Désolé pour les fans de Will, j'ai pas pu m'en empêcher, c'était trop tentant ^^ . Passage explicite, attention aux jeunes (mais pas trop quand même, ca sera pire après, je vous préviens tout de suite). Voilà, bonne lecture !
Chapitre 2 : Les choses de la vie…
Une fois montés à bord, les invités du Capitaine Barbossa purent admirer à loisirs ce qu'il voulait dire en affirmant que son navire égalait le Pearl. L'Atalante était entièrement peint d'une somptueuse couleur bordeaux, qui lui conférait un aspect beaucoup moins sombre que le Pearl, mais tout aussi magnifique. Partout, des sculptures de bois égayaient la charpente du navire et les canons étaient aussi rutilants que s'ils étaient neufs. Barbossa contempla son navire avec fierté et presque avec une petite larme à l'œil, ce que remarqua Elizabeth qui ne cessait de fixer alternativement le nouveau capitaine et Will. En effet, l'idée de Barbossa commençait à faire son petit bonhomme de chemin dans sa tête. Il était vrai que, si jamais Will n'était pas doué pour les choses de l'amour, elle tomberait des nues, elle qui attendait sa nuit de noces avec tant d'impatience. Mais Will était un jeune homme loyal et fidèle, un charmant garçon, pas de raisons de s'inquiéter sur ses aptitudes à la rendre heureuse, se disait-elle pour essayer de se rassurer. Comme si elle lisait dans ses pensées, Tia Dalma, qui était à côté d'elle, lui murmura :
« Le seul moyen de savoir, c'est d'essayer ! »
Elizabeth se retourna vers elle et put admirer un sourire aussi malsain que grivois et un frisson lui secoua l'échine. Brrrr, cette femme lui faisait vraiment peur. Elle s'empressa de fuir la dérangeante proximité de la sorcière vaudou pour se diriger vers Barbossa qui caressait amoureusement le bois de la dunette et lui demanda avec un air pressé :
« Capitaine, puis-je savoir où se trouve ma cabine ? »
En effet, Elizabeth brulait d'envie de se retrouver un peu seule pour réfléchir. En plus la nuit tombait de nouveau et elle était épuisée par les évènements. Barbossa leva les yeux vers elle et eut un sourire illisible avant de l'inviter à le suivre. Il la conduisit à l'entre-pont où il lui désigna une petite porte et dit :
« C'est le quartier des officiers normalement mais vu le peu d'espace qui règne sur un navire, je crains que vous ne deviez partager ces lieux avec Monsieur Turner. »
Et il ricana devant l'air choqué de la jeune fille et ajouta :
« Je ne peux quand même pas mettre ce jeune homme à la porte, et puis ce n'est pas comme si vous étiez de parfaits inconnues l'un pour l'autre, hmmm ? »
Elizabeth s'apprêtait à répliquer quand, une fois encore, Barbossa la devança en déclarant d'un ton jovial :
« Bonne nuit, Mademoiselle Swann, reposez-vous bien… »
Et il s'en retourna sur le pont, ne pouvant s'empêcher de laisser trainer ses doigts sur les parois de bois avec un petit rire euphorique. Elizabeth ne put s'empêcher d'être attendrie par cette attitude presque puérile mais se reprit bien vite et le maudit. Obligée de passer une nuit avec Will…Bon, ça n'était pas si grave en fin de compte, c'était son fiancé quand même. Elle respira un grand coup et entra. Will était déjà là, en train de ranger ses affaires. Il fut surpris par son arrivée et balbutia :
« Mais…Elizabeth, qu'est ce que tu fais ici ?...Tu veux quelque chose ? »
Elizabeth soupira et déclara d'un ton mécontent :
« Non, je dors ici, il n'y a pas d'autres cabines de libre. »
Will rangea aussitôt ses affaires et déclara précipitamment :
« Ne t'inquiètes pas, je vais aller dormir ailleurs, je vais te laisser… »
Elizabeth le coupa :
« Ecoute Will, nous sommes fiancés, nous pouvons dormir dans la même pièce il me semble, non ? »
Will la regarda avec un air stupide et bafouilla : «Euh, écoute, oui, si ça ne te dérange pas… »
« Ca ne me dérange pas, tu prends quel lit ? »
Will désigna un lit et Elizabeth prit celui d'en face. Elle enleva son manteau, sa ceinture avec toutes ses armes, son gilet et ses bottes sous les yeux hallucinés de son fiancé et se glissa bien vite entre les draps où elle soupira d'aise en fermant les yeux. Will se dépêcha de se coucher et d'éteindre la bougie qui illuminait la cabine. Au bout de quelques minutes, alors qu'ils étaient plongés dans le noir complet, Elizabeth rompit le silence pesant et demanda d'une petite voix :
« Will ?
-Oui, ma chérie ?
-Peut être que, vu que nous sommes fiancés, on pourrait peut être faire autre chose que…hem…dormir ?
-Tu veux qu'on discute ?
-Euh, je pensais à quelque chose de plus…enfin, euh…
-Plus ?
-Enfin, je veux dire, notre mariage ne risque pas d'être prononcé avant un bon moment alors je me disais qu'on pourrait peut être…avancer la nuit de noces ? »
Un silence terriblement déconcertant pour la jeune fille s'abattit dans la pièce.
« Will ?
-Euh… d'accord. Je viens hein ?
-Oui, oui. »
Elle entendit Will sortir de son lit dans un froissement de draps et traverser la pièce. Il se prit les pieds dans une paire de bottes qui trainait par terre et jura en manquant de tomber sur Elizabeth. Le cœur de cette dernière battait à toute vitesse : enfin elle allait avoir sa nuit de noces. Elle soupira de plaisir en sentant Will se glisser sous ses draps et se coller à elle. Le jeune homme demanda, un peu gauche :
« Euh, je t'enlève ta chemise ? »
Ce qu'il fit pendant qu'Elizabeth faisait de même pour lui. Elle put enfin caresser son torse à loisirs pendant que lui l'embrassait dans le cou. Ils firent cela pendant un bon moment, un très long moment pendant lequel Elizabeth se demanda quand est-ce qu'il allait commencer. Enfin, quand il la pénétra sans prévenir, elle ne put retenir un hoquet à la fois de surprise et de douleur. Et la suite fut des plus consternante pour la jeune fille romantique : son fiancé commença un ennuyeux va et vient qui ne dura heureusement pas très longtemps, le jeune homme se libérant très vite en elle en gémissant d'un plaisir qu'elle ne connaissait pas. Il s'effondra sur elle et murmura : « Merci ma chérie ». Elle lui répondit, dépitée :
« C'est normal si moi je n'ai rien ressentie ?
-Oui, oui, c'est parce que tu es une femme. Les femmes ne ressentent rien aux choses de l'amour, leur seul but, c'est de faire des enfants. »
Elizabeth se retint de le gifler mais Will ronflait déjà sur sa poitrine. Elle soupira, dégoutée, et se jura de tirer tout cela au clair. Elle se confierait au Capitaine Barbossa, vu qu'il était redevenu un homme civilisé et qu'il lui semblait le seul digne de sa confiance désormais…
