Merci pour vos reviews ! Je n'ai pas le temps de vous répondre individuellement et m'en excuse, mais il faut que vous sachiez que ça me fait extrêmement plaisir de savoir que vous aimez mon histoire ! J'espère que la suite vous plaira aussi ! Je me suis permis de changer quelques éléments de l'univers d'Harry Potter que nous connaissons puisque par exemple, la Candéale et ses dérivés sont une pure invention de ma part. J'ai hâte de vous faire comprendre à quel point une petite chose comme cette plante va tout bousculer... vous comprendrez au fur-et-à-mesure.
Merci à tous pour vos compliments, ça m'encourage beaucoup ! J'espère que vous apprécierez ce chapitre. Il est assez court et n'apporte pas grand chose, la suite, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois. En tout cas, n'oubliez pas de commenter pour que je sache si ça vous plaît ou non, please !
Chapitre 03
Sauveur malgré lui.
- Tant pis pour toi, Granger... murmura Malefoy en commençant à reculer. Tu l'as bien cherché.
Mais, presque comme si elle l'avait entendu, la jeune fille leva soudainement les yeux vers lui. Leurs regards se croisèrent...
Et la musique de l'Acléus s'arrêta.
Abasourdi de la vitesse avec laquelle la musique de l'Acléus s'était arrêtée, Drago détourna les yeux de la Gryffondor et leva la main droite pour regarder la marque ; comme il le supposait, elle ne brillait plus. Qu'est-ce que ça signifiait ? Incrédule, il serra le poing et l'enfonça dans la poche de son pantalon. Levant à nouveau les yeux en direction d'Hermione pour essayer de voir si l'Acléus de la jeune fille scintillait encore, il s'aperçut que les Serpentard avaient cessé leur petit manège idiot. Regroupés en cercle autour d'elle, ils la considéraient d'un air décidé. Les baguettes pointées vers la rouge et or en disaient long sur leurs intentions.
Oh oh... le jeu devient sérieux ! pensa Malefoy en esquissant un sourire intéressé. Il s'approcha et tendit l'oreille pour mieux profiter du spectacle qui s'offrait à lui, tout en veillant à rester inaperçu aux yeux de ses camarades vert et argent. Presque aussitôt, la voix aiguë de Pansy Parkinson s'éleva dans l'obscurité du corridor, aussi insupportable qu'à son habitude.
- Alors, Granger, passons aux choses sérieuses tu veux ? commença la Serpentard en agitant sa baguette. Tu choisis. Je te la brûle cette main, ou je te la coupe ?
- Tu me lâches et tu pars faire dodo dans ta fosse à serpents, ça te va comme réponse ? cracha la Gryffondor en repoussant la vert et argent si fort que cette dernière tomba par terre avec un bruit sourd.
À contrecœur, Malefoy ne put s'empêcher d'admirer son courage. Elle se tenait devant les Serpentard tête haute, sans jamais faillir, sans jamais baisser les yeux. Il lui avait suffi de comprendre qu'essayer de fuir ne servirait à rien pour qu'elle affronte ses adversaires poings sur les hanches, de ce même air fier qu'elle arborait toujours devant lui lorsqu'ils se disputaient. Drago savait que Granger l'avait vue tout à l'heure, mais elle n'avait pas l'air malgré cela de vouloir de son aide. Le Serpentard secoua la tête. Face à ce comportement, les vert et argent lui paraissaient presque faibles, gesticulant et piaillant à qui mieux mieux sans réfléchir à leurs actes.
Mais le pire resterait toujours ces Gryffondor – tous des idiots. Comment Granger pouvait-elle ne serait-ce qu'oser les regarder dans les yeux, pauvre petite fille perdue sans baguette magique à la merci de ses ennemis ? Esquissant une grimace dépitée, il se décida à partir malgré son envie de rester pour voir laquelle de la Gryffondor idiote ou de cette imbécile de Pansy prendrait le dessus. Le sommeil reprenait ses droits, et ses pieds finiraient par tomber s'il ne regagnait pas son dortoir au plus vite pour se réchauffer un peu.
Mais dès qu'il commença à se détourner en reculant dans l'ombre avec prudence pour ne pas se faire remarquer, la cicatrice de sa main droite recommença automatiquement à briller – si fort qu'il crut cent fois voir Pansy se retourner dans sa direction. Il étouffa un juron et tenta de cacher l'Acléus avec son autre paume, mais peine perdue ; elle scintillait de plus belle, trop visible dans le noir pour qu'il puisse l'ignorer. Il n'en fallait pas plus pour que Drago comprenne la teneur de la malédiction dont il avait été atteint en touchant cette plante ; si la marque ne brillait que lorsqu'il s'éloignait de la Gryffondor en danger, cela voulait dire qu'il ne pouvait pas laisser Granger aux mains des Serpentard s'il voulait dormir tranquille ce soir. Et le pire restait à venir ; il allait devoir la sauver. Jouer les chevaliers servants. Servir à cette idiote de Sang-de-bourbe de prince charmant.
L'horreur.
C'est ça, hein ? J'ai compris ce que tu veux me faire faire ? pensa-t-il rageusement en fusillant l'Acléus de ses yeux couleur acier. Comme pour confirmer ses pensées, la lueur de la cicatrice s'affaiblit de manière considérable avant de brusquement s'éteindre.
Imbécile de marque !
Il releva la tête en direction d'Hermione, indécis et furieux de l'être. Dès lors, un dilemme cornélien s'imposait à lui. Sa fierté ou son sommeil ?
Qu'il choisisse l'un ou l'autre, le sacrifice serait dur.
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- Alors, Granger, passons aux choses sérieuses tu veux ? ricana Pansy Parkinson en agitant sa baguette. Tu choisis. Je te la brûle cette main, ou je te la coupe ?
- Tu me lâches et tu pars faire dodo dans ta fosse à serpents, ça te va comme réponse ?
Fatiguée de cette mascarade, Hermione s'élança vers la Serpentard, plaqua ses deux mains sur ses épaules et poussa. Qu'est-ce que tu dis de ça, Malefoy ? Tu apprécies le spectacle ? pensa la jeune fille avec amertume. Elle l'avait aperçu tout à l'heure avant qu'il ne se cache derrière l'arcade menant au corridor. Elle avait vu l'étincelle d'amusement qui perçait au fond de ses yeux argent, avait perçu le dégoût avec lequel il l'avait regardé.
Rien que pour ça, elle le haïssait.
Quelque part au milieu de ses pensées rageuses, Parkinson se démenait pour se relever, mais la Gryffondor n'en n'avait cure. Elle savait comment tout cela allait se terminer, de toute manière. Parce que Malefoy ne l'aiderait pas et qu'il n'y avait aucune autre issue, c'était facile à comprendre. C'est donc avec des yeux blasés qu'elle regarda Pansy se tortiller le sol, indifférente aux Serpentard qui s'agitaient devant elle.
- Aidez-moi, bande d'imbéciles ! pesta leur chef en parvenant enfin à se redresser.
Sous ses ordres, un Serpentard se précipita pour l'aider tandis qu'un autre plaquait la Gryffondor contre le mur. Le claquement de sa tête contre la pierre froide résonna sinistrement dans le silence du corridor, et Hermione émit un gémissement de douleur. Ravi de son petit effet, le Serpentard qui la maintenait prisonnière la poussa par terre avec force. La Gryffondor s'écroula sous les rires railleurs des verts et argent tandis que Parkinson s'avançait vers elle. Avec un sourire meurtrier, la Serpentard leva lentement sa baguette magique...
- Fini de jouer, maintenant, grogna-t-elle. Endolo...
- Tu as raison sur un point, Parkinson : fini de jouer, la coupa une voix reconnaissable entre tous.
Plus contents qu'apeurés, les Serpentard accueillirent avec joie le nouveau venu. Mais ce ne fut pas vers eux que Drago Malefoy s'avança. Repoussant les uns et les autres d'un ou deux coups de coude bien placés, il se fraya un passage en direction de la Gryffondor, les yeux rivés à ceux, écarquillés, de la jeune fille recroquevillée par terre. Parvenu devant elle, il s'arrêta sans cesser de la fixer. Oublieux des Serpentard qui s'interrogeaient à ses côtés, il laissa un silence relatif s'installer avant que Pansy ne décide de le tirer de ses pensées.
- Dray, qu'est-ce que tu fais ? Roucoula-t-elle en enroulant son bras autour de celui de Malefoy. Tu veux finir le travail ?
Il se détacha d'elle sans un mot mais prit enfin la peine d'adresser un coup d'œil à ses camarades verts et argent.
- Avant que vous ne vous posiez la question, je préfère le préciser : je ne fais pas ça pour elle, je le fais pour moi, d'accord ? Et je ne veux pas en entendre reparler demain.
Et avant même que les Serpentard n'aient eu le temps de réagir à ces étranges paroles, le jeune homme se pencha vers Hermione, la saisit par le poignet d'un geste ferme et la tira derrière lui pour qu'elle le suive. La Gryffondor trébucha, mais Malefoy n'y fit pas attention et continua à la tirer en avant jusqu'à ce qu'elle se décide à lui emboîter le pas. Fait étonnant, Hermione lui obéit sans lui demander des explications, et c'est dans un silence presque étouffant qu'ils atteignirent au bout de quelques minutes les appartements des Préfets en Chef.
Drago ouvrit la porte à la volée sans se soucier du bruit, attira la jeune fille dans la pièce d'un geste vif et referma la porte derrière elle sans la regarder. Plantée au milieu de la pièce, elle fixa son dos avec détachement tandis qu'il frottait ses pieds l'un contre l'autre pour les réchauffer.
- Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? s'enquit-elle finalement quand elle comprit qu'il n'avait pas l'intention de prendre la parole.
Sans un coup d'œil dans sa direction, le Serpentard repassa devant elle pour aller s'affaler dans un des quatre fauteuils qui meublaient le salon, déboutonna sa chemise et la retira avec un soupir de contentement avant de fermer les yeux pour mieux bâiller.
- Pourquoi, Malefoy ? Répéta Hermione sans s'émouvoir à la vue du torse finement musclé du vert et argent.
Elle le regarda s'étirer avec impatience, curieuse de savoir ce qu'il allait lui répondre. Il s'écoula un long moment avant qu'il ne daigne rouvrir les paupières pour la fixer. L'air calme, il la détailla un instant avant de lever la main droite en direction de la Gryffondor. Surprise, cette dernière regarda les volutes de l'Acléus s'agiter sur la paume blafarde du jeune homme.
- Qu'est-ce que... ? souffla-t-elle sans parvenir à terminer sa phrase.
Malefoy esquissa un sourire étrangement faux qui lui glaça le sang.
- Tu ne comprends pas, Granger ? C'est à cause de cette fichue marque. Elle m'a réveillé, m'a tiré de mon lit, m'a emmené jusqu'à toi et pour finir, m'a obligé à te sauver. (Il étouffa un ricanement.) C'est presque drôle, en fait. Cette idiote d'Acléus a bien plus de volonté que trois quarts des sorciers que je connais !
Hermione réprima l'envie de lever les yeux au ciel et soupira avant d'aller s'asseoir dans un fauteuil à l'opposé de celui où bâillait Drago.
- C'est très bien, mais ça ne m'explique pas clairement comment tu en es venu à me venir en aide au lieu de partir comme tu en avais l'intention, marmotta Hermione avant de faire écho au dernier bâillement du Serpentard.
Une étincelle de surprise traversa les prunelles grises.
- Comment tu... ?
- … avais deviné que tu comptais t'enfuir lâchement ? compléta la Gryffondor avec un petit rire blasé. Ce n'était pas très difficile, figure-toi. Même après t'avoir vu, je savais que je ne pouvais compter que sur moi !
Dans les yeux du vert et argent, la colère succéda à la surprise tandis qu'il serrait les poings, mais Hermione ne le remarqua pas. Trop occupée à prendre ses aises sur le canapé pour faire attention au changement d'humeur brutal de Drago, elle ferma les yeux pour mieux bâiller. Mauvaise idée. En deux temps trois mouvements, il fondait sur elle, l'attrapait par les épaules, la plaquait contre le canapé. La baguette pointée sur sa gorge, les yeux étincelants de fureur, il empoigna une mèche des cheveux ébouriffés d'Hermione et tira cruellement.
- Personne n'a jamais eu le droit d'associer le mot « lâchement » à un membre de la famille Malefoy et ça ne changera pas de sitôt, compris ? siffla Drago sans paraître se rendre compte des gémissements de douleur d'Hermione.
La jeune fille suffoquait, la poitrine bloquée entre le coude de Malefoy et le canapé. Bien loin de desserrer sa prise, le Serpentard n'en profita que plus et la pressa contre le dossier avec un sourire cruel. Les genoux coincés entre ceux d'Hermione, le torse à quelques centimètres d'elle, il la fixa sans ciller pendant quelques instants avant de souffler d'une voix basse et sourde qui la fit frissonner :
- Ce n'est pas une Sang-de-bourbe comme toi qui va pouvoir se permettre de me traiter de lâche.
Jusqu'ici hypnotisé par le regard argent de Drago, Hermione se réveilla brusquement à l'entente de l'affreuse insulte. Arrête de la prononcer comme si ce n'était rien ! Clignant des paupières pour tenter de recouvrer ses esprits, elle recommença à se débattre sous Malefoy, griffant et mordant dans l'espoir d'arriver à le surpasser en force. Hélas pour elle, la poigne de fer du vert et argent ne parût pas souffrir le moins du monde de sa petite rébellion d'oisillon. Loin d'avoir l'air d'éprouver le moindre mal – il avait pourtant les mains lacérées par les soins de la sorcière – il conserva sa sinistre expression et ne bougea pas d'un iota, gardant le corps de la Gryffondor prisonnier sous le sien. À bout de souffle et énervée par ses piteux efforts, Hermione cracha avec rage :
- Arrête, Malefoy !
Et ce petit mot-là, quoique terriblement banal, tira un trait définitif sur le semblant de calme qu'avait conservé Malefoy jusqu'à présent. Ses yeux argent prirent une teinte métallique de très mauvais augure et sa mâchoire carrée se serra avec hargne. Soudain silencieuse, Hermione baissa les yeux sans plus oser lui adresser un regard. Elle sentait de façon instinctive qu'elle avait dépassé une limite... jamais le Serpentard ne lui avait fait plus peur qu'à l'instant.
Le vert et argent pesait de tout son poids sur elle et ses jambes commençaient à s'engourdir, mais elle n'osait pas bouger. Sans savoir de quoi il s'agissait, elle pressentait que l'heure était grave. C'était ce quelque chose dans l'air qui le lui soufflait à l'oreille. C'était si lourd... si étouffant... si écœurant... effrayant. Et puis il y avait l'Acléus au creux de sa paume, qui picotait désagréablement... qu'est ce que ça voulait dire ? Elle essaya de jeter un œil en direction de sa main gauche pour en avoir le cœur net, mais déjà, Malefoy reprenait la parole d'une voix enrouée par la haine.
- Arrêter, Granger ? Arrêter quoi ? De te sauver ? Désolé, alors. Je m'en serai très bien passé... j'aurais même fait partie des Serpentard qui jouaient avec toi tout à l'heure, histoire de rendre leurs gamineries plus intéressantes... le seul petit problème, c'est cette cicatrice, tu vois ? (Il brandit sa main droite sous le nez d'Hermione avant de serrer le poing.) Cette affreuse marque...
Il la fixa pendant un long moment de ses yeux étonnamment sombres, et c'est avec courage que la Gryffondor le lui rendit sans ciller. À nouveau, acier contre noisette. Et puis, d'une manière si totale et si brusque qu'Hermione en resta bouche bée, un sourire en coin transperça la sévérité du visage pâle du Serpentard et il saisit la main gauche de la jeune fille par le poignet.
- Il y a peut-être quand même un point sur lequel je devrais être fier de mes camarades Serpentard... souffla Drago. La bonne idée qu'ils ont eu ne m'ont pas laissé froid, je l'avoue.
Oh... pensa-t-elle fébrilement. Avant même qu'il ne lui explique où il voulait en venir, elle avait compris. Hermione tressaillit et tenta de dégager sa main, mais le jeune homme lui jeta un regard d'avertissement qui la figea sur place. Oh, non. Le cauchemar se répétait. Encore une fois, elle laissa son regard errer à travers la pièce à la recherche de sa baguette magique. Encore une fois, elle constata son absence et comprit qu'elle devait l'avoir laissé dans sa chambre, pas ici. Encore une fois, elle tenta de s'enfuir mais rien n'y fit ; il la maintenait prisonnière sans aucune difficulté.
Encore une fois, elle était prise au piège. Seule.
- Malefoy, s'il te plaît... gémit-elle en se sentant grimacer au fond d'elle – il fallait qu'elle soit vraiment à bout pour se mettre à le supplier.
- S'il te plaît ? Répéta-t-il d'un ton étrangement calme. Désolé, mais ça ne marche pas avec moi. Et puis, crois-moi, même sans ta main gauche, tu seras toujours la même,... la même petite Sang-de-bourbe agaçante dont tout le monde aime se moquer !
Lentement, la baguette de Malefoy s'éloigna de son cou pour s'approcher de la main qu'il empoignait toujours. Paniquée, Hermione voulut se mettre à crier mais le Serpentard lui plaqua une main décidée sur la bouche et elle s'étouffa à demi. De l'aide... pensa-t-elle en regardant la bouche de Drago s'ouvrir pour prononcer la sinistre formule. Il me faut de l'aide !
Et au moment-même où Hermione eut cette pensée, Drago Malefoy se mit à hurler. Hurler encore et encore, les traits révulsés par la douleur, les yeux fixés sur l'Acléus au creux de sa paume qui luisait d'une lueur malveillante. Il lâcha sa baguette, se laissa tomber en arrière et se recroquevilla par terre aux pieds d'Hermione, le corps saisi de spasmes. La baguette roula sur le bord du canapé avant de finir sa course sur le parquet près de son maître éprouvé. Incrédule, Hermione fixa Malefoy, le bras gauche encore à demi levé. Il criait toujours, sans discontinuer, serrant son poignet droit entre ses doigts crispés jusqu'à en avoir les jointures blanches. Il avait l'air d'avoir si mal qu'Hermione ne put s'empêcher d'éprouver un élan de pitié envers celui qui venait d'essayer de lui faire mal. Baissant lentement son bras, elle alla s'agenouiller à côté de lui. Saisie d'une terrible envie de se boucher les oreilles pour ne plus rien entendre de la souffrance évidente du jeune homme, elle le regarda pourtant en se mordant la lèvre inférieure. Mal à l'aise, elle se sentait tellement mal à l'aise... Que devrais-je faire ? C'est alors que, sans trop savoir pourquoi, elle prit la main droite de Malefoy dans sa main gauche et serra.
Dès lors, la cicatrice du Serpentard cessa de briller et les hurlements s'arrêtèrent enfin. Le souffle court, les joues encore baignées par les larmes de douleur qui s'étaient écoulées à son insu pendant sa courte torture, Drago émit un gémissement.
- Ah... souffla-t-il d'une voix rauque. Ah.
Hermione l'observa en silence. Il ne s'excuserait pas, non – pas plus qu'il ne la remercierait. Elle le savait, mais elle ne put s'empêcher de tendre l'oreille pour tenter ne serait-ce que de capter son souffle soulagé, un souffle qui lui permettrait de se sentir moins idiote. Peine perdue. Fatiguée de tous ces événements, la jeune fille baissa les yeux en direction de Malefoy et s'aperçut que leurs mains étaient toujours entrelacées. Gênée par cette constatation, elle voulut s'en détacher, mais les longs doigts fins de Drago resserrèrent un instant leur prise, l'empêchant de partir. Ce geste ne dura qu'un seul et unique instant avant qu'il ne relâche la pression, mais Hermione comprit que c'était une forme de remerciement et hocha la tête.
Sans plus regarder le Serpentard toujours allongé à terre, elle traversa le salon en direction de sa chambre, entra et claqua la porte derrière elle.
La nuit serait longue.
