés. Elle entra dans la chambre sans autre cérémonie et posa le plateau sur la table de bureau.

- Vous êtes sourd, hein !? Je toque comme une gentille demoiselle à votre porte depuis cinq minutes et vous ne répondez pas ! J'ai bien cru que vous étiez mort.

Eren se redressa tout en remarquant l'absence de tristesse dans la voix de la jeune femme. Qu'il soit mort ou non, cela ne la préoccupait pas plus que cela, elle aurait sûrement un peu plus de travail que d'habitude, c'est tout.

- Voilà le plat que vous aviez demandé. Y'a encore qu'que chose que j'dois faire ?

La jeune femme ne le regardait même pas, prête à partir et entrain de nettoyer ses ongles avec son tablier. Eren se dit que c'était le moment pour lui pour se remettre à enquêter.

- Vous savez pourquoi je suis ici ?

- Vous voulez jouer aux devinettes ? Je suis très forte pour cela.

La serveuse le dévisagea comme s'il était le dernier des imbéciles, ce qu'Eren n'aimait pas mais en même temps, il avait l'impression de se voir à travers elle parfois.

- Je suis ici pour le Chevalier noir, qui se trouverait dans cette partie du Royaume. Vous avez des informations à son sujet ?

L'expression de la jeune femme s'assombrit d'un coup. Elle lâcha son tablier et le lissa sur ses cuisses, qu'elle referma, tout en n'osant plus regarder Eren dans les yeux. Tout son corps s'était raidi, et elle semblait nerveuse et dans l'incapacité de parler. Un silence gênant, qui dura plusieurs minutes, s'installa entre eux et Eren se dit qu'il ne pouvait prolonger cette torture plus longtemps. Bien qu'elle semblât avoir déjà rencontré ce Chevalier, elle ne voulait pas en parler. Eren ne savait pas s'il pouvait faire un tel parallèle mais il avait déjà rencontré une jeune femme, qui avait réagit comme elle dans le passé. Au cours d'une de ses missions, il avait dû poursuivre un mari, qui avait tué toute sa famille sauf sa plus petite fille. A l'évocation de son père, les larmes lui montaient aux yeux et elle refusait pertinemment de parler. Il avait été très dur pour Eren et Mikasa de retrouver l'homme et personne ne sut jamais ce qu'il avait fait subir en détails à sa famille. Eren avait l'impression de revoir la petite fille dans la serveuse en face de lui, ce qui lui retourna un peu les tripes.

- Allez-y… Je ne vais pas vous retenir plus longtemps.

Sans se faire prier, la rouquine sortit plus vite que la lumière de la chambre, claquant dans son élan la porte derrière elle. Eren se sentait mal et il voulait demander à cette femme son pardon. Cependant, il se doutait du fait qu'elle était en colère. Il valait mieux qu'il attende un peu. Son regard se posa sur son repas puis sur le livre d'Armin qu'il venait de finir.

D'un geste souple, il se leva et attrapa le bout de pain pour se remettre à lire, pour la nième fois l'histoire. Il n'arriverait pas à dormir, ni à manger correctement ce soir, il valait mieux pour lui qu'il tente de se changer un peu les idées.


Finalement, la nuit passa rapidement pour Eren. Epuisé par son voyage, il s'endormit tel quel sur son lit, le livre encore ouvert près de lui. Le plat sur la table de bureau avait refroidi, intact, et ce fut d'ailleurs la faim, qui tira Eren de ses songes. Lentement, le jeune homme sortit de son sommeil, les cheveux en batailles et l'air endormi sur le visage. Le soleil perçait les rideaux précaires de la chambre et annonçait une journée au temps particulièrement favorable.

Eren s'autorisa encore quelques instants au lit avant de se lever pour aller se rafraichir à l'extérieur de l'auberge. Quand il entra à nouveau dans l'auberge, notamment dans la salle commune pour commander à manger, un petit silence se fit. Le jeune homme prit le temps d'observer la salle, tout comme celle-ci le faisait pour lui. Des voyageurs, surtout des hommes louches encapuchonnés, faisant du trafique en tout genre, légal et illégal, occupaient les différentes tables de la pièce. Devant eux, se trouvaient des bières, du vin, des petites choses à grignoter ainsi que des jeux d'argent, auxquels ils se prêtaient volontiers. Tous semblaient reconnaître Eren, ce qui ne surprit pas le serviteur de la Reine. Beaucoup d'entre eux ont dû organiser les paris pendant le tournoi. Ils ne seraient pas étonnants qu'ils aient assisté à son duel contre Mikasa et au défi lancé à son encontre par la Reine.

Finalement, les conversations reprirent crescendo alors qu'Eren prenait place à une petite table, pas loin du bar. Il vit la jeune serveuse de la veille sortir de la cuisine pour monter à l'étage, sûrement pour passer par sa chambre et y faire du ménage. Ce fut une autre serveuse, la fille du patron, qui vint prendre sa commande. Pendant l'attente, le chevalier-en-devenir continua à observer la salle. Devant lui, il voyait tout le potentiel d'informations, qu'il pourrait soutirer à coup d'interrogatoires plus ou moins bien menés. S'il choisissait le bon, il n'aurait pas à s'attarder trop longtemps dans ce lieu et il pourrait reprendre sa route. Il n'était jamais bon de passer trop de temps dans ce genre d'endroit, qui accueillait des malfrats en masse, notamment quand on est sensé représenter la justice et la loyauté envers le système.

Rapidement, sa commande lui fut ramenée et donc, Eren entreprit de calmer sa faim. Sa faim était si grande, qu'il se concentra uniquement sur le plat devant lui et il ne remarqua pas tout de suite qu'un homme encapuchonné s'approchait. C'est quand ce dernier recula la chaise en face de lui, qu'il daigna relever la tête pour fixer l'homme, qui s'asseyait. Le regard turquoise fixa avec méfiance l'homme, qui abaissa sa capuche pour découvrir un visage jeune, allongé avec des cheveux ébouriffés, plutôt blonds et orné de deux pupilles d'une couleur indéfinissable, assaillant entre le gris et le bleu très clair. Eren ne connaissait pas ce jeune homme et se demandait intérieurement, ce qu'il lui voulait. Heureusement, l'intrus prit la parole très rapidement.

- Pardon de te déranger dans ton repas, mais tu ne serais pas Eren Jaeger ? L'engagé, ayant triché au tournoi ?

- Non, je suis bien Eren Jaeger, serviteur de notre digne Reine Historia mais jamais, je n'ai osé tricher.

Eren eut du mal à ne pas en mettre une directement dans la tronche du gars en face de lui. Lui ? Triché !? Même pas en rêve, et il était décidé à lui faire comprendre. L'homme en face de lui prit un air grave, se rendant compte qu'il s'y prenait mal et qu'Eren était à deux doigts de lui régler son compte. Alors, dans un élan pacifiste, il décida de calmer la situation.

- Calme... J'suis pas là pour parler de ta performance, lors du tournoi. Je suis là parce que j'ai des informations sur le Chevalier que tu pourchasses.

Eren fronça les sourcils aux paroles de l'inconnu. C'était trop beau pour être vrai. Cependant, il semblerait bien que, pour cette fois, il n'aura pas à courir après les informations, mais que ce seront elles qui viendront à lui.

- Bien, dans ce cas-là, je t'écoute.

Eren restait méfiant mais il voulait quand même entendre ce que l'homme avait à lui dire. Ce dernier fut un peu troublé mais rapidement repris de l'assurance et parla sur un ton un peu dragueur.

- L'homme que tu cherches, je l'ai vu~ Il se promène souvent dans les forêts avoisinantes. Et il laisse toujours son cheval pas loin d'une fontaine, qu'on appelle ici la fontaine aux fées ! Ahlala ! Si t'avais vu son ch'val ! Un très beau spécimen !

Le chevalier-en-devenir l'écoutait attentivement et le détail du cheval attira son attention. Souvent, les personnes interrogées semblaient fascinées par le destrier du Chevalier. De ce qu'Eren avait entendu dire, le Chevalier chevauchait un immense étalon noir, dont les yeux étaient particulièrement sombres, au point de se confondre avec sa robe. Sa crinière était particulière : constituée de poils noirs, dorés et argentés, elle reflétait la lumière, contrairement au reste du corps du destrier. Apparemment, un aura qualifié de maléfique par les habitants entouré le cheval, ternissant toute source de lumière à proximité.

Eren se dit qu'il devait tester l'inconnu face à lui. Un sourire en coin sur les lèvres, il prit une gorgée de sa boisson avant de fixer le jeune homme, d'à peu près son âge, et de lui demander de décrire le destrier. Alors, l'inconnu se lança dans une description précise et emplie de fascination. Rapidement, Eren se dit que l'homme avait vraiment le Chevalier noir. Après avoir demandé son prénom, Eren fixa un rendez-vous avec l'inconnu pour se rendre à la fontaine.

Ainsi, sur les coups de midi, Eren rejoignit Farlan, l'inconnu, devant l'auberge. Ils montèrent sur leurs montures et partirent en direction de la fontaine. Après une heure de marche à travers la forêt, ils arrivèrent devant une immense fontaine, d'où jaillissait l'eau la plus transparente qu'Eren ait pu voir dans sa vie. Aussi étincelante qu'un bijou royal, tout lui semblait un peu surréaliste. Comment un objet d'une telle beauté pouvait se trouver en pleine forêt, abandonné ? Le jeune homme voulait résoudre ce mystère mais rapidement, Farlan, qui était descendu de sa monture lui fit signe de cacher les chevaux avant de lui montrer le destrier du Chevalier noir, qui était bien là, à se désaltérer dans la fontaine.

Eren était impressionné. Il comprenait tout les discours élogieux fait autour de cet animal. Jamais, il n'avait vu un tel équidé. Il était particulièrement grand et sous sa peau, roulaient des muscles, qui semblaient puissants. Cependant, Eren ne put s'attarder plus de temps sur cet animal, Farlan lui faisant signe de se dépêcher. Finalement, cachés derrière des buissons, ils observaient l'animal. Farlan, sur un ton bas, entreprit de donner des informations à Eren.

- Pour l'instant, il est seul... Mais j'ai entendu dire qu'il fallait décorer la robe du cheval d'une fleur bleue pour faire apparaître instantanément le chevalier.

Eren se tourna vers Farlan avec un air sceptique.

- Une fleur bleue ? Pourquoi une fleur bleue ?

Farlan se contenta de hausser les épaules. Lui-même ne semblait pas plus informé. Néanmoins, il commença à inspecter autour d'eux.

- Je vais commencer à chercher. Reste près du cheval... Il me semble que si le chevalier revient, tu es celui qui le plus envie de l'affronter.

- Est-ce que tu essaierais de te défiler par hasard ?

Farlan ria discrètement sous la question.

- Et j'aurais gagné quoi dans l'histoire ? Ne sois pas ridicule.

L'instinct d'Eren se disait que c'était louche cette histoire, mais en même temps, en face de lui se trouvait le cheval, dont il avait tant entendu parler. Il n'avait jamais été aussi proche de son but. Ainsi il ne pouvait laisser passer cette chance. Voyant qu'Eren ne comptait pas répondre, focalisé sur le cheval, Farlan commença à s'éloigner en regardant partout, tout en restant discret. Le chevalier-en-devenir lança un regard furtif en direction de Farlan et il devait bien avoué, que le jeune homme avait une discrétion exceptionnelle. Il semblait aussi léger que l'air elle-même, alors qu'il se déplaçait en silence entre les fougères.

Eren tourna à nouveau son regard vers l'animal, qui broutait à présent quelques brins d'herbe. Il était tout simplement captivant. Eren ne pouvait s'empêcher de fixer les détails de sa robe et de sa crinière mais aussi l'équipement qu'il portait sur le dos pour y accueillir un homme. Il voulait le voir de plus près. Aussi, prudemment, jeta-t-il un regard autour de lui alors qu'il se levait lentement. Il n'y avait plus personne. Peut-être qu'il pourrait approcher le cheval et l'amadouer ; ce sera beaucoup plus simple pour accrocher la fleur à sa scelle.

Avec douceur et en ne quittant pas du regard le cheval, il s'approcha de l'animal, qui le remarqua rapidement. Ce dernier le fixa alors qu'Eren s'approchait par étape, puis d'un ton doux et rassurant, il lui parla pour le rassurer et le laisser s'approcher. La respiration du cheval, comme celle d'Eren, s'était accélérée et on pouvait y sentir toute la puissance de la bête, dans chacune de ses expirations. Cela fit frissonner Eren, qui s'imaginait les sensations que pouvait procurer une course sur le dos d'un tel animal. Finalement, au bout d'un temps indéfinissable, Eren put poser sa paume de main sur le cou de la bête. Tendrement, il caressa la peau chaude, qui se trouvait sous la sienne. L'animal s'était un peu calmé, même s'il n'était pas totalement rassuré. Alors, Eren continua à lui parler sur un ton bas, complètement captivé par le moment. Ainsi, il ne rendit pas compte tout de suite que l'animal à côté de lui se crispa à nouveau, ni de la masse qui s'abattit sur son crâne. Seulement, une forte douleur, qui prit place dans toute sa tête et son dos, lui fit comprendre que quelque chose n'allait pas puis ce fut le néant. Plus rien. Eren venait de tomber dans l'inconscient.


- ... Tu crois qu'il est mort... ?

- Mais non ! Raconte pas d'conneries !

Eren venait tout juste de se réveiller et il avait mal à la tête, très mal à tête. La position dans laquelle il se trouvait n'était pas confortable. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il était actuellement les yeux bandés, à genoux, les mains attachés dans le dos, le cerveau encore embrouillé par son petit passage dans l'inconscient et un mal de crâne horrible. Des voix qui résonnaient autour de lui, il reconnaissait celle de Farlan. L'autre était féminine et il avait une petite idée de la personne à qui elle appartenait.

Eren aurait dû s'en douter. C'était vraiment trop beau pour être vrai, et actuellement, il devait s'échapper de cette situation. Alors, tout essayant de reprendre totalement pied, l'homme se concentra sur chaque chose qu'il percevait. Le sol sous ses genoux était froid et dur. Les voix de Farlan et de ce qu'il pensait être la jeune serveuse de l'auberge résonnaient, accompagnées d'un léger écho. L'air autour de lui était frais aussi et à travers le bandeau, Eren, quand il ouvrait les yeux, percevait un petit filet de lumière coloré. Il en déduisit qu'il était dans une sorte d'église ou d'abbaye mais malheureusement, il ne put détecter où était la porte. Il fallait qu'il voie pour cela et pour enlever le bandeau, il fallait qu'il libère ses mains, ce qui était une autre paire de manches. Réprimant un soupire, il essaya de défaire le nœud autour de ses poignets avec discrétion, comme on lui avait appris durant sa formation.

- Tu penses qu'il est ici... ?

- Je ne sais pas Isabel. Sûrement, vu qu'on est parti avec son ch'val.

- Alors pourquoi n'est-il toujours pas là !?

Eren réprima un frisson. Parlaient-ils du Chevalier ? Travaillaient-ils pour lui ? Rien n'était sûr, mais dans tous les cas, il était hors de question qu'il se fasse livrer à son ennemi sans s'être battu. Il continuait à essayer de défaire ses liens et enfin, quand la corde autour de ses poignets se relâcha, tombant entre ses pieds, Eren profita de leur distraction pour retirer d'un coup son bandeau et bondir sur le côté. D'un coup d'œil rapide et agile autour de lui, il vit qu'il était dans le hall d'entrée d'un château à l'architecture gothique mais ce qui l'intéressait le plus, c'était la sortie, matérialisée par deux immenses pans de porte en bois sombre. Eren s'élança alors vers la porte mais la jeune serveuse, Isabel, se dressa sur son chemin, l'épée qu'il possédait quelques instants plus tôt entre les mains.

- Où penses-tu aller comme ça ?

Isabel le fixait avec agacement, ce qui ne surprit pas Eren en soi, et lui fit même plaisir. Ce n'était jamais très agréable de voir son prisonnier s'échapper. Farlan, quant à lui, ne se trouvait pas loin d'eux, surveillant l'échange avec attention et prudence. Tous les deux l'avaient piégé et cela l'agaçait énormément. Eren sentait la colère monter dans ses tripes, ses mains le démangeaient et cela transparaissait dans son regard, le turquoise étant particulièrement resplendissant sous le coup de l'émotion.

- Qu'est-ce que vous me voulez ? Pour qui travaillez-vous !?

La colère transparaissait même dans la voix d'Eren et déjà, il cherchait un moyen de récupérer son épée. Cependant, quelque chose en la jeune femme devant lui, lui faisait comprendre qu'il aurait plus de mal à le faire qu'avec n'importe quel autre être humain. Quelque chose de surnaturel s'échappait d'elle, ainsi que de Farlan, qui à une vitesse et avec une légèreté qu'Eren n'avait encore jamais vues, s'était déplacé aux côtés d'Isabel. Il fixait d'un ton grave Eren et lui incitait à ne faire aucun mouvement. Finalement, ce fut le compagnon d'Isabel, qui répondit aux questions.

- Tu voulais voir le Chevalier noir, non ? Reste calme et sage. Il ne devrait plus tarder.

Un sentiment d'humiliation prit Eren à la gorge. Lui ? Rester là, sagement, à attendre l'ennemi ? Se faire livrer comme un moins que rien ? Jamais.

- Il est hors de question que je le rencontre dans ses conditions. Rendez-moi mon épée !

- Attends ! T'es sérieux là ?

Isabel semblait hilare, amusée par l'attitude d'Eren. Elle jeta un coup d'œil à Farlan, qui lui intima discrètement de se calmer même s'il comprenait totalement pourquoi elle s'amusait d'Eren. Quant à Eren, il était encore plus en colère. Bien sûr qu'il était sérieux. Il y avait des principes pour devenir chevalier, et on ne met pas à mort un être, même un monstre, sans lui rendre hommage, sans suivre une certaine procédure, car c'est bien la mort qui allait résulter de sa rencontre avec le Chevalier. L'un des deux finira à terre, et pour Eren, il fallait que ce soit ce chevalier, pas lui. Il ne voyait pas en quoi suivre cette procédure était marrante, digne d'un amusement.

- Une dernière fois, rendez-moi mon épée.

- On dit "s'il te plait" d'abord !

Ce fut les mots de trop. Eren n'aimait pas la manière dont Isabel avait de se jouer de lui. Il bondit alors vers elle pour l'attraper et la plaquer au sol, sans se dire que Farlan pourrait peut-être la défendre. Cependant, quand Eren allait attraper la taille de la jeune femme, celle-ci disparut avec Farlan d'un coup. Ce fut alors de l'air qu'Eren attrapa et il retomba en avant sur le sol dur. Il roula pour se rattraper, même s'il était certain qu'il aurait quelques bleus dans les heures qui viennent.

Alors qu'il frottait son épaule sur laquelle il s'était réceptionné, il entendit un rire cristallin. Eren redressa son regard vers Isabel, qui était perchée avec Farlan en haut des escaliers. Elle le regardait toujours avec un air amusé, tandis que Farlan avait un air plus préoccupé, ce qu'Isabel ignorait complètement. En effet, la jeune femme continua dans sa lancée.

- Tu n't'y attendais pas, hein ? Avoue que tu es impressionné ! Bon, on n'a pas pu se déplacer rapidement avec ton épée. Tu ferais mieux de la récupérer avant que je ne revienne et te botte le cul avec !

Eren jeta un regard aux alentours et tout près de lui, gisait son épée, non sans dommages, mais elle était à portée de main. Sans hésitation, Eren se précipita pour la récupérer et examiner l'impact, qu'avait créé la chute violente de son épée sur le sol, particulièrement dur du hall d'entrée. Elle était toujours viable mais cela embêtait Eren, elle était à présent plus fragile. Il finit par se relever et brandir son épée en direction de ses kidnappeurs.

- Je reviendrai. Soyez-en sûrs et je vous ferai la peau.

Eren reculait vers la porte sous le regard sombre d'Isabel et de Farlan. Il finit par ouvrir la porte et fut aveuglé un instant par le soleil encore haut dans le ciel. Quand ses yeux finirent par s'habituer à la luminosité, Eren fut surpris de ce qui se trouvait devant lui. Fièrement dressé sur son cheval, le Chevalier noir se trouvait là, en bas des escaliers, comme s'il l'attendait. Eren ne put s'empêcher d'être impressionné par la prestance du chevalier. Ce dernier possédait une armure aussi sombre et matte qu'une nuit sans étoiles. Son visage était recouvert par un casque, qui ne laissait apparaître que ses yeux d'un bleu-acier glaçant. Contre sa cuisse se trouvait une épée faite dans un matériel qu'Eren ne saurait décrire. Elle était de la même couleur que l'armure mais contrairement à son propriétaire, elle reflétait la lumière du soleil de manière à vous aveuglait, si vous croisiez le rayon qu'elle renvoyait.

Ce qui perturba le plus Eren était l'aura de puissance, qui émanait du Chevalier. Alors qu'il était en haut des escaliers, Eren sentait, dans chacune des cellules de son corps, la prestance de l'être face à lui. Il avait l'impression que cet être pouvait faire n'importe quoi de son âme, la détruire comme la chérir et qu'il n'aurait jamais son mot à dire là dessus. Cela paralysa Eren, qui pourtant se sentait vibrer sous la puissance face à lui. En même temps, il sentit de la colère à nouveau en lui, mais de la colère contre lui-même. Jamais, il n'avait été aussi inactif face à un ennemi et il s'en voulait. Dans ces conditions, jamais il n'arrivera à le battre et il pouvait dire adieu à tout ce qu'il avait toujours voulu.

La respiration rapide, il n'osa pas non plus bouger quand le Chevalier descendit de son destrier pour le rejoindre en haut des marches. Eren fut un instant perturbé par la taille du Chevalier, qui était plutôt petite que ce qu'il s'imaginait, mais il se reprit bien vite quand ce dernier lui arracha son épée des mains. Il l'examina minutieusement avant de redresser son regard glacé vers Eren, qui ressentit un grand frisson le traversait alors que l'être surnaturel, face à lui, se mit à parler avec une voix venue d'outre-tombe.

- Tu es venu pour me vaincre, mais ce n'est pas avec ça que tu me trancheras la gorge.

Sans autre cérémonie et sans effort, le Chevalier brisa l'épée en deux avant de la rendre à son propriétaire. Il se détourna pour entrer dans le château sous le regard médusé d'Eren, qui peinait à comprendre la situation. Il suivit alors, impuissant, son ennemi des yeux, qui se dirigeait vers le second étage. Isabel et Farlan s'étaient rapprochés et observaient aussi le maître des lieux s'en aller avant de se tourner vers Eren. Là aussi, sans qu'Eren ne puisse comprendre, Farlan l'attrapa et le tira à l'intérieur du bâtiment alors qu'Isabel fermait précipitamment les portes du château. Farlan finit par le lâcher, le fixant comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Isabel, quant à elle, défiait Eren du regard, comme si elle lui exposait silencieusement tout ce qui pourrait lui arriver, s'il osait passer ces portes.

- Tu as besoin d'une nouvelle épée.

Ce n'était pas une question, ni une observation mais bien une affirmation de la part de Farlan, qui ramena Eren complètement sur terre. Ce dernier jeta un coup d'œil à son épée brisée puis balança ce qui en restait, au sol, avec colère.

- Ca n'sert à rien ! Sans épée, il est imbattable.

- Demain, rejoins-nous dans la salle des armes. Nous te fournirons une nouvelle épée, bien plus résistante que celle-ci...

Farlan avait un air déterminé, très loin de l'air enjôleur dont il avait usé pour l'attirer dans son piège. Néanmoins, Eren ne pouvait s'empêcher de le fixer avec méfiance. Il l'avait eu une fois, il n'était pas question de se faire avoir une deuxième fois. Voyant son doute et sa méfiance, Farlan, tout en fourrant ses mains dans ses poches, lâcha un soupire.

- Bon, c'est comme tu le souhaites... De toute façon, tu ne peux pas partir d'ici.

- Comment ça !?

Le corps d'Eren se raidit sous la révélation. Cette fois, ce fut Isabel, qui parla.

- Non, tu ne peux pas partir. Aucun être humain ne peut partir d'ici sans battre le Chevalier. Et puis, t'façons, t'es venu pour ça, alors te plains pas !

Eren voulait rectifier Isabel : non, on l'a fait venir ici, par des techniques barbares en plus ; mais il se retint. Ca ne servait plus à rien de discuter de ça. Il aurait fini prisonnier de ce château de toutes manières. Lentement, Farlan prit la direction des escaliers et fit signe à Eren de le suivre.

- Viens, tu es un humain. Tu as des besoins primaires à satisfaire. Nous allons te donner une chambre où tu pourras te reposer avant ton "grand combat".

Soudain lasse, Eren ne releva pas la remarque sur sa condition humaine, qui était pourtant un peu étrange, et accepta l'invitation. Il suivit Farlan à travers la bâtisse, qui semblait être fait de matériaux les plus indestructibles, tout en donnant, par moment, l'impression qu'elle était sur le point de s'effondrer. Il ne savait pas s'il devait ignorer ce fait ou non, n'étant pas des plus rassurés. Néanmoins, le château était décoré finement et tout semblait propre, très propre. Aucune toile d'araignée, aucun mouton de poussière ne trainait librement dans les couloirs qu'ils empruntaient, ce qui surprit Eren. Dans les contes qu'il avait lu chez Armin, souvent, l'habitat du monstre était vétuste, un lieu aux conditions de vie précaire, comme si le monstre avait tout abandonné jusqu'à l'entretien de son lieu de vie, souvent à l'image de son âme. Ici, c'était tout le contraire. Tout était nickel, sauf à quelques endroits où la pierre, de façon inexplicable, s'effritait.

Finalement, Farlan ouvrit une porte et laissa Eren entrer dans une chambre comprenant un lit baldaquin, un bureau et un petit salon où se trouvait aussi un espace de bain, séparé par un paravent. Tout était comme le reste du château finement décoré. Eren eut l'impression d'être un prince sur le moment, n'ayant jamais eu de chambre aussi luxueuse, même chez ses parents.

- C'est là que tu peux dormir. Isabel et moi sommes du genre à nous balader dans le château à toute heure. Si tu as un problème, n'hésite pas à nous chercher pour nous demander de l'aide.

Là encore, Farlan semblait sérieux, ce qui inspira, bien malgré lui, un peu plus de confiance à Eren. Cependant, il ne répondit rien, préférant s'avancer dans la chambre et continuer son inspection. Farlan l'observa faire quelques instants avant de, finalement, quitter la pièce en fermant la porte derrière lui. Avec un grand soupire, Eren se laissa tomber sur le lit moelleux, ce qu'il regretta très vite. Son mal de tête était toujours là, même s'il avait pu en faire abstraction pendant un moment, et pour ne rien arranger, une multitude de questions lui assaillirent l'esprit sans qu'il ne puisse les stopper. Pourquoi Farlan et Isabel prennent soin de lui maintenant ? Pourquoi veulent-ils lui fournir une épée ? Qu'ont-ils en tête ? Qu'est-ce que le Chevalier noir a en tête ? Pourquoi ne pas l'avoir transpercé quand il avait sa pauvre épée en main, sur le perron ? Il est pourtant un être abject, non ? Et aussi, pourquoi, lui, Eren Jaeger, la plus forte tête des jeunes recrues, n'a-t-il pas pu bouger face à ce monstre... ? Pourquoi le trouve-t-il si impressionnant ?

Perdu, il fixa le plafond du lit baldaquin. Comme la veille, il se retrouvait allongé sur un lit de manière un peu pitoyable à son goût. Il avait avancé et en même temps, tout semblait se compliquer affreusement, le forçant à faire du sur place ou à prendre un chemin beaucoup plus long. Son plan de trouver le Chevalier, lui « faire sa fête » dans les formes et retourner triomphant à la ville royale tombait à l'eau... Et Mikasa ? Et Armin ? Même si tout se compliquait, Eren espérait qu'ils ne chercheront pas à intervenir dans cette histoire. Si cette affaire prenait bien un an à se faire, il y avait de forts risques que Mikasa perde patience et parte à sa recherche. Armin, quant à lui, ne la laissera jamais s'embarquer toute seule là dedans. C'était tout ce qu'Eren voulait éviter.

C'est pourquoi il fallait avancer. Même s'il ne maîtrisait pas tout, Eren se dit qu'il devait faire son possible pour que tout tourne en sa faveur. Ainsi, demain, bien qu'il trouve cela bizarre, il irait dans la salle des armes pour obtenir une nouvelle épée, celle capable de « trancher la gorge » au Chevalier.


Fin du chapitre 2

* « Honni soit qui mal y pense » : Le texte original de Sire Gauvain et le Chevalier vert finit par cette phrase, qui est à l'origine de la devise de l'Ordre de la Jarretière, le plus important ordre de la chevalerie britannique. Cela peut être traduit par « Honte à celui qui y voit du mal ».

Réponses aux reviews :

CocotteAckerman : Coucou, je suis heureuse que l'histoire te plaise pour l'instant :) J'espère que le chapitre 2 te plaira aussi, et merci d'avoir laissé une reviews !

Aicelles : Coucou, merci pour ta reviews, et si ! Il y a une suite ! J'espère qu'elle te plaira.