Déjà trois chapitres. Diantre.
NeverLearn à l'insigne honneur de vous présenter le chapitre où les problèmes commencent. Quoi, ils ont déjà commencé? Mmmh... Le chapitre où ils commencent à s'empirer. Amusez-vous bien!
Disclaimer, bla, bla, bla.
"And if the cloud bursts, thunder in your ear
You shout and no one seems to hear.
And if the band you're in starts playing different tunes
I'll see you on the dark side of the moon."
Brain Damage, Pink Floyd
Vies croisées
-Celle-là, c'est Morgane. Elle est sympa, mais assez... Instable.
-D'où tu dis que jsuis instable? Vas te faire foutre, répondit la jeune fille avachie contre son chien, un patou massif aux longs poils blanchâtres.
-... Et colérique, termina Axel en souriant. A côté d'elle, c'est Tenshi. Meike, qui est allemande et parle quasiment pas. Amanda. Celso. Daniele. Et tout les autres, termina-t-il dans un grand geste désignant la quinzaine d'autres personnes disposées dans la salle.
Il était quatorze heures. Hayato venait de se réveiller. Une fille -Amanda, donc- lui avait tendu un thermos de café et s'était assise à côté de lui; Axel, placé de l'autre côté, lui présentait le squatt et ses occupants.
-Ah, si. Lui, c'est Bob, ajouta-t-il en désignant un autre type, plus vieux d'une dizaine d'années que les autres occupants. Le laisse pas te prêter du fric, ça te porterait pas bonheur. Le gamin qui le suit en permanence, c'est Frédéric, son fils; avant que t'arrive, c'était le plus jeune. Il a quoi, treize ans? Ils vont de ville en ville et reviennent chaque année dans le coin.
Il réfléchit quelques secondes en tripatouillant le piercing qu'il portait à la lèvre.
-Fais ce que tu veux de ta journée. Te perds pas, si tu sors!
-Qu'est ce que tu fous déjà levé...? Fit une voix endormie derrière eux, en baillant de tout son soûl.
-Salut, Valente! Que ta route soit éclairée par des milliers de petits anges dansant en rond dans les vertes prairies de ta vie!
Valente marqua une pause, puis pouffa.
-Crétin, souffla-t-il de sa voix légèrement rauque. Oh, salut, Hayato, 'Manda. Du café! Je peux en avoir aussi?
Hayato lui tendit le thermos alors qu'il s'appuyait sur le dossier du canapé.
-Tu devrais pas aller à l'école, plutôt que de trainer avec des paumés dans notre genre?
Hayato haussa les épaules.
-Non, sérieusement. T'as pas des parents, une famille, des trucs comme ça?
-D'un autre côté, tout le monde ici est censé en avoir. C'est pas un peu tard pour lui demander ça? Fit remarquer Amanda.
-Tu voulais qu'on le laisse finir sa nuit dehors? Et celle de demain, et d'après-demain? Et qu'on le laisse crever de faim à la longue?
-J'ai pas dit ça! C'est juste que...
-Au moins, ici, il a un toit et de quoi manger. Mais n'empêche que c'est pas la place d'un gamin.
-Je ne rentrerai pas dans ma famille, intervint Hayato, de la colère dans la voix.
-T'es sûr?
Il hocha la tête.
-En fait, si on était des adultes responsables, on te filerait aux flics dès aujourd'hui et on les laisserait te gérer.
-T'as raison sur un point, répondit Axel, souriant de toutes ses dents. On est des adultes.
Valente soupira. Sourit.
-Allez, faites comme vous voulez.
Trois mois s'écoulèrent. Hayato était devenu la mascotte du squatt, et Axel lui faisait souvent remarquer, en riant, qu'il était le petit frère de tout le monde, ce à quoi il répandait qu'il n'avait qu'une sœur et qu'il ne l'aimait pas. Amanda et Meike s'étaient aussi mises à s'occuper de lui, et lui facilitaient la vie autant que possible. Une routine s'était installée; certains rapportaient à Hayato des habits, des livres ou des objets en vrac trouvés ici ou là. Hayato, lui, faisait parfois la manche, ou volait de petits objets sur les étals du marchés et dans les boutiques des antiquaires, qu'il échangeait aux revendeurs et aux brocanteurs. Plus pour se distraire que pour se rendre utile.
Aujourd'hui, on était en septembre. Le neuf septembre. On fêtait son anniversaire.
Au manoir, il se serait levé à l'heure habituelle, et les domestiques lui auraient tous souhaité une bonne fête. Son père, exceptionnellement, serait venu manger avec lui et sa sœur; peut-être sa belle-mère se serait-elle jointe à eux, trouvant une excuse pour arriver en retard et quitter la table le plus tôt possible. On lui aurait offert un beau gâteau, qu'il n'aurait pas touché, sachant très bien que Bianchi ne résistait jamais à piéger un dessert aussi joli. Comme chaque année, le présent de son père aurait dépassé le raisonnable; il recevait toujours de lui des cadeaux rares, chers, ou précieux. Bien plus que ceux que recevaient Bianchi! L'édition originale d'une collection complète de Jules Verne. Une lunette astronomique.
Des objets choisis avec soin pour lui plaire, et dont la recherche avait dû prendre du temps.
Peut-être son père imaginait-il racheter son absence au quotidien auprès de son fils, le désintéressement feint qu'il lui manifestait? Peut-être essayait-il de calmer sa culpabilité de l'avoir engendré, purement et simplement?
Bianchi, elle, lui aurait offert des biscuits sablés de sa fabrication, qu'il se serait arrangé pour lui faire manger par la suite. Sa belle-mère lui aurait fait présent de son mépris le plus complet, ce qu'il n'avait jamais compris, jusqu'à cette année.
Il aurait passé son après-midi comme d'habitude lorsque son précepteur n'était pas là. A jouer du piano, ou à lire dehors, perché sur un arbre. Puis, vers quatre heures et demi, Shamal l'aurait trouvé, lui aurait passé la main dans les cheveux en riant, encore un peu gris de sa cuite de la veille. Il aurait amené un gâteau acheté dans un supermarché du coin, une bouteille de limonade et un jouet quelconque. Ils auraient partagé ça dans un recoin de l'immense parc qui entourait le manoir, en parlant de tout et de rien. Ils se seraient disputés pour des broutilles, Shamal aurait sorti une flasque de whisky de dessous sa veste, lui promettant comme tout les ans de lui faire gouter l'année d'après. Hayato aurait rit en le traitant de vieil ivrogne. Shamal lui aurait confié des bâtons de dynamite et Hayato se serait entrainé à les lancer jusqu'à ce que ses doigts menacent de se détacher.
Et puis, il serait rentré au manoir, réalisant sous les cris horrifiés des domestiques qu'il devait être couvert de brûlures. Il aurait sourit pour les rassurer, mais n'aurait en aucun cas échappé au sermon. Il se serait fait entrainer vers une baignoire et savonner en se débattant. Puis, le soir, une réception aurait été donnée. L'anniversaire d'un gamin, dans le milieu de la mafia, c'était un vrai événement! Même celui d'un bâtard. Les associés de Dario seraient venus à la maison, dans un simulacre de fête, sérieuse et horriblement adulte. Peut-être y aurait-il eut quelques enfants de son age, des mômes pourris-gâtés grandis au cœur de la mafia, persuadés que tout leur est dû... Le genre de personne qu'il aurait pu devenir si le mépris qu'il recevait pour son sang ne l'avait pas isolé définitivement des autres, sans même qu'il ne sache pourquoi.
Il aurait reçu quelques autres présents, plus ennuyeux les uns que les autres. Des montres précieuses et ostentatoires, plus épaisses que son poignet fin, des stylo onéreux, des bibelots dorés, un poignard somptueux... Il se serait éclipsé aussitôt que possible, pour retourner à son piano et jouer cette mélodie douce qu'il connaissait depuis ses trois ans. "Joyeux anniversaire, Hayato", aurait-il murmuré, imaginant cette femme au cheveux argentés jouer avec lui. Sa mère. La première personne, avant même Shamal, à lui avoir accordé de l'attention. De l'affection. A lui avoir reconnu le statut d'être humain. Il aurait sourit, sans comprendre que ce sentiment qui compressait ses entrailles s'appelait "Solitude".
Mais là, il n'était pas au manoir.
Et il n'était pas seul.
A trois heures du matin, Axel et Valente, en revenant au squatt, avaient tenu à le réveiller pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Il n'avait pas réussi à se rendormir après, et avait passé le reste du temps à relire les quelques romans qu'il possédait à la lueur d'une lampe de poche.
Vers cinq heures, alors que rentraient les derniers noctambules et se levaient les premiers diurnes, Hayato décida de partir. Il aimait se promener dans Perugia lorsque l'aube éclairait à peine le ciel. Il faisait frais, et les rues étaient désertes; la ville était toute à lui. Axel et Valente l'avaient souvent emmené se promener la nuit, lorsqu'ils revenaient de ce qu'ils appelaient leur travail, et grâce à eux, il aimait profondément ce monde sombre, soyeux comme du velours et constellé de réverbères. Mais si il aimait leur compagnie, il restait attaché à sa solitude, et par là même, à l'aurore.
Il finit par s'appuyer à une terrasse de ce qui devait être, de jour, un café, et d'où on avait une vue magnifique sur le levant.
Il resta ainsi à admirer le ciel exploser en un vent de couleurs pastels qui soufflait doucement sur la ville. L'aurore était fraîche et naïve. Apaisante. Une symphonie de bleu presque mauve infiniment tendre. Le soleil apparaissait à peine à l'horizon, et le ciel derrière lui était encore sombre; il écarta les bras face au soleil, et se mit à rire, extatique.
Même si il ne comprenait pas encore ce que ça impliquait, il sentait qu'il appartenait définitivement au monde de la nuit.
Lorsqu'il tourna à l'angle de sa rue, il mit quelques secondes à comprendre que quelque chose n'allait pas. Pas du tout, même.
Deux camions de policiers étaient postés juste en bas du squatt. Et, à l'intérieur, des cris. Des bruits de lutte et de verre brisé. Des ordres sec. Des protestations.
-NON! hurla-t-il, avant de se mettre à courir vers ce qui était devenu sa maison.
Un policier l'intercepta soudain, l'empêchant d'aller plus loin.
-Laissez-moi! hurla Hayato, effrayé, prêt à se battre.
-Gamin, va pas te mouiller là dedans, ok? C'est pas tes affaires, on ne fait qu'arrêter cette racaille et on s'en va.
-Mais...
-Il n'y a pas de mais, ok? Arrête, sinon on t'embarque avec eux.
Si il avait pas compris qu'il faisait justement partie du "eux" rien ne servait de le renseigner. Il cessa de se débattre, et le policier le lâcha. Comment aider les autres? Ils étaient déjà en train de se faire emmener. Il aperçut Valente, encadré de flics, qui se débattait, visiblement terrorisé.
-Val'! Hurla une voix derrière lui.
C'était Axel. Comment s'en était il sortit? Le rouge faillit courir vers son ami, qui l'en dissuada d'un geste de la tête. Le policier qui avait retenu Hayato ne semblait pas être contre l'idée de l'embarquer, lui aussi, et l'observait d'un œil soupçonneux.
-Putain... Murmura Axel. Merde, non... C'est pas... PUTAIN!
En les voyant, Valente s'était un peu calmé. Ou résigné. Il arrêta de lutter et laissa les policiers l'entrainer vers le camion, en essayant de regarder le plus longtemps possible son ami. Axel tendit une main vers lui, comme pour lui dire au revoir. Des larmes trempaient ses joues.
Après Valente suivirent Meike, silencieuse et calme, comme à son habitude, puis Amanda, étrangement digne. Puis Bob. Son fils n'était pas avec lui; il avait dû réussir à s'en sortir. Le policier à côté d'eux commençait à les regarder avec un peu trop d'insistance; alors, lorsque Valente disparut de son champ de vision, Axel, serrant les dents, posa la main sur l'épaule d'Hayato et l'entraina avec lui, à l'angle d'une ruelle.
-MERDE! Hurla-t-il en frappant ses poings contre le mur.
Morgane se trouvait dans la ruelle avant eux, assise contre le mur, accompagnée de son chien.
-Tu ne te fais pas un peu trop de soucis pour lui? Il passera au maximum vingt quatre heures en garde-à-vue, et puis ils le laisseront sortir, dit-elle.
Axel eut un rire sombre.
-Tu crois cela? Oh, non, non, ils ne le laisseront pas sortir. Pas lui. Pas avec... Putain! Je donnerais n'importe quoi pour être à sa place et qu'il soit à la mienne...
-Toi, ils te laisseraient sortir? Désolé, mec, mais il y marqué "je me drogue" sur ton front. Ils te foutraient en désintox ou te laisseraient crever d'une crise de manque.
-Tu peux parler, toi.
-Moi, j'assume, connard.
-'Tain, mais je m'en fous du manque ou de ces conneries! ça durerait... C'est quoi, la garde-à-vue maximale ici? Même trois ou quatre jours, je peux gérer! Mais lui...
-Qu'est ce qu'il a, lui?
Axel avait posé son front sur le mur. Il prit son visage dans ses mains.
-Lui...
Morgane soupira profondément et se leva.
-Ils ont prit Tenshi aussi. Je l'attendrai demain à la sortie, avec les autres. En attendant, je crève la dalle. On va déjeuner?
Elle lissa le vieux jean qu'elle portait et passa devant eux, son patou sur ses talons.
-Oh, et... dit-elle en se retournant vers Hayato. Ce truc, c'est à toi, non? Tu ferais mieux d'en prendre un peu plus soin si t'y tiens.
Elle lui lança quelque chose d'argenté qu'il attrapa au vol. La clé de Shamal. Il ne s'était même pas rendu compte qu'elle était tombée.
Il la remit autour de son cou et lança un regard interrogatif à Axel. Le rouge séchait ses larmes, l'air plus mort que vif. Hayato attrapa sa main et l'entraîna avec lui à la suite de Morgane.
-Valente et moi, nous nous sommes rencontré en Suisse. J'y étais né, et lui venait d'Italie et avait passé la frontière je ne sais comment. On était deux fugueurs, deux paumés, et on cherchait tout les deux un endroit où passer la nuit. On est devenu amis dès les premiers mots qu'on a échangé... Et on a décidé de continuer à voyager ensemble. De s'en sortir ensemble. Peut être qu'à deux notre vie aurait une direction... Une raison d'être, tout simplement.
Oh, elle en a eu une. Deux mois après qu'on se soit rencontrés, alors qu'on faisait notre chemin entre les villes de Suisse, pas très loin de la frontière, Val' est revenu un matin avec du sang plein ses vêtements, affolé, le regard presque halluciné. Il y avait eu un accident. Un client était allé trop loin, avait tenté de le poignarder. Lui, il n'avait fait que se défendre... Le type était complétement défoncé, ça n'avait pas été très compliqué de retourner son arme contre lui... Il l'avait égorgé. Comme un porc.
Axel eut un rire étranglé.
-On a paniqué. Tout les deux. Il y avait eu des témoins, les gens nous connaissaient. Il avait peur... Il nous a fallu trois heures pour fuir. On a passé la frontière vers l'Italie. Un de nos amis resté là-bas nous a appris que la police le recherchait. C'était il y a trois ans... Et maintenant... Je sais pas combien il va prendre... Ni où... Je serais peut-être même pas autorisé à le voir... Merde... MERDE!
-Tu vas finir par découper un type pour le rejoindre en prison, intervint Morgane, en savourant une gorgée de thé.
Ils s'étaient installés à la terrasse d'un bar. Axel était recroquevillé sur sa chaise, le front posé contre la table. Le voir si fragile, éploré, les traits tirés, avait quelque chose de révoltant. Lorsque Hayato se leva pour aller chercher un nouveau verre de jus d'orange, le rouge le suivit de ses yeux vides jusqu'à ce qu'il soit sûr qu'il ne puisse plus les entendre.
-Morgane? Demanda-t-il alors.
-Ouais?
-Tu pourrais t'occuper d'Hayato s'il te plaît?
-Wow. T'es en train de me confier un gamin là? Tu dois vraiment être désespéré.
Hayato, en revenant, fronça les sourcils. Axel reprenait déjà:
-Sans Valente... Comment dire? J'étais paumé quand on s'est rencontré. Là, je vais l'attendre à la sortie de son garde-à-vue, ne serait-ce que pour le voir, et le soutenir pendant son jugement, être là... Je vais l'attendre jusqu'à ce qu'on le libère. Même si c'est moi qui doit le libérer. Sans Valente, je vaux rien. Sans Valente... Je ne suis qu'un petit camé irresponsable à moitié suicidaire.
Sa voix s'était brisée sur les derniers mots.
C'est à ce moment précis que Hayato se mit en colère. Comme il ne savait pas quoi dire, il se contenta de frapper la tête du rouge de son poing fermé. C'est ce que Valente aurait fait.
Axel fit un morne sourire.
-Ah, ah. T'es mignon toi. Me faire frapper par un gamin de huit ans...
-J'ai neuf ans, souffla le métis entre ses dents serrées. Et j'ai besoin de personne pour s'occuper de moi.
-T'as besoin de personne? Ah, ah! Regarde-toi. REGARDE-TOI! T'es qu'on sale gosse de riche, t'as peut-être été seul mais putain t'as jamais manqué de rien en fait! Et quand tu t'es retrouvé à la rue, t'as juste trouvé d'autres nounous pour prendre soin de toi!
Axel était soudain devenu hystérique. Il se dressa face à lui, en hurlant. Hayato sauta sur ses pieds lui aussi, opposant son mètre trente au mètre quatre-vingt-cinq du rouge, et se mit aussi à crier pour faire bonne mesure. Morgane héla le serveur pour lui commander un deuxième thé, pas trop infusé s'il vous plaît.
-Bah moi au moins j'essaye de m'en sortir, je deviens pas une loque à la première difficulté!
-La première difficulté? La première PUTAIN de difficulté? Mais t'as jamais connu aucune difficulté! Même à la rue, t'avais du fric, t'as jamais été totalement sans ressources! T'as pas connu la peur de crever de faim et de froid, le désespoir, le mépris des gens qui te traitent pire qu'un chien, la nuit qui s'allonge alors que t'es dehors et que tu voudrais juste survivre!
-Et toi, tu vois où ça t'as mené? T'en es devenu fort? ça t'a grandi peut-être? T'es juste devenu un pleurnichard incapable de se relever! Tu crois que je les vois pas arriver, la peur, la faim, le froid, le désespoir, le mépris? Tu crois que je vois pas le mur dans lequel je suis en train de foncer? Tu crois que je crève pas déjà de trouille en voyant ce que va être ma vie? Seulement, le moment venu, j'essayerai d'être capable de les surmonter, ces difficultés, pas de me mettre à pleurer sans rien faire!
-Et tu veux que je fasse quoi, bordel? Il va finir en prison! Tu crois que je peux le délivrer, comme ça? Que je peux faire quoique ce soit pour lui? J'ai pas le droit de pleurer parce que je sais pas quand je reverrais mon ami? Je sais même pas si je le reverrais un jour, bordel! Et tout ça pour une histoire si conne! Toi, tu t'en fous de lui hein? Tu sais pourquoi il a pas eu le temps de s'enfuir avec moi? Parce qu'il a essayé de te trouver pour éviter que tu te fasses arrêter! Il m'a fait partir avant par les toits, et puis il est retourné te chercher pour que tu reste avec nous!
Hayato le prit comme une claque.
Oh.
Merde.
Et pendant ce temps, il était...
C'était étrange de se rendre compte qu'il comptait suffisamment pour quelqu'un pour qu'il soit capable de risquer sa liberté pour lui.
Est ce qu'il lui aurait rendu la pareille?
Est ce qu'il l'aurait vraiment fait?
Il ne savait pas.
Autour d'eux, les clients du café s'étaient tous tu. Un serveur semblait hésiter depuis plusieurs minutes à s'interposer dans cette étrange dispute entre un adulte et un enfant.
Hayato laisse glisser quelques secondes de silence entre eux.
-Alors, reprit-il en murmurant, si tu voulais le protéger, pourquoi ce n'est pas toi qui est venu me chercher...?
Vous me détestez. Vous me détestez, n'est ce pas? C'est bien. La haine est une passion!
Une review? Une fav? un follow? J'ai la vie de Valente entre mes griffes, ne l'oubliez pas! ... Nan, je déconne, j'ai déjà écrit les quatre prochains chapitres, et rien ne me fera changer d'avis de toute façon. Mais ça me ferait quand même plaisir ^^
Prochain chapitre dans une semaine si tout va bien. A plus tard!
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