CHAPITRE 2

A son réveille ses deux amis étaient à son chevet et l'observaient avec un regard empli de soulagement. Soulagement qui sera très certainement de très courte durée quand il leur annoncera qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre. Renji ouvrit ses bras en grand pour les accueillir, Hayate et Aoi lui sauta de suite dessus.

-Aoi…Hayate…Je suis heureux de vous revoir mais pourquoi être venu ici. Vous avez loupés beaucoup de cours par ma faute.

-Baka ! Tu as faillis mourir et tu oses nous dire ça. Mais tu n'es vraiment pas bien dans ta tête ! hurla Aoi.

-Ne cris pas comme ça ! Renji vient juste de se réveiller et après ce qui lui est arrivé, il a besoin de calme et de repos et non pas d'une hystérique. Veux tu qu'il meurt parce qu'il aura fait un autre arrêt cardiaque ?

Aoi baissa la tête honteuse. Son plus grand défaut résidait dans son impulsivité maladive. Elle agissait toujours sans réfléchir sous le coup de ses émotions, ce qui en général lui faisait récolter un nombre incalculable d'ennui. Mais heureusement il y avait toujours eu Renji pour la sortir de là avec ses techniques combats assez spectaculaires et Hayate avec sa sagesse. Même si Renji faisait parfois l'imbécile sans cervelle, il n'en restait pas moins intelligent et modeste. Cependant il est vrai que depuis un an il c'était calmé devenant ainsi quelqu'un de légèrement renfermé sur lui-même et parfois on pouvait ressentir une profonde tristesse en lui qu'il camouflait toujours par une blague ou un sourire charmeur. Elle l'adorait réellement et ses deux amis étaient sa seule famille. Si elle venait à perdre l'un d'entre eux, elle ne s'en remettrait jamais. C'est ainsi qu'elle bégaya maladroitement des excuses.

-Renji… Je suis sincèrement désolée de mettre emportée mais tu m'as… Ou plutôt tu nous as fais très peur. Je t'interdis de mourir ! Promet moi de ne plus jamais nous faire une telle frayeur.

Ce fut au tour de Renji de baisser la tête. Son cœur lui fit un mal de chien, il avait l'impression qu'il se déchirait sous l'assaut meurtrie de son âme en peine. Il n'avait pas le droit de leur mentir et de leur cacher plus longtemps son état de santé. Mais comment avouer qu'on va mourir à ceux qui représente tant en son cœur ? Pour la première fois depuis qu'il connaissait ses amis, il pleura à chaude larme devant eux.

Hayate et Aoi le regardèrent avec étonnement. Que se passait-il pour que Renji se mette ainsi à pleurer ? Son état était il si grave ? Allait-il mourir ? C'est à ce moment qu'ils réalisèrent que leur ami avait toujours encaissé sans rien leur dire et qu'aujourd'hui il craquait sous la pression. Sans un mot de sa part ils comprirent que Renji était condamné à rejoindre le royaume des morts. Des larmes coulèrent également sur leurs joues tout en serrant plus fort leur frère de cœur dans leurs bras. Ils devaient être fort pour lui et le soutenir. Oui ils l'accompagneraient jusqu'à ce qu'il pousse son dernier soupir.

Au bout de quelques minutes et voir même d'heures, ils se séparèrent de lui et le regardèrent dans les yeux. Une forte détermination se lisait sur le visage d'Hayate et d'Aoi, quant à Renji il les regarda avec un petit sourire mélancolique. Même s'il avait sentit que ses deux amis avaient compris qu'il allait bientôt mourir, il se devait de le leur dire de vive voix. Malheureusement quand il voulu parler, une quinte de toux le prit et il se mit à cracher du sang. Prise de panique Aoi se précipita dans le couloir et appela de l'aide. Tout de suite des infirmières arrivèrent et les firent sortir. Ils durent attendre plus d'une heure avant de pouvoir retourner auprès de lui. Ils furent choqués en voyant le teint pâle de Renji, Aoi dû retenir ses larmes pour ne pas faire de la peine à son ami qui était déjà suffisamment dans un sal état. Hayate passa un bras réconfortant sur ses épaules et lui déposa un tendre baisé sur sa tempe.

-Ne faite pas cette tête je ne suis pas encore mort. Il m'en faut plus pour me tuer et puis je n'aurais plus le plaisir d'écouter vos joutes verbales.

Renji avait prononcé sa tirade avec un petit sourire mais le cœur ni était pas et cela se voyait. Un silence de plomb c'était installé dans la petite chambre d'hôpital. Cependant il décida de rompe se calme si peu coutumier en présence d'Aoi et c'est d'un ton sérieux qu'il débuta son discours improvisé mais pas moins réfléchis.

-Je vais faire vite et simple. Je sais que vous vous posez beaucoup de question et que vous devez vous dire que je vous cache énormément de choses. Il faut dire que je ne voulais pas vous inquiéter et je n'avais pas le courage de vous en parler. Aujourd'hui je n'ai plus le choix, je ne peux pas nier la vérité et je ne peux pas vous mentir mais surtout je ne VEUX pas vous mentir. Je comprendrais si vous m'en voulez à la suite de ce que je vais vous révéler à mon sujet, mais sachez que je n'ai pas fais ça parce que je n'avais pas confiance en vous car cela serai totalement faux, néanmoins vous devez comprendre qu'il y a certaines choses qui sont dure à dire. Je voulais seulement vous protéger de ce qui m'arrivait.

Renji fit une pause et souffla un bon coup pour se donner du courage car en ce moment il en avait grand besoin. Il ferma les yeux pour essayer de trouver la meilleure formulation pour ce qu'il allait dévoiler à ses amis mais il faut bien le dire, il n'y a pas de bonne solution à cela. Il les rouvrit donc et continua d'un ton beaucoup plus faible et tremblant que précédemment.

-Comme vous l'avez remarqués…Depuis à peu près un an, je ne suis…Plus le même. Autant dans mon comportement que dans mon caractère. Je ne suis plus le jeune homme bagarreur toujours près pour une baston. Disons que je me suis assagis mais de force. Je suis beaucoup plus calme, je m'énerve moins vite et parfois on a même l'impression que je me fou du monde qui m'entour à cause de mon masque indifférence. Vous m'avez souvent fait remarquer que j'avais quelques fois comme une aura sombre autour de moi mais que cela restait qu'une impression. Néanmoins vous aviez raison même si à chaque fois je détournais le sujet. De plus vous avez pût constater que plus le temps passe plus je me fatigue au point d'avoir des cernes violettes sous les yeux, un teint plus pâle que d'habitude et plus aucune force. Pour être honnête au début quand on ma annoncé que j'étais gravement malade, je n'ai pas voulu y croire, pour moi cela n'était pas possible, je ne comprenais pas ! Mais plus ça allait et plus je faisais des allées fréquents à l'hôpital. Cependant j'ai toujours réussis à vous cacher que je me rendais continuellement là-bas, même si je suis sûr que vous ne me croyaient pas quand je vous disais que j'avais un soit disant rencart ou que je prétextais un rendez-vous urgent pour les nouvelles chansons que j'avais écrites et composées. Part ailleurs j'ai commencé à travailler dans la musique à ce moment là car je ne pouvais pas faire un travaille physique ni même un travaille qui me demandais de tenir toute une journée ou demi journée sans pouvoir m'allonger à un moment donné. Aller en cours était une vrai torture pour moi mais j'étais toujours heureux de venir car je pouvais vous voir et cela me faisais du bien. D'autre part les chansons me permettaient d'évacuer mes émotions à travers une mélodie, une chanson. Comme je ne voulais pas que tout le monde sache que j'étais un auteur compositeur j'ai choisis de prendre un pseudonyme. Un jour j'ai fais un rêve, j'étais dans une forêt étincelante, c'était magnifique, je me sentais si bien et je courrais après un babouin avec une queue de serpent, puis il c'est arrêté dans une clairière près d'une petite rivière. Doucement il c'est retourné vers moi et j'ai murmuré son prénom : Zabimaru. C'est ainsi que je me suis surnommé par la suite.

Renji se stoppa à nouveau, comme s'il avait eu une révélation. « Qui…Qui es-tu ? Où es-tu ? Pourquoi ta voix me rassure et les autres me terrifient ? »

« Parce que je suis une partie de toi, une partie de ton âme. Je ne suis pas là pour te causer du tord mais pour t'aider jeune ami. »

Une partie de moi...Une partie de mon âme. Ne dit on pas que les rêves sont parfois le reflet de notre subconscient, de notre âme. « Comment appels tu ? »

« Tu le sais. »

Tu te nommes Zabimaru. Oui, c'est ça ! Tu t'appels Zabimaru. Il savait maintenant, mais comment est-ce possible ? Renji soupira et décida de remettre cela à plus tard, il devait avant tout finir son explication.

-Ainsi j'ai réussis à gagner ma vie correctement pour me payer mes études et mon appartement. Et puis j'ai appris à profiter de ma vie et de ce qu'elle avait à m'offrir. Mais mise à part que je suis atteins d'une maladie inconnue jusqu'alors qui me tue en me détruisant de l'intérieur, ce n'est hélas pas la seule cause de ma fatigue. Comme je l'ai dis à Hayate, la nuit je fais des cauchemars affreux. Je suis quelques parts où il fait sombre autour de moi et des ombres aux mains crochues essayent de m'attirer vers eux. Parfois en plus de ces ombres j'entends les crient et les plaintes de gens. C'est horrible mais le plus bizarre c'est que quand je me réveille le matin, il y a des marques de griffures et des hématomes sur une bonne partie de mon corps. Chaque soir j'essaye de ne pas m'endormir mais je suis tellement fatigué que je finis par sombrer et mes tourments recommencent encore et encore. Quand j'ai fais mon arrêt cardiaque en classe cela avait recommencé, je me sentais happé dans les ténèbres par ces fameuses ombres mais au moment où je perdais tout espoir de m'en sortir une voix douce et puissante à la fois c'est élevé et les a éloignées de moi. Je lui ai posé beaucoup de question mais il ne m'a répondu qu'a demi mot mais avant qu'il parte je lui ai demandé comment il s'appelait et il m'a seulement dit que je le savais. A ce moment je n'avais pas compris mais aujourd'hui j'ai trouvé. Il se nomme Zabimaru. Cela peu paraître étrange mais je sais désormais qu'il me protège et je peux même dire que c'est grâce à lui si j'ai encore la possibilité de vous parler en cet instant. Seulement même s'il m'a en quelque sorte sauvé la vie une fois, je ne pense pas qu'il pourra le faire d'ici un mois ou deux avec un peu de chance car c'est le délai qu'il me reste à vivre et j'aimerais que vous ne changiez pas votre comportement envers moi. Je voudrais juste que vous restiez vous-même en ma présence. Je ne veux pas de votre pitié mais seulement de nos éclats de rire d'autrefois. Voilà vous savez tout maintenant.

Renji rebaissa ensuite la tête pour finalement se cacher sous ses draps. Il n'avait pas envie d'affronter leur regard. Sûrement de peur d'y lire de la pitié, de la colère dû à son silence pendant un an et de la peur d'être rejeté et prit pour un fou. Cependant se fut tout le contraire. Hayate et Aoi c'était observé pendant plusieurs minutes comme s'ils communiquaient mentalement et vinrent rejoindre Renji en s'asseyant au bord du lit. C'est Hayate qui prit la parole en premier. Son ton était calme et apaisant.

-On ne te prend pas pour un dingue tout droit sortit de l'asile psychiatrique, Renji. Nous te croyons et nous serons toujours auprès de toi. Aoi et moi-même comprenons aisément que cela a dû être très dur pour toi autant pour encaisser ta maladie que pour nous l'avoir cacher sans avoir personne pour qui en parler, a part bien sûr ton médecin mais cela n'est pas pareil que de se confier à un ami. Pour nous ce qui compte c'est qu'aujourd'hui tu nous a dis la vérité et tu n'as pas cherché à nous mentir. De plus nous ne comptons pas changer notre comportement et nous ne ressentons pas de la pitié à ton égard mais une immense tristesse. Tu es notre ami et nous ne voulons pas te perdre ce qui est normal. Dans tous les cas nous te soutiendrons du mieux que nous le pouvons. Repose toi à présent nous en reparlerons plus tard. Ce qui compte c'est que tu essayes de reprendre au moins un minimum de force.

Hayate ne lui laissa même pas le temps de répliquer qu'il lui fit un petit câlin et un bisou sur le front. Aoi quant a elle, lui colla un gros baisé bien baveux sur la joue et lui fit un clin d'œil et un dernier câlin avant de disparaître avec Hayate dans les couloirs de l'hôpital après avoir au préalable fermé la porte de sa chambre.


Voilà le chapitre 2 :)

Le chapitre 3 est déjà écrit et le chapitre 4 est à moitié écrit :D

Il ne tient qu'à vous de me dire si vous voulez la suite :)

Je suis heureuse de voir que 2 personnes suivent ma fic.

Saemoon:Désolé pour les fautes ce sont en général des erreurs d'inattention. Byakuya-bo devrais arriver d'ici quelques chapitres le temps de mettre correctement en place ma fiction. Mais ne t'inquiète pas il sera belle et bien présent ;). Monsieur va faire son show lol. Quant à Renji ce n'est peut-être pas un Shinigami mais il représente bien plus hey hey mais chut je n'en dirais pas plus :D. J'espère que ce chapitre te plaira et merci beaucoup.

Fu: Je suis toujours très heureuse de constater que tu me suis et j'espère que tu continueras de me suivre. Dis moi ce que tu en pense de ce chapitre et si tu as des questions n'hésite surtout pas ;). Merci d'être là :).

Je vous dis donc à très bientôt dans le prochain chapitre qui je le rappelle est déjà bien au chaud ;)

Bisous bisous

Shimizu-sama