On est mardi est le Mardi c'est ?
Merci d'avoir suivi, reviewté et mis en alerte Latitudes, j'ai adoré.
Attention cependant aux messages qui donnent envie de fouetter un chat.
Les moins smart peuvent me joindre par mp sans aucun problème.
Je répondrais à TOUTES et à TOUS et avec un respect sans faille.
(je ne suis vulgaire que lorsqu'Edward passe par la case bo goss avec lasso)
Donc merci à vous d'être là et de me lire.
Avant de commencer, je voudrais remercier KristL et l'applaudir.
Elle a écrit un livre magnifique, a été forte jusqu'au bout et aujourd'hui quelque chose de grandiose est arrivé.
Elle le mérite et je l'aime énormément et l'admire aussi beaucoup pour son courage et sa générosité.
Elle y a cru, elle y croit plus que jamais et a cru en moi également et ça,
ça ,n'a pas de prix !
Merci à elle, merci à ma Jess et vive Twilight !
Bon je raconte ma life. com est out so let's go to the Latitudes and Enjoy !
.
...
.
Chapitre premier :
Louison s'en va en guerre.
...
Les doux jours de septembre pointèrent le bout de leur nez assez rapidement, laissant choir le mois d'août bien trop vite sur le banc de touche des saisons passées.
Les arbres se teintèrent doucement de jaune et de rouge et les feuilles de platanes tanguaient dangereusement de leur branchage.
Par un joli mardi matin, encore ensoleillé, petite Louison sur ses talons haut perchée,
intégra sa tant désirée, belle et prestigieuse école d'art au cœur même de sa ville natale.
Durant les cinq prochaines années, elle y étudierait la Renaissance, les cubes et les fauves et l'huile grasse et poisseuse des tableaux d'autrefois.
Elle revisiterait les mélanges étranges de Pollock et se moquerait sans cesses des gribouillis de Miro, enfin...
Jusqu'à ce qu'elle s'y mette et qu'elle s'y prenne la tête..
Mais surtout, elle vivrait sa vie, sa vie d'artiste, sa vie de sculptrice, à travers les œuvres de Degas et Carpeaux...
Incontestablement les maîtres de toutes ses envies.
Déjà toute petite, notre Louison avait flashé sur La petite danseuse de quatorze ans et dans le même musée, était tombée amoureuse du buste du génie de la danse.
Oui, Louison aimait par dessus tout le classique et les petits rats de l'opéra...
Un culte sans faille qui lui valut par la suite une bonne et bien encombrante collection de Repetto.
Mais passons et nous voilà, mardi matin, neuf heures tapantes, à trépigner devant les grandes portes de l'université.
Cette université promettait bien des enseignements et surtout de prospères situations au bout de ces longues années de dur labeur.
On y trouvait les Arts plastiques, les arts graphiques, l'architecture, l'artisanat d'art et enfin le septième art.
La jeune fille surexcitée savait exactement ce qu'elle voulait étudier mais au fond de sa petite tête, résonnait le doute et parfois même, la peur.
Toutes ces années, tout ce travail et ces weekends gâchés...
Deviendrait-elle la grande artiste sur bronze Bruxelloise qu'elle rêvait d'être ?
En avait-elle seulement la capacité ?
Trouvera- t-elle en elle la force et le courage d'assumer la critique ?
C'est en sentant ses genoux se cogner et ses jambes trembler qu'elle sortit de sa tête toutes ces vilaines pensées.
Il aurait été malvenu de tomber dans les pommes un beau jour de rentrée, n'est-ce pas ?
Ainsi donc, lorsque les portes s'ouvrirent enfin et que l'on y découvrit arceaux et remparts,arbres encore touffus et verdure sur fond de campus gothique,Louison retint sa respiration et par trois fois se pinça le bras.
Non, elle ne rêvait pas et bientôt une vie nouvelle, une toute autre vie s'offrirait à elle.
Bien loin de Latitudes, bien loin de Simon et papa et maman et Gigi le chat et Gipsy le poisson orange.
Bien loin de tout ce qu'elle avait aimé mais...
Peut être plus proche chaque jour de tout ce qu'elle aimerait...
A quelques mètres de là, les cinéastes, les ingénieurs du son et autres futurs producteurs,
se pressaient bruyamment devant les listes de professeurs.
Ce jour était le tout premier de leurs longues années before-gloire Hollywoodiennes et bien évidemment, personne ne désirait se retrouver sur les marches d'escaliers en plein milieu des amphis, faute de place assises.
Alors, et selon ce que leur inspiraient les noms des divers enseignants, tous ces nouveaux Spielberg, Allen ou Godard se précipitèrent brandissant stylos noir ou stylos bleus sur les feuilles encore vierges punaisées au tableau pour s'inscrire dans les meilleurs amphis qui soit et dans les meilleurs Td, cela va de soit.
Les premiers furent les mieux servis et l'on vit beaucoup de jeunes hommes trébucher ou se bousculer, ressemblant soudainement à une meute de jeunes demoiselles en fleur, toutes hystériques devant des soldes privées.
Louison, inquiétée par ce tapage et surtout très curieuse, passa la tête par dessus la rambarde de pierre pour mieux voir et se dit très rapidement qu'elle aurait été bien embêtée parmi tous ces grands couillons, à se faire piétiner.
Petite comme elle, elle n'aurait pas tenu plus de deux minutes et peut être même n'aurait pas survécu.
C'est qu'un garçon pèse en général un certain poids, alors soixante !
A cette image, elle en associa d'autres et bientôt se sentie submergée de larmes et d'un triste état d'âme...
Elle en était arrivée à la conclusion de son propre enterrement avec cercueil, énormes bouquets de coquelicots par milliers et un écriteau de bois cérusé :
Ci-git Louison, Nina Morris, elle aurait pu être une grande artiste.
« Oh quel horreur », se dit-elle presque à voix haute.
Un frisson terrible lui parcourut l'échine et s'il n'y avait pas eu cet espèce de malfrat qui sans s'excuser lui écrasa les pieds, elle serait encore perdue dans ses pensées.
Un peu chamboulée, entre douleur et contrariété,
Louison reprit ses esprits et repartie dans la direction de son premier cours d'introduction à la Mésopotamie.
Aujourd'hui était un si grand jour que rien ni personne n'aurait pu lui gâcher son plaisir et surtout pas la queue interminable devant l'amphithéâtre B...
.
« Excusez-moi, lui dit une voix bien au dessus d'elle.
Vous ne sauriez pas si c'est la queue pour le cours du professeur Albr... eich...quelque chose ?
- Pardon ? La voix se fit plus calme et surtout plus proche d'elle.
.
En levant les yeux Louison tomba nez à nez avec un blond d'au moins un mètre quatre-vingt cinq, l'air un peu paumé mais très sérieux à froncer les sourcils sur son morceau de papier froissé.
IL tentait de déchiffrer le nom de son nouveau professeur et Louison en perdit la notion du temps.
Elle l'observait avec un certain intérêt et s'attarda sur quelque chose d'inhabituel.
Il avait un regard étrange...Une couleur noisette assez banale même pour un blond mais rehaussée d'un éclat bien particulier dans l'œil droit.
Une pépite presque dorée, qui donnait à cette noisette une teinte miel et rendait ses yeux d'une telle rareté qu'elle en faillit perdre son latin.
- Je cherche l'amphi pour les premières années de cinéma, le prof c'est Albrech ou truc du genre.
Ça ne vous dit rien ?
-Je, euh, ne.
- Tan pis merci quand même. »
.
Le jeune homme fit crisser ses converses délacées et repartit dans la direction opposée.
Louison fronça alors à son tour les sourcils et fit la moue.
Il était si bizarre et elle nullissime.
La moutarde lui monta presque au nez et chasser cette idée là serait bien plus difficile que d'oublier son mal aux pieds se dit-elle alors toute contrariée.
La journée de rêve virerait-elle au cauchemar ?
C'est ce qu'elle ajouta , en quittant deux heures plus tard son premier cours bien plus barbant qu'elle n'aurait pu imaginé.
Et presque à vouloir jeter par la fenêtre ses belles images de conquête d'art primitif et d'université magique,
elle ne fit aucun effort de sociabilité en allant découvrir le bureau administratif à l'étage du dessus.
Bien au contraire, elle y alla en traînant des stilettos, tant sa déception était grande.
.
« A votre tour mademoiselle.
-Excusez-moi je suis désolé mais je suis à la bourre.
Madame, j'ai besoin impérativement de- »
Non pas que l'idée de revoir le jeune homme aux beaux yeux noisette ne déplaise à notre brunette, l'interruption presque grossière de celui-ci dans sa belle journée lui fit l'effet d'une bombe et alors qu'il lui était passé devant sans presque un regard, Louison, la colère jusqu'aux oreilles, ne se démonta pas et lui donna un bon coup de déhanché qui le fit sursauter.
.
« Mais ...
- Mais quoi ? J'étais là avant vous espèce de sale...Géant.
- Géant ? Sale ? Non mais j'ai pas le temps.
- Ah parce que monsieur serait le seul à être pressé ? Faites la queue comme tout le monde.
- Ben ça va, là vous savez aligner deux mots mademoiselle « euh ben euh je. »
- Alors là j- grrr»
Oui, elle avait grogné.
Totalement et irrévocablement hors d'elle en cet instant, Louison la sauvageonne aurait bien voulu lui mordre le bras ou le frapper avec son gros sac de fille rempli de tout et de n'importe quoi, surtout de n'importe quoi...
Mais non,
Louison nous te l'avons déjà dit mille fois, la violence ne résoudra jamais rien dans ce bas-monde.
La phrase préférée de papa Morris lorsqu'il la grondait de béquiller Simon lui revint en tête et ce fut non sans une certaine retenue, qu'elle ne mit pas à exécution son plan machiavélique :
L'étouffer avec ses propres lacets de sweat.
Le garçon, pour ne pas à l'avoir dans les pattes alla même jusqu'à la soulever de terre afin de se préserver de toute disputes inutiles et se remit à sa place initiale, juste devant le comptoir du bureau des étudiants.
Stupéfaite et vexée, Louison, rouge pivoine, n'envenima pas la situation et quitta les lieux avant de faire un scandale.
Toute fois, elle se jura de ne plus jamais s'attarder sur ses beaux yeux et surtout, oh oui surtout, dorénavant s'il osait croiser son chemin, de le lui faire payer cher, très cher !
.
S'il voulait la guerre...
...
Les premiers chapitres sont courts.
Un pied devant l'autre, j'apprends à marcher, tout comme Louison et Mathis apprennent à vivre leurs vies, plutôt qu'à la rêver.
J'espère que cette escapade en Latitudes vous aura plu et que dans vos têtes et dans vos coeurs la paix, l'amour et l'hystérie Edwardienne règnent.
Ici, pas de fight, pas d'angoisse (pour l'instant).
Just un grand kiff : être ensemble.
Après sinon je vais devoir ressortir le vieux martinet de Lilispank et ça risque de piquer ;D
Alors si vous avez des questions, je suis là que se soit en Mp ou sur Review.
Et si vous êtes en anonyme, je répondrais dans le chapitre qui suit.
Belle et heureuse semaine au pays des lapinous^^ et à la semaine prochaine !
Lili.
