Chapitre III
La comtesse Stateinfield a été engager par la reine Victoria d'Angleterre pour résoudre une affaire de disparition de membres de la noblesse. Seule contrainte : elle doit faire équipe avec le comte Phantomhive.
Aurélia avait finit son thé, apporté généreusement par Ong Ki la jeune servante, et se leva pour se rendre dans son bureau où l'attendait une quantité importante de paperasse. De l'exportation minière en passant par la recherche du nouveau produit far des boutiques d'orfèvrerie, les contrats attendaient patiemment d'être remplis. Elle se mit donc au travail. Si elle voulait pouvoir commencer cette enquête sur ces disparitions en chaîne, l'adolescente allait devoir accélérer la cadence.
Oswald vint prendre des nouvelles de sa maîtresse plusieurs heures après que celle ci se soit mise au travail. Tout les papiers étaient remplis et apposé du seau des Stateinfield prêts à être envoyer. Le majordome sourit. Sa maîtresse a toujours su être efficace lorsqu'il y a une récompense à la clé. Le tas de dossier ne lui laissait aucun doutes que sa maîtresse avait travaillé dur pour tous les finir aussi vite. Elle avait toujours aimé les jeux, aujourd'hui plus encore c'était les paris qu'elle appréciait. Cette enquête allait vraiment être intéressante. Comment sa si talentueuse, et au combien perfide, maîtresse allait s'en sortir fasse à ce qui l'attendait lors de cette mission ? Elle émergea du pays des songes et ce qu'elle remarqua en premier lieu fut la luminosité. Très faible, c'était à peine si elle pouvait distinguer les contours de ce qui l'entourait . Pas de majordome en vue. Elle en éprouva un sentiment de terreur profonde. Est-ce qu'elle était seule ? Encore ? Se levant d'un bond, et bousculant son fauteuil, le renversant pour tout dire, elle courut presque jusqu'à la porte et l'ouvrit en grand. Les couloirs sombres et vides de sa demeure, firent grandir sa peur. Non, elle ne voulait plus être seule ! Peur. Elle avait peur. Cette fois, elle courut. Elle se dirigea vers un but précis : la grande salle. La comtesse ouvrit les portes à la volée et le bruit des battants claquant contre les murs, fit se retourner l'homme qui était en train de disposer méthodiquement la table pour le souper.
« Qui a t-il mademoiselle ? Un mauvais rêve ?
-Pourquoi ne m'as-tu pas réveillée ? »
Elle lui hurlait presque dessus.
« Vous dormiez si bien, je ne voulais pas vous dérangez. »
Il avait parlé d'une voix calme, un sourire suffisant collé sur son visage.
« Tu aurais du être là quand je me suis réveillée ! Tu ne sais pas à quel point j'ai... »
Elle s'interrompit, le souffle court, le regard troublée.
« Je suis parti faire le repas de ce soir, y a t-il un problème à cela ? Êtes-vous donc si faible ? »
Oswald braqua son regard démoniaque sur celui de la jeune Stateinfield. Ses pupilles ne ressemblait plus qu'a deux fentes noires et profondes sur un fond rouge écarlate. L'adolescente se calma soudain. Elle le regarda dans les yeux, le regard tout à coup fier, hautain et suffisant, qu'elle savait si bien faire, et lui répondit d'une voix indifférente :
« Non, je ne suis pas faible. N'ai-je plus le droit de savoir où se trouve mes domestiques ? Mais surtout n'oublies-jamais que tu es mon majordome et plus qu'autre chose, tu es mon esclave, compris ?
-Yes, my Lady. »
Il afficha un sourire satisfait. Qu'elle était intéressante ! La comtesse tourna les talons et se dirigea vers sa chambre. En cette fin de journée sa robe en dentelle lui semblait lourde. Elle alla dans la salle de bain et découvrit avec joie que la bonne, Ong Ki, lui avait fait couler son bain. L'eau était encore chaude. Quel timing parfait ! Elle était une personne qui aimait faire les choses par elle-même. En conséquence, elle faisait souvent sa toilette seule et bien d'autres choses encore. Faisant glisser délicatement sa robe sur sa peau la laissant sur le sol en un tas de jupons désordonnés. Aurélia détacha ses cheveux qui retombèrent en cascade sur son dos, superbes et légèrement ondulés dut à la tresse qu'elle avait encore une seconde auparavant. Le pied gauche d'abord puis le droit, elle plongea dans l'eau son corps pâle et sans imperfections comme son beau visage. Confortablement installée dans sa baignoire en marbre et ferma les yeux et se détendit. La comtesse ne sut pas vraiment combien de temps elle resta absorbée dans ses pensées. Elle revint à elle lorsque l'on frappa à la porte. Elle sortit de son bain, se drapa de sa serviette et ouvrit la porte. Devant elle attendait son autre servante : la vieille, mais non des moindres, Abigail. Des cheveux longs et gris, noués en un chignon strict, un visage assez ridé et des yeux gentils d'un vert terne mais où brillait une flamme de tendresse. La vieille femme lui tendit sa robe de nuit, une robe aussi légère que distinguée, bien qu'elle fut pour dormir, pour qu'elle puisse allait dîner. La comtesse la remercia d'un signe de tête et partit se changer.
Une autre journée commençait et déjà le château était en effervescence. Aurélia était habillée de sa robe ocre et de pierres précieuses, des cornalines et des citrines, et les cheveux lâchés dont plusieurs tresses partant de chaque côté de son visage pour se rejoindre à l'arrière de sa tête pour formés une rose. La couleur naturelle de ses cheveux donnait à cette rose des reflets blancs. Oswald, toujours avec sa queue de pie et ses cheveux où piquées de ci de là des mèches rebelles qui le rendait encore plus beau. La comtesse tourna la tête vers ses employés alignés devant elle droit comme des « i ». Ces derniers observaient leur maîtresse et son majordome montés dans la calèche.
« Bien, je vous confie le château. Pas de bêtises. Compris ?
-Yes, my Lady !
Les deux jeunes gens s'installèrent dans leur voitures et partirent.
Dans le salon de thé William Pears se trouvait deux personnes. Une grande, au costume noir et une radicalement plus petite. Elles se trouvaient toute les deux dans une pièce privée aux tons rouges et aux fauteuils de la même couleur recouverts de velours écarlate.
« Sebastian, as-tu trouvait des informations sur la Comtesse ?
-Eh bien, ma foi, très peu de choses.
-Tiens comme c'est rare. Aurait tu désobéis à un ordre ?
-J'ai dit très peu de choses, pas rien du tout, monsieur.
-Oui, et bien, qu'elles sont ces choses ?
-La comtesse Stateinfield est née le 31 octobre 1872. Elle vient d'avoir seize ans, fait 1,72m et pèse 46kg.
-Ces renseignements ne sont pas très utiles.
-Outre le fait qu'elle est la propriétaire des entreprises Stateinfield et possède une très grande fortune, elle est le tigre de la reine.
-Mais encore ?
-Il semblerait qu'elle ai perdu toute sa famille il y a six ans dans des conditions mystérieuses.
-Cela est réellement intéressant. Autre chose ?
-Je peux vous donnez une fiche détaillée sur certain de ces employés et sur son parcours scolaire et politique.
-Bien, tu m'enverras cette fiche dans les plus brefs délais.
-Yes, my Lord. »
La comtesse et son majordome arrivèrent devant la vitrine du salon William's. Ciel et Sebastian en sortirent à ce moment là et saluèrent donc poliment les nouveaux arrivants. Guidés par le comte et le majordome, les deux autres les suivirent de près, passant par des ruelles bondées de monde pour arrivait à une boutique aux couleurs sombres et à la décorations douteuse. Des cercueils étaient disposés un peu partout devant l'échoppe. À la vue de la pancarte suspendue, Aurélia afficha une expression de stupeur, néanmoins contenue.
« Ne me dites pas que...C'est celui à qui je pense ? »
Il pénétrèrent dans l'antre sordide du maître des lieux. La pièce était sombre, très sombre et, comme à l'extérieur, une grande quantité de cercueils et de bougies faisaient office de décor, en cohabitation avec des crânes. Sur les murs apparaissaient de grandes fissures assez inquiétantes.
« Hihi... Bienvenue, comte...Es-tu enfin disposer à entrer dans un des mes cercueils spéciaux ?
-Pas du tout ! Si je suis là c'est pour...
-Tiens mais que vois-je ? La comtesse Aurélia !
-Heureuse de te revoir Undertaker.
-Comme tu as grandi la dernière fois que je t'ai vu du devant avoir sept ans.
-Effectivement, cela fait un moment. Nous sommes cependant venus te voir aujourd'hui pour te parler d'une affaire de disparition. Aurais-tu reçus de la « visite » de certain nobles ?
-Je vois ce que tu veux ma chère comtesse et je suis prêt à vous dire tout ce que je sais...mais avant ça...
-Ne me dis pas que...
-Donnez moi le plus grand éclat de rire que je n'ai jamais eu ! Hihi !
-Je m'en serais douter.
You survive at the third night...
