Auteur : Amy mais on me surnomme mmyyymmmyyy(Vengeance Mai et Aya !!)
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Origine : Gundam Wing
Disclaimer : Les G-boys ne sont pas à moi malheureusement, dommage j'aurai bien voulu Duo voir même Wufei avec ses beaux cheveux détachés......il est........très appétissant !
Genre : Déprimant à souhait , Pov de Duo, Pov de Wufei, etc, c'était censé être un one shot mais j'ai toujours trop de choses à dire
Couples : 1 x 2, 3 x 4, 5 x 6
Remerciement : Merci a Aza , la beta de cette fic, pour la merveilleuse correction qu'elle nous a faite.
Notes de l'Auteur : C'est Chtite Elfie qui m'a encouragé à faire la suite, elle a lu le premier chapitre de la fic avant tt le monde, chanceuse Chtite ! ! !
La Haine et l'Amour se confondent souvent
Chapitre 3
« Pov de Duo »
Je suis brisé, j'ai mal au cœur. Le premier jour, Wufei avait détruit mon moral. Le second jour, Heero m'enfonçait un poignard dans le cœur.
Après tout j'aurai dû m'en douter, qui pourrait aimer un gosse comme moi. A part G , que je considère comme mon propre père et Quatre, qui est mon meilleur ami, je ne vois personne d'autre.
D'ailleurs en parlant de mon père, le voilà. Il s'approche de moi et passa affectueusement sa main dans mes cheveux et je lui souris un peu en guise de remerciement. Ca peut paraître un geste si anodin, mais venant de lui, c'est une marque d'affection profonde.
Il en profite pour mélanger un peu mes cheveux, vu qu'ils sont dénattés car je viens de finir une petite sieste que je n'avais pu entreprendre que grâce aux calmants que G m'avait fourni. Je ne sais pendant combien d'heures j'ai dormi, je me souviens seulement que papa est resté jusqu'à ce que je m'endorme car avant de sombrer dans le sommeil j'ai pu entendre murmurer « Bonne nuit mon ange ».
Inconsciemment je crois que j'ai souris a ce moment là, d'une façon très bête, mais je me rend compte à présent combien la présence de mon père m'est vital à mes côtés en ce moment. Nous n'avons partagés que trop peu de souvenir, je me souviens d'un qui restera pourtant le plus beau de tous.
« Flash Back »
Deux hommes se tiennent l'un à côté de l'autre, il s'agit d'un jeune ado plus particulièrement et de son père, quoi que il ne lui ressemble guère. Ils sourient gaiement, le plus jeune semble émerveillé, ils se baladent pieds nus le long de la plage, profitant de ce moment privilégié.
Puis l'ado s'avance vers l'eau, plonge ses mains dedans, semblant chercher quelque chose, il en ressort après quelques secondes, un coquillage et le montre à son père. Celui-ci sourit et le rejoint, le jeune homme en profite alors pour l'arroser et s'en suit une véritable bataille d'eau.
Ils jouent ainsi toute la journée, puis s'assieds sur le sable et regarde le soleil couchant, ensemble, l'adolescent se colle à l'adulte, alors que les rayons du soleil diminuent à vue d'œil pour laisser place à une couleur plus rouge jusqu'à s'éteindre.
Puis à la nuit tombée, ils se dirigent vers une camionnette, garé non loin de la plage mais curieusement, ni l'un ni l'autre ni monte, ils semblent ne pas vouloir se séparer, tout à coup le fils se jette dans les bras de son père en pleurant.
L'adulte lui caresse les cheveux tout en lui murmurant quelques paroles réconfortantes, le plus jeune se redresse un peu et l'homme en profite pour essuyer les larmes de son enfant. Il sourit à celui-ci et se dirige vers une autre voiture garée près de la première.
Chacun part de son côté, mais aujourd'hui, ils ont eu ce moment privilégié, leur secret, rien qu'à eux deux, dont personne ne serait au courant, mais qui pour eux restera à jamais le plus beau souvenir qu'ils aient eu.
« Fin Flash Back »
Alors que je suis sur mon petit nuage, dans mes pensées, loin de ce moment rempli de souffrance, j'entend mon père me parlait :
- Comment tu te sens ? Me demanda-t-il.
- Mal au cœur....répondais-je tristement.
- Je vois. Dans quelques heures, je viendrais avec quelques collègues te faire quelques examens supplémentaires.
- Encore...
- Oui je sais. Mais ta subite fièvre m'inquiète un peu, dit-il en posant le dos de sa main sur mon front fort chaud. T'as pris ta température comme je te l'ai dis ? Ajouta-il.
- Oui...
- Alors ?
- Pas loin des 40.
- C'est pas encourageant. Tu as dormi un peu ?
- Oui.
- C'est bien, repose toi encore, fit-il en m'allongeant doucement sur mon lit.
D'accord.
G est le seul avec Quatre, qui prend vraiment soin de moi. Ils font attention à mon moral, à ma santé, surtout depuis qu'ils ont appris que j'étais cardiaque, eux seuls sont au courant bien évidemment.
Si les mads ou même les autres pilotes étaient au courant, il y a déjà longtemps qu'on ne me laisserait plus piloter mon Gundam, ni même effectuer des missions, il me considèrerait « faible » comme dirait Wufei et me trouverait inapte à continuer le combat.
Au cours d'une mission que j'effectuais avec Quatre, mon cœur s'est subitement arrêté durant quelques instants. Ce jour là, j'avais eu peu de sommeil et beaucoup de difficultés à m'endormir, en plus, Heero ne m'avait pas ménagé, il m'avait fait lever aux aurores sous prétexte que je devais régler les derniers détails de la mission, me gâchant ainsi quelques précieuses heures de sommeil.
Résultat, j'étais hyper stressé et sur le qui vive ayant peur de m'endormir, à cela on pouvait ajouter que les troupes de surveillance avaient été renforcé, et qu'avant qu'on ne soit sorti de la base, l'alarme avait été déclenché, pour conclure, je n'en pouvait plus, exténué, au bord des larmes, stressé, mal dans ma peau, autant de symptôme qui avait fait que mon cœur s'était arrêté de battre alors qu'on tentait d'échapper à Oz.
Quatre avait réussi heureusement à refaire parti mon cœur à l'aide d'un massage cardiaque, et avait par je ne sais quel miracle, réussi à faire sauter la base et nous ramener en un seul morceau à la planque. Quand j'ai repris connaissance dans celle-ci, ils étaient tous autour de moi, visiblement inquiet.
Pour Quatre, je pouvais comprendre son inquiétude, lui et moi on est comme les deux doigts de la main, mais je crois que pour les autres, sous le coup, je ne devais pas être totalement conscient et avait rêvé l'étincelle d'inquiétude que j'avais cru voir apparaître dans leurs yeux. Papa me laissa ensuite me reposer, et sortit de ma chambre, je me sentais tout à coup très fatigué, il m'avait dit d'essayer de ne pas trop réfléchir, de rester calme, de m'allonger et de me reposer. Il prenait vraiment soin de moi, il s'inquiétait toujours de mon bien être, même si parfois ce n'était pas très visible. J'ai beaucoup de chance de l'avoir, sans lui je serai encore à la rue.
Je m'allongeai sur mon lit et fermer les yeux, je me sens épuisé mentalement, exténué, j'ai mal partout. J'ai trop chaud, c'est comme si mon corps s'enflammait. Le temps passe et la douleur augmente, la fatigue s'accrue, c'est une torture, j'ai l'impression que je vais hurler si ça continue.
Puis tout à coup, je sens une brise fraîche, j'ouvre les yeux et croise deux mers cobalt qui me semble inquiète et triste à la fois. Je le vois, il est devant moi, celui que j'aime et que je déteste à la fois, je l'aime pourtant à un point que personne ne peut imaginer, même Dieu lui même n'a jamais ressentit pareil chose.
Heero me regarde tendrement mais toujours avec cette lueur de tristesse au fond des yeux, moi je dois avoir l'air d'un enfant apeuré et c'est le cas, j'ai peur, peur qu'il me brise à nouveau, peur qu'il me frappe encore. Cette brise fraîche me procure un semblant de fraîcheur, elle me fait du bien et je me rends compte que l'homme de mes rêves frotte doucement un linge humide et froid sur mon visage.
Mon père est là, lui aussi, je vois aussi Trowa, Quatre et Wufei, caché dans les bras d'un homme que je ne reconnais pas encore, si j'arrive à percevoir mes compagnons c'est parce que je connais leur silhouette par cœur, mais à cet instant, je ne peux reconnaître celui contre qui, Wufei se cache nerveusement.
J'en viens à penser que notre petit japonais et notre chinois si fier ont l'air d'enfants apeurés eux aussi, comme si nous avions peur des réactions de l'un et de l'autre.
Je sens quelque chose sur moi, on dirait des gouttes de pluie, mais ça ne peut être ça car nous sommes sous un toit ! ! Mais cette eau coule irrégulièrement et ne semble vouloir s'éteindre, ça ressemble à .........des larmes.........des larmes ! !
Je passe un doigt sous mes yeux, il n'y a rien....ce n'est pas moi.....mais alors ça ne peut être que....Heero... Je lève la tête et le regarde, son visage baissé, masquant son regard, ses épaules qui tremblent à chaque seconde, et ces perles salées maculant ses joues, et marquant son beau visage de tristesse, blafardant son joli sourire.
Je lève mes mains dans sa direction, et je le vois baissé encore plus la tête comme s'il allait recevoir une punition, je l'entend murmurait faiblement :
- Vas y frappe moi....c'est tout ce que je mérite.....
Mais mon but est tout autre, à l'aide des mes pouces, j'essuie ses larmes qui coulent sur sa peau laiteuse et qui m'empêche d'admirer la beauté de cet être, celui que je chéris et que je peux regarder durant des heures sans me lasser.
Je me rendais compte à présent que l'on souffrait autant tous les deux. Je ne l'avais jamais vu pleurer avant aujourd'hui, je le croyais froid, impassible, sans émotions, indifférent, un garçon au cœur de pierre et de glace incassable, je venais de découvrir une nouvelle facette de lui.
Il se montrait tel qu'il est à présent, c'est à dire, fragile, comme chacun de nous, et que même après un entraînement des plus rudes, ne peut s'empêcher de ressentir encore, car il est humain. Cette nouvelle facette de lui me rendait heureux et à la fois triste, car j'étais content qu'il ose enfin montrer ses sentiments mais le voir pleurer me faisait affreusement mal.
Même si ces paroles m'avaient blessés au plus profond de moi-même, le voir pleurer à son tour, me brisait le coeur, je ne pouvais le haïr de m'être fait insulter, je n'avais pas le cœur à le laisser dans cet état de désolation alors que je l'aime du plus profond de mon corps.
J'aurai pu le haïr, si ce qu'il m'avait fait subir, lui aurai été complètement égal, mais ce n'était pas le cas, il s'en trouvait lui aussi blessé de ce qu'il avait fait, de sa réaction, il regrettait son geste, je ne pouvais pas lui en vouloir.
Je l'aime, je l'aime encore, malgré tout ce qu'il a pu faire, et je ne désire qu'une chose son bonheur, j'essayai de le rassurer :
- Heero....je ne te frapperai pas....j'en suis incapable.....
- Pourtant tu devrais........je t'ai blessé.......fait souffrir comme jamais......
- Oui.......mais j'ai des raisons de pensée à présent.......maintenant que tu es dans mes bras et que tu pleures à chaudes larmes....que tu regrettes tes paroles.....
- C'est le cas....je m'en veux.....je ne mérite pas ton amitié....
- Non tu as gagné plus......et ce depuis longtemps.......
- Je ne peux pas gagner quelque chose ...je ne peux rien t'offrir qui te permettrai de retrouver à nouveau le sourire.......
Je crois que c'est le moment, me dis-je, j'ai déjà beaucoup souffert mais je veux à tout prix savoir si mes sentiments sont réciproques. Avec un doigt, je levai son menton doucement et déposai mes lèvres sur les siennes.
En sentant Heero ne pas répondre, j'eu la nette impression qu'il ne comprenait pas mon geste, et qu'il ne savait donc pas comment réagir. Je me mis à caresser ses lèvres avec les miennes, je gardai les yeux fermés pour profiter de ce moment si privilégiés qui ne se représenterai peut être jamais.
Tandis que j'effectuai de doux cercles sur les lèvres d'Heero, sans pour autant en proférer l'entrée, je sentis les siennes se mettrent à bouger également, timidement elles dansèrent avec les miennes, demandantes.
Quand je le sentis répondre avec un peu plus d'assurance, je fis glisser furtivement ma langue sur les lèvres d'Heero, lui laissant simplement un aperçu de notre prochaine fois s'il y a. Je me reculai pour quitter ce fruit défendu et ouvrit les yeux pour voir ceux de Heero, fermés avec ce qu'on pouvait appeler un sourire idiot sur le visage.
Chic alors je lui ai choppé son premier baiser, pensais-je fièrement. Il ne se semblait pas se rendre compte que je ne l'embrassai plus, apparemment.
Il remua ses lèvres dans le vide et poussa un gémissement de frustration, tandis que Quatre, Trowa et Wufei qui avait assisté à ce petit prélude amoureux, se retenait avec peine de ne pas éclater de rire, je n'en étais pas loin d'ailleurs, d'exploser de rire et de hurler « Kawai ! ! » mais dans l'état de timidité dans lequel Heero était aujourd'hui, je ne voulais pas le gêner de trop, ni qu'il se referme sur lui même.
Il ouvrit les yeux et constata que tous les regards étaient fixés sur lui, étant dans mes bras, il ne trouva pas mieux que de se réfugier dans mon giron en rougissant, ma main se mis naturellement à lui caresser les cheveux. J'aime bien le voir comme ça, rouge de confusion, niché contre moi comme un enfant qui réclame un câlin. Je m'approchai de son oreille et lui murmurai, pour le taquiner un tout petit peu :
- Eh ben alors, t'es gêné ? lui demandais-je souriant de toutes mes dents.
- Je.....je......, le pauvre, il n'arrive même plus à se défendre.
- Prise en flagrant délit d'expression de ses sentiments ? Rajoutai-je.
Il se bouina contre moi en gémissant « arrête ! ! ! ». C'est à ce moment que relevant mon regard vers mes autres compagnons, j'aperçus Wufei, qui était sur le point de quitter la pièce.
- Wufei.......attend s'il te plaît......
- ...............................
- Pourquoi tu t'en vas ?
- Vous êtes heureux, ça me suffit... . - Que veux tu dire ?
- Je m'excuse pour les paroles blessantes que je t'ai lancé l'autre jour, s'excusa-il, c'est tout ce que je voulais te dire, à présent je pars, rajouta-il.
C'est alors que je vis, Zechs Merquise, l'attraper par la taille pour le retenir. Attendez ! ! Zechs Merquise ! ! Colonel de l'Armée de Oz et notre pire ennemi ! ! Mais qu'est ce qu'il fout ici ? !
- Vous pactisez avec l'ennemi maintenant ? Lâchais-je amèrement.
- Ex- ennemi, je vous prie, rectifia Merquise.
- Précisez votre pensée, monsieur le subordonné de Treize.
Le grand blond sembla blessé dans son honneur, à cette appellation, bingo, monsieur ne veut pas qu'on lui fasse remarquer son infériorité.
- J'ai quitté Oz et Romfeller, cela vous convient-il comme réponse ? me demanda-t-il assez sèchement.
- Pas totalement, pour quelles raisons ?
- Par amour....murmura une voix que je reconnut comme celle de Wufei, caché à présent contre le torse de Zechs.
- Wufei....
- Il l'a fait pour moi, s'il te plaît ne le hais pas, je l'aime....
Je comprenais à présent le changement de notre chinois pendant ces dernières semaines, et je voyais aussi l'attachement profond que celui-ci portait à Merquise. Il est comme moi à présent, il est devenu vulnérable... Et quand on est vulnérable, il est si simple de nous briser....
Vulnérable, oui, on peut être vulnérable, tout comme l'on peut devenir fort, ça dépend si l'amour est réciproque et s'il dure longtemps. Dans le cas de Wufei, je crois que sa vulnérabilité vient de nous, il a peur que nous jugions son amant.
Moi, c'est plus compliqué, j'étais vulnérable parce que je ne connaissais pas les sentiments de Heero envers moi, et j'avais peur du rejet, et maintenant encore je ne suis pas plus avancé, il m'a embrassé c'est un fait, mais est ce qu'il sait ce que signifie l'amour ? Être amoureux ? Entendre son cœur battre fort, à le faire exploser ?
Mais maintenant j'ai un très grand espoir d'avoir un réponse positive, ces sentiments remontent à la surface, il n'y a plus qu'une fine couche de glace à briser, et je compte bien arriver la faire fondre.
- Je ne peux t'en vouloir d'être amoureux Wufei....je connais moi même ce sentiment..., répondis-je en regardant Heero tendrement , et je sais ce que c'est que de vouloir être aimé, ajoutais-je.
- Duo, il faut que je te dise quelque chose qui me tient à ça- il sous le regard encourageant de son petit ami.
- Quoi donc ?
- Je ne voulais pas te blesser.....je te le promet...tu es le....petit frère que j'ai toujours rêvé d'avoir, avoua-t-il difficilement.
- ......ça me touche....beaucoup....répondis-je, les larmes aux yeux, après avoir essayé de calmer vainement les battements de mon cœur, sous le coup de cette déclaration, qui avait coûté un énorme courage et une grande maîtrise de soi à Wufei.
Je quittai un moment Heero pour échanger un câlin fraternel avec mon grand frère adoptif. Je le sentis s'abandonner dans mes bras, puis éclater en sanglots, je lui caresse le dos pour le calmer, en de grands cercles.
- C'est fini....Wufei....calme toi, le rassurai-je.
Je sentis l'étreinte se relâcher, pendant qu'il se redressait et essuyai rageusement ses larmes en se traitant de « faible », je souris à cette réaction qui lui ressemble tant.
- Non Wufei, pleurer c'est n'est pas être faible mais être humain.
Je me séparai de lui pour retourner auprès de Heero, qui se blottit la seconde d'après dans mes bras, quémandant un câlin que je m'empressai de lui fournir.
- Les garçons.....il va falloir laisser Duo se reposer, annonça Papa.
A ces mots, je sentis mon homme se tendre dans mes bras, dans l'état où il est actuellement, apeuré et perdu, le laisser seul n'est peut être pas la meilleure chose à faire.
- Heero....il faut que Duo se repose, G a raison, affirma Quatre.
- ...je veux pas partir...répondit celui-ci d'une voix tremblotante.
Je déposai un tendre baiser sur son front et l'obliger à se redresser un peu.
- Pour pouvoir rester pleinement à tes côtés, il faut d'abord que je guérisse Heero, lui dis-je calmement.
- Mais....je veux rester avec toi.... sanglota-il doucement.
Heero avait peur à présent, peur que j'abandonne, il se sent perdu et nulle doute qu'il est sur le point d'éclater en larmes.
- Vous pouvez nous laisser un moment, demandais-je aux autres.
Lorsque tout le monde fut à l'extérieur de la pièce, je regardai Heero droit dans les yeux.
- Tu vas enfin me dire ce qui te tracasse ? Lui demandais-je doucement.
- Je....je suis perdu.....
- A quel niveau ?
- Nous...
- Je t'ai troublé en t'embrassant ?
- Oui......beaucoup....
- Heero....faut pas trop y penser alors laisse le temps faire, lui répondis- je en lui caressant la joue.
- J'y arrive pas......est ce qu'on ressent toujours ça en s'embrassant ? Qu'est ce que ça implique pour nous ? Sommes nous amis ou plus ? .....tant de question auxquels je n'ai pas les réponses....
Je ne pu m'empêcher de rigoler un peu en le voyant dans cet état.
- Tu vois......même toi tu te moque de moi....fit-il en baissant la tête, rouge de confusion.
- Heero ça me fait sourire ta réaction, affirmais-je en souriant.
- Ca j'ai vu....
- Tu es en train de te découvrir mais tu veux aller trop vite.
- Je sais.....éclaire moi s'il te plait....
- Heero, qu'est ce que tu as ressenti lorsque je t'ai embrassé, lorsque j'ai posé mes lèvres sur les tiennes ?
- De la chaleur.....quelque chose d'agréable......j'aurai voulu que ça continu....
- Tu t'es déjà regardé nu dans une glace ?
Heero rougit a ma question.
- Nan...
- Il faut que tu apprennes à connaître ton corps pour pouvoir l'apprivoiser.
Il se réfugia tel un enfant dans mon giron, je peux le sentir très angoissé, la respiration rapide. Il a peur c'est normal, il éprouve pour la première ce qu'on lui a interdit toute sa vie et à présent il est vulnérable.
Il réclame mon aide parce qu'il ne sait pas où il en est, il a tout à apprendre, à commencer par la vie mais pas telle que J lui a appris. Ce mec je vous jure, y a pas que le bras qu'on lui a pris, c'est le cerveau tout entier !!!
Soudain, je sens l'étreinte de Heero se relâcher, je me penche vers lui et voit avec bonheur qu'il s'est endormi, un peu de sommeil ne lui fera pas de mal. Quelques minutes plus tard, les autres qui étaient restés à l'extérieur, reviennent dans la pièce. Ils sourirent en voyant Heero, endormi, tendrement contre moi.
Je ne prenais même pas la peine de rougir, cette situation me paraissait tellement naturelle, comme si je l'avais imaginé en rive des centaines et des centaines de fois.
- Vous allez l'emmener ? Demandais-je.
Je confirme qu'il faut que tu te reposes, donc oui ils vont l'emmener, affirma G.
Très bien.
Trowa s'approcha de moi et de l'ange, qui avait rejoint le pays des rêves, le souleva lentement et fit attention à ce qu'il ne tombe pas. Celui-ci ne sembla pas se rendre compte qu'il avait changé de bras. Quatre s'approcha de moi et me pris affectueusement dans ses bras :
- On a tous hâte que tu reviennes parmi nous.
- Moi aussi, prend soin de lui jusqu'à ce que je revienne s'il te plait.
- Ne t'en fais pas, je vais m'occuper de lui, me répondit Quatre en me souriant.
Avec lenteur, je détachai de mon cou, le bien le plus précieux que je possédai : ma croix. Cette croix que personne à part moi ne peut toucher, cette croix que, quiconque voulait se l'approprier, était tué sur le champ car il aurait joué avec le feu et par la même occasion avec la mort.
Je la déposai dans la main de Quatre.
- Quand il se réveillera, donne lui ceci pour qu'il sache que je suis toujours là.
- Je le ferai, sois en sûr.
Je prenais une dernière fois, mon meilleur ami dans mes bras, et je sentis une petite piqûre au niveau du bras, je levai les yeux pour regarder l'auteur de cette infâme douleur. Papa était en train d'injecter je ne sais quelle substance dans mon corps.
Quatre me serrait bien fort dans ses bras, pour que je ne bouge, mes yeux commencèrent à se remplir d'eau.
- Pourquoi ? Demandais-je avec tristesse.
- Pardon Duo....mais on avait peur que tu t'inquiètes pour Heero alors on a voulu te simplifier les choses....
- Qu'est ce qu'il m'a injecté ?
- Un somnifère.
Je prenais leur acte pour un manque de confiance évident, je me sentais à présent, mal dans ma tête, mal dans ma peau. Je n'arrivai pas à me calmer.
- Je t'en prie Duo, calme toi...me supplia Quatre en me caressant le dos en de grands cercles.
- Je peux pas.....trahison....pas confiance.....
- On t'a pas trahi poussin, répondit G, on veut que tu souffres le moins possible, que tu te rétablisse au plus vite, on l'a fait derrière ton dos, c'est un fait mais aurais tu accepté cette injection si je te l'avais demandé ?
Avec le bon sens qui me restait car je sentais déjà les effets du somnifères et une vive fatigue arrivait ainsi que celle de fermer les yeux.
Je le savais au fond de moi pourquoi ils l'avaient fait, j'ai toujours détesté les piqûres, aussi loin que je m'en souviens, la dernière fois qu'il avait voulu m'en faire une, ça avait dégénéré.
A suivre......
Si vous voulez savoir ce qui s'est passé la dernière fois, eh bien un seul moyen.........REVIEW !!!!!
PS : Sans dec vous pensiez que j'étais morte ?!! C'est mal me connaître !!!!
Adresse :
Origine : Gundam Wing
Disclaimer : Les G-boys ne sont pas à moi malheureusement, dommage j'aurai bien voulu Duo voir même Wufei avec ses beaux cheveux détachés......il est........très appétissant !
Genre : Déprimant à souhait , Pov de Duo, Pov de Wufei, etc, c'était censé être un one shot mais j'ai toujours trop de choses à dire
Couples : 1 x 2, 3 x 4, 5 x 6
Remerciement : Merci a Aza , la beta de cette fic, pour la merveilleuse correction qu'elle nous a faite.
Notes de l'Auteur : C'est Chtite Elfie qui m'a encouragé à faire la suite, elle a lu le premier chapitre de la fic avant tt le monde, chanceuse Chtite ! ! !
La Haine et l'Amour se confondent souvent
Chapitre 3
« Pov de Duo »
Je suis brisé, j'ai mal au cœur. Le premier jour, Wufei avait détruit mon moral. Le second jour, Heero m'enfonçait un poignard dans le cœur.
Après tout j'aurai dû m'en douter, qui pourrait aimer un gosse comme moi. A part G , que je considère comme mon propre père et Quatre, qui est mon meilleur ami, je ne vois personne d'autre.
D'ailleurs en parlant de mon père, le voilà. Il s'approche de moi et passa affectueusement sa main dans mes cheveux et je lui souris un peu en guise de remerciement. Ca peut paraître un geste si anodin, mais venant de lui, c'est une marque d'affection profonde.
Il en profite pour mélanger un peu mes cheveux, vu qu'ils sont dénattés car je viens de finir une petite sieste que je n'avais pu entreprendre que grâce aux calmants que G m'avait fourni. Je ne sais pendant combien d'heures j'ai dormi, je me souviens seulement que papa est resté jusqu'à ce que je m'endorme car avant de sombrer dans le sommeil j'ai pu entendre murmurer « Bonne nuit mon ange ».
Inconsciemment je crois que j'ai souris a ce moment là, d'une façon très bête, mais je me rend compte à présent combien la présence de mon père m'est vital à mes côtés en ce moment. Nous n'avons partagés que trop peu de souvenir, je me souviens d'un qui restera pourtant le plus beau de tous.
« Flash Back »
Deux hommes se tiennent l'un à côté de l'autre, il s'agit d'un jeune ado plus particulièrement et de son père, quoi que il ne lui ressemble guère. Ils sourient gaiement, le plus jeune semble émerveillé, ils se baladent pieds nus le long de la plage, profitant de ce moment privilégié.
Puis l'ado s'avance vers l'eau, plonge ses mains dedans, semblant chercher quelque chose, il en ressort après quelques secondes, un coquillage et le montre à son père. Celui-ci sourit et le rejoint, le jeune homme en profite alors pour l'arroser et s'en suit une véritable bataille d'eau.
Ils jouent ainsi toute la journée, puis s'assieds sur le sable et regarde le soleil couchant, ensemble, l'adolescent se colle à l'adulte, alors que les rayons du soleil diminuent à vue d'œil pour laisser place à une couleur plus rouge jusqu'à s'éteindre.
Puis à la nuit tombée, ils se dirigent vers une camionnette, garé non loin de la plage mais curieusement, ni l'un ni l'autre ni monte, ils semblent ne pas vouloir se séparer, tout à coup le fils se jette dans les bras de son père en pleurant.
L'adulte lui caresse les cheveux tout en lui murmurant quelques paroles réconfortantes, le plus jeune se redresse un peu et l'homme en profite pour essuyer les larmes de son enfant. Il sourit à celui-ci et se dirige vers une autre voiture garée près de la première.
Chacun part de son côté, mais aujourd'hui, ils ont eu ce moment privilégié, leur secret, rien qu'à eux deux, dont personne ne serait au courant, mais qui pour eux restera à jamais le plus beau souvenir qu'ils aient eu.
« Fin Flash Back »
Alors que je suis sur mon petit nuage, dans mes pensées, loin de ce moment rempli de souffrance, j'entend mon père me parlait :
- Comment tu te sens ? Me demanda-t-il.
- Mal au cœur....répondais-je tristement.
- Je vois. Dans quelques heures, je viendrais avec quelques collègues te faire quelques examens supplémentaires.
- Encore...
- Oui je sais. Mais ta subite fièvre m'inquiète un peu, dit-il en posant le dos de sa main sur mon front fort chaud. T'as pris ta température comme je te l'ai dis ? Ajouta-il.
- Oui...
- Alors ?
- Pas loin des 40.
- C'est pas encourageant. Tu as dormi un peu ?
- Oui.
- C'est bien, repose toi encore, fit-il en m'allongeant doucement sur mon lit.
D'accord.
G est le seul avec Quatre, qui prend vraiment soin de moi. Ils font attention à mon moral, à ma santé, surtout depuis qu'ils ont appris que j'étais cardiaque, eux seuls sont au courant bien évidemment.
Si les mads ou même les autres pilotes étaient au courant, il y a déjà longtemps qu'on ne me laisserait plus piloter mon Gundam, ni même effectuer des missions, il me considèrerait « faible » comme dirait Wufei et me trouverait inapte à continuer le combat.
Au cours d'une mission que j'effectuais avec Quatre, mon cœur s'est subitement arrêté durant quelques instants. Ce jour là, j'avais eu peu de sommeil et beaucoup de difficultés à m'endormir, en plus, Heero ne m'avait pas ménagé, il m'avait fait lever aux aurores sous prétexte que je devais régler les derniers détails de la mission, me gâchant ainsi quelques précieuses heures de sommeil.
Résultat, j'étais hyper stressé et sur le qui vive ayant peur de m'endormir, à cela on pouvait ajouter que les troupes de surveillance avaient été renforcé, et qu'avant qu'on ne soit sorti de la base, l'alarme avait été déclenché, pour conclure, je n'en pouvait plus, exténué, au bord des larmes, stressé, mal dans ma peau, autant de symptôme qui avait fait que mon cœur s'était arrêté de battre alors qu'on tentait d'échapper à Oz.
Quatre avait réussi heureusement à refaire parti mon cœur à l'aide d'un massage cardiaque, et avait par je ne sais quel miracle, réussi à faire sauter la base et nous ramener en un seul morceau à la planque. Quand j'ai repris connaissance dans celle-ci, ils étaient tous autour de moi, visiblement inquiet.
Pour Quatre, je pouvais comprendre son inquiétude, lui et moi on est comme les deux doigts de la main, mais je crois que pour les autres, sous le coup, je ne devais pas être totalement conscient et avait rêvé l'étincelle d'inquiétude que j'avais cru voir apparaître dans leurs yeux. Papa me laissa ensuite me reposer, et sortit de ma chambre, je me sentais tout à coup très fatigué, il m'avait dit d'essayer de ne pas trop réfléchir, de rester calme, de m'allonger et de me reposer. Il prenait vraiment soin de moi, il s'inquiétait toujours de mon bien être, même si parfois ce n'était pas très visible. J'ai beaucoup de chance de l'avoir, sans lui je serai encore à la rue.
Je m'allongeai sur mon lit et fermer les yeux, je me sens épuisé mentalement, exténué, j'ai mal partout. J'ai trop chaud, c'est comme si mon corps s'enflammait. Le temps passe et la douleur augmente, la fatigue s'accrue, c'est une torture, j'ai l'impression que je vais hurler si ça continue.
Puis tout à coup, je sens une brise fraîche, j'ouvre les yeux et croise deux mers cobalt qui me semble inquiète et triste à la fois. Je le vois, il est devant moi, celui que j'aime et que je déteste à la fois, je l'aime pourtant à un point que personne ne peut imaginer, même Dieu lui même n'a jamais ressentit pareil chose.
Heero me regarde tendrement mais toujours avec cette lueur de tristesse au fond des yeux, moi je dois avoir l'air d'un enfant apeuré et c'est le cas, j'ai peur, peur qu'il me brise à nouveau, peur qu'il me frappe encore. Cette brise fraîche me procure un semblant de fraîcheur, elle me fait du bien et je me rends compte que l'homme de mes rêves frotte doucement un linge humide et froid sur mon visage.
Mon père est là, lui aussi, je vois aussi Trowa, Quatre et Wufei, caché dans les bras d'un homme que je ne reconnais pas encore, si j'arrive à percevoir mes compagnons c'est parce que je connais leur silhouette par cœur, mais à cet instant, je ne peux reconnaître celui contre qui, Wufei se cache nerveusement.
J'en viens à penser que notre petit japonais et notre chinois si fier ont l'air d'enfants apeurés eux aussi, comme si nous avions peur des réactions de l'un et de l'autre.
Je sens quelque chose sur moi, on dirait des gouttes de pluie, mais ça ne peut être ça car nous sommes sous un toit ! ! Mais cette eau coule irrégulièrement et ne semble vouloir s'éteindre, ça ressemble à .........des larmes.........des larmes ! !
Je passe un doigt sous mes yeux, il n'y a rien....ce n'est pas moi.....mais alors ça ne peut être que....Heero... Je lève la tête et le regarde, son visage baissé, masquant son regard, ses épaules qui tremblent à chaque seconde, et ces perles salées maculant ses joues, et marquant son beau visage de tristesse, blafardant son joli sourire.
Je lève mes mains dans sa direction, et je le vois baissé encore plus la tête comme s'il allait recevoir une punition, je l'entend murmurait faiblement :
- Vas y frappe moi....c'est tout ce que je mérite.....
Mais mon but est tout autre, à l'aide des mes pouces, j'essuie ses larmes qui coulent sur sa peau laiteuse et qui m'empêche d'admirer la beauté de cet être, celui que je chéris et que je peux regarder durant des heures sans me lasser.
Je me rendais compte à présent que l'on souffrait autant tous les deux. Je ne l'avais jamais vu pleurer avant aujourd'hui, je le croyais froid, impassible, sans émotions, indifférent, un garçon au cœur de pierre et de glace incassable, je venais de découvrir une nouvelle facette de lui.
Il se montrait tel qu'il est à présent, c'est à dire, fragile, comme chacun de nous, et que même après un entraînement des plus rudes, ne peut s'empêcher de ressentir encore, car il est humain. Cette nouvelle facette de lui me rendait heureux et à la fois triste, car j'étais content qu'il ose enfin montrer ses sentiments mais le voir pleurer me faisait affreusement mal.
Même si ces paroles m'avaient blessés au plus profond de moi-même, le voir pleurer à son tour, me brisait le coeur, je ne pouvais le haïr de m'être fait insulter, je n'avais pas le cœur à le laisser dans cet état de désolation alors que je l'aime du plus profond de mon corps.
J'aurai pu le haïr, si ce qu'il m'avait fait subir, lui aurai été complètement égal, mais ce n'était pas le cas, il s'en trouvait lui aussi blessé de ce qu'il avait fait, de sa réaction, il regrettait son geste, je ne pouvais pas lui en vouloir.
Je l'aime, je l'aime encore, malgré tout ce qu'il a pu faire, et je ne désire qu'une chose son bonheur, j'essayai de le rassurer :
- Heero....je ne te frapperai pas....j'en suis incapable.....
- Pourtant tu devrais........je t'ai blessé.......fait souffrir comme jamais......
- Oui.......mais j'ai des raisons de pensée à présent.......maintenant que tu es dans mes bras et que tu pleures à chaudes larmes....que tu regrettes tes paroles.....
- C'est le cas....je m'en veux.....je ne mérite pas ton amitié....
- Non tu as gagné plus......et ce depuis longtemps.......
- Je ne peux pas gagner quelque chose ...je ne peux rien t'offrir qui te permettrai de retrouver à nouveau le sourire.......
Je crois que c'est le moment, me dis-je, j'ai déjà beaucoup souffert mais je veux à tout prix savoir si mes sentiments sont réciproques. Avec un doigt, je levai son menton doucement et déposai mes lèvres sur les siennes.
En sentant Heero ne pas répondre, j'eu la nette impression qu'il ne comprenait pas mon geste, et qu'il ne savait donc pas comment réagir. Je me mis à caresser ses lèvres avec les miennes, je gardai les yeux fermés pour profiter de ce moment si privilégiés qui ne se représenterai peut être jamais.
Tandis que j'effectuai de doux cercles sur les lèvres d'Heero, sans pour autant en proférer l'entrée, je sentis les siennes se mettrent à bouger également, timidement elles dansèrent avec les miennes, demandantes.
Quand je le sentis répondre avec un peu plus d'assurance, je fis glisser furtivement ma langue sur les lèvres d'Heero, lui laissant simplement un aperçu de notre prochaine fois s'il y a. Je me reculai pour quitter ce fruit défendu et ouvrit les yeux pour voir ceux de Heero, fermés avec ce qu'on pouvait appeler un sourire idiot sur le visage.
Chic alors je lui ai choppé son premier baiser, pensais-je fièrement. Il ne se semblait pas se rendre compte que je ne l'embrassai plus, apparemment.
Il remua ses lèvres dans le vide et poussa un gémissement de frustration, tandis que Quatre, Trowa et Wufei qui avait assisté à ce petit prélude amoureux, se retenait avec peine de ne pas éclater de rire, je n'en étais pas loin d'ailleurs, d'exploser de rire et de hurler « Kawai ! ! » mais dans l'état de timidité dans lequel Heero était aujourd'hui, je ne voulais pas le gêner de trop, ni qu'il se referme sur lui même.
Il ouvrit les yeux et constata que tous les regards étaient fixés sur lui, étant dans mes bras, il ne trouva pas mieux que de se réfugier dans mon giron en rougissant, ma main se mis naturellement à lui caresser les cheveux. J'aime bien le voir comme ça, rouge de confusion, niché contre moi comme un enfant qui réclame un câlin. Je m'approchai de son oreille et lui murmurai, pour le taquiner un tout petit peu :
- Eh ben alors, t'es gêné ? lui demandais-je souriant de toutes mes dents.
- Je.....je......, le pauvre, il n'arrive même plus à se défendre.
- Prise en flagrant délit d'expression de ses sentiments ? Rajoutai-je.
Il se bouina contre moi en gémissant « arrête ! ! ! ». C'est à ce moment que relevant mon regard vers mes autres compagnons, j'aperçus Wufei, qui était sur le point de quitter la pièce.
- Wufei.......attend s'il te plaît......
- ...............................
- Pourquoi tu t'en vas ?
- Vous êtes heureux, ça me suffit... . - Que veux tu dire ?
- Je m'excuse pour les paroles blessantes que je t'ai lancé l'autre jour, s'excusa-il, c'est tout ce que je voulais te dire, à présent je pars, rajouta-il.
C'est alors que je vis, Zechs Merquise, l'attraper par la taille pour le retenir. Attendez ! ! Zechs Merquise ! ! Colonel de l'Armée de Oz et notre pire ennemi ! ! Mais qu'est ce qu'il fout ici ? !
- Vous pactisez avec l'ennemi maintenant ? Lâchais-je amèrement.
- Ex- ennemi, je vous prie, rectifia Merquise.
- Précisez votre pensée, monsieur le subordonné de Treize.
Le grand blond sembla blessé dans son honneur, à cette appellation, bingo, monsieur ne veut pas qu'on lui fasse remarquer son infériorité.
- J'ai quitté Oz et Romfeller, cela vous convient-il comme réponse ? me demanda-t-il assez sèchement.
- Pas totalement, pour quelles raisons ?
- Par amour....murmura une voix que je reconnut comme celle de Wufei, caché à présent contre le torse de Zechs.
- Wufei....
- Il l'a fait pour moi, s'il te plaît ne le hais pas, je l'aime....
Je comprenais à présent le changement de notre chinois pendant ces dernières semaines, et je voyais aussi l'attachement profond que celui-ci portait à Merquise. Il est comme moi à présent, il est devenu vulnérable... Et quand on est vulnérable, il est si simple de nous briser....
Vulnérable, oui, on peut être vulnérable, tout comme l'on peut devenir fort, ça dépend si l'amour est réciproque et s'il dure longtemps. Dans le cas de Wufei, je crois que sa vulnérabilité vient de nous, il a peur que nous jugions son amant.
Moi, c'est plus compliqué, j'étais vulnérable parce que je ne connaissais pas les sentiments de Heero envers moi, et j'avais peur du rejet, et maintenant encore je ne suis pas plus avancé, il m'a embrassé c'est un fait, mais est ce qu'il sait ce que signifie l'amour ? Être amoureux ? Entendre son cœur battre fort, à le faire exploser ?
Mais maintenant j'ai un très grand espoir d'avoir un réponse positive, ces sentiments remontent à la surface, il n'y a plus qu'une fine couche de glace à briser, et je compte bien arriver la faire fondre.
- Je ne peux t'en vouloir d'être amoureux Wufei....je connais moi même ce sentiment..., répondis-je en regardant Heero tendrement , et je sais ce que c'est que de vouloir être aimé, ajoutais-je.
- Duo, il faut que je te dise quelque chose qui me tient à ça- il sous le regard encourageant de son petit ami.
- Quoi donc ?
- Je ne voulais pas te blesser.....je te le promet...tu es le....petit frère que j'ai toujours rêvé d'avoir, avoua-t-il difficilement.
- ......ça me touche....beaucoup....répondis-je, les larmes aux yeux, après avoir essayé de calmer vainement les battements de mon cœur, sous le coup de cette déclaration, qui avait coûté un énorme courage et une grande maîtrise de soi à Wufei.
Je quittai un moment Heero pour échanger un câlin fraternel avec mon grand frère adoptif. Je le sentis s'abandonner dans mes bras, puis éclater en sanglots, je lui caresse le dos pour le calmer, en de grands cercles.
- C'est fini....Wufei....calme toi, le rassurai-je.
Je sentis l'étreinte se relâcher, pendant qu'il se redressait et essuyai rageusement ses larmes en se traitant de « faible », je souris à cette réaction qui lui ressemble tant.
- Non Wufei, pleurer c'est n'est pas être faible mais être humain.
Je me séparai de lui pour retourner auprès de Heero, qui se blottit la seconde d'après dans mes bras, quémandant un câlin que je m'empressai de lui fournir.
- Les garçons.....il va falloir laisser Duo se reposer, annonça Papa.
A ces mots, je sentis mon homme se tendre dans mes bras, dans l'état où il est actuellement, apeuré et perdu, le laisser seul n'est peut être pas la meilleure chose à faire.
- Heero....il faut que Duo se repose, G a raison, affirma Quatre.
- ...je veux pas partir...répondit celui-ci d'une voix tremblotante.
Je déposai un tendre baiser sur son front et l'obliger à se redresser un peu.
- Pour pouvoir rester pleinement à tes côtés, il faut d'abord que je guérisse Heero, lui dis-je calmement.
- Mais....je veux rester avec toi.... sanglota-il doucement.
Heero avait peur à présent, peur que j'abandonne, il se sent perdu et nulle doute qu'il est sur le point d'éclater en larmes.
- Vous pouvez nous laisser un moment, demandais-je aux autres.
Lorsque tout le monde fut à l'extérieur de la pièce, je regardai Heero droit dans les yeux.
- Tu vas enfin me dire ce qui te tracasse ? Lui demandais-je doucement.
- Je....je suis perdu.....
- A quel niveau ?
- Nous...
- Je t'ai troublé en t'embrassant ?
- Oui......beaucoup....
- Heero....faut pas trop y penser alors laisse le temps faire, lui répondis- je en lui caressant la joue.
- J'y arrive pas......est ce qu'on ressent toujours ça en s'embrassant ? Qu'est ce que ça implique pour nous ? Sommes nous amis ou plus ? .....tant de question auxquels je n'ai pas les réponses....
Je ne pu m'empêcher de rigoler un peu en le voyant dans cet état.
- Tu vois......même toi tu te moque de moi....fit-il en baissant la tête, rouge de confusion.
- Heero ça me fait sourire ta réaction, affirmais-je en souriant.
- Ca j'ai vu....
- Tu es en train de te découvrir mais tu veux aller trop vite.
- Je sais.....éclaire moi s'il te plait....
- Heero, qu'est ce que tu as ressenti lorsque je t'ai embrassé, lorsque j'ai posé mes lèvres sur les tiennes ?
- De la chaleur.....quelque chose d'agréable......j'aurai voulu que ça continu....
- Tu t'es déjà regardé nu dans une glace ?
Heero rougit a ma question.
- Nan...
- Il faut que tu apprennes à connaître ton corps pour pouvoir l'apprivoiser.
Il se réfugia tel un enfant dans mon giron, je peux le sentir très angoissé, la respiration rapide. Il a peur c'est normal, il éprouve pour la première ce qu'on lui a interdit toute sa vie et à présent il est vulnérable.
Il réclame mon aide parce qu'il ne sait pas où il en est, il a tout à apprendre, à commencer par la vie mais pas telle que J lui a appris. Ce mec je vous jure, y a pas que le bras qu'on lui a pris, c'est le cerveau tout entier !!!
Soudain, je sens l'étreinte de Heero se relâcher, je me penche vers lui et voit avec bonheur qu'il s'est endormi, un peu de sommeil ne lui fera pas de mal. Quelques minutes plus tard, les autres qui étaient restés à l'extérieur, reviennent dans la pièce. Ils sourirent en voyant Heero, endormi, tendrement contre moi.
Je ne prenais même pas la peine de rougir, cette situation me paraissait tellement naturelle, comme si je l'avais imaginé en rive des centaines et des centaines de fois.
- Vous allez l'emmener ? Demandais-je.
Je confirme qu'il faut que tu te reposes, donc oui ils vont l'emmener, affirma G.
Très bien.
Trowa s'approcha de moi et de l'ange, qui avait rejoint le pays des rêves, le souleva lentement et fit attention à ce qu'il ne tombe pas. Celui-ci ne sembla pas se rendre compte qu'il avait changé de bras. Quatre s'approcha de moi et me pris affectueusement dans ses bras :
- On a tous hâte que tu reviennes parmi nous.
- Moi aussi, prend soin de lui jusqu'à ce que je revienne s'il te plait.
- Ne t'en fais pas, je vais m'occuper de lui, me répondit Quatre en me souriant.
Avec lenteur, je détachai de mon cou, le bien le plus précieux que je possédai : ma croix. Cette croix que personne à part moi ne peut toucher, cette croix que, quiconque voulait se l'approprier, était tué sur le champ car il aurait joué avec le feu et par la même occasion avec la mort.
Je la déposai dans la main de Quatre.
- Quand il se réveillera, donne lui ceci pour qu'il sache que je suis toujours là.
- Je le ferai, sois en sûr.
Je prenais une dernière fois, mon meilleur ami dans mes bras, et je sentis une petite piqûre au niveau du bras, je levai les yeux pour regarder l'auteur de cette infâme douleur. Papa était en train d'injecter je ne sais quelle substance dans mon corps.
Quatre me serrait bien fort dans ses bras, pour que je ne bouge, mes yeux commencèrent à se remplir d'eau.
- Pourquoi ? Demandais-je avec tristesse.
- Pardon Duo....mais on avait peur que tu t'inquiètes pour Heero alors on a voulu te simplifier les choses....
- Qu'est ce qu'il m'a injecté ?
- Un somnifère.
Je prenais leur acte pour un manque de confiance évident, je me sentais à présent, mal dans ma tête, mal dans ma peau. Je n'arrivai pas à me calmer.
- Je t'en prie Duo, calme toi...me supplia Quatre en me caressant le dos en de grands cercles.
- Je peux pas.....trahison....pas confiance.....
- On t'a pas trahi poussin, répondit G, on veut que tu souffres le moins possible, que tu te rétablisse au plus vite, on l'a fait derrière ton dos, c'est un fait mais aurais tu accepté cette injection si je te l'avais demandé ?
Avec le bon sens qui me restait car je sentais déjà les effets du somnifères et une vive fatigue arrivait ainsi que celle de fermer les yeux.
Je le savais au fond de moi pourquoi ils l'avaient fait, j'ai toujours détesté les piqûres, aussi loin que je m'en souviens, la dernière fois qu'il avait voulu m'en faire une, ça avait dégénéré.
A suivre......
Si vous voulez savoir ce qui s'est passé la dernière fois, eh bien un seul moyen.........REVIEW !!!!!
PS : Sans dec vous pensiez que j'étais morte ?!! C'est mal me connaître !!!!
