Disclaimer : Malgré mes nombreuses tentatives d'enlèvements, Zoro et Sanji ne sont toujours pas à moi. Le titre, lui, est purement et simplement piqué à une chanson d'AC/DC dont les paroles sont très inspirées.

Blablatage : Ah la la mes ami(e)s ! Me revoilà, et plus vite que la dernière fois ! Voilà ce chapitre qui clôt notre affaire, dis donc ! Je me rends compte qu'à cause de mon retard, ce Three-shot m'aura pris huit mois ! Ça ne va plus du tout, il faut que je m'y remette, dites donc !

Bref, en tout cas, merci de m'avoir attendue et suivie, j'espère que vous aimerez ce dernier chapitre ! Et un énorme bouquet de roses à Mama-senpai, mon indéfectible Bêta qui me soutiens et qui supporte mes retards intolérables.

XxX

Touch Too Much

- Chanji. Eh, Chanji !

- Hum ?

- Ch'est en train de brûler.

Sanji décolla son regard de la porte ouverte et lâcha un juron. Le chocolat dans la casserole avait si bien cuit qu'il en était tout calciné. La vision qui venait de s'imposer au cuisinier l'avait tellement abasourdi qu'il en avait oublié qu'il cuisinait. C'était grave. Très grave. Pourtant, il n'avait vu que Robin passer. Robin … et Zoro. Robin soutenant Zoro, touchant le torse de Zoro, approchant son visage le plus possible du cou de Zoro pour sentir son odeur. Enfin, probablement.

Sanji remua un peu la mixture définitivement perdue, comme l'était le combat de sa raison contre ses sentiments. Il avait l'impression que plus il essayait de se convaincre du contraire, plus ses pensées prenaient un malin plaisir à le contredire. Il n'était pas indifférent à Zoro. Il ne le détestait pas. Il … Il quelque chose, quoi. Mais la nature de ce « quelque chose », ça, il ne le connaissait pas vraiment encore. Pour l'instant, tout ce dont il avait conscience, c'était que la proximité de Zoro et Robin l'irritait un peu trop pour être anodine. Il devenait urgent d'agir. Si Sanji gardait tout pour lui, tel qu'il se connaissait, il aurait tôt fait d'exploser et de faire une boulette plus grosse que l'estomac de Luffy. Il ne pouvait plus supporter de voir Zoro à moins de deux mètres de l'archéologue brune, c'était un fait. Comment pouvait-il régler ce léger problème avant de péter un plomb et en usant de la subtilité qui lui faisait malheureusement défaut ?

Sanji releva brusquement la tête. Ne pas réfléchir. Ne pas réfléchir. Ça ne lui réussissait jamais vraiment, de toute façon. Il sortit en trombe de la cuisine, et se précipita dehors avant que Luffy n'ait le temps de relever la tête de son morceau de viande. Une fois sur le pont, le soleil l'aveugla un instant. Il avisa Robin adossée au bastingage. Elle lui sourit il aurait juré qu'elle avait déjà deviné ce qu'il allait lui dire, alors qu'il ne le savait pas lui même.

- Euh Robin, je … Hum, ça doit te fatiguer de t'occuper tout le temps de Zoro et …

Elle l'encouragea d'un sourire, mais resta muette. Elle n'allait définitivement pas l'aider. C'était trop amusant.

- Et donc je … Et bien je veux bien m'en charger à ta place, … d'accord ? Tu … Tu n'auras plus rien à faire, et … Voilà, enfin … bafouilla le blond. Je ne voudrais pas que tu blesses ton joli corps en portant ce marimo qui doit être bien euh … lourd, pour une faible femme telle que toi, Robin d'amour ! Étant donné la masse musculaire dont il est doté et ... Hum bref, je vais le voir.

Il partit en coup de vent, mais eut tout de même le temps de l'entendre murmurer « enfin ! ». Ou pas. C'était sûrement un effet de son imagination. Ses pas le menèrent directement à la chambre de l'épéiste, mus comme par une espèce d'habitude. Mais plus il avançait vers la porte, plus sa détermination déjà faible déclinait. Qu'allait-il lui dire, que pouvait-il … Ah non, vrai, ne pas réfléchir.

Arrivé devant la porte, Sanji hésita une nanoseconde avant d'entrer sans frapper.

- Eh, m-marimo !

Zoro releva la tête vers lui. La porte claqua, et Sanji fut réduit au silence quand il découvrit l'état de l'épéiste.

- Je … Attends. Ta cheville, elle …

- Hum ? Quoi, ma cheville ? demanda l'épéiste en se relevant, quelque peu perturbé par l'entrée subite de la dernière personne qui aurait posé le pied dans sa chambre.

- Elle est guérie ! Tu marches très bien !

Zoro eut un sourire gêné et se rapprocha de lui.

- Euh … Oui, ça … Eh bien en fait, ça fait un bout de temps et …

Il s'interrompit et regarda Sanji l'air à moitié coupable. Ce dernier s'était brutalement figé en assimilant l'information. Merde. Il avait perdu la raison pour laquelle il était venu ici. A l'évidence, il n'avait plus aucun prétexte pour rester auprès de Zoro. Pourquoi cela lui faisait-il aussi mal ? C'était normal, après tout, sa cheville allait guérir tôt ou tard, cela n'aurait rien changé maintenant ou dans deux mois … Alors pourquoi une voix dans sa tête lui criait de casser l'autre jambe du sabreur ? Tout cela était bien trop capilo-tracté. Il aurait dû partir sur le champ, il aurait dû hausser les épaules et retourner dans sa cuisine, laisser derrière lui Zoro et ses haltères, reprendre le cours normal de sa vie sur ce foutu bateau... Mais il n'arrivait pas à s'y résoudre. Il voulait rester ici. Il voulait rester avec lui. Il voulait …

Avant qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte lui-même, Sanji avait franchi le pas qui le séparait de Zoro et plaqué sa bouche contre ses lèvres. Ce sentiment d'urgence qui le démangeait depuis trop longtemps maintenant s'apaisa enfin. Le reste, il s'en foutait. Il se sentait enfin bien, dans les bras de Zoro qui le serrait contre son torse. Il pouvait respirer son odeur sans éprouver de culpabilité, et quand il sentit la langue de l'épéiste contre ses lèvres, il les entrouvrit sans se poser plus de questions. Ses mains s'accrochèrent naturellement au cou puissant de son nakama, et il s'abandonna complètement.

Zoro finit par mettre doucement fin au baiser pour reprendre son souffle et enfouit sa tête dans le cou de Sanji pour lui murmurer :

- Sanji... Je t'aime.

Le blond sourit malgré lui. Bien sûr. C'était donc ça. Ce sentiment sur lequel il n'arrivait pas à mettre de nom. Tout était plus clair, désormais. Il avait été aveugle. Il releva la tête pour plonger ses yeux dans ceux de Zoro.

- Je crois que … moi aussi. souffla-t-il dans un sourire.

Zoro plaqua alors ses lèvres contre celles du cuistot et l'entraîna doucement vers son lit. Aaaah, merde. Il n'était plus vraiment sûr de réussir à se contrôler, maintenant qu'il pouvait enfin toucher ce corps qu'il avait tant convoité. Il l'avait désiré pendant de longs mois sans pouvoir rien lui faire, il s'était presque brûlé les yeux à observer ses moindres gestes. Et maintenant … pouvait-il réellement lui faire tout ce qu'il voulait ?

A cette pensée, Zoro s'empressa d'enlever la chemise de Sanji d'un geste brusque. Il ne répondait plus de rien, et il n'allait pas se priver, peu importaient les conséquences. Sanji gémissait sous ses baisers et ses caresses il cherchait à se cacher, mais n'en avait pas honte, contrairement à cette fois là. Zoro écarta le bras qui cachait les yeux de Sanji et lui murmura :

- Ne te cache pas, Sanji. Je veux voir ton visage.

A ces mots, Sanji crut mourir de honte. C'était déjà assez embarrassant comme ça, et l'autre crétin voulait le voir rougir comme une jeune vierge effarouchée en plus ? Pourtant, le ton caressant dudit crétin eut raison de la barrière qu'il avait érigée, et Sanji ne put que frissonner sous le regard tendre de Zoro. Il y avait plus d'amour dans ces yeux là que lorsque le marimo regardait ses haltères les plus lourdes, et Sanji s'en sentit tout enorgueilli. Il noua ses bras autour du coup de l'épéiste et joignit leurs lèvres dans une étreinte passionnée. Que pouvait-il faire quand l'autre lui décochait des regards de cette intensité ?

Il commença alors lui aussi à explorer le corps de l'autre, ce corps qu'il avait maintes fois effleuré, dévoré des yeux, et dont il avait aujourd'hui l'entière possession. Il pouvait à présent suivre les contours des abdominaux dont il avait imaginé des milliers de fois la douceur, goûter du bout de sa langue les pectoraux dont la proximité lui avait plus d'une fois fait perdre la tête, plonger son nez au creux du cou musculeux qu'il avait tant de fois rêvé de sentir. Ce corps qui l'avait torturé des semaines durant lui procurait à présent un plaisir incommensurable, et il en demandait davantage.

Le reste des vêtements, ôtés à la va-vite, gisait déjà à côté du bureau inutilisé de la chambre de Zoro, et les deux hommes ne profitèrent que trop de la proximité nouvelle de leur deux peaux. Ils pouvaient se repaître l'un de l'autre, et laisser s'exprimer leur désir trop longtemps inassouvi. Zoro retraça de sa langue les contours du torse fin du cuistot, pour finir sa course au bas du ventre et vint mordiller l'intérieur des cuisses. Sanji respirait de plus en plus fort, sans pouvoir se contrôler, et laissa échapper un gémissement de surprise lorsque la langue de Zoro finit par s'aventurer sur son membre tendu. Elle remonta le long de la colonne, créant un délicieux va-et-vient qui entraînait les soupirs lascifs de Sanji. Ce dernier plongea ses doigts dans la chevelure courte de l'épéiste et l'encouragea d'une pression des doigts. Tandis qu'il le prenait en bouche, Zoro introduisit alors le majeur dans l'intimité de son amant. Les doigts de Sanji se crispèrent sur le crâne du sabreur mais le cuisinier se détendit progressivement sous la langue chaude qui le caressait. Peu à peu, la douleur se transforma en plaisir, et la bouche de Zoro le mena à ses limites. L'épéiste stoppa le mouvement, et se rapprocha du visage en feu de Sanji.

- Zoro … lui murmura le blond à l'oreille. J'en peux plus, là. Tu... Vas-y. Viens.

Alors, l'embrassant une nouvelle fois, Zoro le pénétra doucement, étouffant les gémissements du cuistot entre ses lèvres. Une fois complètement rentré, il attendit que Sanji s'habitue à sa présence, puis, lorsqu'il lui signala d'un mouvement de bassin qu'il était prêt, il commença à se mouvoir en lui. Sanji s'accrochait désespérément au dos de Zoro, et noua ses jambes autour de ses hanches, afin de rétablir un contact avec la réalité tangible. Il n'avait plus honte d'éprouver ce plaisir, de gémir de plus en plus fort sous cette extase qui le menait peu à peu vers la jouissance. L'odeur de Zoro agissait sur lui comme le plus puissant des aphrodisiaques, et entendre son souffle désordonné à son oreille tandis qu'il s'enfonçait chaque fois un peu plus en lui n'arrangeait rien. Sanji gémissait son nom à chaque fois plus fort, Zoro le faisait taire alors d'un baiser. Sentant la jouissance approcher, l'épéiste se pencha à l'oreille du blond et lui murmura en soupirant :

- Sanji … Hn, je … Je t'aime.

L'orgasme les prit alors tous deux et ils se libérèrent en même temps dans un dernier gémissement. Ils retombèrent enlacés sur le matelas, pantelants et en sueur. Zoro se retira et entoura fermement Sanji de ses bras. Le blond posa sa tête sur son torse toujours aussi musculeux pour reprendre son souffle. Il sentit doucement un sommeil heureux le gagner, mais il voulait demander quelque chose à Zoro avant de sombrer :

-Dis …

-Oui ? lui répondit l'épéiste en lui caressant les cheveux.

- Si ta cheville était guérie, pourquoi … pourquoi m'avoir fait croire, Robin et toi, que tu étais encore convalescent ?

Il releva la tête et avisa un sourire gêné sur le visage de son amant.

- Hum c'était … C'était simplement … Pour te rendre jaloux. Robin m'avait assuré que tu finirais par craquer.

Sanji renifla. Le comportement étrange de l'archéologue s'expliquait, désormais. Alors que lui était au bord des nerfs à cause de cette histoire, Zoro attendait patiemment son revirement. Il s'était bien fait avoir. Il frappa du poing le torse de l'épéiste.

- Crétin.

xXx

Un petit mot avant le générique: J'ai fait de la guimauve fourrée à la guimauve, je m'en excuse, mais on peut pas vraiment faire autrement en finissant sur un lemon ... J'espère que vous aurez pas été écoeuré(e)s, et en tout cas merci de m'avoir attendue :O Un dernier review ? C'est bon pour la santé !
See Ya ~