Bonjour à toutes ! D'abord un grand merci à toutes les personnes qui ont pris la peine de laisser une review sur le chapitre précédent :) Merci également pour vos mises en alertes/favoris…
Laisser un avis prend une minute et c'est encore plus motivant lorsqu'il s'agit d'une première fiction, parce- qu'on est vraiment stressées XD N'est-ce pas Marie ? Laisse la boite mail tranquille inutile de la harceler toutes les cinq minutes !
Nous répondons à toutes les reviews donc pour les anonymes :
Jen : On continue ! Merci pour ton enthousiasme, ta review nous a donné du baume au cœur et une grande motivation pour poster plus vite ce chapitre ) Nous espérons qu'il continuera à te faire rire !
muse-Girl : Merci à toi pour ton commentaire ;)
Guest : Ah le titre ! C'est une trouvaille de Marie, elle a (parfois) de bonnes idées ^^
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Chapitre 3
Carlisle Cullen avait l'air gentil, un peu dérangé sur les bords mais pas désagréable. Par contre, j'ai pas franchement hâte de rencontrer sa famille. Je ne me sens pas à l'aise au milieu d'êtres humains en général alors devant toute une foule où je ne connais personne, bouhou, un frisson me prend et secoue toute ma colonne vertébrale, décidément je ne suis pas faite pour rencontrer des gens nouveaux.
Charlie coupa le moteur et quitta l'habitacle. La maison est la même, la peinture jaune écaillée par le temps, les volets blancs, tout y est y compris l'herbe folle qui sert de pelouse et que mon père ne tond jamais. Je suis de retour en enfance comme lorsque je venais passer plus jeune deux semaines d'été ici et restais des jours entiers enfermée dans ma chambre à lire des mangas, devenus maintenant des classiques de la littérature anglaise.
Alors que je pénètre dans la cuisine je reste sans voix, la pièce est métamorphosée ! A la place des vieux éléments de ma jeunesse il y a un merveilleux plan de travail dans un bois mat et des éléments flambants neufs dans un style campagnard et traditionnel adorable. Je crois que je suis tombée amoureuse de cette cuisine.
-J'ai pensé que tout rénover te donnerais l'envie de cuisiner, je suis toujours aussi nul.
-Aucun souci, je suis sous le charme ! Il me tarde d'essayer tous ces petits bijoux !
Je restai à contempler avec envie le nouveau four multifonction à catalyse, un rêve en ce lieu où régnait auparavant le vieux poêle à charbon de grand-mère Swan, mais déjà Charlie fila dans le salon. Je m'arrachai à l'observation méticuleuse de la machine à hot-dog pour le rejoindre et me retrouvai à toiser mon portrait en une bonne dizaine d'exemplaires.
Une des vieilles traditions de mon paternel, encadrer chaque cliché scolaire annuel expédié par Renée et le ranger, ou le caser selon le point de vue, dans la déco atypique du living. Comprenez lui trouver une place sur la cheminée surchargée d'objets en tous genres, la table basse ou encore le vaisselier laissé vide après que ma mère eut tout emporté lors de sa fuite il y a quinze ans.
-Il est temps que tu découvres ta chambre.
Bon demi-tour, direction l'escalier, Charlie grimpe derrière moi. Je pousse la porte de gauche, celle qui m'est personnellement allouée depuis ma naissance et là,… le choc.
-Euh,…
Beug général.
-Oui c'est adolescent tout en conservant un charme de l'enfance afin que tu ne perdes pas tes repères et puisses traverser ce désert dans des conditions optimales et rassurantes.
- Euh…
Bien Bella dit autre chose ! Au secours nous avons perdu le soldat Bella, mais qu'est-ce qu'il vient de dire,… conserver ce désert ? Attends c'est moi qui débloque ou il est devenu cinglé ?
-Je te laisse t'installer ma chérie, tu remercieras Esmée c'est son œuvre !
Ok je me retrouve seule dans ma…chambre, enfin je crois. Le mur où se trouve ma triple fenêtre est peint dans un gris argenté passable, par contre on ne peut pas dire que ce soit le cas du reste de la pièce. Il y a un lit simple, un petit bureau argenté avec des moulures mais bon, passe encore, dessus se trouve un ordinateur portable fermé et une imprimante. Non, je ne veux pas penser à la couleur rose bonbon du duo, enfin une armoire assortie complète le mobilier.
Le tout fait un peu princesse mais ce n'est pas le pire. Le pan de mur où se trouve mon bureau est blanc à paillettes, tout comme celui où se trouve ma porte mais le clou de la collection, c'est celui situé derrière mon lit. Un mur rose… fuchsia où une grande tête de ce chaton à la mode est reproduite en blanc avec en dessous les lettres HK calligraphiées.
Ce même chaton se retrouve sur mon ordinateur et mon imprimante, ainsi que ma parure de drap.
Bienvenue dans ton enfer personnel Bella ! Ta propre chambre ! Qui est-ce qu'il a dit de remercier ? Esmée Cullen ? C'est elle la responsable de ce désastre ? Génial ! Et une chambre de midinette, une !
Je suis furieuse après mon père et cette Esmée pour ses goûts apparemment très sûrs en matière de décoration. J'ai dix-sept ans ! Dix-sept ! Pas quatre ! Je descends dans le salon et trouve mon paternel devant un match de base-ball, visiblement certaines habitudes ne changent jamais.
-Petite chérie ta chambre te convient ?
-Euh, on va dire que pour moi le rose est juste bon pour une midinette en folie bourrée d'œstrogène affublée d'un syndrome de Peter Pan et certainement prédestinée à développer à plus ou moins long terme une dépression en réalisant qu'elle vieillit la conduisant à un alcoolisme et un suicide après avoir découvert que la vie n'est pas un conte merveilleux.
Bien que cet exposé me brûlait la langue je ne voulus pas le blesser pour le premier jour de nos retrouvailles, aussi je me contentai du sobre :
-Très frais ! Madame Cullen semble avoir des goûts très surs !
Charlie me fit un léger sourire, détournant la tête de sa partie.
-Esmée est l'une des plus grandes décoratrices d'intérieur de la région !
Pardon ? Elle a encore des clients après avoir produit de telles horreurs ! Moi je dirai qu'elle les pousse plutôt au suicide ! Je me contentai d'acquiescer en silence et de regagner la cuisine de mes rêves.
J'ouvre un placard, vide, un autre, idem, le frigo… un duel entre une bouteille de lait et un morceau de fromage.
-Papa, je crois que nous devrions faire des courses !
-Excellente idée petite chérie, j'arrive.
Je n'eus pas le temps de me retourner que Charlie était déjà dans la cuisine son blouson sur le bras.
-J'attendais que tu me le proposes !
Le traitre !
-Bon ben il n'y a plus qu'à y aller…
Mon père ferma la maison et je pris place dans la voiture de service. Charlie me rejoignit vite et nous démarrions en direction du centre-ville. Je fis attention de bien repérer le chemin, sortir en voiture de patrouille lancée à vive allure tous gyrophares clignotants et sirène hurlante, très peu pour moi. Nous arrivâmes devant une supérette.
-Bienvenue dans notre centre commercial agrémenté d'une galerie marchande de plus de 150 boutiques ! Je sens que tu vas y passer des samedis !
Devant mon absence flagrante de réaction, il crut bon d'ajouter qu'il s'agissait d'une blague. Achevez-moi si toutes ses vannes sont aussi pourries. Charlie réquisitionna un charriot et me passa galamment devant.
-Bonne gens de Forks vous êtes sauvés des petits pois tueurs, le shérif est parmi nous !
Un jeune amérindien au sourire éblouissant se rapprocha.
-La ferme Jacob !
Mon père le frappa amicalement à l'épaule mais se renfrogna quand Billy Black fit son entrée sur son fauteuil roulant.
-Vient Bella on a des courses à faire, à plus Jake !
J'adressai un sourire poli à Jacob et partis à la suite de mon père. Une heure plus tard je suis épuisée et lasse. Le chariot est quasi vide. Charlie discute de tout.
-Des haricots verts, c'est des fibres et c'est bon !
-C'est trop vert.
Je souffle de lassitude et me passe la main dans mes cheveux pour la quinzième fois depuis le début de ces maudites courses.
-Papa, un peu plus de vert à Forks n'est pas une catastrophe !
-A Forks non mais dans mon assiette oui, j'ai consenti les asperges.
Je soupire une nouvelle fois. Charlie fait des caprices pour tout si bien que j'ai dû lui prendre des steaks surgelés avec la tête de Mickey pour qu'il accepte les deux malheureux poivrons que je veux cuisiner ce soir.
-Si tu ne veux pas des haricots verts tu dois accepter les petits pois.
-C'est vert !
-Mais non, c'est rond et mignon !
Mon père me tire la langue et je crois vraiment toucher le fond sauf qu'un rire sonore me tire de mes réflexions. Je me retourne et tombe sur un groupement de trois personnes. Une femme au visage en cœur, un blond à l'air froid et un ours brun, grand comme une armoire à glace.
-Charlie que fais-tu vivre à cette pauvre chérie !
La femme s'avance et me prend dans ses bras, je reste surprise face à tant d'affection spontané.
-Bonjour Bella, je suis Esmée !
Elle donne tellement l'impression d'être douce et maternelle que je lui rends son étreinte. Madame Cullen me lâche et se tourne vers les garçons qui l'accompagnent. Je baisse les yeux, gênée.
-Voici Jasper et Emmett, mes fils.
Je relève la tête et constate qu'ils semblent aussi timides que moi. Je leur fait un sourire discret auquel seul Emmett répond. Jasper se contente d'un hochement de tête.
-Jasper Cullen a quitté sa tour d'ivoire !
Mon père semble hilare tout comme Esmée et son autre fils. D'ailleurs cette dernière se penche vers nous, sous l'air de la confidence.
-Jasper est puni, c'est son jour de la corvée de courses ! Tu sais après l'exposition des sous-vêtements de Lily au lycée.
-Une expo de petites culottes ?
-Charlie Swan vous n'êtes pas au courant ! Alors écoutez bien !
Esmée m'adressa un large sourire tout en continuant un ton plus bas.
-Jasper Cullen a trouvé opportun d'accrocher dans le self une corde remplie des sous-vêtements de Lily aussi en plus de son exclusion de trois jours, il doit m'accompagner en courses !
-Sacré Jasper !
Mon père lui asséna un léger coup de poing dans le bras qui le fit trembler pendant que les deux autres explosèrent de rire.
-Bien ! Vous venez dîner ce soir à la maison, et je ne tolérerais aucun refus ! Toute la famille fera ta connaissance Bella, bien que je sache que tu as déjà eu l'occasion de rencontrer le père de cette maison de fous ! Au fait Charlie est un amateur de rôti de porc à l'estragon et de pommes sautées.
La dernière partie de sa phrase me fut glissée tel un murmure à l'oreille pendant que mon paternel bavassait avec les garçons. Madame Cullen et ses fils prirent congés et mon père et moi terminions nos courses, y incluant les précieux conseils d'Esmée sous le sourire victorieux de Charlie.
De retour chez nous, je l'abandonnai pour retrouver ce qui me servira de chambre. J'allumai l'ordi et commençai à programmer ma connexion internet, dans ce trou à rats elle me sera certainement bien utile. Je ne suis pas un génie en matière d'ordinateurs mais je maitrise à peu près les fonctions de bases mais si ça devient plus compliqué je laisse vite tomber, comme pour le reste en fait... Au moins ils ont le haut-débit à Plouc-ville ! L'horloge chaton HK qui est en face de mon bureau affichait 18h30. Le temps file sacrément vite ici.
Je me bouge vers ma valise que je n'ai pas encore eu le temps de défaire. Le choix d'une tenue pour ce soir sera rapide, je n'ai pas porté grand-chose. Bon disons que je vais faire un effort, Bella Swan va mettre une robe. Sortez les clairons, oyez, oyez braves gens ! Bella Swan sors ce soir !
Voilà que je deviens comme ce bon vieux Jake !
Une fois redescendue sur terre je sors l'unique robe de ma valise, noire, avec de petites paillettes orange et des arabesques discrètes en velours sur le bas, un collant opaque, et mes ballerines en cuir avec un petit nœud sur le devant. Je file à la douche et y reste un bon moment, je déteste aller chez des personnes que je ne connais pas. Je ne suis pas à l'aise, je ne sais jamais quoi faire, faut-il s'asseoir quand on vous y invite où décliner poliment et rester debout ? C'est stupide mais je sens que je vais me prendre la tête des heures avec ça. Charlie passe sa tête dans la porte entrouverte et je me retiens d'hurler.
-Bella, il est dix-neuf heures, tu devrais te maquiller petite chérie !
Je sors de la douche, après l'avoir fait décamper, passe une serviette et me contemple dans la glace. Je n'aime pas mon corps, je ne l'ai jamais aimé, aussi je ne me regarde quasiment jamais. Pour ce qui est de me maquiller, il faudrait déjà que j'ai du maquillage et depuis quand un père propose cela à sa fille ado ?
Je sors rapidement laissant la place à mon paternel et retourne dans ma chambre passer la tenue que j'ai sélectionnée plus tôt.
Je me regarde une dernière fois dans la glace accrochée à une porte de mon armoire. Moyen, moyen, mais bon d'un âne on ne fera jamais un cheval de course.
Pour patienter et me calmer, j'entreprends de vider ma valise. Dix minutes plus tard, alors que le peu de mes effets à su trouver une place dans mon nouvel espace je découvre au fond de mon sac mon gloss rose à paillettes. Mon seul et unique maquillage ! J'en mets une couche et retrouve mon père dans le salon.
-Petite chérie tu es sublime !
J'ai toujours eu du mal avec les compliments et jusqu'à présent mon père ne savait pas en faire, je baisse les yeux et rougis, mais ce n'est que ton père idiote !
-Euh merci papa.
-J'en connais un qui va être ravi !
Ah non il ne va pas s'y mettre, il est vieux et marié ce mec ! Les hommes sont tous des dégoutants !
Ne commence pas à parler comme une vieille fille.
Je parle comme je veux
-Peux être mais ne sors pas des conneries comme ça ! Tu ressembles à ta mère.
Tais-toi.
Je suis ta conscience, loca.
No hablo español.
Je me giflai mentalement, si je commençai à me parler en espagnol on n'était pas rendu. J'ai déjà assez de problèmes comme ça, pas la peine d'en ajouter en développant des tendances schizophrènes.
Je réalisai que j'étais restée immobile durant mon échange silencieux avec… moi-même, Charlie me regardait avec un air bizarre.
-Ça va chérie ?
-Euh… oui, oui…
-C'est juste que tu parlais seule en espagnol.
Meeerde…
-Tu dois être fatiguée de ton voyage. Je suis un monstre, je ne t'ai pas laissé te reposer et te force à sortir ! Vas te coucher je vais annuler le dîner.
Je ne pouvais pas le laisser faire. De toute façon j'ai décidé de vaincre mes peurs et je devrai bien rencontrer les Cullen un jour ! Après Carlisle, Esmée, Emmett et Jasper, il ne doit rester que Lily… Je survivrai.
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On y croit avec Bella ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Laissez-nous vos impressions !
Britna et Marie.
