Le personnage de Tom Jedusor m'a toujours touché de part sa triste enfance, j'ai lu pas mal d'histoire avec lui et j'ai alors cette idée. Donnez un fils à Jedusor pour lui apprendre à aimer, pour qu'il connaisse ce merveilleux sentiment et ne devienne pas un être froid et cruel. Vous pouvez juger, tout avis et bon à prendre.
lili : merci d'avoir laissé deux reviews sur mes deux chapitres, j'en suis très heureuse, j'espère que tu liras ce chapitre et tes reviews m'ont fait plaisir, merci. Et désolée, d'avoir oublié de te remercier au précédent chapitre.
jami : très contente que mon début te plaise, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira aussi.
Il fit signe à l'enfant de le suivre en informant Nagini qu'ils partaient pour le Chemin de Traverse et qu'ils lui ramèneraient de la nourriture. Nagini les laissa partir en se demandant si Tom, son maître, n'avait pas oublié que l'enfant n'avait toujours pas mangé à cause du saladier et du récipient d'eau renversé. Elle avait tout de même de gros doute, Tom avait beau avoir un talent particulier pour décrypter les réactions humaines, il était très centrée sur lui-même et ne s'intéressait aux actions d'autrui seulement si cela pouvait lui apportait un avantage certain.
Pourtant aussi étrange que cela puisse paraître, Tom avait été choqué par la crise de son fils. Bien sûr, il avait déjà provoqué une telle peur aux autres enfants mais c'était tellement différent. Naja était son enfant et il s'était toujours arrangé pour ne pas paraître effrayant devant son fils. Il ne comprenait pas et si Tom avait bien en horreur une chose, c'était l'ignorance. Il se promit de régler ce problème en allant conforter la mère de l'enfant dans les jours qui suivront. Le ventre de l'enfant émit un grognement alors qu'il dérapait une nouvelle fois sur une marches irrégulières et glissantes. Tom baissa alors son regard vers l'enfant et lui fit signe de se relever avant de partir pour leur destination, Tom décida de faire un détour par la cuisine. Il demanda un sandwich bien garni à la cuisinière qui lui rappela d'un Tom mauvais que l'heure du repas était terminée depuis une demi-heure. Tom se redressa de toute sa hauteur dépassant la petite cuisinière ventripotente et lui envoyant un regard lourd de sens tout en transformant l'intonation de sa voix, comme il avait appris à faire.
- Fais un sandwich bien garnie à mon fils !
La voix était dure et sans appel, la cuisinière fit bouger sa quantité impressionnante de grasse et commença à préparer ce qui lui était demandé. Naja, lui, s'était recroquevillé légèrement en entendant le ton de la phrase, il n'était toujours pas rassurer et puis, il n'y croyait pas vraiment. Maman lui fessait souvent des farces comme cela, lorsqu'il avait fait une bêtise, elle lui préparait un magnifique repas, le fessait s'assoir, le laissant saliver avant de retirer précipitamment l'assiette sans lui donner l'autorisation de manger. Ensuite elle se mettait à rire en lui demandant si il croyait vraiment qu'un méchant garçon comme lui méritait de manger. L'enfant ne pensait donc pas que Papa le laisserait manger avec qu'il eut gaspillé de la nourriture, de l'eau et qu'il l'eut en plus mis en colère. Pourtant, la cuisinière finit sa tâche et tendit le sandwich au thon et aux œufs à Tom, les yeux vides de tout sentiments. Tom se retourna vers l'enfant et le conduisit à l'extérieur sans lui tendre le sandwich mais Naja savait de tout façon qu'il ne l'aurait pas. Papa le mena jusqu'à un banc, plus loin et lui fit signe de s'assoir. Naja tout content de pouvoir obéir à Papa, se précipita pour aller se mettre sur le banc, Tom fronça les sourcils. Il était vraiment étrange son enfant. Il lui tendit le sandwich, l'enfant n'osa pas le prendre. La main de Papa se rapprocha encore et timidement, lentement Naja tendit la main pour s'en saisir. Tom ne bougea pas en regardant, légèrement agacé, l'étrange manège de l'enfant. L'enfant attrapa le sandwich et Tom le regarda sévèrement :
- Essaie de ne pas te tâcher. J'ai encore quelque chose à régler dans le coin, manges tranquillement et ne bouges pas d'ici.
Naja hocha lentement la tête en regardant son Papa sans bien comprendre. Papa avait été fâché contre lui mais il avait pas tapé Naja, non, et il ne l'avait pas privé de nourriture, non plus. Il n'avait pas crié sur Naja non plus, il n'avait rien dit. L'enfant ne comprenait pas, Papa avait semblé en colère lorsqu'il n'avait pas été sage à table mais il n'avait pas tapé. Ce n'était pas qu'il voulait que Papa le tape, ça non mais il ne comprenait. Tout d'un coup, il fut pris d'un doute et si Papa lui avait dit de rester sur ce banc pour l'abandonner puis facilement. Naja écarquilla les yeux, décidément les grands étaient trop compliqués à comprendre. Ce fut la peur au ventre que Naja termina son sandwich et attendit le retour de Papa. Il ne bougea pas du banc de peur que Papa revienne et qu'il ne le trouve pas et s'en aille sans lui. Alors Naja fit comme il en avait l'habitude, il ne bougea plus et observa les gens et les rares voitures passaient dans la rue. Il levait ses yeux vers le ciel de temps à autre en espérant réellement qu'il n'y aurait pas de bombardement. Il ne saurait pas quoi faire, s'il en avait un. Avec Maman, il allait se réfugier à la cave du voisin mais ici, Papa ne lui avait pas dit.
Tom avait été retrouver l'homme et lui avait fourni la drogue pour laquelle il avait était payé à la transporter depuis ses neuf ans. Ce n'était pas un métier très difficile et avec sa tête d'ange et ces vêtements de premier de la classe, les flics ne le contrôlaient jamais et c'était pour cela qu'il était l'un des meilleurs passeurs du quartiers. De plus, il avait moins de chance de se faire attraper puisqu'il ne pouvait s'acquitter de ce travail que l'été, ce qui réduisait ses chances de se faire attraper. Cela était déjà arrivé mais Tom était doué pour se tirer d'affaire sans laisser de preuve derrière lui, il avait simplement fait comme en cinquième avec le Basilic et Hagrid, il s'était un bouc émissaire. Une fois, le passage effectué, Tom fit rapidement demi tour et retourna auprès de l'enfant.
Naja ne le dit pas mais il fut réellement soulagé quand il vit Papa revenir. Tom constata avec une certaine satisfaction que l'enfant avait fini de manger et avait sagement obéit en restant sur le banc. Tom n'en connaissait pas beaucoup en matière d'éducation mais il pouvait se vanter de connaître les comportements agaçants de certains enfants. Les plus jeunes enfants de l'orphelinat étaient intenables, il suffisait généralement pour que l'éducatrice leur demande de rester dans la salle d'étude pour qu'ils se précipitent dès qu'elle avait le dos tourné dans la salle de jeux. D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, les enfants de l'orphelinat aimaient bien joué, peut être devrait-il acheté des jouets à Naja. Tom décida qu'il y réfléchirait plus tard, il était déjà assez en retard sur son programme sans en rajouter avec des réflexions vides de sens. Il regarda l'enfant et lui sourit doucement, en lui disant qu'il avait été sage et aurait droit à une récompense. Tom n'était pas certain mais il lui semblait avoir déjà entendu ses camarades parlaient de leur vie à l'extérieur de Poudlard et que leurs parents les récompenser lorsqu'ils étaient satisfaits de leur enfant. Tom comptait être un aussi bon père que possible et il aimerait bien être lui aussi le responsable du rire si clair de son fils.
Le regard de Naja s'éclaira lorsqu'il attendit son père le féliciter et un sourire éclatant remonta sur ses lèvres et il se leva pour suivre son père. Ils marchèrent pendant un moment jusqu'à atteindre la station du Metropolitan Railway Company, Tom paya la traversée et ils montèrent dans un wagon particulièrement bruyant et mal ventilée. Le trajet fut assez long, Tom garda son regard tourné vers la fenêtre raillé observant l'obscurité. En ne regardant pas son fils, il avait tout tranquillité pour réfléchir à ce qui avait le plus besoin de réponse. D'abord, il se doutait qu'une fois les lettres envoyés, il allait avoir un certain nombre de choses à faire. Le ministère le convoquerait sans doute pour lui faire remplir des documents officiels mais il savait par avance que le premier à répondre serait le directeur, ce qui était un peu l'idée. Tom était majeur et donc avait toute l'assurance qu'on ne pourrait pas lui enlever l'enfant mais Tom n'avait jamais réellement eu de paperasserie à faire et il comptait bien utiliser son charme pour s'assurer le soutien du directeur. Le mieux évidemment serait qu'il parvienne à convaincre Dumbledore de l'aider mais il était beaucoup moins facilement manipulable que Dippet. Il pourrait peut être essayer de persuader Dippet qu'il avait besoin de l'aide d'un professeur et comme Dumbledore serait présent – Tom ne doutait pas un instant qu'il serait présent dans le bureau, derrière l'épaule de Dippet – ce serait lui qui écoperait du travail. Le plus difficile serait de manipuler le directeur pour qu'il accepte toutes les demandes de Tom.
Pendant que Tom ruminait ses sombres projets, Naja était sagement assit en face de son père, il observait autour de lui en ouvrant de grands yeux, Maman ne l'avait jamais emmené dans un de ses grands tubes froids. Le wagon presque neuf, fasciné l'enfant et les personnes qui étaient avec eux encore plus. Il balançait lentement les jambes sous sa chaise parce qu'il ne touchait pas le sol. Il y avait une vieille femme étrange, vêtu de vieux haillons et de vieux bouts de tissus déchirés. Les gens semblaient mal à l'aise d'être si proche d'elle, sans doute parce qu'elle avait tendance à leur parler en dévoilant sa mâchoire édenté où les rares dents encore présentes étaient pourrie. Leurs gênes venaient sans doute aussi du fait que le vieille aux haillons parlaient toute seule de chose totalement irrationnelle. Naja la trouva assez intéressante pour qu'il la regarde jusqu'à ce qu'elle descende du wagon.
Une dizaine de minutes plus tard, Tom se leva et touchant le bras de son fils lui indiqua qu'ils descendaient ici. En sortant de la rame de métro, Naja constata qu'il n'était jamais venu dans une rue telle que celle-ci. De tout façon, avec Maman, il était rarement sortit, Maman le laissait tout seul à la maison et elle sortait sans lui. Tom marchait vite, d'un pas long et Naja était obligé de trottiner pour rester au même niveau que Tom. La rue, dans laquelle ils marchaient, était grande et plusieurs autres personnes y marchaient aussi. Naja regardait de tout les côtés, il n'avait jamais vu autant de personnes autour de lui, si proche de lui, il décida de se rapprocher un peu plus de son père et il se cogna contre la jambe de celui-ci. Tom lui lança un regard agacé et Naja changea finalement d'opinion, il n'avait pas besoin d'être trop proche de Papa. Tom tourna dans une ruelle sombre et sans aucune hésitation ouvrit une porte que Naja n'avait même pas vu avant que Papa ne la touche.
Quand Papa et lui furent rentrés, Naja constata que Papa les avaient emmené dans un bar mais il s'agissait d'un drôle de bar et il avait de l'expérience en matière de bar. Maman était souvent obligé de le trainer avec elle dans les bars lorsqu'elle ne pouvait pas le laisser seule dans l'appartement minuscule parce qu'une collègue travaillait dans l'une des chambres. D'abord, le bar semblait neuf et Naja n'allait jamais dans des bars neufs, Maman aurait trop eu honte de lui et puis les gens dans la pièce, ils étaient habillés étrangement. Tom regarda les rides de concentrations se formaient sur le visage de l'enfant et l'informa subitement qu'ils étaient des sorciers. Naja ouvrit des grands yeux et sourit son Papa était un sorcier, il devait être super fort et alors il ne devait plus craindre que Maman revienne et recommence à être méchante avec lui. Naja aimait bien Papa, Papa n'avait pas encore fait bobo à Naja. Tom secoua la tête en voyant la nouvelle expression de l'enfant et se tourna vers le barman qui les salua :
- Déjà là, Tommy, il n'est pas encore un peu tôt pour faire tes courses scolaires ?
- Bonjour, Tom, je ne suis pas là pour ça. J'ai … j'ai eu une petite surprise un matin au réveil … il se trouve que ce jeune garçon est … c'est mon fils.
Le ton de Tom était parfait, il était poli et suffisamment hésitant pour que le barman aient l'impression qu'il était un peu perdu. D'ailleurs, le barman du Chaudron Baveur ne devait pas être bien vieux, il n'avait même pas la trentaine et il attrapa un verre derrière lui et servit une bièrraubeurre à Tom, celui-ci refusa poliment en affirmant ne pas pouvoir payer mais Tom, le barman, balaya ses protestations d'une main et sortit un seconde verre pour l'enfant. Tom souleva son fils maladroitement pour l'installer sur les chaises hautes du bar et s'installa tout proche prêt à se ''confier'' au barman sachant qu'en moins d'une heure Albus Dumbledore en serait informé.
- Je … je ne sais pas quoi faire, Tom … je n'ai jamais eu à m'occuper de personne … et … et puis je ne peux pas le laisser ici seul quand j'irais à Poudlard … je … je n'y comprends rien moi à tout ça …
- Et que vas-tu faire, alors, Tommy ?
- J'ai écrit une lettre à monsieur Dippet en lui disant que … ouf c'est pas facile … je lui disais que j'arrêtais mes études … j'aurais adoré continuer, je sais pertinemment que je vais décevoir tout le monde mais … mais c'est mon fils … je sais pas quoi faire …
- Et que comptes-tu faire si tu arrêtes l'école, mon garçon ?
- Quelque chose, n'importe quoi … il faut que j'y aille … j'ai peur que Hibou Transport ne ferme … au revoir, Tom.
Tom descendit de sa chaise en ayant à peine touché à sa bièrraubeurre pour ajouter un signe de plus à son trouble, il aida maladroitement son fils à descendre de la chaise sous le regard du barman, bien que Tom était persuadé que son fils aurait pu descendre seul. L'enfant semblait avoir adoré le jus de citrouille puisque le verre était complètement vide. Le barman les rattrapa avant qu'ils n'aient eu le temps d'atteindre l'arrière boutique et convaincu difficilement Tom Jedusor à utiliser le propre hibou du Chaudron Baveur. Tom le remercia ensuite à plusieurs reprises et attacha la lettre pour Poudlard à la patte de l'hibou. Avant de rejoindre le Chemin de Traverse en remerciant une dernière fois le barman. Une fois dans l'arrière cour du bar, Tom leva les yeux au ciel, il avait horreur de jouer cette stupide comédie de l'enfant perdu et doué. Il tapota sur les briques et le passage s'ouvrit sur une ruelle animée et sous les grands yeux étonnées de l'enfant.
C'était un réel étonnement pour l'enfant qui n'avait jusque là, jamais cru en la magie. Le Papa Noël n'était jamais venu le voir à lui, il ne se souvient pas que la magie l'est déjà aidé dans sa courte vie. C'était une chose que Maman avait répété ne pas exister mais pourtant sous ses yeux, toutes ses couleurs, ses drôles de vêtements, ses étincelles marrantes, ses étranges boutiques. Tom laissa l'enfant observer la rue un moment avant de lui faire signe de se mettre en marche. Dès qu'ils furent dans la foule, Naja eut beaucoup plus de difficultés à suivre Papa. Papa marchait en zigzaguant entre les passants pour atteindre l'animalerie. Lorsqu'ils entrèrent dans le bâtiment, Naja s'éloigna de Tom pendant que celui-ci fessait ses courses. Il y avait des animaux de toutes sortes, des très courants que Naja avait entendu parlé et des totalement inconnu comme la salamandre qui crachait du feu que la cage bloquait.
La voix de Papa le rappela et Naja se précipita vers la voix de son père qui venait de payer ses achats. La vendeuse sourit en voyant ce merveilleux petit bout de chou et sortit une sucette qui changeait de parfum tout les dix minutes. Elle se pencha sur le comptoir et lui donna la sucette en souriant. Naja regarda Papa, pris au dépourvu, mais Papa ne s'occupait pas plus de lui et n'attendait plus qu'une chose que Naja le suive. Naja haussa les épaules, Papa avait été gentil jusque là, peut être ne serait-il pas fâché s'il prenait la sucette. Il la prit rapidement et la glissa dans sa bouche, l'enfant remercia doucement la dame avant de suivre Papa dans la rue. Tom devait aller acheter quelques ingrédients chez l'apothicaire et ils passèrent soudainement devant le magasin de Quidditch. Toutes ses lumières et ses couleurs sautèrent au visage de Naja qui ralentit avant de s'arrêter définitivement devant la vitrine. Il en croyait pas ses yeux. Quand il releva, Papa avait disparut, il était entouré de gens inconnus. Papa n'était plus là, comment il allait faire. Il voulait Papa ! Papa ! PAPA !
J'espère réellement que cela vous autant plu. Si vous avez des questions, n'hésistez pas, je tâcherais d'y répondre. Et je voudrais remerciais ceux qui m'ont lancé des reviews, elles m'ont énormément plu, je ne sais plus si j'y ai répondu ou pas mais si ce n'est pas le cas, je m'en excuse et vous remercie ici.
