Note de l'auteur : Haha, quand je pense que j'aim même pas encore écris une ligne du prochain, chapitre, ça me dépasse...Bon, en même temps, le 3 je l'ai fini y a quelques semaines seulement et j'écris plein d'autre fics en ce moment, que je publie pas tout de suite. Bon, un grand merci à totu le monde pour vos reviews, ça me fait très plaisir, j'espère que ce chapitre-là vous plaira aussi.
Chapitre 3 : Botanique, Métamorphose et… potions.
Assises dans la grande bibliothèque de la prestigieuse école de magie d'Angleterre, deux jeunes filles s'acharnaient à finir un devoir assez casse-tête, il faut le dire.
« J'ai tout vérifié, et je suis sûre de ne pas me tromper, » s'écriait Siaali avec conviction.
« Et moi je te dit que si. De toute façon, on se retrouve dans le fond du gouffre, et une jolie feuille crayonnée où l'on pourra voir « 0/20 » nous tombera du ciel. Franchement, à nous deux on est le groupe le plus nul des cours de DFCM. », répondit Lily, en face d'elle.
« Quel optimisme, ce n'est que le début de l'année. »
« C'est important quand même. »
« Bon, bah le jour où tu auras décidé de vivre autrement qu'en consacrant ta vie au travail, tu me sonnera. », ironisa Siaali.
« Tu insinues que je me comporte comme une vieille fille ? », fit Lily en haussant un sourcil.
« Nan. »
« … »
« Tu ES une vieille fille ! »
« Ben tiens ! »
« Oh bon, je te propose de nous arrêter pour aujourd'hui, ce n'est que pour dans deux semaines de toute façon. »
« Je t'approuve » admit Lily.
« Pour une fois… »
Peu après, les deux amies se trouvaient sur le chemin du retour de leur salle commune. C'était un samedi 6 Septembre ; voilà près de 5 jours que la rentrée avait commencée et déjà les grands devoirs arrivaient à grands pas. On s'en fatiguait d'avance…
Lily et Siaali débouchèrent enfin dans le couloir où était domiciliée l'on va dire, la salle commune de Gryffindor. Elles y entrèrent, celle-ci était vide, a leur plus grand bonheur. Non pas qu'elles n'aimaient pas la compagnie de leurs voisins de maison, seulement, il était préférable, lorsque l'on était entre amies de pouvoir se parler plus librement qu'on ne le pourrait en présence de certaines personnes. Ça faisait la différence…
Les deux jeunes filles s'installèrent donc, et se mirent à parler de choses et d'autre, toutes aussi banales les unes que les autres. Il s'écoula une heure ainsi, jusqu'à ce que l'on entende l'ouverture de la porte de la salle commune s'ouvrir et se refermer. Instinctivement, Lily et Siaali tournèrent la tête vers le nouveau venu. Ce n'était que Stephen Bloom, un élève de dernière année ; garçon assez frustré et stressé dans son genre, ce qui n'avait pas empêché le choipeaux magique de l'envoyer dans la maison des lions. Quoi qu'il en fut, c'est ainsi nerveux que le jeune garçon arriva dans la pièce.
« Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! »
« Qu'est-ce qu'il y a encore Stephen ? » soupira Siaali d'un air las, allongée dans le canapé de la salle.
« J'ai eu un rapport, j'ai eu un rapport ! »
« Un rapport physique ? » ironisa la brune.
« Siaali ! » protesta Lily. « Ne fais pas attention Stephen, dis-moi plutôt qui t'as fait ce rapport et pourquoi. »
« Éééééééh, c'est Mcgonnagal, parce que j'ai transformé par erreur ses vêtements en peau de bison. »
« Toucher aux plumes de la vieille chouette, et elle vous en retournera son aile dans la figure. »
Cette fois-ci, Lily regarda Siaali, un sourcil haussé, comme pour démontrer le haut point de la bêtise. Finalement, elle secoua la tête et leva les yeux aux ciels, néanmoins avec un petit sourire. Quant à Stephen…le pauvre garçon se rongeait les ongles sur place, les yeux ne décollant pas de la moquette.
« Je voulait simplement souligner le fait que Mcgonnagal est plutôt intransigeante et sévère, donc le rapport il l'aura à coup sûr. »
« Oh non, non, non, non, non ! »
« Oh si, si , si, si, si ! »
« Siaali, c'est méchant ! »
« Désolée, mais venant comme ça vient, je vais pas garder tout pour moi. Cela dit je m'excuse Stephen », ajouta-t-elle en tournant la tête vers le concerné.
« Ce n'est rien, répondit le pauvre garçon. Cela dit, maintenant, c'est sûr, je vais chuter complètement cette année ! »
Et il parti en un courant d'air, comme s'il avait le diable aux trousses, hors de la salle commune.
« Ben, c'est pas pour être plus méchante encore mais…bon débarras ! » s'exclama Siaali.
« J'admet qu'il n'est pas très convivial, mais il n'est pas méchant. » fit remarquer Lily.
« Non, il n'est pas méchant, mais stressant ! Quand il est dans les parages, on sait plus où se mettre. » répondit son amie.
Les deux jeunes filles éclatèrent alors de rire. Oui, Stephen était stressant, c'était rien de le dire. Mais il était quelqu'un de gentil comme le soulignait Lily. Chacun était fait différemment…
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Le soir, au dîner, l'ambiance était relativement agitée. Le bruit des couverts était largement recouvert par celui des conversations. Lily avait un mal de tête à faire crier les morts. Elle sortit alors un livre de son sac qu'elle avait gardé exprès, et essaya de reporter toute son attention dessus. Alors qu'elle en était à mémoriser les propriétés d'une plante d'Indochine, une main vint lui tapoter l'épaule. Surprise autant qu'énervée, elle leva les yeux vers la personne qui venait de l'interrompre dans sa concentration. C'était juste Liasia.
« Salut toi. » fit Lily de bon cœur.
« Salut… » répondit son amie, sans plus de conviction.
Tout de suite, Lily remarqua que ça n'allait pas très bien.
« Il faut que je te parle. Mais, s'il te plaît, pas ici. », dit alors sa camarade.
« Si tu veux… »
Peu après avoir quitté la Grande Salle, Lily entraîna Liasia dans un coin, près des escaliers.
« Que voulais-tu me dire ? » demanda la rousse.
« Hum…c'est à propos de Lupin. »
« Remus ? Eh bien ? » fit Lily en fronçant les sourcils.
« Il ne te paraît pas un peu…lunatique ? »
« Lia, Remus Lupin a TOUJOURS été lunatique. »
« Je veut dire…plus que d'habitude. »
« Lia, va au fond de ta pensée. »
« D'accord, je pense qu'il cache quelque chose. »
« De quel genre ? Parce que bon, prend en compte que tout le monde a une vie privée aussi… »
« Je te rappel que je sais réfléchir autant que toi. » Répliqua Liasia.
« D'accord, d'accord, excuse-moi. »
« Quant je lui ai parlé de mon voyage en Transylvanie, il a été plus que distant au fil du récit, et je sait observer les gens. »
Lily la regarda, interloquée.
« Tu sais observer les gens ! Non, Lia, tu fais plus que les observer, tu les perçois. C'est ce qui me fait un peu peur chez ta personne, tu peux en l'espace d'un temps phénoménal, découvrir ce qu'il y a chez les gens. »
« Peut-être pas quand même, sinon je saurait quel problème a Lupin. »
« Pas si tu ne t'intéressais pas à lui AVANT. »
À ce moment-là, Liasia regarda Lily comme si elle la voyait pour la première fois. Celle-ci lui adressa un regard du genre « Ben…ouais ! ».
« Lily ! Lia ! » appela la voix de Siaali.
Les deux jeunes filles se retournèrent et aperçurent leur amie qui sortait de la grande salle.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? », demanda-t-elle.
« Rien. » , répondirent en cœur les deux autres.
Siaali fronça les sourcils mais avant qu'elle n'ai pu dire un mot, une voix l'interpella. La jeune fille se retourna et vit s'avancer vers elle Mélissa Down, de 7ème année.
« Oui ? »
« Juste Mcgonagal qui te fait savoir que dorénavant, tu es chargée d'aider Stephen en métamorphose. »
Siaali crut halluciner.
« C'est la meilleure ! T'es en train de me faire marcher, j'espère ! », fit-elle, complètement interloquée. « Pourquoi moi ! »
« Va-t-en savoir… » répondit Mélissa, puis elle partit.
Ayant complètement oublié le début de conversation qu'elle entretenait avec Lily et Liasia, Siaali laissa aller ses pensées.
« Non mais…je ne peut pas le faire, moi ! Non pas que je ne veuille pas l'aider mais, j'ai trop à faire, trop à penser, et puis je ne sais pas expliquer grand-chose ! »
« Peut-être, mais tu t'en sort plutôt bien en métamorphose. »
« Tu parles ! » fit Siaali en roulant des yeux.
« Quel est donc le sujet de cette intéressante conversation ? » se mêla une voix masculine.
Comme pour accentuer l'hystérie de Siaali, Sirius avait joyeusement décidé de prendre part à la scène.
« Sia est chargée de donner des cours à Stephen. », répondit Liasia en se tournant vers lui et les trois autres Maraudeurs.
« Oh je te plains sincèrement, je suis de tout cœur avec toi. », ironisa le brun.
Avant que Siaali aie pu lui dire sa façon de penser, une tornade humaine fonça droit sur elle.
« Mcgonagal vient de me dire que tu serais ma seconde prof ! » s'exclama un Stephen surexcité.
« Oui, je suis…très contente également… », répondit Siaali maladroitement.
Et puis, sans prévenir, le garçon la prit dans ses bras et la serra à l'en étouffer. Sirius, qui n'avait plus trop l'air de rire, haussa un sourcil. Stephen finit par lâcher la jeune fille, qui était restée raide comme un bâton, les yeux grands ouverts.
« Merci d'avoir accepter, sincèrement, je commençait à m'inquiéter de mes résultats dans cette matière. »
« Ooh ben, on va dire que je n'avait pas trop le choix. » fit Siaali d'une toute petite voix, essayant de sourire.
« C'est formidable ! Oh, et si tu ne le sais pas, on commence demain à 18 h 00. »
« Ah, c'est… », commença Siaali qui s'étranglait subitement avec sa salive. « C'est tôt. »
« Alors je te dit à demain ! » fit Stephen, toujours autant joyeux.
Il lui fit la bise (Sirius se mit à toussoter) et partit en direction de la salle commune.
« Je crois qu'il t'aime bien. », dit Lily avec un petit sourire moqueur.
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Le lendemain en botanique, Siaali ruminait toujours à propos de la charge que lui avait donnée Mcgonagal. Le mauvais traitement qu'elle infligeait à sa plante carnivore témoignait de sa mauvaise humeur, et l'on entendait de petits cris désespérés de la part de celle-ci. Lily, pour la énième fois, regarda les instructions flottantes dans les airs. Elle soupira en les relisant : « Faîtes ingurgiter à votre plante autant de potion « Pouss-vite » que vous le pourrez. » La tâche étant relativement difficile compte tenu du fait que les seuls outils leurs venant en aide étaient des gants et un entonnoir, la rousse n'avait guère le cœur à nourrir une telle chose. Cependant, celle de Siaali s'était transformé en un doux petit agneau après s'être ramassée une baffe magistrale. Mme Gilbert, le professeur, n'avait pas trop apprécié. « Douceur et confiance » qu'elle disait. Ceci faisait halluciner tout l'ensemble de la classe.
« C'est n'importe quoi. » fit Siaali, rageuse. « Moi, les plantes comme ça, je les enterre dans mon jardin. »
« Les plantes comme ça, au moins, ça sert à te dresser, indomptable que tu es. », dit joyeusement Lily.
« Humpf. » grogna son amie.
« Je l'approuve totalement. », fit alors une voix en face d'eux (la serre avait la particularité de posséder une seule et unique table longue de plusieurs mètres ; les élèves se rangeaient donc de chaque côté. C'était plutôt pratique pour bavarder. Mais là en l'occurrence…).
« Personne ne t'as sonné, Sirius. » répliqua Siaali, sans lui accorder un regard, concentrée sur sa plante, qui avait reculée sa…comment dire…tête ? Elle tremblait comme si elle avait pris un coup de froid. Soudain, sans prévenir, elle prit son courage à deux feuilles et mordit méchamment la main droite de la jeune fille, en poussant un cri sauvage. Siaali lui envoya une droite majestueuse et bien envoyée.
« Que tu es coléreuse et barbare », fit Sirius.
Cette fois, la jeune fille leva les yeux pour le regarder.
« Tu peux m'oublier, ou je t'obsèdes tant que ça ! » lança-t-elle.
« Mhmmmmm…. », fit Sirius, prenant la pose pensive, feignant de réfléchir. « Tu m'obsèdes tant que ça ! »
Siaali se mit à dévisager Sirius bizarrement. Celui-ci, le remarquant, prit la parole.
« C'est toi qui l'a dit. » dit-il comme pour se défendre d'une quelconque maladresse.
« C'était de l'ironie. » fit Siaali, qui ne fixait plus son camarade dans les yeux, trop occupée à nourrir sa plante, totalement apprivoisée maintenant.
« Moi aussi ! » assura Sirius, ayant également reporté son attention sur sa plante.
« Alors nous somme quittes. », conclu Siaali.
« Bien. »
« Parfait. »
Un lourd silence tomba alors mis à part le bruit des conversations des autres camarades. Lily et Liasia (tout comme les autres Maraudeurs) n'avaient pas souhaiter se joindre à l'heureuse discussion de Sirius et Siaali, sachant d'avance l'issue de cette conversation s'ils avaient eu le malheur d'y ajouter leur grain de sel. 5 minutes plus tard, Lily s'aperçu alors que James Potter la fixait intensément.
« Tu veux ma photo ! » l'agressa-t-elle.
« C'est une bonne idée. » approuva-t-il en souriant.
« Arrête de me fixer comme ça ! Je ne suis pas un balai dans une vitrine. »
« Tu es plus intéressante qu'un balai. » assura James.
Eh bien malgré elle, Lily sentit le feu lui monter aux joues.
« Tant de passion pour moi, cela me touche, ma princesse. », lança James, s'en ayant aperçu.
« La ferme ! Je n'ai pas de passion pour toi, et je suis encore moins ta princesse ! », répliqua la rousse.
Liasia, Siaali et le reste des Maraudeurs se mirent à la fixer, ayant entendu ce dernier bout de conversation. Lily les ignora et se mit a enfoncer méchamment le liquide nourrissant dans la…gorge, si l'on puis dire, de sa plante carnivore qui se mit à tousser violemment. L'on aurait cru un instant qu'elle allait y passer. Le professeur prit alors la parole.
« Bien, voilà déjà une demi-heure de passée. » annonça-t-elle. « Nous allons maintenant donc passer à la deuxième étape de notre travail que je vais vous noter en grand et bien haut pour que tout le monde puisse voir. »
Elle fit un mouvement du poignet avec sa baguette et les premières instructions s'effacèrent pour laisser place aux nouvelles. En les lisant, Lily eut un hoquet d'horreur. « Veuillez effectuer un prélèvement de sève à l'intérieur même de la plante. Pour ne pas l'abîmer, veuillez utiliser uniquement vos mains et le petit instrument métallique devant vous. » Lily regarda sur la table. En effet un petit bout de métal creux et ovale était apparu. (Bon, à ce stade là, il faut préciser que les plantes dont il est question font 10 centimètres de diamètres et l'on peut donc y passer la main facilement. Le seul petit problème sont les crocs bien acérés de la plante, et malheureusement le gant n'est pas assez grand pour protéger un bras tout entier. Mmh. )
« Allez-y ! » lança le professeur Gilbert.
« C'est tout bonnement répugnant et suicidaire. », fit Siaali, énervée au plus haut point.
« Tout ce qui colle avec ta personne. » ironisa Sirius, qui avait manifestement décidé de revenir sur le tapis de la conversation.
« Ah qu'elle est bonne ! Fiche-moi la paix, tu veux ! »
« Tu es tellement susceptible ! » répliqua Sirius.
« Et toi tu te moque trop des gens ! », s'exclama Siaali dont le ton commençait à monter sérieusement.
« Heu…Sia… », tenta Lily.
« C'est pas trop problème ! », répondit la voix masculine (et de fait, beaucoup plus forte) de Sirius.
« Si c'est le mien, quand c'est moi que tu em ! »
« Ça commence à faire du bruit. », prévint James, que la scène amusait, tandis que plusieurs têtes commençaient à se tourner vers eux.
« Vous feriez mieux de vous taire. », dit alors Liasia.
Mais les deux jeunes continuèrent sur leur lancée jusqu'à ce que…
« Que se passe-t-il là-bas ! », cria la voix lointaine de Mme Gilbert.
Sirius et Siaali se turent aussitôt. Le professeur s'avança vers eux, arriva derrière la jeune fille et les examina longuement.
« Puisque vous semblez décidés à semer la pagaille dans mon cours, vous aurez tous les deux une retenue. Vous irez aider le concierge à nettoyer les toilettes ! Demain soir, à 19 h 00 ! »
James se mit à rire.
« Vous en voulez une aussi Potter ! »
« Hum…non, madame. Désolé. », dit James en reprenant ses esprits, néanmoins avec un petit sourire.
Mme Gilbert repartit, satisfaite d'avoir accompli son devoir d'autorité.
« Tu me pourri, Black ! », cracha Siaali quand elle fut suffisamment loin. « Tiens-toi loin de moi à l'avenir ! »
Et elle s'en retourna vers sa plante, furieuse.
Même s'il n'en laissa rien paraître, Sirius fut extrêmement blessé de cette dernière remarque et du fait qu'elle avait employé son nom pour le nommer.
Les deux autres jeunes filles ainsi que les Maraudeurs se regardèrent, un peu peinés de la tournure de la chose, mais ils ne firent aucun commentaire. La cours finit dans le silence le plus total entre eux.
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Le soir, dans le dortoir des filles de Gryffindor, Lily, Liasia et Siaali discutaient des événement de la journée.
« Je sait qu'il n'a pas été très cool avec toi, » disait Lily. « Mais tu y as été vraiment fort sur tes dernières paroles. »
« C'est pas toi qui disait que c'était un imbécile peut-être ! » riposta Siaali. « Tu ne l'aimes pas, alors qu'est-ce que ça peut te faire ! »
« Je n'ai jamais dit que je n'aimait pas Sirius Black. Je dit juste qu'il est trop immature pour que l'on puisse entretenir une quelconque VERITABLE amitié ! »
« …qui te dit qu'il en a souffert ? », demanda-t-elle tout bas.
« Ses yeux. », répondit alors Liasia.
« Quoi ! »
« Son regard ! Il avait de la peine, sincèrement ! En plus, tu l'as appelé Black ! »
« Mais je l'ai toujours appelé Black jusqu'à l'année dernière! »
« Peut-être, mais plus maintenant, et c'est donc bien le signe que si ce vieux réflexe a refait surface, c'est que cette fois, tu as vraiment fait preuve de dégoût envers lui. », répondit Liasia.
« Mais ce n'était pas mon intention ! », s'exclama Siaali, stupéfaite.
« C'est en tout cas comme ça, je pense, qu'il l'a interprété. », dit son amie.
Il y eut un petit silence. Toutes les trois assises en rond, et en indien sur la moquette du dortoir, Lily et Liasia essayaient de montrer une issue pour que la retenue du lendemain soir se passe bien avec Sirius.
« Vous pensez donc que je dois m'excuser ? », demanda Siaali, en se tordant les mains.
« Oui , en terme simple. », dit Lily.
« On verra… », répondit la jeune fille en croisant les bras.
Il y eut un silence puis, Liasia osa enfin dire ce qu'elle avait derrière la tête.
« Il t'aime bien… »
« C'est -à-dire ? », demanda Siaali.
« Ben, il a de l'affection pour toi. »
« Tout comme tu en as pour moi, c'est ça ? »
« C'est à peu près ça, mais mille fois plus fort que lui. » dit son amie avec un sourire.
« Ça me rassure. », souffla Siaali.
« Bon, c'est bien beau, mais je crois que Siaali a un certain cours à donner. » dit Lily, les yeux pétillants.
Siaali eut une exclamation.
« J'avait complètement oublié, dit-elle. »
« Ben, dépêche-toi, il sera 18 h 00 dans cinq minutes. », conseilla la rousse.
« Je ne sais même pas où je suis sensée le retrouver. », se plaignit le jeune brune.
« Sûrement dans la salle commune ou dans la classe de métamorphose. », suggéra Liasia.
« Allez, descends. », dit Lily.
« Accompagnez-moi. », supplia Siaali.
Les deux autres jeunes filles rigolèrent, et toutes ensemble elles descendirent alors. En effet, Stephen était bel et bien là, attendant son professeur n°2.
« On va dans la salle de métamorphose ou ailleurs ? », demanda Stephen. « C'est comme tu le sens. »
« On va aller dans la salle de méta. Allez, hop, c'est partit ! »
Siaali poussa légèrement Stephen vers la sortie, et ils disparurent vite fait.
« Bon, nous, on fait quoi ? » demanda Lily, à Liasia.
« J'aurait cru que tu voudrais t'avancer dans tes devoirs. », dit celle-ci.
« Ce que je vais te dire va peut-être te paraître bizarre, mais aujourd'hui je n'ai aucune envie de travailler. » avoua Lily.
« Tu m'en voit ravie ! », s'exclama Liasia.
Elles s'installèrent donc et sortirent leurs devoirs tandis qu'allaient et venaient des élèves de tous âge.
Le temps passa et l'heure du dîner arriva. Les filles se levèrent et se dépêchèrent d'aller dans la Grande Salle. Peu de temps après s'être installées, Siaali arriva à son tour.
« Alors », demanda Lily, « comment ça s'est passé ? »
« Plutôt bien, je dois l'avouer. », répondit la jeune fille. « Il se débrouille mais en même temps, je voit pourquoi Mcgonagal me l'a envoyé… »
Lily eut une grimace de désolation.
« Dis, Lily, j'aimerait bien que tu m'aide sur un point. » dit alors Siaali.
« Si ce sont des devoirs, alors tu sais d'avance quelle est ma réponse. »
« Mmh, ouais…mais laisse-moi finir de négocier, parce que la suite à venir est moins joyeuse pour toi. J'ai rencontré Slughorn, le prof de potions, alors que je me rendait à la Grande Salle après avoir quitter Stephen. Il te cherchait et comme il sait que je suis assez proche de toi, il m'a demandé de te faire passer ce message : à partir de la semaine prochaine, tu es chargé d'aider le garçon que tu aimes le plus sur cette terre. »
Là, elle tourna la tête vers le bout de la table, Lily suivant son regard. Elle crut halluciner. Pourquoi James Potter était-il nul en potions ? Et pourquoi était-elle la plus forte ?
« Mais…m…pourquoi ne pas me l'avoir dit en face ? », demanda-t-elle.
« Va savoir. Mais je ne te mens pas, je t'assure. » répondit son amie.
« Bon. D'accord. Vas-y, balance-moi l'idée que tu as en tête. »
« Tu fais mes devoirs tout le temps que James a besoin d'aide, et moi je fais tes cours à ta place. »
« …quoi ! Hors de question, je préfère nettement m'occuper de lui que d'avoir une double ration de devoirs sur les bras. »
« Ok, amuse-toi bien ! »
Et Siaali se mit à se servir sa propre assiette, tandis que Lily ruminait dans son coin. Ce n'était pas vraiment le fait de devoir aider Potter qui la rebutait ; c'était plutôt sa manie de vouloir sans cesse la draguer. Elle aimerait bien un jour qu'il lui parle, sans pour autant remettre sur le tapis une possible relation entre eux. En tout cas, elle devrait quand même en parler avec son professeur. Après qu'elle aie finit de manger, elle se leva et décida de l'attendre dans le couloir. Lorsqu'il eut enfin fini de manger, et qu'il se dirigea vers la sortie, elle sentit son cœur faire un bond.
« Professeur… »
« Ah ! Lily ! Je suis ravi de vous voir. Votre charmante amie vous a-t-elle mis au courant de mes intentions ? », demanda Slughorn avec joie.
« Oui, c'est à ce propos que je souhaitait vous parler…bien…voilà…pourquoi moi ! »
« Ah ma chère, mais parce que vous êtes la meilleure ! Et j'espère que votre progéniture le sera aussi. », ajouta-il avec un clin d'œil.
« Oui, bien, en attendant, ce n'est pas dans ses pattes que je l'aurai. »
« Sait-on jamais… »
« Mmhmmmmmmmh…mais dîtes-moi professeur, l'avez-vous fait…exprès…ou à-t-il réellement des difficultés ? »
« Les deux, je dois vous l'avouer. J'espère que passer plus de temps en compagnie de James Potter vous aidera à mieux l'aimer. »
« Je ne pense pas. », répondit Lily, l'air sombre.
« Vous n'avez même pas essayé…allons, il n'est pas si associable que vous le pensez. J'ai foi en lui, autant que j'ai foi en vous. », répliqua son professeur d'un ton ferme.
Lily ne répondit pas. Combien même elle aurait voulu partager ne serait-ce qu'un peu de sympathie avec James Potter, il n'en avait aucune idée. Mais il avait bien remarquer malgré tout, que tout pouvait les amener à avoir des relations amicales. C'était rare de voir un professeur agir comme ça envers ses élèves. Lily avait beaucoup de respect pour lui, et vice-versa. Alors, ne serait-ce que pour, comme toute bonne élève, faire plaisir à son professeur, elle lui promit de faire son possible.
« Vous m'en voyez extrêmement heureux. », fit Slughorn avec un sourire. « Je vous souhaite une bonne journée Lily. »
Et il s'en alla. Lily, avec un demi-soupir, se tourna vers l'intérieur de la Grande Salle, appuyée contre le mur, et contempla le seul être, qui, pensa-t-elle, lui eut jamais donné plus d'intérêt et d'énervement, qui se trouvait maintenant riant et heureux, assis, mangeant joyeusement avec ses amis. Elle se surprit soudain à sentir son cœur chavirer comme s'il exécutait un remake du Titanic, bateaux moldu qui avait sombré, il y a fort longtemps, d'ailleurs. Elle resta là, comme un chasseur guette sa proie, jusqu'à ce que, subitement, il tourne la tête dans sa direction. Sans très bien se rendre compte de ce qui se passait, Lily ne détacha pas pour autant son regard du jeune garçon, qui semblait avoir également reporté toute son attention sur elle. Et, comme un coup d'électricité reçu en plein visage, Lily sursauta elle s'éloigna vivement, secouant la tête comme si elle avait eu un coup de folie.
Quant à James, il fut un peu plus qu'étonné et se demanda si, en effet, elle n'avait pas perdu quelques neurones en chemin. Dans ses pensées, il n'entendit pas son meilleur ami l'appeler, mais il sentit par contre son coup de poing très bien envoyé sur son épaule.
« Mais ça fait mal ! Je ne suis pas une marionnette ! », rugit-il.
« Quant c'est la seule chose à faire pour attirer ton attention… », se justifia Sirius. « À propos, tu rêvais de quoi ? »
« De la prochaine souffrance de Snape. », répondit son ami avec un sourire sadique, en levant les poings, ayant momentanément oublié la scène précédente.
« Quelle bonne idée. Il y a longtemps, deux jours en fait, qu'on l'avait oublié. Il doit être terriblement malheureux sans nous. » assura Sirius, les yeux brillants.
Et, se lançant dans un nouveau coup, peu à peu le dîner fini dans le bruit assourdissant des fourchettes et des conversations.
Jalousies, disputes…amour sans faille ? Ça n'existe pas et ça n'existera jamais. C'est pourquoi l'amour, lui, existera toujours...
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Hinhin, laisser le tout en suspend sachant que le prochain chaptitre mettra du temps à arriver...voila qui énerve bien lorsqu'on est fixé sur telle ou telle chose ! Allez, un ptit click ! Et une tite review de plus de 3 lignes, por favor ! Bizzzzz.
