Voilà le deuxième chapitre! Je pense qu'il répondra à certaines de vos interrogations, et notamment celle que j'ai le plus souvent eue, à savoir "le garçon est-il Edward?". On m'a aussi demandé si la narratrice était Bella, alors la réponse est oui. Mysterius m'a aussi demandé de quelle époque exactement était Bella. Patience, mes amis, patience!! Vous saurez tout... un jour!! flo-chan, les chapitres ne vont pas tarder à être plus long, pour le moment ils vont garder cette taille, mais il me semble qu'à partir du 4e ou du 5e, ils se rallongent notablement (j'ai déjà écrit une bonne partie de l'histoire...). Arwen00710, tu vas avoir la réponse à ta question dans ce chapitre... Enjoy et surtout... REVIEW!!!
Je poste avant le week-end prochain, voyez-le comme mon cadeau de Noël, lol!! Joyeux Noël!! Merry Christmas!!
Je restai immobile un instant, tandis que nous nous dévisagions, aussi surpris l'un que l'autre. Il portait des vêtements de bon goût, sobres. Des cheveux blonds encadraient un visage fin et gracieux. Mais plus que ses traits d'une surprenante jeunesse, ce furent ses yeux qui me déconcertèrent. Ils étaient d'une belle couleur dorée, chaude. Je me détendis très légèrement, et murmurai en désignant l'enfant du menton :
-Il dit que tu fais des miracles.
Il haussa les sourcils, mais je ne pus déterminer si c'était dû au tutoiement ou aux dires de l'enfant, et me fit signe d'allonger le blessé sur le sol, ce que je fis. Le bruit de liquide qu'il émit lorsque je le déposai fit grimacer le jeune docteur, mais il mena tout de même un examen minutieux avec précision et efficacité. Finalement, après quelques instants de silence qui me parurent durer une éternité, il releva la tête vers moi, ses étranges yeux jaunes emprunts de tristesse.
-Je ne peux rien faire. D'humain, s'entend.
Je fermai les yeux un instant, comprenant ce qu'il essayait de me dire.
-Vous l'avez sauvé une première fois. Vous pouvez le faire une deuxième…
Je baissai les yeux et examinai le visage tourmenté de l'enfant. Je repensai à ses yeux émeraude, à sa détresse. Pouvais-je réellement le condamner à une vie monstrueuse et éternelle où il serait sûrement forcé de boire du sang humain ?
-Je ne bois pas de sang humain, murmura le médecin comme s'il lisait mes pensées. Je m'occuperais de lui.
Un peu rassurée, j'effleurai le front de l'humain blessé, et murmurai, les lèvres tout contre son cou :
-Pardonne-moi.
Il frémit à peine, mais ses doigts se serrèrent convulsivement autour des miens. Alors, avec douceur, j'enfonçai mes crocs dans sa chair. Je fus aussitôt agressée par une multitude de sensations. Surprise, délice, ravissement… soif. Une soif dévorante, terrifiante, qui me prit à la gorge et fit se crisper mes mains sur son corps. Non ! Non ! Cria la part de moi qui comprenait ce qu'il était en train d'arriver. Son sang était le meilleur que j'avais jamais goûté. Même aucun de ceux que j'avais pu humer n'avait aussi bon goût… Aucun… Cette petite touche florale et mielleuse à la fois… Cette… Stop ! Arrête ! Tu vas le tuer ! Arrête ! Arrête !! ARRÊTE ! Tandis que toute ma raison, tout mon être se révoltait contre ce que mon corps perpétrait, je réussis enfin à repousser l'enfant tentateur, et m'éloignai de lui, retenant ma respiration, sans prendre garde au liquide fatal qui coulait le long de mon menton. Le docteur Cullen me dévisagea un instant, puis hocha la tête avec compassion. Je sentis mes prunelles s'assombrir. Je refusai sa pitié. Même si c'était ce que j'étais. Un pitoyable monstre esclave de ses plus sauvages instincts. Je sentis sa présence tout près de moi.
-Vous avez fait ce qu'il fallait.
-J'ai failli le tuer.
-Oui. Puis : Mais vous l'avez sauvé une seconde fois. C'est le principal.
Nous nous observâmes un instant, puis il murmura :
-J'ai vécu seul pendant très longtemps. Grâce à vous, j'ai gagné deux compagnons.
Je secouai la tête, comprenant ce que sa phrase impliquait.
-Non, je m'en vais. Je viens de te donner la preuve que je ne suis pas quelqu'un de bien. J'ai failli…
Je m'interrompis, frissonnante, tandis que mes yeux semblaient attirés par le garçon comme par un aimant. Il frémissait à présent, son beau visage couvert de sueur, ses yeux roulant dans leurs orbites.
-La solitude n'est pas la solution. Et il n'est pas mort, me dit le jeune vampire.
Je lui adressai un sourire, mais le cœur n'y était pas.
-J'ai vécu seule pendant toute mon existence, l'isolement ne me fait pas peur.
Nous restâmes debout en silence pendant encore un instant.
-Tu le connaissais ? M'enquis-je
-Edward Masen, répondit-il. Il jouait du piano, était très prometteur. Et il avait une sorte de compréhension intuitive des pensées des gens.
-quel âge a-t-il ?
-Dix-sept ans.
-Et ses parents ?
-Morts. Son père a été tué en France, il y a quelques mois. Sa mère en est morte de chagrin… la semaine dernière.
Une infime part de ma culpabilité s'envola. Il ne laisserait pas de mère éplorée derrière lui.
-Tu devrais l'emmener, il ne va pas tarder à crier.
Il acquiesça, et souleva le garçon dans ses bras avec aisance.
-Accompagnez-moi au moins jusque-là, proposa-t-il.
Je refusai.
-Peut-être un jour nous recroiserons-nous. Ton clan se sera agrandi. Et tu auras une compagne… Ton mode de vie est très… humain. Je tiens à te dire à quel point je t'admire. Et tu as tout mon soutien.
-Si un jour vous voulez me rencontrer… que vous avez besoin de quoi que ce soit… Je suis Carlisle Cullen. Il y a un clan comme le mien à Denali, en Alaska. Ils sauront où me contacter.
Nous nous saluâmes, puis il sauta par la fenêtre, suivi de moi. Je le vis partir vers la forêt, et je fis de même, mais je me dirigeai vers l'autre partie des bois. Etrangement, je me sentis vide lorsque l'odeur délicieuse du garçon s'évanouit en même temps que celle du docteur Cullen. Je courus un moment, histoire d'apaiser mon esprit tourmenté, puis m'enfonçai sous le couvert des arbres pour reprendre ma route initiale, mais une odeur familière me fit m'arrêter, et je pris conscience que j'étais revenue à la clairière où, quelques minutes plus tôt, s'était tenu un humain blessé et terrifié sous les yeux duquel se déroulait un combat entre vampires. Deux anges funestes se battant pour celui du Ciel. Je fermai les yeux pour mieux me concentrer et humai l'air, tournant sur moi-même pour mieux m'imprégner de son odeur. Il sentait… le lilas, …le miel. J'exhalai avec lenteur, puis inspirai encore en essayant de mon mieux de mémoriser cette faible trace… La dernière trace humaine qu'il laisserait jamais.
Avec un dernier regard vers le rocher contre lequel il s'était appuyé, je m'éloignai.
Le soir même, j'étais au Mexique.
REVIEW!! REVIEW!! REVIEW!! REVIEW!! REVIEW!!
