/Oh Merlin... pensa Drago. Qu'est-ce que je dit, qu'est-ce que je fait? Je la séduit? Je lui dit qui je suis et qu'est-ce qu'on était avant qu'elle ne perde la mémoire? Je lui dit tout simplement bonjour en faisant semblant que je ne la connait pas?? Merde, je ne sais pas quoi dire! HELP!/

-Euh... je... bah enfin, je sais pas... Ça dépend, c'est quoi ton... votre nom?

/Et bah bravo! Là, t'as l'air intelligent, Drago! Non, mais pauvre con.../

-Hermione. Hermione Granger.

-Content... enchanté de faire votre connaissance, Mlle. Granger.

/Tiens, là, c'est mieux. C'est ça, joue-la cool.../

-Moi aussi, Mr...?

-Malefoy. Drago Malefoy.

-Je suis Blaise Zabbinni, se présenta à son tour le brun qui se sentait à part. Et puis, je crois que vous aviez tout simplement mal entendu. Nous n'avons pas prononcé votre nom une seule fois.

/Non mais quel manque de tact, ce Blaise.../

-Pardonnez-le, dit Drago. Il ne sait pas parler aux femmes. Et surtout... aux jolies femmes comme vous, mademoiselle Granger.

Drago vit Hermione rougir. Il était content de pouvoir lui parler, mais en même temps, il se sentait mal de lui mentir sur son identité. Il ne lui mentait pas vraiment, mais c'était comme lui cacher qui il était vraiment pour elle, et que représentait-elle à ses yeux, quand elle se souvenait de lui... (Nda.: Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veut dire...)

-Hum, hum... interrompit Blaise. Il se fait tard, je croit que moi, je vais aller travailler. Passe une belle journée, Drago. Aurevoir, Mlle. Granger.

-Oui aurevoir.

Il s'exécuta et les laissa seuls ensemble. Ce fût Hermione qui brisa le silence.

-Se pourrait-il que je vous aie vu, cette nuit, à ma sortie de l'hôpital?

/Merde! Je savait bien qu'elle m'avait vu!/

-Vous sortez de l'hôpital? Fit Drago d'un ton faussement étonné. Et vous vous promenez ainsi dans la ville de Londres, seule? Vous ne devriez pas plutôt reprendre des forces et vous reposer?

-S'il vous plaît, pas de "vous".

-Bon, d'accord, si tu y tiens. Et bien toi aussi alors. Tu peux me dire tu.

-Tu?

-Oui?

Ils éclatèrent de rire, puis Hermione reprit.

-Et puis ce matin, je n'avait pas très envie de rester couchée. J'était en pleine forme. Et avec les choses plutôt étranges que j'ai apprises sur moi hier soir, je n'avait pas vraiment la tête à ne pas bouger de la journée. J'ai donc décidé de venir en ville me promener, trainer un peu, tu vois?

-Oui, bien sur, je vois... Dis, tu es seule, ça ne te tente pas de trainer un peu avec moi? De toute façon, moi aussi je suis seul. Si je n'ai personne avec qui trainer, je ne vois pas pourquoi je resterais.

-Désolée, je ne peux pas, maintenant. Il va bientôt falloir que je retourne chez les gentilles personnes qui acceptent de m'héberger, sinon ils risquent de s'inquiéter.

-Oh...

-Mais par-contre, ce soir, je ne fait rien. Si tu as envie...

-Oh! Oui, oui, bien sur! Ça te dis, d'aller dîner? Ou de dîner chez moi, si tu en as envie. Enfin... Je comprendrais si tu ne voudrais pas, on ne se connait pas, et...

-Non, c'est très bien, je t'assures. Tu n'as qu'à me donner ton adresse, et je t'y rejoint à... 18 heures, ça te vas?

-Oui, pas de problème.

Il sortit un bout de papier et lui nota son adresse.

-Alors euh... à ce soir, dit timidement Hermione.

-Oui, à toutes!

Ils partirent chacun de leur côté, retenant leur joie qu'ils ne manquèrent pas de laisser échapper chacun rendu chez eux...

-Bonjour tout le monde! Dit joyeusement Hermione en rentrant au Terrier, plus radieuse que jamais.

-Ah, Hermione! S'exclamma Ginny. Mais où étais-tu passée?

-Bien voyons, j'était au centre-ville de Londres, je vous avait laissé un mot pour vous le dire.

Elle pointa le papier posé sur la table sur lequel était écrit "Partie au centre-ville, voir un peu de pays. Reviens vers midi, Hermione.".

-Quoi? Vous ne l'aviez pas vu?

-Non, nous ne l'avions absolument pas vu! Gronda Mme. Weasley. Écoute, Hermione, nous nous inquiétions beaucoup pour toi. Nous pensions déjà que...

-Je sais, vous pensiez que jamais je ne me réveillerait de ce coma causé par je-ne-sais-quoi dans une certaine bataille finale contre je-sais-plus-qui et tout et tout, mais écoutez, je suis grande maintenant, j'ai presque 20 ans déjà et je sais ce que je fait. Et puis d'ailleurs... je sors, ce soir.

-Quoi?! S'étonna Ron.

Il avait toujours été surprotecteur avec Hermione, ce n'était pas un secret.

-Avec qui?

-Un gentil garçon que j'ai rencontré dans la rue, ce matin.

Elle se prit une pomme dans un panier de fruits puis poursuivit.

-Vous voudriez peut-être m'en empêcher? Dit-elle sur un ton d'amertume.

-Oh! Hermione! S'exclamma Mme. Weasley, indignée.

La jeune femme soupira.

-Je suis vraiment désolée, s'excusa-t-elle sincèrement. Mais vous devez tout de même essayer de me comprendre Je ne comprend rien à ce qu'il m'arrive. J'ai même du mal à croire ce que vous me racontez, sur le fait que je suis une sorcière, et tout ça... Mais je fait d'énormes efforts, je le jure. Laissez-moi tout simplement vivre ma vie et apprendre ce qui s'est passé, durant mon coma! Je veux simplement voir du monde, j'ai besoin de prendre l'air.

Il y eu un instant de silence, puis Harry prit la parole.

-Je crois qu'elle a raison. Nous devons lui laisser de la liberté, qu'elle voie tout ce qu'elle a oublié. Je croie sincèrement que ça l'aidera à se rappeller.

Ginny acquiéssa, ainsi que Ron. Mme Weasley était tout de même réticente, mais elle accepta pour ne pas être la seule à refuser. Sur ce, Hermione fit un sourire de reconnaissance à l'intention de Harry puis monta dans la chambre de Ginny avec sa pomme. Il fallait à tout prix qu'elle revoie ce qu'elle allait mettre pour ce soir-là. Et la gentille rouquine, comme Hermione se plaisait à appeller Ginny, l'aiderait surement en lui prêtant quelques vêtements...

Je l'ai invitée à diner! S'exclamma Drago en appellant Blaise, en rentrant chez lui.

-C'est génial! T'as fais les premiers pas, c'est bien. Comme la première fois.

-Non, c'est pas génial! Il ne faut pas qu'elle sache ce que j'ai déjà été!

-Mais elle le savait, quand elle est sortie avec toi, la première fois!

-Mais c'est pas la même chose! Elle savait ma nature depuis le début, la première fois. Mais maintenant, elle croit que je suis un gentil toutou tout doux! Qu'est-ce qu'il se passera quand elle apprendra qu'est-ce que j'ai déjà été dans le passé, avec elle et avec ses amis? Tu comprends ce que je veux dire?

Moment de silence...

-Blaise?

-Sérieusement, t'es vraiment pire qu'une fille!

-Ta gueule! J'ai besoin de conseils! J'ai pas besoin de tes conneries!

-Bon, bon, d'accord... Bah moi, je dit que tu devrais pas t'en faire avec ça. De toute façon, t'as qu'à pas te faire prendre, avec elle. Nsuite, quand vous vous connaitrez mieux... Enfin, je veux dire, quand ELLE te connaitras mieux... enfin, quand elle te reconnaitra mieux... AAAAAH! Je me comprends! Quand vous vous connaitrez mieux, tu lui expliqueras tout ça. Parfois, aveuglé par l'amour, c'est plus facile de croire des choses.

-T'es un génie, Blaise!

-Je sais, on me le dit souvent...

-Bon, maintenant, je te laisse. J'ai un dîner à préparer!

-Ouais, c'est ça, à commander, tu veux dire!

-Eh! Je cuisines très bien!

-Si tu le dis... En tout cas, la dernière fois que j'ai eu le courage de goûter à ta cuisine mon vieux, j'ai été malade toute la nuit!

-On était en cinquième, p'tit con. J'suis vieux maintenant, j'habite tout seul et je n'ai plus 15 ans. Faut bien que je mange, une fois de temps en temps!

-Bon d'accord, j'veux bien te croire, cette fois... Allez, on s'en reparle plus tard! Bonne soirée surtout!

-Ouais, toi aussi, aurevoir.

Sur ce, Drago raccrocha. Il avait du pain sur la planche...