Entrée (en fanfare) dans le château

Disclaimer : Voilà un nouveau chapitre tout chaud. N'hésitez pas à me faire part de vos desiderata pour les références. Et une review fait toujours plaisir. Bonne lecture.

Laura : Merci pour ta review. A la fin de l'histoire je mettrai un récapitulatif de toutes les références.

……………………….

La porte céda rapidement. A l'intérieur de la pièce qui semblait confortable et cossue, un bon feu brûlait. Il n'y avait pas de lit mais une grande quantité de coussins ainsi qu'un fauteuil à dossier haut qui leur tournait le dos. Logan entra dans la pièce, suivi des autres qui restèrent prudemment près de la porte.

- Y' a quelqu'un ? appela Wolverine.

- Qui est là ? demanda une voix d'homme depuis le fauteuil. La voix avait une once de cheveu sur la langue.

- Je suis Logan. C'est le professeur Xavier qui m'a envoyé vous libérer.

- Charles ! C'est trop gentil à lui. Je n'avais plus de pompons pour jouer, je commençais à me lasser de cet endroit.

La voix s'était déplacée et provenait à présent de devant eux, mais il n'y avait personne.

- Où êtes-vous ? demanda Harry.

- Juste sous ton nez. Elles te servent à quoi, tes lunettes ?

Harry baissa les yeux et repéra la provenance de la voix.

- Un chat ! s'étrangla Wolverine. Xavier m'a envoyé ici libérer un chat ! Tout ce cinéma pour CA !

- Je ne suis pas un CHAT, s'exclama le chat noir. Je suis Salem Saberhagen et je suis un sorcier !

- Ca coûte rien de le dire, fit remarquer Sirius, mais Jack semblait voir la situation sous un tout autre angle. Il attrapa Salem par la peau du cou et entreprit de vérifier s'il n'y avait pas un quelconque mécanisme caché quelque part. Salem fut horriblement choqué.

- Monsieur ! Lâchez-moi immédiatement ! Comment osez-vous !

- Je me suis avantageusement servi d'un macaque qui ne pouvait pas mourir, dit-il au petit groupe, alors un chat qui parle !

Salem était dans une fureur noire.

- MACAQUE ! CHAT QUI PARLE ! MALOTRU !

Il se tordit violemment et griffa Jack à la figure. Aussitôt, Hermione le saisit par les pattes arrière et l'arracha du visage de son idole qui partait en lambeaux. Il continua de se débattre.

- Logan, tu savais quoi exactement de ton «prisonnier» avant d'arriver ici ? demanda Drago.

- Qu'il avait été puni pour avoir tenté de dominer le monde.

- Oooooh, ronronna Ron en allant gratter entre les oreilles un Salem fulminant mais fermement maintenu par Hermione, mais c'est qu'il ferait un parfait animal de compagnie pour Voldemort, le minou !

Hermione déposa Salem par terre et il s'en alla aussitôt, vexé. Elle se tourna vers Jack pour soigner son visage sanguinolent.

- Le problème, dit Sirius, c'est qu'on est manifestement arrivé au bout. Il n'y a pas de sortie. On va devoir remonter.

- J'ai envie de me pendre… dit Harry.

- Vas-y, personne te retient, dit Drago.

- J'adore cette ambiance, répéta Jack tandis que son visage redevenait humain.

- On peut remonter alors.

Et ils se mirent en route. Lorsqu'ils parvinrent à la sortie, ils trouvèrent Dumbledore réveillé. Il était en train de tenter de convaincre Salem qu'on pouvait tout à fait manger des esquimaux sans avoir deux mains.

- Laissez tomber professeur. Personne ne veut de vos esquimaux, dit Harry. Dumbledore eut l'air choqué.

- Si ça ne dérange personne, on pourrait avancer ? demanda Hermione.

- Vous vous lancez dans une grande aventure, vous allez affronter mille dangers et vous risquez vos vies ! s'exclama Salem. Ceci dit n'oubliez pas de me ramener du chocolat.

- Sale bête, grogna Ron dix mètres plus loin.

- Bon, dit Logan, c'est ici que nos chemins se séparent. Je dois retourner à l'Institut.

- Bonne chance pour la suite, dit Hermione qui le voyait partir à regret.

- Nous allons vers le château ? demanda Dumbledore.

- Je ne nourrissais plus de grands espoirs, mais quand même, c'est grâce à vous qu'on se retrouve dans ce pétrin. Vous pourriez quand même savoir ce qu'on va faire ! dit Ron.

Il y eut un long moment de silence pendant lequel le directeur sembla réfléchir à la question.

- Vous voulez un esquimau au citron monsieur Weasley ? fut la seule réponse qu'il trouva.

Ron accepta pour s'occuper la bouche. Dumbledore fut tout content, loin de se douter qu'il avait accepté uniquement pour entraver le flot d'insultes qui remontait dans sa bouche.

Ils arrivèrent au pied du château. Soudain, un terrible hurlement déchira la quiétude du parc. Il provenait de derrière les portes de château. Une voix leur parvint d'une fenêtre plus haut.

- Courage Madame ! La route poudroie et le ciel bleuoie… On vient !

Le groupe ouvrit la porte du château. Le bruit provenait d'une salle proche où ils arrivèrent en courant. Un homme très grand et puissamment bâti s'y tenait. Une barbe bleue et fournie poussait à son menton. Il se tenait debout, la main droite levée et armée d'un grand coutelas, et la gauche emmêlée dans la chevelure d'une femme à genoux devant lui. Elle essayait de se protéger des ses bras minces.

- Au secours ! cria-t-elle. A moi !

- Allons, dit la Barbe Bleue, il faut mourir !

- STUPEFIX ! s'écria Dumbledore. Le rayon rouge toucha la pauvre femme qui se raidit comme un piquet.

- MAIS C'EST PAS DIEU POSSIBLE D'ETRE AUSSI CON ! s'écria Sirius en donnant un coup de pied dans les fesses du vieillard qui alla s'aplatir sur le sol.

- Stupéfix ! cria Jack en tendant son sabre, sans effet bien sûr.

- Pétrificus totalus ! dit tranquillement Hermione.

Au moment où il allait abattre son couteau, l'homme se raidit et s'écroula par terre, muet et paralysé. Aussitôt, Harry se rendit auprès de la jeune femme stupéfixée.

- Enervatum, marmonna-t-il, et elle ouvrit de grands yeux apeurés. Elle tourna la tête vers la Barbe Bleue et poussa un gémissement en se tassant contre notre héros.

- Ne craignez rien, c'est fini ! dit Hermione.

Difficile d'être rassurée cependant, puisque même saucissonné, l'homme continuait de rouler des yeux terribles.

- SŒUR AAAAAAAAAANNE ! cria-t-elle avant de fondre en larmes.

On entendit un bruit de cavalcade dans l'escalier et une autre femme apparut.

- Oui, Madame, la pierre grisoie et le tapis…

Elle n'acheva pas sa phrase, la jeune femme en larmes lui avait donné une gifle qui retentit jusque dans le hall.

- Et t'aurais pas pu venir me donner un coup de main au lieu de débiter des conneries !

- Mais… Mais… Mais…

- Mais quoi ?

- Ce n'est pas mon rôle, vos frères devaient arriver.

Au moment même où elle disait cela, deux hommes pénétrèrent dans la pièce, armés de pied en cap, portant de larges chapeaux à plume ridicules.

- Je voudrais pas dire, fit remarquer Drago, mais elle avait le temps de crever quatre fois, la demoiselle en détresse.

- Sœur Anne n'était plus là pour nous dire de nous hâter ! fit remarquer le frère aux longs cheveux bouclés, en guise d'excuse.

Sirius poussa un soupir exaspéré.

- On va vous laisser débattre, dit Dumbledore qui s'était remit debout et essuyait sa robe de sorcier. Et n'oubliez pas de maîtriser cet énergumène avant qu'il ne se réveille.

Ils se mirent en route, mais à peine avaient-ils fait dix pas que Dumbledore faisait demi-tour en courant.

- Vous voulez des esquimaux au citron ? s'écria-t-il en retournant dans la pièce.

- Si on en profitait pour filer à l'anglaise ? demanda Harry.

- Non, grogna Sirius. Je suis sûr qu'en réalité, il sait comment nous sortir d'ici.

- Et dire qu'il ose qualifie des gens d'énergumènes, soupira Ron. Oups ! pardon ! s'exclama-t-il en soulevant le pied et en décollant de sa semelle un tout petit bonhomme. T'es quoi toi, demanda-t-il, un Minimoy ?

- Non, je suis le Petit Poucet. Et maintenant repose-moi, j'ai à faire.

Ron reposa le petit Poucet sur la rampe d'escalier et le regarda s'éloigner d'un pas décidé. Dumbledore revint en courant.

- C'est une véritable maison de fous ! s'exclama Sirius.

- Merci, lui répondit une voix inconnue. Tous levèrent les yeux et aperçurent une femme en haut de l'escalier. Son visage était d'une pâleur mortelle, ses cheveux longs et noirs. Elle portait une robe fuseau noire et elle était très belle.

- Je suis madame Adams, dit-elle. Soyez les bienvenus. Elle leur tourna le dos et s'éloigna à pas lents et mesurés.

Alors que le groupe se mettait en branle pour lui emboîter le pas, quelque chose tomba du ciel et atterrit dans les bras de Harry. C'était un bébé. Un petit garçon manifestement hilare, avec des cheveux noirs gominés et une moustache assortie. Harry leva les yeux vers le haut de la cage d'escalier et vit une tête blonde et deux longues tresses noires disparaître. Tout le monde était pétrifié, mais un autre autochtone arriva bien vite.

- Puberté ! s'exclama un homme un bas de l'escalier. Il portait un costume à rayures et possédait la même pilosité que le petit. Probablement son père. Harry lui tendit l'enfant.

- Il est tombé de plus haut dans les escaliers, indiqua-t-il.

- Oh, il jouait avec son frère et sa sœur, répondit l'homme avec un sourire réjouit. Je suis Gomez Adams, ravi de vous voir.

- Nous aussi, on est ravis, menti Hermione avec la présence d'esprit qu'on lui connaît.

- Voulez-vous… ? commença Dumbledore, mais Jack lui donna un coup de coude dans l'estomac qui lui coupa le sifflet.

- Mercredi, Pugsley ! appela le dénommé Gomez. Descendez, s'il vous plaît.

Un instant plus tard, Harry reconnu les longues tresses noires qu'il avait aperçues : elles encadraient le beau visage livide d'une enfant à l'expression froide. La tête blonde était celle du gros garçon qui se tenait près d'elle, dans une tenue très semblable à celle d'un prisonnier. Tout le monde se demandait lequel de ces pauvres enfants portait un nom aussi bizarre que Mercredi.

- Vous voulez un esquimau au citron les enfants ? dit Dumbledore qui avait retrouvé sa voix.

La petite braqua sur lui son regard noir.

- Est-ce qu'ils sont faits avec de vrais esquimaux ? demanda-t-elle.

Pour le coup, Dumby resta sans voix, et le père Adams éclata de rire.

- Allez, venez, les enfants ! Votre oncle nous attend pour faire une partie de « Déterrons les morts » avec le cousin Machin.

Le groupe regarda s'éloigner l'étrange famille avec appréhension.

- Mon Dieu, souffla Sirius, sur quoi on va bien pouvoir tomber d'autre ?

La réponse les attendait en haut de l'escalier, lorsque Harry marcha par inadvertance sur une main qui se baladait. Hermione poussa un hurlement qui résonna dans tout le château. Mais la main se contenta de faire craquer ses articulations et de se curer un ongle sur le tapis. Heureusement, Dumby s'abstint de proposer un esquimau à cette créature dépourvue de bouche. La main se mit sur son séant et leur fit signe de la suivre. Le directeur lui emboîta aussitôt le pas et les autres suivirent.

- Vous le faites exprès ? demanda Drago.

- De quoi ?

- De suivre cette chose que nous ne connaissons pas et qui peut très bien nous entraîner vers la mort !

- Je suis d'accord avec le petit blond, dit Jack. Je suis Docteur ès Traîtrise et Fourberie mais ça, ça n'a même pas de visage ! Comment juger ses intentions ?

Dumbledore ne répondit pas, ce fut Harry qui le fit.

- Parce que ça l'amuse.

La Chose (car c'était elle) s'était arrêtée devant une porte. Elle la pointa du doigt. Avec circonspection, Harry poussa le panneau à double battant. Au milieu de la pièce plongée dans l'obscurité, une masse sombre et imposante trônait.

- Il fait noir, on y voit rien, dit Harry, quelqu'un a une torche sur lui ? Ou un briquet ?

- Pourquoi ne te sers-tu pas de ta baguette ? demanda Hermione. Il y eut un instant de silence.

- Heureusement qu'il fait sombre, que tu ne puisses pas lire la honte sur mon visage… Lumos.

Un rayon de lumière éclaira la masse sombre qui se révéla être un énorme cercueil de pierre. Déjà, Jack en repoussait le couvercle.

- Hé ! protesta Ron. Ca se fait pas !

Le lourd couvercle de granit tomba sur le côté et jack se pencha dans la cavité.

- Même pas une pièce d'or, fait chier ! s'exclama-t-il.

Harry alla à son tour se pencher sur le rebord du cercueil. Sur le lit de satin reposait…

A suivre !

Laissez moi des reviews ! si j'en ai pas au moins 5, je mettrai pas le nouveau chapitre avant la semaine prochaine (et j'peux déjà vous dire que le personnage dans le cercueil sera un personnage permanent et que ce n'est ni un vampire ni la belle au bois dormant).