Dentifrice:

Cela ne faisait pas longtemps qu'ils avaient emménagé ensemble, fait qui en avait surpris plus d'un parmi les collègues de Will. Mais le duo n'en avait rien à fiche de leur opinion. De toute façon, ces deux-là ne pensaient pas comme tout le monde, donc il était normal qu'ils réagissent différemment de tous les autres. Mais un jour, Will avait reçu un appel de ses parents. Ces derniers savaient pour la relation que leur fils entretenait avec le médecin et étaient curieux de le rencontrer, surtout après avoir étaient informés que le compagnon de leur unique enfant était un éminent psychiatre, ce qui intriguait au plus haut point monsieur Graham. Il avait tenu à inviter le nouveau couple à dîner et Will avait accepté leur invitation après en avoir discuté avec son amant. Le jour J donc, Hannibal était sorti pour acheter un présent pour leurs hôtes et avait laissé son amant finir de se préparer. Will avait décidé de prendre une douche pour ensuite tailler sa barbe, mais en sortant, il avait dérapé sur le sol glissant de la salle de bain. Il avait tenté de se rattraper au rebord du lavabo, mais il n'y était pas parvenu. Tout ce qu'il avait réussit à attraper était le tube de dentifrice qui avait explosé dans sa main juste avant qu'il ne tombe en criant:

- HHHAAAANNNNNIIIII !

L'espace d'un instant, il avait oublié que le médecin n'était pas là, mais s'en était souvenu un peu avant que sa tête n'ait percuté le rebord de la douche, le laissant inconscient au sol. Le blond était revenu un peu plus tard, les bras chargés, il avait déposé ses achats sur la table de la cuisine, puis il avait appelé Will en disant:

- William, c'est l'heure. Tu es prêt ? Je ne voudrais pas faire mauvaise impression à tes parents.

En ne recevant aucunes réponse, il avait commencé à chercher son compagnon, en se demandant ce que Will avait inventé cette fois pour l'attirer dans une expérience plus ou moins inédite, mais eu la surprise de le trouver par terre dans la salle de bain, étalé sur le sol de tout son long. Tout ce qu'il avait trouvé pour expliquer ce qu'il s'était passé, était le dentifrice couvrant les vêtements de Will, le tube à quelques centimètres du brun inconscient, ainsi qu'une bosse à l'arrière de sa tête. Ne pouvant se résoudre à le laisser ainsi, lui qui aimait tant l'ordre, il avait nettoyé tout le bazar après avoir soignée la blessure de Will. Il avait maudit intérieurement ce dentifrice qui lui avait perdre du temps et aurait aimé être là pour empêcher la chute qui avait sonné son amant pendant plusieurs minutes, en plus de l'avoir forcé à annuler sa première rencontre avec la famille de celui qu'il aimait.


Mot donné = Contrastif

Une famille riche en contraste:

Il était une part de lui, depuis qu'il lui appartenait corps et âme et que cela avait été marqué par les anneaux échangés lors d'un mariage. Maintenant et jusqu'à la fin de leurs jours, ils seront liés à jamais, rien ne pourra les séparer, pas même leurs natures très contrastives. Il était un tueur depuis bien longtemps, un traumatisme avait tout enclenché. Son mari, oh comme il aimait ce mot, était quelqu'un d'instable sur le plan psychique mais il avait une part de douceur dont lui-même était quasiment dépourvu. Même leurs physiques offraient un contraste saisissant lorsque l'on les apercevaient ensembles, se tenant la main dans les rues. Cela était d'autant plus visible au quotidien, lorsque l'on comparait la différence très nette subsistant entre les deux hommes et leur fille: Abigail, au niveau de leurs caractères très différents mais complémentaires. L'adolescente aux cheveux noirs et aux yeux gris était quelqu'un de plutôt calme, réservé, mais joyeuse, tandis que le blond était charismatique, détendu et poli, mais on pouvait sentir qu'il cachait quelque chose, quand on regardait de plus près. Quant au brun, c'était une autre histoire. Il était bien plus instinctif qu'Hannibal, et il ne suffisait pas de grand chose pour qu'il se mette en mode père surprotecteur quand il arrivait quelque chose à cette enfant qu'ils avaient peiné à avoir avec l'aide d'une mère porteuse. Malgré tout cela, ils se fichaient du regard des autres. Ils étaient ensemble et c'était tout ce qui comptait à leurs yeux.


Monde:

Il le regardait de loin, l'observait, l'étudiait. Cet homme était son monde et il ne le savait même pas. Il ignorait comment lui faire part de ses sentiments. Celui qu'il désirait vivait dans un autre monde que le sien: la sphère des tueurs psychopathes, et lui était censé arrêter ce genre de personnes. Seulement, lui, il ne pouvait pas. Il était son monde, un monde nouveau qu'il désirait pour lui tout seul. Les autres membres du services se rapprochaient d'indices pouvant causer la chute de celui qu'il aimait, il ne pouvait pas le tolérer, il avait fait le nécessaire pour éviter cette catastrophe. Maintenant, ensemble, ils en formaient un tout neuf que personne ne pourrait briser.


L'observateur:

Je trouvais cela intéressant de les observer. Oh bien sûr, je n'étais pas fermé au saphisme, mais il fallait avouer que cela me gênait un peu de savoir que celle que j'avais aimé étant enfant appréciait les personnes de son propre sexe. Comme j'étais moi-même bi, on aurait pu me juger hypocrite, mais elle a été mon premier crush, mon premier flirt, mon premier amour, avant que je ne le rencontre LUI, le sublime, l'intelligent, l'astucieux, le malin, le cultivé, le manipulateur: Hannibal Lecter. Le meilleur tueur de sa catégorie, celui qui avait fait de moi celui que j'étais aujourd'hui. Je me plaisais à tout observer, même les événements les plus intimes de la vie d'autrui et qui plus est de cette chère Alana, qui nous avaient charmés tous les deux. La brune s'y prenait en douceur avec la blonde bien plus âgée qu'elle, cela se voyait qu'elle n'en étaient pas à leur premières fois et je n'avais pu détacher mon regard de là, avant que mon homme ne m'ait entraîné dans notre chambre pour pratiquer notre sport favori.