Bonjour à tous et toutes !

Je m'excuse pour ce retard, j'avais dit « la suite dans 2 semaines » puis j'ai commencé mon stage et je n'ai plus eu le temps de penser à cette fanfiction. Je compte me rattraper pendant les fêtes, mais sachez tout de même que la prochaine suite n'est pas vraiment prête d'arriver :s

En tout cas voici enfin le 2e chapitre, Cassandre va-t-elle être démasquée ?

Avant de vous laisser lire je voulais répondre aux revieweurs anonymes )

Clo: « idée très originale ! je veux la suiiiiiiiiiiiiiiiite » : j'espère ne pas t'avoir fait attendre trop longtemps, merci beaucoup en tout cas.

Talyssa: « J'espère qu'elle ne sera pas démasquée au prochain chapitre. Tu a

sréussis à me faire apprécier un éventuel Remus/OC, pour moi qui ne le

voit qu'avec Nymphadora, c'est un miracle. Je trouve Cassandra bien

méprisante avec ses "amies" elle a qu'à devenir amie avec Xenophilius si

elle est pas contente » : lol tu m'as bien fait rire, eh oui cette héroïne-là est aussi sympathique qu'un scrout mais c'est aussi pour ça que j'adore écrire cette fic ^^ j'espère que la suite te plaira et que tu n'auras pas de mal avec ce couple ) Merci d'avoir lu et pris le temps de me reviewer.

Daph: « Ouaa super début d'histoire ça m'a direct captivée :)! J'ai hâte de lire la

suite bon courage :P tu écrit vraiment bien » : Merciii, ça fait très plaisir :D j'espère que la suite te plaira autant )

Voili voilou, je vous laisse lire, n'hésitez pas à m'enguirlander pour cette longue et horrible attente xD

Chapitre 2 :

Après une nuit plutôt courte, il était étonnant qu'un simple petit coup porté à la fenêtre réveille Cassandre. Elle ouvrit les yeux avec difficulté puis se rendit compte que ce bruit désagréable était causé par un hibou qui toquait du bec. Elle prit le temps de s'étirer avant d'aller lui ouvrir. C'était le hibou grand duc de son frère Jessy. Il vint se poser sur sa table de chevet, attendant une récompense. Elle lui tendit un bout de chocolat à contre cœur, c'était le dernier qu'il lui restait. Puis elle récupéra son paquet et le laissa partir. Comme prévu, elle trouva dans la boite un nouveau stock de poudre de sommeil. Les maraudeurs avaient vite épuisé le premier. Il faut dire aussi, qu'elle était loin de se douter que ce cher Remus Lupin en avait besoin de trois par soirs !

Avant que ses camarades de dortoir ne se réveillent, elle les rangea sous son lit. Une fois fait, elle pu enfin lire la lettre qui accompagnait le colis.

« Salut Cassie !

Comment vas-tu ? Ta lettre m'a bien fait rire, sais-tu a quel point tu es folle ? Si Papa savait ce que tu fais la nuit … Non mais quelle idée ! J'avoue quand même que j'aimerais bien voir ça. Ma petite sœur, filer une raclée à plusieurs garçons, tous les soirs ! N'hésite pas à me redemander dés que tu n'en a plus. C'est tout de même étrange que ce garçon ne réagisse pas comme les autres. Je n'ai jamais vu ça, ou alors ce n'était pas des humains à part entière. Tu devrais quand même faire attention.

Je t'embrasse, prends soin de toi et ne négliges pas les cours.

A bientôt,

Jessy. »

Folle, oui, elle devait l'être. Mais elle ne pouvait pas arrêter comme ça, du jour au lendemain, sans avoir réussi à changer quoique ce soit. Elle n'était pas lâche.

« Je n'ai jamais vu ça, ou alors ce n'était pas des humains à part entière », répéta-t-elle dans sa tête. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Jessy était Médicomage. Il avait donc largement assez d'expériences pour dire cela avec certitude. Les poudres de sommeil fonctionnaient exactement comme les potions du même genre qu'ils administraient à leurs patients à l'hôpital. Mais tout de même, Lupin non humain, c'était absurde ! Peut être qu'il était simplement plus fort et plus résistant. Peut être même qu'à force de passer deux jours par mois à l'infirmerie il avait plus ou moins été habitué à ces potions. Voila une explication qui était déjà plus logique.

Cependant, cela ne satisfaisait toujours pas sa curiosité. Elle se demandait pourquoi il était si souvent malade.

Quoiqu'il en soit, cela ne la regardait en rien. D'ailleurs, Remus Lupin ne l'intéressait pas du tout. Ce n'était qu'un préfet inutile. Avec un haussement d'épaule, elle rangea la lettre de Jessy dans le tiroir de sa table de chevet et regarda l'heure. Ah ! Ce foutu hibou l'avait réveillé trente minutes trop tôt ! Bon, au moins elle avait la salle de bain pour elle toute seule.

Elle s'y rendit d'un pas trainant, son uniforme roulé en boule dans ses bras. Pendant qu'elle faisait couler l'eau, elle s'observa dans le grand miroir.

Une semaine et demie à traquer ces imbéciles dans les couloirs et elle était couverte de bleus. Mais toujours grâce à son grand frère, elle avait des pommades pour faire disparaitre la douleur. Maintenant qu'elle y pensait, elle se rendit compte que sans sa famille elle n'aurait jamais été capable d'entreprendre cela. Son père lui avait appris à se battre, profiter de sa petite taille pour se faufiler rapidement. Jessy lui apportait les poudres de sommeil et tout ce qu'il fallait pour se soigner en cas de problème. Et enfin Matt, lui avait fourni une combinaison faite sur mesure dans une matière spécialement conçue pour protéger les éleveurs de dragons de toutes brulures et autres blessures. Sans oublier tout un attirail hyper sophistiqué : des capteurs de mouvements aussi petits qu'une mouche qu'elle disposait un peu partout dans les couloirs, reliés à une montre magique qui clignotait dés qu'il se passait quelque chose dans l'un de ses couloirs. C'est comme cela qu'elle avait pu surprendre les maraudeurs tous les soirs. La première fois elle avait eu de la chance, elle les avait entendus en cour de potion. Mais elle ne partageait pas tous les cours avec eux et ce système s'était alors révélé bien pratique.

En revanche, aucuns appareils magiques, sorts ou potions ne serait efficaces pour sa tête, pensa-t-elle. La fatigue se lisait sur chaque centimètre carré de son visage. Elle était désespérée fasse à ses cheveux plats. Seuls ses yeux gris sortaient du lot, elle les aimait car c'était ceux de son père. Le reste de son visage ressemblait malheureusement trop à sa mère : ses cheveux noirs corbeaux, ses lèvres pleines, ses joues saillantes, sa peau claire.

Avec un soupir elle se mit sous la douche. Un jet d'eau chaude ne pouvait que lui faire du bien. Elle repensa à la veille. Elle avait trouvé étrange l'attitude des maraudeurs. Dans l'après-midi, encore et toujours en cours de Potions, elle les avait entendus clamer hauts et forts que le soir même ils lanceraient un défi aux Serpentards à vingt deux heures. Voila qui était peu prudent de leur part, surtout depuis qu'ils se savaient surveillés par « Poudlard Girl » (non ses camarades n'avaient pas abandonné ce nom débile). Pourtant, hier soir ils étaient là dix minutes avant. Bien cachée depuis déjà cinq minutes, elle les avait écoutés. Heureusement pour elle qu'elle venait toujours à l'avance. Les autres fois, quand sa montre clignotait, elle n'avait plus qu'à rappliquer tout de suite, mais bien sur, ils étaient déjà tous sur les lieux.

Les quatre garçons étaient donc arrivés discrètement dans ledit couloir, ils avaient l'air plus agités que d'habitude. Potter tenait un drap brillant et suspect.

-Bon, vous êtres prêts ? Elle ne va pas tarder. Venez sous la cape, avait-il dit en chuchotant.

Elle comprit très vite qu'il parlait d'elle mais elle préférait rester là à attendre de voir ce qu'ils mijotaient.

-Cornedrue, s'est plaint Lupin, je te le répète pour la dernière fois, cette idée est nulle ! Tu ne crois tout de même pas qu'elle ne met son masque qu'au dernier moment ?!

-On sait jamais, viens là-dessous !

Elle les a donc observés se serrer les uns contre les autres sous ce qui semblait être une cape d'invisibilité. Ainsi donc il cherchait à la démasquer ? C'était à prévoir … La scène l'avait fait rire. Elle avait compris que ce soir là il n'y avait pas de duel de prévu avec des Serpentards. Après avoir pensé les laisser là sans rien dire pour aller se coucher, elle s'est ravisée. Elle ne les voyait plus mais savait encore où ils se trouvaient.

-Je vous ai vus ! S'était-elle exclamée d'une voix infantile.

Elle crut entendre un « Merde ! » et des « Chut ! », ce qui la fit rire de plus belle. Elle sortit de sa cachette.

-Je sais que vous êtes là-dessous, je vous ai vus arriver et vous y cacher.

Quatre têtes apparurent puis le reste des corps. Ils avaient l'air d'enfants pris en faute. Potter semblait déçu, Black énervé, Lupin soulagé et Pettigrow agacé. Quel quatuor !

-Vous êtes pathétiques !

-Hum, fit Lupin mal à l'aise, nous sommes désolés de t'avoir fait perdre du temps. Mais ce soir nous n'avons pas prévu de nous battre ou de poser des bombabouses par ci par là alors si nous pouvions tous partir chacun de notre côté et enfin passer une bonne nuit …

-Tu as sommeil ? Ironisa-t-elle. Ecoutez, je ne suis pas là pour empêcher les gens de vivre ou de s'amuser. Je me fiche que vous dépassiez le couvre feu. Ce que je veux empêcher, moi, c'est tout ce qui a un rapport avec la guerre entre maisons. Alors si ce soir vous ne comptez pas importuner les Serpentards, bonne nuit !

La bouche arrondie de surprise, ils la regardaient l'air très surpris. Ils la prenaient juste pour une chieuse ou quoi ?

-Mais je vous préviens, je le saurais si vous êtes ailleurs que dans votre lit.

-Pfff, c'est bon on a plus dix ans ! S'était exclamé Black.

-Non mais elle se prend pour notre mère ou quoi ?! Avait renchérit Potter.

-Aller, on y va.

Cette fois, ils écoutèrent le préfet-inutile et Cassandre put enfin rejoindre son lit sans s'être battue.

Alors qu'elle finissait d'enfiler son uniforme elle se demanda ce qu'ils lui réserveraient ce soir. Il fallait être naïf pour croire qu'ils en resteraient là. Mais bon, elle n'avait rien à craindre, il suffisait qu'elle ne sorte jamais de sa salle commune sans sa tenue et surtout son masque.

Lorsqu'elle fut prête elle descendit à la salle commune, s'installa confortablement au coin du feu pour lire un livre en attendant l'heure du petit déjeuner.

Lorsque celui-ci arriva elle était affamée et même la compagnie bruyante de Sarah et Violette ne put entacher son bonheur lorsqu'elle s'installa face aux toasts grillés.

Mais cela ne dura pas. A la fin du petit-déjeuner, Dumbledore se leva pour un nouveau discours. Ce qui n'était pas commun en pleine période scolaire :

-Chers élèves ! Je me dois d'intervenir face aux derniers évènements. Comme nous le savons tous, un ou une élève s'amuse à jouer les justiciers dans les couloirs, livrant ses camarades pris en faute à notre concierge Argus Rusard. Bien que cela lui rende la tâche plus facile pour assurer le calme et l'ordre dans l'enceinte de ce château, sachez que cette attitude est inacceptable. La violence n'est jamais la bonne solution pour résoudre les problèmes quels qu'ils soient. J'invite donc cette personne à cesser immédiatement ses activités et laisser les professionnels faire leur travail. Si il ou elle s'engage à obéir, il ne lui sera pas nécessaire de se dénoncer. Néanmoins, si cela continue ainsi, je me verrais dans l'obligation de m'en occuper personnellement. Bien sur, nous avons compris son message et nous allons renforcer le service de surveillance afin d'éviter que les plus indisciplinés d'entre vous (regard appuyé sur les maraudeurs) n'échappe à notre vigilance. Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne journée ! Merci.

Le silence fit place à un vacarme ahurissant. Et le calme de Cassandre fut vite remplacé par une colère silencieuse. Evidemment, elle ne pouvait pas exploser de rage en plein milieu de la grande salle mais ce n'était vraiment pas l'envie qui lui manquait. Néanmoins, le toast grillé qu'elle avait en main était maintenant réduit en miettes.

« La violence n'est jamais la bonne solution », « cette attitude est inacceptable ». N'y avait-il qu'elle pour être choquée par ses propos ?! « Laisser les professionnels faire leur travail », ce serait avec plaisir si c'était le cas. Non seulement on jugeait son action inutile mais en plus de cela elle était désignée comme coupable ! C'était le monde à l'envers.

-Hey Cassie tu viens ? C'est l'heure ! Bah fait pas cette tête on dirait que t'as la rage.

-Va te faire cuire un œuf de dragon Sarah !

Sous les regards éberlués de ses camarades elle se leva vivement pour quitter la salle. Bon, ce n'était peut être pas très malin de s'énerver après cette annonce du directeur mais elle avait besoin de se défouler. Cours d'Etude des Runes ou pas il fallait qu'elle retourne dans sa chambre. A côté de son lit, dans un coin où il ne dérangeait pas ses camarades de chambre qui disaient que c'était « un truc nul pour les garçons débiles », elle trouva son punching ball. Le temps d'enfiler ses gants, elle se défoula dessus, tapant de plus en plus fort pendant une petite minute. Une fois calmée, un sourire de satisfaction et de bien être sur les lèvres, elle descendit à toute vitesse dans les cachots pour son cours, juste à temps pour entrer la dernière dans la salle.

Tout le monde parlait encore de Poudlard Girl mais Cassandre était calme à présent et n'y faisait pas attention. Les cours d'Etude des Runes étaient de toute façon calme aussi car très peu de septième année avaient gardé cette option (ils étaient cinq plus précisément). Le mercredi matin était donc consacré aux options, et c'était également le seul jour de la semaine où Cassandre pouvait voir Remus Lupin seul, sans ses amis.

Le reste de la journée se passa normalement, elle en oublia presque sa « deuxième vie » qui l'attendait sans doute dés ce soir. Elle n'était pas mécontente d'avoir eu un peu de répit la nuit précédente. Surtout qu'elle avait un mauvais pressentiment pour ce soir.

Et elle avait raison.

Alors qu'elle était allongée sur le ventre, sur son lit, en train de rédiger son devoir de Potions, sa montre magique émit une lumière rouge. Apparemment il y avait du grabuge dans l'aile ouest. Ses camarades de dortoir n'étaient pas encore couchées. Ca commençait bien !

Elle prit discrètement sa tenue et leur fournit une excuse bidon pour partir. Elle allait devoir se changer dans les toilettes les plus proches. Passablement énervée, elle s'y réfugia et ferma la porte à l'aide d'un sort. La combinaison fournie par son frère était bien difficile à mettre car c'était comme une seconde peau. Certes, comme l'avait dit Sirius Black la première fois qu'il la vit, c'était un peu ridicule. Mais au moins elle ne craignait rien avec, si ce n'est les coups. Ses bottes étaient en peau de dragons. Elle ajoutait à cela le masque (indispensable) et bien sur sa cape qu'elle portait habituellement avec son uniforme ou ses propres vêtements. Chaque fois qu'elle se voyait vêtue ainsi, elle avait envie d'éclater de rire, mais là il fallait qu'elle fasse vite sinon elle arriverait trop tard et ils penseront qu'elle écoute Dumbledore. Pfff …

Elle était prête à parier qu'elle allait se retrouver fasse aux maraudeurs. Lorsqu'elle arriva sur les lieux elle constata qu'elle avait raison mais qu'il y avait aussi des Serpentards. Un duel était donc au programme ce soir.

Règle numéro un : ne pas foncer dans le tas.

Son père lui avait appris à d'abord évaluer la situation : quels étaient ses adversaires, ses chances d'intervenir, de quelle façon et bien sur, comment s'échapper en cas de problème.

Là, en l'occurrence il y avait un passage secret qui la menait directement un étage en dessous et qu'elle avait découvert par hasard la semaine passée. Les serpentards étaient les mêmes que le premier soir : Wilkes, Rosier et deux autres dont elle ne connaissait pas le nom.

Au moins cette fois les maraudeurs ne l'avait pas fait se déplacer pour rien.

-Cette fois, pas de Poudlard Girl pour venir vous sauver ! S'exclama Rosier.

-Ce serait plutôt à nous de dire ça, répliqua Potter.

Chaque fois qu'elle entendait cet horrible surnom, elle avait envie de vomir. Alors qu'elle se disait qu'il était temps d'agir, les garçons commencèrent les festivités. Ce n'était pas plus mal, un Serpentard était déjà à terre.

-Votre vie doit être bien pathétique mes pauvres petits !

-Oh non ! S'exclama Rosier, visiblement ennuyé de la voir.

-Vous n'avez donc rien de mieux à faire de vos soirées ? Expelliarmus.

C'était moins une, il fallait qu'elle arrête de s'amuser à leur parler sinon la prochaine fois, Rosier ne la raterait pas. Pour l'heure, dépossédé de sa baguette, il se jeta sur elle à la méthode moldue tandis que les autres étaient tous occupés à se battre entre eux. Bin tiens, c'était nouveau ça. Bien sur, il lui en fallait plus pour avoir peur, elle savait déjà que Rosier n'y connaissait rien en combat physique. Mais il était plus fort qu'elle. Alors qu'il venait de lui asséner une droite magistrale, quoiqu'un peu maladroite, elle ne vit pas ce que faisait les autres, trop occupée à donner un coup de poing dans l'estomac de son adversaire.

Elle aperçu tout de même Potter, planté en plein milieu du couloir, regardant attentivement un parchemin, mais elle ne prit pas le temps de se demander ce qu'il fichait. Après tout ce n'était pas sa faute si il était complètement allumé !

-Eh ! C'est qui Cassandre Withecker ?! S'exclama-t-il.

Sous le choc elle ne bougea plus, les yeux rivés sur Potter. Pourquoi demandait-il cela ? Elle ne vit donc pas le coup porté par Rosier : elle s'évanouit.

En attendant, Remus et Sirius était venu à bout de Wilkes tandis que Peter s'occupait de l'autre Serpentard. James se chargea donc de Rosier, ce qui fut simple puisque ce dernier avait perdu sa baguette. Quelques jambencotons plus tard, les Serpentards étaient à terre, incapable de bouger. Comme un enfant le matin de Noël, Peter se précipita sur le sac de Cassandre pour y prendre des sachets de poudre de sommeil. Avec un énorme sourire, il les jeta sur les serpentards.

-Bravo James, fit Remus ironiquement, tu ne pouvais pas attendre avant de demander ça ? Tu l'as déstabilisé et regarde le résultat.

-Tu ne vas pas me dire que tu te fais du souci pour elle après tout ce qu'elle nous a fait ? Renchérit James.

-Pour le peu qu'on sait d'elle, elle ne mérite pas un tel traitement. C'est pas elle la méchante dans l'histoire.

-Oui bon, aller, enlève lui ce masque qu'on voit qui c'est.

-Tu veux rire ou quoi ? S'exclama Sirius. Cornedrue ! Ne me dis pas que toi, capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, tu ne vois pas qui est Cassandre Withecker !

-Quoi, elle joue au Quiddictch ? Dans quelle équipe ? Serdaigle ?

-Pfff, pouffa Peter hilare tandis que Remus levait les yeux au ciel.

-Michael Withecker ça te dit plus quelque chose ? Demanda alors Sirius.

-Nan ! C'est sa sœur ?!

-Aaaah quelques neurones semblent connectés finalement !

-Bon faudrait peut-être bouger, on risque de se faire prendre là, dit Remus en prenant la jeune fille dans ses bras.

-Mais qu'est-ce que tu fiches Lunard ? S'enquit James.

-Bin je l'emmène pour qu'on puisse la réveiller et discuter avec elle, répondit-il comme si c'était une évidence.

-Discuter ? Répéta Peter.

-Pourquoi faire ? S'enquit James. Moi je voulais juste savoir qui elle est, maintenant que c'est fait …

-Non moi je préfère la ligoter avec eux et les offrir sur un plateau à Rusard, comme elle nous a fait. Dumbledore serait ravie demain matin de trouver une banderole qui dira : « Voici Poudlard Girl ».

-T'es sérieux Sirius ? Demanda Remus l'air outré. Les gars, au lieu de penser à vous venger, vous ne pourriez pas réfléchir à tout ça deux minutes ? Au fond, c'est quoi son but à elle ? Elle nous l'a dit hier soir, tout ce qu'elle veut c'est éviter qu'on s'en prenne aux Serpentards et vice versa. Dimanche soir quand on se promenait juste dans le château pour répertorier de nouveaux passages secrets elle n'est pas intervenue, n'est-ce pas ?

-Ouais, répondit mollement Sirius.

-Je pense que c'est une fille bien, elle ne mérite pas qu'on se venge, ce n'est pas notre ennemie, poursuivit le préfet. Aller on devrait trouver une salle vide…

-Bon ok, fit James, on pourra peut être même faire un marché avec elle.

-Si tu veux …

Remus à leur tête, le corps inerte de la jeune fille dans ses bras, les maraudeurs se dirigèrent vers un couloir du château où il n'y avait que des salles de classe désaffectées.

Le préfet la posa doucement sur plusieurs tables réunies et à la demande pressante de James, lui retira son masque. Si ce n'est une ecchymose qui deviendra un joli coquart le lendemain, Remus reconnu son teint de porcelaine mais il n'avait jamais vu son visage aussi paisible. En Etude des Runes il avait surtout l'habitude de la voir concentrée.

-Aaaah oui, la sœur de Withecker !

Décidément James était irrécupérable.

-Queuedevert donne nous du fromage, demanda Sirius.

-Hein ? Mais pourquoi ?

-Parce que depuis le temps que c'est dans ta poche j'imagine que ça pourra réveiller la belle au bois dormant.

A contre cœur, Peter obéit. Et effectivement, avec cette horreur sous le nez, Cassandre ne tarda pas à se réveiller. Avec un mal de tête incroyable, elle ouvrit difficilement les yeux. Elle mit du temps avant de comprendre qu'elle était entourée des maraudeurs. Elle toucha son visage et se releva brusquement lorsqu'elle constata qu'elle n'était plus masquée.

-Qu'est-ce que vous m'avez fait ?!

-Nous rien, répondit Remus d'une voix douce, c'est Rosier qui t'as assommée.

Elle ne prit même pas la peine de le regarder. Pourquoi est-ce qu'il lui parlait si gentiment celui là ?! Lentement, elle se remémora la scène.

-Vous ne pouviez pas choisir un autre moment pour essayer de savoir qui j'étais ?! Vous êtes des malades ! S'énerva-t-elle.

-C'était prévu hier, rappela Sirius agacé.

-Oui, bon, comme si j'allais vous aider.

Elle se leva, de mauvaise humeur, elle ne comptait pas leur tenir compagnie. Mais James lança le sort pour fermer la porte.

-Alors vous séquestrez les gens maintenant ?!

-On veut juste te parler, répondit Remus toujours aussi calme.

-Parler ? Mais oui ! Comme si vous étiez assez civilisés pour ça !

-Là, c'est plutôt toi qui à l'air d'une sauvage ! Répliqua Sirius.

-S'il te plait Cassandre.

Oh si le préfet-inutile s'entêtait à rester calme ainsi elle allait vraiment finir par perdre son self-control ! Néanmoins elle prit place sur la table, face à eux, toute ouïe.

-Service d'aide aux débiles mentaux, j'écoute ! Dit-elle avec un sourire et une voix de cruche.

Contre toutes attentes, alors que les autres garçons se renfrognèrent, Remus eut un large sourire. Malgré ce qu'elle lui avait fait subir pendant une semaine et son agressivité, il l'a trouvait fascinante ! Cassandre, quant à elle, même si elle ne le montra pas, fut très étonnée voir même un peu déstabilisée. Il lui semblait bien que c'était la première fois que le jeune homme lui souriait à elle ! Il fallait reconnaitre qu'il avait un beau sourire, enfin reconnaitre, ça elle n'était pas prête de le faire.

-Je te déconseille de me sourire si tu ne veux pas que je te casse les dents.

Ils se regardèrent mutuellement comme si ils avaient affaire à une folle. Cassandre, elle, s'impatientait. Ils ne devaient pas lui parler ?!

-On peut savoir c'que t'as contre nous ? L'agressa Sirius.

-Oh … la liste est longue mais je dirais en priorité que je vous trouve inintéressants et trop puérils.

-Et toi tu t'es vue ?!

-Calme-toi Patmol. Bon okay, dit Remus, tu ne nous aimes pas beaucoup …

-Non je vous déteste, nuance, et toi encore plus !

-Quoi ?

-Pourquoi Remus ? S'enquit James comme si c'était impossible.

-Je ne vous apprends quand même pas que venant d'un préfet, vous laissez faire vos conneries sans rien dire juste parce qu'il à peur de perdre ses seuls amis, c'est extrêmement lâche !

Le visage de Remus se décomposa. Il ne pensait pas que Cassandre Withecker puisse le détester. Lorsqu'il la croisait en cours, c'est vrai qu'elle n'essayait pas d'engager la conversation par tous les moyens comme le faisaient les autres filles, elle ne lui adressait d'ailleurs pas un regard, mais quand même … Et comme à chaque fois qu'il avait l'impression ou la certitude que quelqu'un ne l'aimait pas, il se sentit soudainement très mal et triste. Comme s'il avait échoué quelque part.

-Moi ce que je vois c'est que tu portes des jugements sur nous sans même nous connaitre ! S'énerva Sirius.

-Bon si « parler » pour vous veut dire faire un sondage sur votre popularité, merci mais je n'ai pas que ça à faire.

-T'inquiètes pas, ta compagnie n'est pas non plus un plaisir, renchérit Sirius.

-Bon, s'interposa James, on voudrait faire un marché.

-Non merci je ne traite pas avec les goules, répondit-elle butée.

-On voudrait que tu arrêtes de t'en prendre à nous.

-Je m'en prends à tous ceux qui ont une attitude belliqueuse envers des élèves d'une autre maison ! Arrêtez de croire que tout tourne autour de vous.

Non mais ils ne comprenaient rien ou quoi ?!

-Il vous suffit d'arrêter de provoquer les Serpentards en duel, de remplir leur salle commune ou leurs sacs de bombabouses et tout le tralala.

-D'accord, dit James en surprenant tout le monde, mais en échange …

-Quoi en échange ? Objecta-t-elle. Si vous acceptez d'arrêter je n'aurais plus aucune raison de vous importuner, réfléchis binoclard !

-C'est vrai mais en échange … tu nous laisses t'aider quand il s'agira des autres élèves.

-QUOI ?!

Cette fois, elle cria en cœur avec les autres garçons. Il avait vraiment un problème mental celui-là ! Déjà qu'une personne jouant les justiciers ça ne passe pas inaperçu, alors cinq ?!

-Pas question ! Vous arrêtez vos conneries, et je vous laisse tranquilles, c'est tout.

-Bon …

James déverrouilla la porte et, avec un sourire inquiétant, la laissa partir.

Ces maraudeurs étaient complètement fous, se disait Cassandre. Comme si elle pouvait les supporter toutes les nuits !

Elle se coucha de très mauvaise humeur. Non seulement ils l'avaient énervée, mais en plus ils avaient fini par savoir qui elle était. Une semaine d'anonymat, bravo, elle avait fait fort !

Le bon côté des choses c'est que si les maraudeurs cessaient d'importuner les Serpentards elle aurait droit à déjà un peu plus de répit.

Le vendredi matin, de neuf heure à onze heure, les cours de Potions étaient en commun pour toutes les maisons. Les septièmes années ayant continué cette matière étaient très peu nombreux. Le professeur Slughorn avait la fâcheuse habitude d'arriver en retard. Les élèves attendaient donc patiemment (ou pas) dans les couloirs.

Lorsque Cassandre arriva tout le monde la dévisageait (hormis les autres Poufsouffles). Les maraudeurs savaient d'où lui venait ce bleu au visage mais se demandaient pourquoi elle n'avait rien fait pour le dissimuler.

-Hé tu devrais aller voir Pomfresh pour ça, lui dit gentiment James, elle a des pommades très efficaces.

-De quoi j'me mêle ? S'emporta-t-elle. Si je devais faire ça à chaque fois que j'avais des bleus j'en aurais pas fini. Et puis c'est une fierté !

Mais enfin pourquoi lui répondait-elle ? Elle savait pertinemment que ça l'énerverait. Avec un regard glacial adressé aux maraudeurs, elle partit à l'autre bout du couloir en attendant Slughorn.

Devant l'air contrarié et étonné des maraudeurs, Violette et Sarah se sentirent obligées de donner une explication.

-Cherchez pas à comprendre cette logique, leur dit Sarah.

-Nous ça fait longtemps qu'on a abandonné, ajouta Violette en riant.

-Parce que ça lui arrive souvent de se ramener avec des bleus ?! S'étonna Sirius.

-Oui, lui répondit sa petite amie, mais bon d'habitude c'est juste après les vacances.

-Son père est Auror et elle à quatre frères, informe Violette.

-Et alors ? S'enquit James. Ils la battent ?!

-Mais non ! Il les entraine et elle se bat souvent avec ses frères, répondit-elle comme si c'était tout à fait normal.

Sirius la regarda sous un œil nouveau tandis que James semblait émerveillé.

-Coooool ! S'exclama-t-il.

Remus leva (encore une fois) les yeux au ciel puis entraina ses amis vers la salle de classe qui venait d'être ouverte par le professeur. Cassandre se plaçait toujours au fond de la salle dans un coin. Violette était sa partenaire de potions.

A l'autre bout, les maraudeurs continuaient de parler d'elle, comme s'ils n'en revenaient pas d'avoir une camarade de classe comme elle.

-Elle a pas dû avoir une enfance facile, commenta Sirius à voix basse.

-Tu rigoles ? S'exclama James. Tu imagines tout ce que son père à pu lui apprendre ? C'est un Auror, Sirius.

-Oui et alors ?

-Je suis sure qu'elle a pleins de choses à nous apprendre.

-Oui, mais elle nous déteste, renchérit Remus l'air triste.

-Oh Lunard, répondit Sirius, tu ne vas pas déprimer parce qu'une personne ne t'aime pas. Ne recommence pas ! En plus la raison pour laquelle elle te déteste n'est pas valable, si elle apprenait à te connaitre elle changerait vite d'avis.

-C'est sur, ajouta Peter pour le consoler.

-D'ailleurs ça me donne une idée ! Dit James. Notre nouveau défi !

-Oh non ! Répondirent-ils en cœur.

-Messieurs les Gryffondors, serais-ce trop vous demander que de vous taire ? Merci. Intervint Slughorn.

Ils hochèrent de la tête en attendant que le professeur reprenne son cours puis se tournèrent tous vers James.

-Nous devons devenir amis avec elle.

-Quoi ?

-Oui Queuedevert, je sais qu'elle te fait peur mais je pense qu'elle aboie plus qu'elle ne mord.

-Pourquoi, James ? demanda Remus.

-J'aimerais trop jouer au super héros avec elle !

C'était à se demander si il grandirait un jour, se disait Remus. Il essaya tant bien que mal de se concentrer sur les consignes données par Slughorn.

-C'est vrai que ça à l'air marrant, ajouta Sirius. Bin quoi ?!

Remus soupira puis leur adressa un sourire amusé. Que ferait-il sans eux ? Ils avaient des idées stupides, oui, mais au moins avec eux il n'était pas près de s'ennuyer. Mais il n'était vraiment pas sur que l'opération « Devenir amis avec Cassandre Withecker » puisse être de tout repos. Cependant, il n'avait rien contre l'idée, au contraire.

Voila, je vous souhaite de bonnes fêtes et vous dit à l'année prochaine )