Alors voilà... scène troisième... ouuuuf... ça commençait à faire long! Mais je dois dire que là, j'ai ramé pour la mettre en ligne: il est passé minuit, mon PC tourne au rallenti (comme mon cervau, tiens!) et depuis ce matin, j'ai une migraine pas possible... snuuuuuf... Y'a des jours où je préférerais rester au lit...

J'espère que ce chapitre vous plaira. Ce sera peut-être un des derniers de cette histoire... je ne sais pas. À l'origine, j'avais prévu une fic assez longue, mais, faute de temps, je ne sais pas si je vais y arriver. Peut-être que je vais racourcir un peu... Qu'est-ce que vous en pensez? Encore un chapitre et un épilogue... ce serait pas mal, comme longueur... Va falloir que je me penche sur le problème... (oh non! encore réfléchir... pfffff... lol)

Ah oui, petite précision: j'ai oublié de vous dire que cette fic ne prend pas en compte le tome 6... La mort de Dumbledore n'entre pas dans mes projets... je préfère gardé Papy vivant; il m'est plus utile comme ça... surtout dans ce chapitre! Vous allez comprendre... En attendant, bonne lecture!!!!

Réponses aux reviews:

NalaHalliwell et CordonsBleu: hello, toi! (ou hello vous, je ne sais pas si vous êtes 2, vu le pseudo... ) ça fait plaisir de voir que de nouveaux lecteurs reviews! Merciiiiii mille fois! Je te rassure: tu n'as ABSOLUMENT pas l'air d'être une grouppie de Tom... (comment ça, je suis hyppocrite à mort?! Mais... pas du tout!!! Je camoufle la vérité, c'est tout..) Au fait, il t'a bien rejoind dans ta chambre, comme tu le lui avais demandé? (heum... plutôt "ordonné", à mon avis... mdrrr) Si tu veux essayer de t'en désitoxiquer, j'ai des patch pas mal... Mais bon, c'est le genre de cure de désintox' qu'est pas facile à faire... (hihihihi!) La preuve: j'ai du me rabattre sur le chocolat. Et puis, c'est pas si grâve que tu n'aies pas 18 ans. Je dois dire que... moi non plus! (oups! j'viens de donner une sérieuse indication quant à mon âge, là... ) Alors, pas de panique: je ne vais pas te faire la morale, c'est vraiment pas mon truc. (en plus, j'aurais pas l'air crédible en Miss-je-sais-tout-moralisatrice...) J'espère juste que la suite te plaira! À très bientôt!!!

Spiria: chuis désolée sir je t'ai fait trop attendre... snurf... pas mas faute! T'inquiète pas pour la question à 50 euros: c'est pas la mort que tu l'ai louppé et de toute façon, mes chèques sont en bois... lol Pour ce qui est de tes suppositions... et non! Ginny ne se fait pas berner... enfin, pas totalement. Disons que Tom l'aime, à sa façon. Mais je pense que c'ets ce qui peux se rapprocher le plus d'un amour sincère pour lui. Quant à une possible aventure Ginny/Harry... j'avoue que j'y ai pensé. Mais le terme "aventure" n'est pas exact, étant donné que... non, je ne vais rien dire! Ce serait trop dévoiler l'intrigue. Je pense que je vais garder cette idée, mais ça signifie qu'il faudra que je me bouche pour écrire la suite... (dur, dur...) Par contre, je ne te promets pas une fic trèèèèèèèèèèès longue... Désolée! En attendant, bonne lecture de la troisième scène! Bigs bisouxxx...

Eleonore-dem: merci pour ton petit mot! ça m'a fait chaud au coeur! Et oui, tu as bien raison: Voldemort est sincère avec Ginny... même si, visiblement, son amour soit assez violent et possessif... J'espère que la suite te plaira! Bisoux...

Viviane: merci pour ta review! J'espère que tu trouveras la suite (qui suit... lol) à ton goût! À très bientôt!

Dark and devil time: merci pour tes encouragements! J'espère être à la hauteur... (dur dur...) Bisouxxx...

Lya jedusor: merci pour ta review! J'essaie en effet de faire dans la poésie et le sensuel, mais c'est parfois dur de ne pas tomber dans le vulgaire... Tom est sincère, je te rassure. Je ne suis pas sadique au point de faire souffrir Ginny comme cela... quoique... (idée intéressante... niark! lol) Bonne lecture de la suite et bonne nuit! (chez moi, il est tard... sooooomeil! --)

Kattia Black: salut, toi! Décidemment, tu me gâtes en reviews! À croire que tu restes pendue à ton PC pour voir quand je publie et te précipiter sur les nouveaux chapitres... c'est flatteur... (naaaaaan... je ne prendrais PAS la grosse tête! lol) J'en rougis... (hihihi!) J'espère mettre bientôt le prochain chapitre de L'Ange et le Démon. D'un autre côté, j'ai envie de te faire languir un peu... et cette fois, je vais y arriver, foi d'auteur sadic! Niiaaaaaarkkk! Ne m'en veux pas trop... j'esssaierai ce week-end ou la semaine prochaine! Avant le 25 novembre, en tout cas! Mais ouiiiii: Tom est sincère, panique pas! Je te laisse lire la suite, ma très chère... Bisouxxx baveux! (beûrk...)


Scène troisième : Rara avis

Un rayon joueur de soleil se pose sur ma joue. J'ouvre les yeux. À côté de moi, je sens son corps chaud, encore endormi. Je soupire d'aise. Qu'il fait doux, lorsqu'on est heureux… Dehors, le jour commence à se lever; l'aube pointe doucement le bout de son nez rose. Dans le parc du Manoir, quelques trilles s'envolent: des rossignols. Cela n'arrive presque jamais. Sauf lorsque le Maître est heureux...

Je le regarde un instant, attendrie par l'expression douce qu'il affiche dans son sommeil. C'est dans ces moments-là que j'ai appris à l'aimer, à le comprendre. Lui aussi peut éprouver autre chose que de la haine et de la cruauté. C'est une chose que ni Harry ni Dumbledore ne comprendront jamais. Ils ne peuvent pas savoir, car ils ne le connaissent pas comme je le connais. Je crois être la seule à à être véritablement digne de lui. En tout cas, je suis la seule qu'il ait jamais autorisée à partager sa couche. Cela prouve au moins que je compte pour lui, ce que j'espère. J'aime mon oiseau rare...

Doucement, je m'étire. Après nos ébats de cette nuit, j'ai toutes les raisons d'être fatiguée… Je donnerai tout pour que cela recommence. Me blottir dans ses bras tendres et ne plus penser à rien. Rien que lui et moi. Sans faire de bruit, je m'extirpe des couvertures et m'assieds en tailleur sur le futon. D'un geste, je noue mes cheveux à l'aide d'un ruban noir. Remontés ainsi, ils continuent de tomber en cascades de feux sur mes épaules ; des mèches bouclées s'échappent en vagues multiples de ce chignon improvisé. Je tente sans succès de les coiffer une main exquise se pose sur mon dos. Elle descend le long de ma colonne vertébrale et caresse le haut de mes fesses. Je me retourne ; il me sourit. Sa main reste contre ma peau et il me demande d'une voix douce :

« - Pourquoi les attacher ? Laisse-les donc voler au vent…

Je ne réponds pas et fais une nouvelle tentative. La main remonte mon dos, se pose sur ma nuque et tire le cordon noir.

« - Non ! Je venais juste d'y arriver…

Il rit de mon air dépité et dépose un petit baiser au coin de mes lèvres :

« - De toute façon, je te préfère ainsi. Alors…

Il se redresse et s'assied à côté de moi :

« - J'aime tout en toi. Tout… et je pourrais te dévorer entière si tu me laissais faire…

Son torse se colle contre mes seins; sa peau glisse sur la mienne. Il m'embrasse dans la nuque, ponctuant ses baisers de petits pincements de dents.

« - Allez-y, mon seigneur. Dévorez-moi, vous semblez si affamé…

« - Mmmmh… oui, gronde-t-il tout bas. J'ai faim de toi… si faim…

Je ris et :

« - Il me semblait qu'après cette nuit… vous seriez rassasié…

Je me relève, lui tendant la main pour qu'il me suive. Il s'exécute sans se faire prier. Le soleil darde ses rayons sur nos corps nus. Sa main posée sur la mienne, il enlace mes doigts avec ferveur, me contemplant dans la lumière blanche. Il hoche la tête ; ses mèches noires volent au vent :

« - Non, je ne serais jamais rassasié de toi, jamais…

Se pelotonnant contre ma poitrine, il enfouit la tête dans ma nuque.

« - Je t'aime… je t'aime tant… Ginny…

Ses baisers sont précipités, son souffle, rauque. C'est si délicieux, ce trouble qui s'installe lentement. Je suis à nouveau prête à me laisser aller. Je pique son torse nu de mille baisers, de mille caresses. Soudain, une pensée traverse mon esprit :

« - Maître... Si vous m'aimez autant que vous le dites…

Haussement de sourcils.

« - Et bien ?

« - Je suppose qu'il est exclu que vous couriez par d'autres sentiers que les miens et que vous vous abreuviez à d'autres sources que les miennes…

« - Ce qui veut dire ?demande-t-il en souriant.

Je détourne la tête, l'air fier :

« - Je n'aurais pas de rivales ?

Son sourire se fait plus malin ; il prend un air suffisant :

« - De rivales ? Non, je ne pense pas…

Je me pends à son cou et lui murmure à l'oreille, mordant au passage le lobe sensible avec provocation :

« - Merci, Maître. Je voulais simplement être sûre… Mais de toute façon, c'est vous qui décidez… Toutefois, si vous aviez effectivement d'autres conquêtes, ne comptez pas sur moi pour vous supplier de m'accorder de l'attention…

Il se moque gentiment, en me serrant plus fort :

« - Ma plus fidèle Mangemorte se rebellerait-elle ?

« - Fidèle, ça, je le serrais. Si vous l'êtes. Mais dans le cas contraire…

Je ne peux m'empêcher de jouer avec lui à ce jeu de provocation et de séduction. C'est un tel partenaire…

« - Dans le cas contraire, rit-il en me caressant les fesses, que ferras-tu ?

« - Je ne sais pas, my Lord. Mais quoique ce soit, je vous promets que ça ferra très mal…

« - Serrais-tu jalouse, Ginny ?me provoque-t-il.

Puis il éclate alors de rire, comme si je venais de dire la chose la plus stupide qui soit. Je ne comprends pas et plante mes yeux dans les siens.

« - Je vous préviens, je suis sérieuse.

Mon ton est sincère ; il cesse immédiatement de rire. Dans son regard brûle une flamme de désir, aussi intense que celle que j'ai pu y lire cette nuit. Ses lèvres survolent les miennes, sans les toucher. Un sourire pervers illumine ses traits.

« - Est-ce une promesse ?murmure-t-il d'un ton rauque.

Je l'embrasse une dernière fois.

« - Seulement si vous me trahissez…

Et je pars, sans un regard en arrière. Je cours m'enfermer dans la salle de bains attenante, riant de sa déconvenue et de ma réplique. Lui reste dans la chambre, puis frappe quelques coups discrets contre la porte.

« - Ginny, mon ange… tu ne peux pas me laisser ainsi…supplie-t-il en riant. S'il te plait…

« - Et pourquoi ?ris-je.

« - Tu n'as donc pas de cœur ?demande-t-il dans une parodie théâtrale et comique.

« - C'est à vous de voir…

Et je laisse mon oiseau rare seul, avec son désir et ses baisers.


Je fais quelques pas dans la salle de bain. La lumière de l'aube filtre par une haute fenêtre ouverte. Des voiles transparents s'envolent dans le vent, arachnéens. Un sol de marbre blanc. Sur les murs, des carreaux de céramiques claires. Au centre de la pièce, une grande baignoire aux mosaïques turquoise. Elle a une forme octogonale et des pétales de roses blanches flottent paresseusement sur l'onde pure. Une rangée de robinets d'argent se dispute la place sur un de ses côtés. Plus haut, contre le mur, une conque de coquillagedéverse un flot d'eau claire dans le bassin. Sur un meuble bas, une pile moelleuse de serviettes immaculées. À côté, quelques flacons de cristal: des essences rares. Un grand miroir sur le mur du fond; sa vitre bleutée est encadrée de motifs serpentins.

La beauté et la fraîcheur de cet endroit m'enchantent immédiatement. Je me sens bien dans ce décor calme. Tout y respire la pureté. Je me plais un instant à nous imaginer, mon maître et moi, nus dans cette pièce... Je caresse de la main les pétales blancs d'un bouquet de lys disposé dans un vase. Un sourire naît sur mes lèvres. Je marche jusqu'à la baignoire et m'accroupis, scrutant la surface de l'eau. Ma main survole l'onde, brisant le calme de sa surface. Je n'ai qu'une seule envie : m'y plonger toute entière…

Je ferme les yeux et me laisse envahir par le parfum du lys. Puis me relève, curieuse, et tourne un des robinets d'argent. Une mousse blanche et compacte en coule. Je le referme et en ouvre un autre. Une huile transparente aux arômes sucrés se déverse lentement dans l'eau. Je fais plusieurs essais, intriguée de voir ce qu'ils me réservent. Au bout de quelques minutes, le bain embaume de milles senteurs exquises qui me font tourner la tête. Je m'assieds sur le rebord de marbre et plonge mes pieds dans l'eau. C'est alors que la porte s'ouvre. Mon oiseau rare s'avance vers moi…

« - Vous avez trouvé la clef ?

Il marche jusqu'à moi et passe son bras autour de ma taille.

« - Très drôle, Ginny, murmure-t-il à mon oreille. Je n'ai guère goûté à ta plaisanterie de tout à l'heure, tu sais…

Je me retourne et fixe ses yeux de saphir.

« - Pourtant, il me semblait qu'elle était du plus bel effet... non ?

Il fronce les sourcils. Je pose un baiser sur ses lèvres, insinuant ma langue dans sa bouche. Au regard qu'il me lance, je sais que j'ai gagné la partie. Je trouve tout de même plus aimable de m'excuser.

« - Ne m'en veuillez pas, Maître. Ce n'était qu'une petite plaisanterie…

Il me rend mon baiser, radoucit :

« - Puisque tu le prends comme cela, je veux bien te pardonner. Mais il faudra que tu me donnes quelque chose… quelque chose de plus pour que j'oublie ton affront !

Voyant où il veut en venir, j'acquiesce :

« - Tout ce que vous voudrez, mon seigneur…

Il ne répond rien et se contente de me pousser vers les marches qui mènent à la baignoire. Je les descends unes à unes et me laisse aller avec délice dans la mousse épaisse du bain. La chaleur de l'eau m'envahit lentement. Mon maître piquete ma nuque de baisers brûlants. Il tente de m'enserrer la taille; je m'échappe et, la mine fière, me réfugie de l'autre côté du bassin. Il se prend au jeu et essaie de m'attraper. Nous nous lançons alors dans une bataille où la mousse et l'eau giclent en tout sens, éclaboussant le marbre immaculé et inondant le sol. Au bout d'un moment, la tête me tourne et je m'avoue vaincue. Je me pends à son cou et l'embrasse goulûment, pendant ce que ses mains descendent sur mes fesses. Enlacés ainsi, nous sortons de la baignoire et nous étendons sur une serviette moelleuse disposée à même le sol. Je suis à nouveau à la merci de mon oiseau rare.

Il se penche sur mon corps et le parcourt de sa langue brûlante, l'explorant comme au premier jour. Il joue avec la pointe de mes seins; il les mordille, les fait rouler dans sa bouche. Je gémis et enfoui mes mains dans sa chevelure encore humide. Il descend le long de mon ventre, et écarte doucement mes cuisses. Je sens son souffle chaud contre ma peau; ma respiration s'accélère. Sa langue m'effleure juste assez pour me faire frémir. Ses doigts habiles s'ajoutent à sa bouche; il me caresse fougueusement. Inconsciemment, je me mets à onduler des hanches. De petits cris m'échappent, incontrôlables. Soudain, deux doigts pénètrent en moi, avant d'amorcer de langoureux va-et-viens. Mes mains se perdent dans ses cheveux. J'en veux plus, toujours plus. Ce qu'il me donne n'est plus suffisant, ce n'est pas assez. Il comprend mon émoi et accélère la cadence, me laissant pantelante de plaisir. Tout à coups, il s'arrête brusquement. Je me redresse, étouffant une exclamation de colère :

« - Pourquoi...? Maître… Continuez, je vous en prie…

Ma voix se brise. Il me répond en souriant :

« - Il se trouve, ma chère Ginny que… j'aime moi aussi jouer avec les gens. Et que je compte bien te faire payer ton manque de respect de tout à l'heure.

Moi qui croyais que tout avait été oublié ! Je me trompais… Je veux répondre quelque chose mais il ne m'en laisse pas le temps et se glisse sur moi. Son corps ondule sur le mien, serpent désirable. Je sens contre moi son sexe dur et chaud qui aspire à être rassasié. J'en frémis d'impatience. Sa bouche se soude contre la mienne. Le baiser est fougueux, violent. J'insinue ma langue entre ses lèvres; il la repousse avec la sienne. Nous luttons plusieurs instants pour la domination de l'autre, avan de nous arrêter, à bout de souffle. Mais ce n'est que pour mieux repartir dans des embrassades passionnées et provocantes. Soudain, il se recule en poussant une exclamation de douleur. Je viens de lui ordre la lèvre. Le sang écarlate coule sur son mento, lui donnant l'air terrifiant d'un dieu païen et magnifique. Mon oiseau rare saigne…

Consciente de ma bêtise, je bredouille des excuses inintelligibles. Il me faire taire en posant un doigt sur mes lèvres, puis plaque à nouveau sa bouche sur la mienne. Notre baiser a un goût de sang: cruel, primitif. Je le fixe dans les yeux. Nous sommes redevenus sauvages; nous sommes redevenus des fauves. Je capture à nouveau ses lèvres, goûtant encore et encore au liquide de vie qui s'échappe de son corps. Il grogne de contentement et reprend ses caresses. Le désir, le plaisir et la douleur s'unissent peu à peu; la douleur au creux de mes reins se fait plus forte. Conscience de cela, il sourit. Un feu sauvage couve dans le bleu de ses yeux. Il a envie de moi; j'ai envie de lui. Nous sommes deux humains aux instincts bestiaux. Je lui murmure d'un ton langoureux, alors que ses doigs s'insinuent à nouveau en moi :

« - Prenez-moi, maître. Je vous en supplie… Je veux vous sentir en moi… vite…

Il me retourne sur le ventre. Je creuse les reins et me mets à quatre pattes devant lui. Il grogne :

« - Oui, Ginny. Je vais te prendre… à tout jamais, tu es mienne…

Son sexe dur s'enfonce en moi; je pousse un cri.

« - Je suis vôtre, pour toujours !

Il se retire et me pénètre à nouveau, plus violement. Un gémissement m'échappe. Puis il amorce des va-et-viens passionnés. Ses assauts sont fougueux, sauvages. Un souffle court s'échappe de mes lèvres; je le supplie.

« - Je vous veux…Continuez, my Lord… pitié...

À ce moment-là, quelque chose se brise en lui; je le sens. Il s'abandonne complètement à la jouissance, me pilonnant hargneusement. Il laisse libre court à sa violence. Nos voix se mêlent l'une à l'autre, au même rythme que nos corps enfiévrés; nous gémissons ensemble. Il me prend, encore et encre. Ses coups de reins accélèrent. Dans un cri, l'orgasme me foudroie: un feu d'artifice de satisfaction animale. Il se libère en moi et me rejoint au septième ciel. Nos corps, nos âmes ne font plus qu'un. À bout de souffle, il s'effondre sur moi ; sa tête repose lourdement sur mes épaules. Je reste face contre terre, secouée par les tremblements. C'était si bon…

Nos respirations résonnent dans la salle de bains; nos coeurs ralentissent peu à peu. Nous savourons en silence cet instant de paix. Mon seigneur pose un baiser sur ma nuque, et se relève sans un mot. Il sort de la pièce sans me regarder. Je reste seule, étonnée par cette indifférence. Inquiète, je le rejoint dans la chambre. Il s'habille. Je m'approche prudemment de lui, ne sachant que dire. Finalement, je me blottis contre son torse.

« - Maître... pourquoi cette soudaine froideur ? Serriez-vous fâché contre moi...?

Il me sourit et caresse ma joue pâle :

« - Tu crois donc cela, Ginny ?susurre-t-il doucement. Non. Non, je ne suis pas fâché contre toi.

Il m'embrasse tendrement.

« - Au contraire. Tu as été merveilleuse…

« - Alors, pourquoi …?

Hésitation distraite:

« - C'est que... Je ne sais pas. Je n'ai pas l'habitude d'être… si proche avec… avec un de mes Mangemorts. Et qui plus est une femme…

« - Je comprends. Cela doit être un sentiment étrange pour vous…

« - Oui... c'est… c'est très étrange, en effet.

Il me lâche et fait quelques pas dans la pièce. Il a l'air tourmenté, contrairement à son habitude.

« - Il y a aussi cette… cette attaque, qui devra se dérouler bientôt.

J'acquiesce.

« - Je le sais, oui. Tout se déroulera bien, ne vous inquiétez pas.

« - Je l'espère, en tout cas. Vois-tu, Ginny, j'ai… j'ai l'impression que… que mon heure est venue.

Inquiétude.

« - Votre heure ? Que voulez-vous dire ?

Il se plante face à moi et plonge ses yeux dans les miens :

« - L'heure d'accomplir enfin mon destin. Et de gagner.

Je déglutis, comprenant soudain.

« - Vous voulez dire... affronter Potter ?

« - Oui. Je n'ai que trop attendu. Voilà cinq ans qu'il a appris quelle était sa destinée; il est plus que temps pour moi de me mesurer à lui... et de le vaincre. Après cela, plus personne –pas même ce vieux fou de Dumbledore- ne pourra s'opposer à moi.

Ses iris ne lâchent pas les miens.

« - Mais pour cela, j'ai besoin de ton aide.

J'écarquille les yeux de surprise :

« - De… de mon aide ?

« - C'est exact.

« - Pourquoi faire ? Je ne comprends pas…

Il fronce les sourcils et m'explique d'une voix douce :

« - Il me faut les coordonnés du siège de l'Ordre du Phénix. Pour affronter Potter et me débarrasser une fois de plus de Dumbledore et de ses Aurors, j'en ai besoin.

J'hésite.

« - Vous savez déjà que le quartier général de l'Ordre est soumis au sortilège de Fidelitas... et c'est Dumbledore lui-même qui en est le gardien. Il serra donc très difficile pour moi de vous révéler l'emplacement de l'Ordre; cette information est surveillée de prêt. Seul Dumbledore le peut. Si je vous la communiquais, vous l'oublieriez sur le champ, vous le savez…

Il hoche la tête.

« - Je le sais, oui. Mais... il te serrait peut-être possible de subtiliser un message écrit de la main de Dumbledore indiquant l'adresse de son quartier général. Tu m'as dis qu'ils utilisaient ce moyen pour pouvoir en informer de nouveaux membres sans en parler…

« - Vous voulez dire… voler une des lettres de Dumbledore, afin que vous puissiez avoir l'adresse écrite de sa main ?

Hochement de tête.

« - Ainsi, je saurais où ils se cachent…

« - Je ne sais pas si… enfin, c'est risqué…

Je ne sais que faire. Je suis partagée entre le devoir et le plaisir de lui obéir et la crainte de me faire repérer.Il sourit et me serre au plus prêt de lui; ses mains descendent sur mes seins nus et sa bouche s'attarde sur la mienne :

« - Si tu le faisais Ginny, je serrais vraiment… vraiment heureux de toi et… il se pourrait… que tu sois récompensée au-delà de tes espérances…

Ses doigts s'aventurent plus bas, explorant la douce moiteur de mes cuisses. Je ne peux m'empêcher de gémir, abandonnée à ses tortures exquises :

« - Vous me récompenserez… ?

Il m'embrasse à nouveau :

« - Oh oui, plus que tu ne peux l'imaginer… tu as ma parole.

Gémissement.

« - Dans ce cas... Je ferrais de mon mieux pour satisfaire vos exigences, Maître.

Et mon oiseau rare me sourit…


Il ouvre la porte de la chambre. Ayant rapidement enfilé mes habits, je m'élance à sa suite. Je dévale les volées de marches et le rejoins, radieuse. Il m'adresse un sourire et me tend son bras avec douceur. Je l'accepte, flattée. Ce n'est pas dans ses habitudes de manifester autant de marques d'intérêt à ses serviteurs. Inévitablement, cela va faire des envieux. Tant pis. Nous pénétrons dans le vaste hall faiblement éclairé. De hautes fenêtres de bois sombres diffusent une lumière blafarde. Le sol de pierre brut est nu. Au bout du couloir, une salle plus large à la cheminée ouvragée, illuminée par un feu ronflant.

Plusieurs Mangemorts attendent, tête cachée sous un sombre capuchon. Ils parlent à mi-voix. À notre entrée, ils s'inclinent respectueusement. Malgré leur empressement servile, j'ai vu leurs regards couler sur moi. Ils mes jaugent. Ils n'apprécient pas l'attention que mon seigneur me porte. Il leur fait signe de se relever. Une à une, les capuches sont ôtées; l'anonymat tombe au même rythme que les pans de tissu noir.

Il y a là Malefoy, toujours fidèle à son poste ; Bellatrix Lestrang, qui ne peut s'empêcher de me lancer un regard dégoulinant de mépris ; Avery, toujours aussi nerveux ; Macnair, droit comme un « i ». Et d'autres encore, dont les noms m'échappent. Tant de personnes au service de mon maître, tous plus fidèles les uns que les autres. Ils redoutent sa colère et ses punitions, mais le supplient de leur accorder un peu plus d'importance. Je ris sous cape: ils sont pathétiques. La réunion début. Tout n'est que discussions et propositions. Chacun présente son rapport en tentant de se mettre en avant aux yeux du Maître. Lui se contente d'écouter: il sourit avec approbation et lance parfois un regard glacial d'avertissement.

Je me tiens à l'écart, n'ayant rien à dire. Quelques mots me parviennent aux oreilles. Les Détraqueurs et les Géants se sont tous ralliés à notre cause, de même que la plupart des loups-garous et des harpies. Des négociations sont en cours, en Transylvanie avec le comte Dracula, chef des redoutables immortels. Il hésite encore à nous rejoindre; mais notre seigneur a des arguments convaincants et saura le décider. Puis viennent les rapports des espions : au sein de différents Ministères de la Magie (notamment ceux de Londres et de Paris). Je n'écoute qu'à moitié; ces bavardages m'assomment. Au bout d'un moment, les voix se taisent et j'entends mon nom. Quelqu'un m'appelle. Je lève la tête. Il me fait signe d'approcher. Je m'exécute. Il prend alors la parole d'une voix calme, dénuée de toutes émotions, ce qui la rend plus terrifiante encore :

« - Comme je vous l'ai auparavant expliqué, il m'est impossible d'arriver à localiser l'ordre du Phénix et de trouver son siège. Le lieu est soumis au sortilège de Fidelitas. Le gardien du secret n'est autre que Dumbledore lui-même.

Un murmure traverse la salle. Il reprend :

« - Heureusement, j'ai… trouvé une solution afin de remédier à ce désagrément. Ainsi,nous pourrons lancer une autre attaque meurtrière sur l'Ordre, et les Aurors seront définitivement vaincus. Avec un peu de chance, Harry Potter sera enfin tué. Comme il se doit.

Bellatrix fait un pas en avant et demande d'une voix respectueuse, tout en me jetant des regards venimeux :

« - Et, pourrions-nous savoir, Maître, quelle est cette… solution qui parviendrait à nous révéler le secret le mieux gardé au monde ?

Mon seigneur sourit et me prend par la main, enfermant mes doigts dans une étreinte implacable et glacée. Il fixe Bellatrix et répond lentement :

« - C'est là que Ginny entre en scène. Comme vous le savez, elle fait officiellement partie de l'Ordre. Dumbledore lui fait confiance. Il serra donc facile pour elle de voler des documents indiquant le lieu de leur quartier général. Ces documents devront évidemment être de la main de Dumbledore. Sinon, ils n'auront aucune utilité pour nous.

La Mangemorte se balance d'avant en arrière, un peu mal à l'aise.

« - Mais… c'est une mission dangereuse, il y a des risques d'être pris…

« - Je ne le nie pas, admet mon maître d'une voix égale.

Son regard brûle d'une flamme d'avertissement.

« - Mais pour parvenir à mes fins, je suis prêt à tout.

« - Bien sûr, Maître, s'excuse Bellatrix. Mais qui nous dit que… Ginny ne faillira pas à sa mission? Qu'elle exécutera vos ordres ?

Mon seigneur lâche brusquement ma main et se plante devant l'insolente Mangemorte. Ses yeux ont virés du bleu au rouge sang ; il darde sur elle un regard flamboyant de colère. Elle vient de franchir un pas de trop.

« - Ces détails ne concerne que moi et moi seul, Bella. Je te demande donc de ne pas t'en préoccuper et de réserver tes capacités aux tâches minimes que tu peux encore assurer.

Elle baisse la tête, tremblant de la tête au pied. Mais il ne s'arrête pas là et poursuit, la voix basse :

« - De plus, ma confiance en Ginny est absolue. Elle ne me trahira pas. Je peux même affirmer sans me tromper que de tous mes serviteurs, c'est elle que j'estime le plus. Elle seule est digne de régner à mes côtés. Ce qu'elle ferra, je peux te l'assurer.

Je ne peux m'empêcher de sentir le rouge me monter aux joues. Tant d'éloges...

D'un geste de la main, mon maître congédie ses serviteurs. Bellatrix est la dernière à s'en aller. Quand ses yeux profonds croisent les miens, j'entends sa voix résonner dans ma tête :

« Espèce de petite parvenue ! Tu te crois peut-être très maligne, à tourner autours de MON maître et à l'aguicher comme tu le fais ! Ca ne va pas durer ! Quand il serra lassé de toi, il te chassera et t'oubliera. Tu ne seras plus qu'une ombre pour lui. Tandis que moi, je le sers fidèlement depuis de nombreuses années et j'aurais ma récompense. Toi, tu mourras ! Catin ! Traînée ! »

Mes yeux se brouillent. Elle a touché le point sensible : j'ai peur de n'être pour lui qu'un « étape », un instrument. Et si elle avait raison ? Mais une autre voix résonne dans ma tête :

« Non ! Cela ne serra jamais, Bella ! Tes paroles ne sont que venin et mensonges. Et je ne l'oublierais pas. Oh oui, tu l'auras, ta récompense, tu peux en être sûre. Mais elle aura un goût bien amer... Ne t'en prends plus jamais à Ginny; ne l'approche plus. C'est bien clair ? »

Les yeux de Lestrang s'agrandissent de surprise. Elle croyait pouvoir dissimuler ses paroles à mon seigneur ? Elle s'est cruellement trompée. Elle baisse la tête et murmure un faible « oui ». Dans son regard brille encore un flamme de haine. Sans crier gare, mon maître brandit sa baguette magique et :

« Endoloris. »

Sa voix est froide. Bellatrix s'écroule sur le sol. Ses hurlements de douleurs me transpercent les tympans et résonnent contre les murs de la pièce. Le plaisir de mon seigneur se lit sur son visage; il lui murmure à mi-voix :

« - Puisque c'est la seule façon de te le faire comprendre…

Il abaisse la baguette, laissant la femme gémissante de douleur, secouée par les convulsions.

« - Retire-toi, murmure-t-il sans un regard pour la masse humaine gémissante.

Elle s'exécute; nous restons seuls. Je m'approche de lui.

« - Pourquoi lui avoir fait ça ?

Ses yeux se posent sur moi, à nouveau bleux; son rictus cruel se transforme en un sourire tendre. Etrange métamorphose.

« - Parce que je t'aime, Ginny. Je pense chaque mot que j'ai prononcé. Je veux que tu règnes avec moi... murmure-t-il en m'embrassant

Je souris. Il passe un bras autour de ma taille. Je sens contre moi son ardeur et plonge mon regard dans le sien :

« - Vous m'aimez ?

Il m'embrasse voracement et répond :

« - Oui, je t'aime. Tu m'appartiens et je suis à toi. Que veux-tu de plus, mon ange ? Ne te l'ai-je pas suffisamment démontré ?

Mes mains descendent le long de son dos, et s'attardent sur ses fesses. J'esquisse un sourire mutin.

« - Je voudrais que vous me le prouviez à nouveau...

Il acquiesce et :

« - Montons à l'étage, nous y serrons mieux… Je pourrais ainsi te démontrer l'étendue de mon amour…

Mains dans la main, nous gravissons à nouveau les marches menant à la tour. Et je m'envole, avec mon oiseau rare.

Oiseau rare.

Rara avis.


Fin de ce chapitre! Votre avis? J'aimerais bien savoir comment vous imaginez la suite... ça me donnera peut-être de bonnes idées, qui sait? Le premier qui répond gagnera... un rendez-vous avec Queudver!!!! (youpiiii, tout le monde saute de joie! Noooon, je suis pas ironique, c'est pas vrai! lol Mais que voulez-vous? J'en ai marre que ce rat squatte le paillasson devant chez moi... faut que je m'en débarrasse... Y'a pas quelqu'un d'intéressé? Il a même plus de puces... Vive l'insecticide! Comment ça, je peut me le garder?! Pas sympa...)

Breeeef... c'était l'instant l'auteur-raconte-n'importe-quoi-mais-on-lui-en-veut-pas-parce-que-de-toute-façon-elle-est-totalement-tarrée... Dans l'idéal, je ne voudrais pas que cette histoire s'éternise trop... Mais... je voulais peut-être y inclure Harry et le retour de Ginny au QG de l'Ordre du Phénix... sais pas encore trop... En tout cas, scooop de dernier minute: la fin sera assez tragique...

Allez, je vous laisse... je vais finir par ronfler sur mon clavier, moa...

Bisouxxxx à toutes et tous!!!!!