Encore une song-fic triste, le sujet étant l'amour perdu de mon Bya-sama préféré. Attentions, spoilers tome 20 (épisodes 63-64). Tout à Tite Kubo, sauf la chanson de Goldman, Confidentiel. J'ai conscience que les contextes de la chanson et de l'histoire ne sont pas vraiment les mêmes, mais j'essaie quand même, puisque en lisant les paroles, j'ai eu l'impression de voir les sentiments de Bya. Dîtes-moi ce que vous en pensez, s'il vous plaît
J'ai du retard dans mes réponses aux reviews, donc je fais tout d'un coup
Nelja, d'abord, merci pour tes remarques, toujours judicieuses et, pour une fois, j'ai évité l'OOC (comme quoi tout arrive)
Tashiya, Arkel, Rinne, merci pour vos commentaires, j'aime les reviews
Hasuki77, grand merci à toi, j'avais oublié de publié depuis un long moment, tu m'as réveillée, bises.
Un petit feu de toi (Bleach)Une matinée brumeuse, froide et mouillée. Seul devant la tombe de son unique amour, Byakuya se souvient, douloureusement est-il utile de le préciser, de fragments de bonheur, trop vite envolés. Elle seule savait, sans qu'il ait besoin de le dire, ce qu'il cherchait des yeux, chaque jour. Et, maintenant, son sourire, sa voix, la douceur de sa peau, tout était redevenu poussière et il était seul, et à jamais privé d'amour. Seul avec ses souvenirs.
Cela faisait à peine un mois qu'Hisana était morte. Il cherchait vainement sa sœur, perdu quelque part dans le Rukongai, pour tenir la promesse, la dernière promesse qu'il avait faite avant que la mort ne les sépare.
Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton
sourire
Resterons près de moi, sur mon chemin
Il pose la main sur la pierre tombale. Elle est si froide. Il frissonne et un souvenir lui revient : leur première rencontre. Une ébauche de sourire flotte sur ses lèvres quand elle apparaît devant ses yeux, une fraction de seconde, aussi belle qu'au premier instant. C'était…
Six ans plus tôt. Des brigands sévissaient et Byakuya rentrait d'une mission sur Terre. Il passait simplement par hasard, il avait emprunté le chemin qui les ferait se croiser, il aurait pu en emprunter un autre, ou arriver plus tôt, plus tard… Quoi qu'il en soit, il avait entendu un cri et s'était précipité au secours de la demoiselle en détresse…
… on pourrait voir ça comme ça…
si quand il était arrivé, il n'avait pas trouvé les deux agresseurs assommés, au pied d'une souriante jeune femme (1)
Te dire que c'était pour de vrai,
Tout c' qu'on c'est
dit, tout c' qu'on a fait
Qu' c'était pas pour de faux, que
c'était bien
L'évocation de cette première rencontre ramène sur ses lèvres son premier vrai sourire depuis longtemps. En la voyant, en ce premier après-midi, il avait involontairement pensé à sa "onee-san", Shihouin Yoruichi. Il y avait la même fougue en elle. Il était tombé sous son charme, comme ça, simplement… alors que, paradoxalement, il trouvait ce comportement indécent chez Shihouin onee-sama. Réaction typiquement Kuchiki. Il s'était présenté à elle et elle à lui, puis il l'avait invitée.
Son premier mouvement avait été de refuser mais, elle n'avait pas réussi, elle n'avait pas voulu le peiner, sans vraiment savoir pourquoi. L'histoire ne dit pas ce qu'il advint des brigands et Bya-sama comme Hisana s'en désintéressaient.
Leurs années de mariages étaient mémorables. Elle, toujours prévenante, gentille, douce et emportée. Quand il avait tord, elle le lui disait, quand elle avait tord… ça n'arrivait jamais. Les Kuchiki s'étaient fortement opposés au mariage mais, Byakuya était le plus têtu de la famille, il avait gagné… en menaçant de partir… menace efficace. Des années de bonheur, jusqu'à ce jour fatal où ils avaient compris qu'elle était malade, et qu'elle allait mourir.
Il avait cherché un remède, même si les dieux de la mort savent qu'il n'y a pas de traitement contre la mort. Il n'arrivait toujours pas à se pardonner son échec…
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal,
c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Il avait promis de retrouver Rukia, de s'occuper d'elle, il avait presque réussi, sans ce Kurosaki il aurait réussi. C'était pour lui la seule manière de racheter, en partie, son échec. Et il avait failli. A croire qu'il n'était pas bon pour lui d'aimer. Il s'en était ouvert à sa femme, lorsque la sentence de mort était tombée quelques jours plus tôt. Il était prisonnier de ses serments, de son devoir et il ignorait quoi faire, quelle décision prendre. Avant l'exécution il était venu, encore, sur cette tombe froide, à la recherche d'une réponse qu'il n'avait pas trouvé.
Il avait, finalement, décidé de ne pas écouter son cœur. Hisana ne lui pardonnerait pas, mais il refusait de trahir, encore, la confiance des siens. Il voulait montrer l'exemple, qui d'autre le ferait ? Bien sûr il aimait Rukia, mais s'opposer à la décision de la Soul Society ne la sauverait pas, si ce n'est temporairement, et il trahirait sa parole… c'était inacceptable.
J'vais pas te dire qu 'faut pas pleurer
Y'a vraiment pas d'
quoi s'en priver
Et tout c' qu'on n'a pas loupé, le valait
bien
Et l'âme errante était intervenue… encore. Il l'avait défié pour sauver Rukia. Il n'avait aucun intérêt le faire, enfin si, le même qui avait eu pour sauver Hisana des années plus tôt, mais il était loin d'avoir compris ce sentiment. Ou alors, peut-être qu'il voulait simplement être juste ? Quelle importance, puisqu'il commençait lui-même à comprendre la réponse à la question qu'il se posait depuis quelques semaines, savoir s'il devait la sauver…
- Tu vois, mon amour, tu n'as plus à t'inquiéter pour elle. Elle est entre de bonnes mains avec ce garçon.
Aujourd'hui, il était presque heureux de parler à cette tombe, simplement parce que pour la première fois depuis longtemps, très longtemps, il avait une, non plusieurs bonnes nouvelles, toutes concernant leur petite sœur. Et même, il venait de réaliser qu'il voulait être un grand frère, qu'elle l'appelle « nii-chan » et pas « ni-sama », il voulait combler la distance qu'il avait instauré entre eux.
Peut être on se retrouvera
Peut être que, peut être
pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
Quand l'épée d'Ichimaru, évitant les organes vitaux, l'avait transpercé, son unique pensée avait été pour la vie de la jeune femme qu'il serrait dans ses bras. Elle lui semblait soudain fragile, comme une poupée de porcelaine, ou sa femme avant sa mort. Sans la douleur il l'aurait serrée dans ses bras, juste pour entendre son cœur battre. Il avait été terrifié à l'idée de ne pas arriver à temps pour la sauver, de la perdre aussi. Lui qui l'aurait laissé mourir quelques heures plus tôt, voulait maintenant, simplement, la voir vivre et être heureuse.
Maintenant il savait, il comprenait que l'honneur était moins important que la vie, que de faire ce qui était juste. Sa sœur ne devait pas mourir parce qu'il l'aimait et parce qu'elle était innocente. La tuer parce qu'elle avait sauvé des humains était ridicule. Il avait eu tord, il ne le dirait qu'à Hisana, et il devait maintenant tout faire pour se pardonner lui-même, puisque Rukia ne lui avait rien reproché.
Le soleil se couchait, Byakuya empruntait un nouveau chemin, vers sa petite sœur, maintenant qu'il avait décidé de la protéger. Même si, finalement, il savait qu'elle n'avait pas besoin de lui. Il ne la protègerait pas pour respecter une promesse mais par amour.
Ça restera comme une lumière
Qui m' tiendra chaud
dans mes hivers
Un petit feu de toi, qui s'éteint pas
(1) gomene, j'ai pas pu m'en empêcher, je déteste les jeunes femmes en détresse… (j'ai de gros problèmes avec les princesses aux balcons, j'ai toujours envie de les baffer…)
