-1Me revoilà ! Voici le troisième chapitre de cette fic ! J'espère qu'il vous plaira !

Titre : Je t'aime moi non plus

Disclaimer : JKR

Rating : T on va dire

Couple : HP/DM

Chapitre 3

Je t'aime moi non plus

POV Harry

- Harry, tu es sûr que tout va bien ?

- Oui oui Hermione, répondit-il sans prendre la peine de lever les yeux de son bol de céréales qu'il n'avait presque pas touché. Il ne leur avait pas parlé de la voix dont il avait fréquemment la visite et c'était précisément elle qui le tracassait en ce moment. Il savait qu'entendre des voix, même chez les sorciers n'était pas une bonne chose et il craignait qu'il ne s'agisse en réalité d'une ruse comme quand la voix du Basilic résonnait à ses oreilles en seconde année. Il s'était alors retrouvé dans un beau pétrin qui plus est mortel car il avait cédé à la curiosité. Peut-être que la voix nocturne était un nouveau danger… Mais il ne pouvait résister à l'envie d'en savoir d'avantage sur elle ; il le devait… Elle prenait de plus en plus d'ampleur dans sa vie, elle accompagnait ses nuits et veillait sur son sommeil… Il ne comprenait donc pas pourquoi il n'avait pas confié ses peurs à ses amis…

- Harry ?

- Harry ? Tu nous entends ou tu t'es envolé mentalement sur un hypogriffe ?

Hum, qui me parle ?

- Bon, là ça commence à bien faire, tu n'as pas décroché un mot de la matinée et tu ne te rends même pas compte que tu trempes ton pain dans la confiture… Dis-nous ce qu'il se passe ! » cria à moitié Hermione, excédée par l'attitude absente de son ami.

- Hum ? Je… rien… Je rêve c'est tout… »

- Hermione a raison, il y a quelque chose et je trouve cela vexant que tu ne te confies même pas à nous tes fidèles amis, reprit Ron d'un faux air outré.

- Bon, très bien, je vais vous dire ce qu'il se passe, mais pas ici, il y a trop de monde.

Les trois compères quittèrent leur table pour gagner un recoin du château vide de monde.

- Voilà, c'est assez calme pour toi ? dit Ron en prenant place sur le socle d'une ancienne statue qu'il soupçonnait de se promener et de revenir de temps à autre à son emplacement d'origine.

- En fait… Heu… C'est difficile à dire… J'ai un peu peur de votre réaction…

- Oh, tant que tu ne nous dis pas que tu es ami avec cette fouine blonde de Malefoy tout ira bien… Tu n'es pas ami avec la fouine blonde n'est-ce pas ? Reprit-il en voyant Harry hésiter.

- Non bien sûr, quoi que… enfin… non… Ce que je voulais vous dire, c'est que… Et bien…

- Accouche ! On a pas toute la journée, mais cours dans une demie heure !

- Oui, et bien… la nuit j'entends des voix, une voix pour être plus précis…

Hermione qui s'était adossée contre un mur de pierre se redressa l'air inquiet.

- Tu veux dire que tu fais à nouveau des rêves comme au temps de Voldemort ? Harry tu dois immédiatement aller voir Dumbledore, tu sais que les voix ne sont pas des bons signes !

- Non, j'entends tout simplement une voix qui me parle la nuit… Elle me dit… Enfin, elle n'est pas menaçante au contraire, elle est douce et chaleureuse… C'est très agréable…

- Oui, et Harry ne semble pas effrayé comme lorsqu'il faisait des cauchemars, ajouta Ron.

- Comment ça je n'ai pas l'air effrayé, de quoi tu parles ?

- Harry, je t'entends parler la nuit. 'Non, ne t'en vas pas, reste avec moi'… Et tu as un sourire aux lèvres… Je ne t'en ai jamais parlé, de peur que tu crois que je t'espionne la nuit, ce qui est totalement faux, c'est juste que j'entendais ta voix et j'avais peur que tu fasses encore des cauchemars mais apparemment ce n'est pas le cas…

- Je.. Je ne savais pas que je parlais… C'est assez étrange en fait, c'est comme si j'étais dans une autre dimension… Éveillé et en même temps endormis… C'est une drôle de sensation, je ressens la voix comme une présence humaine mais je sais que ce n'est qu'une impression…

- Harry, je trouve cela tout de même inquiétant, tu te souviens quand tu entendais des voix, cela t'as mené droit dans la gueule d'un serpent géant… souleva Hermione qui faisait les cent pas.

- J'y ai aussi pensé, mais je n'ai pas cette impression d'insécurité, cette peur au ventre dès que je l'entends, au contraire je l'attends, elle me conforte… J'aime sa présence… Tu as déjà entendu parler de ce genre de chose ?

- Oui, tu l'aurais peut-être lu dans un de tes milliers de bouquins de chevet, reprit Ron en souriant ?

- Et bien Ron, pour ta gouverne, sache que la réponse est non, mais je compte bien me documenter sur le sujet, répondit-elle d'un air qui se voulait suffisant.

- Hermione, ne tente pas d'imiter la fouine, tu n'égaleras jamais ses attitudes, rétorqua Ron.

Ha ces deux là n'arrêteront jamais de se chamailler, si seulement ils s'avouaient leurs sentiments, les choses seraient enfin réglées ! Ron lui avait fait part de l'amour qu'il portait à son amie, mais Harry n'était pas dupe ni aveugle et l'avait déjà remarqué bien avant cette confession.

- Et bien dis-lui ce que tu ressens et arrête de m'embêter avec ça ! Lui avait un jour conseillé Harry alors que Ron lui demandait pour le énième fois ce qu'il pensait de leur plausible couple et des chances pour que Hermione sorte avec lui.

- Mais je ne peux pas ! Tu comprends, moi, Ron Weasley, le pauvre qui vit dans une vieille bicoque qui ne tient debout que grâce à la magie, que pourrai-je lui offrir ?

- Ecoute Ron, je n'ai pas d'autre conseil à te donner que celui de tout lui dévoiler, nous sommes déjà en sixième année, imagine qu'après Poudlard elle s'en aille ! Tu ne l'as reverrais plus !

Ron pâlit à cette éventualité et répondit avec encore plus de désespoir :

- Alors là c'est la mort, je ne survivrai pas…

- DIS-LUI !

A ces pensées, Harry fut pris d'une inspiration soudaine :

- Hermione, j'ai autre chose à te dire, une chose qui me tracasse depuis un moment maintenant. A vrai dire, cela me tracasse depuis des années…

- Je t'écoute Harry, dis-moi tout, tu sais que tu peux compter sur moi…

Harry dût s'empêcher de rire devant l'air sérieux de son amie et l'air perplexe de Ron. Il était vrai que ce qu'il allait dire était important, mais de là à en faire un sujet d'Etat !

- Et bien cela ne me concerne pas personnellement mais cela me tient tout de même à cœur, dit-il en jetant un regard discret à Ron qui semblait lentement comprendre où il venait en venir car ses yeux avaient pris la taille de soucoupes et sa bouche s'ouvrait et se fermait comme pour contester dans un « non » silencieux.

- C'est à propos d'un ami. Il aime une fille qu'il connaît très bien mais il n'ose pas le lui avouer de peur de se faire rejeter alors que je suis presque sûr que ses sentiments sont réciproques. Que me proposes-tu ma petite Hermione ? Demanda-t-il avec un sourire entendu.

L'intéressée rougit et balbutia :

- Je… Je suis étonnée que tu viennes me parler de ce genre de choses, c'est vrai, tu ne m'as jamais parlé d'… d'amour. Mais je te conseillerais de dire à ton ami qu'il doit lui avouer car il risque de passer à côté de quelque chose et il le regrettera.

Hermione finit sa phrase en fixant droit dans les yeux Ron qui devint si rouge que son visage se confondait avec ses cheveux flamboyants.

- Qu'en penses-tu Ron ? Reprit-il dans un grand sourire.

L'avoué fusilla du regard Harry qui décida qu'il était temps de les laisser seuls. Après tout, il avait déjà pas mal fait pour rapprocher ses deux amis, peut-être pas de la façon la plus subtile qu'il soit certes, mais Ron avait besoin d'un sérieux coup de main. Il était vrai en outre, que son intervention n'était pas non plus désintéressée, il n'aurait plus besoin de subir les questions incessantes de son ami quant aux faits et paroles d'Hermione à son égard, si insignifiants soient-ils.

Harry prit donc congé de ses camarades pour se rendre devant la salle de métamorphose où ils auraient cours dix minutes plus tard. Mais quand il prit le dernier virage, il stoppa net son pas et se cacha derrière un mur pour observer l'élève qui attendait déjà devant la porte. Draco Malefoy, seul, était assis à même le sol, le menton sur ses genoux qu'il avait repliés vers lui, les yeux perdus dans le vague. Harry sentit une vague de colère le submerger, comment Malefoy faisait-il pour toujours se trouver sur son chemin. Il hésitait à se faire voir, à le provoquer ou à le laisser en paix. Mais après tout, Malefoy n'aurait jamais manqué une telle occasion alors pourquoi pas lui ? Harry sortit de sa cachette et se dirigea lentement vers son ennemi qui n'avait pas semblé avoir remarqué sa présence car ses yeux ne se lassaient pas de contempler le sol avec une certaine mélancolie qui jurait avec l'image habituelle du blondinet.

- Alors Malefoy, on se morfond car on a perdu ses deux gorilles et on se sent seul ? C'est vrai que sans eux les conversations doivent être difficiles quoi que je ne pense pas qu'affublé de ces deux bêtas-tu puisses avoir une discussion digne de ce nom ! A moins que le dicton « qui se ressemble s'assemble » s'applique à vous trois !

Surpris, Draco sursauta et se leva rapidement sans laisser transparaître aucune émotion, son visage était impassible comme à l'accoutumée.

Ne jamais rester en position de faiblesse, pensa Harry qui connaissait cet adage mieux que quiconque tant on le lui avait rabâcher durant ses entraînement au combat juste avant la Guerre, et Malefoy appliquait à la lettre ce principe.

Peut-être pris au dépourvu, le gominé ne répondit pas, mais paraissait encore perdu dans les pensées et dévisageait Harry d'un air neutre, Harry qui jubilait de voir son ennemi incapable de répondre bien qu'il ne sût pourquoi mais il trouvait cela étrange.

- Qu'est-ce qu'il y a Malefoy, on a perdu sa langue ou là encore l'absence des deux ogres t'empêche de déverser ta hargne à ta guise ?

Toujours silencieux, Draco fixait Harry de ses yeux gris-acier, sans ciller.

- Aurais-tu peur Malefoy ? Ou est-ce une ancienne technique mangem…

Il ne put finir sa phrase, Malefoy s'était jeté sur lui de tout son poids et l'avait attrapé par le col pour le coller violement contre le mur dur et froid. Harry sentit son dos s'écraser contre la pierre et une douleur aiguë lui parcourut la colonne vertébrale, mais la haine qu'il ressentait à ce moment était plus forte que tout.

- Je t'interdis de me parler ainsi Potter ! Tu ne sais rien des Mangemorts, TU NE SAIS RIEN DE MOI !

Sa voix tremblait légèrement et était passablement rauque mais ses yeux lançaient des éclairs. Pourtant Harry s'émerveilla une fraction de seconde du tumulte qu'ils trahissaient, de l'orage qui s'y trouvait et cru y déceler autre chose que de l'aversion durant un court instant, court mais intense. L'assurance de Malefoy sembla ciller et ses yeux refléter quelque chose proche de la faiblesse, mais c'était impossible, faiblesse ne pouvait rimer avec ce nom de sang-pur. Harry sentit la poine de son agresseur se refermer un peu plus sur son col, jusqu'à toucher de ses doigt son cou, encore un peu et il ne tarderait pas à manquer d'air. Malefoy approcha son visage de celui du brun et ce dernier cru un instant qu'il allait l'embrasser, mais le blond n'en fit rien. Il lui dit simplement à l'oreille d'une voix basse mais cruelle :

- Potter, si tu savais combien je te hais !

Malefoy avait quasiment éructé ces paroles avant de le lâcher et de s'éloigner alors que des escaliers venait un flot d'élèves pour assister à la leçon de métamorphose. Harry se frotta vigoureusement la gorge comme pour enlever toute trace du blond sur sa peau et prit une grande bouffée d'air.

- Que s'est-il encore passé Harry ? Demanda Hermione en arrivant légèrement empourprées comme si elle avait couru. Tu as l'air tout retourné.

- Ce n'est rien Herm', Malefoy comme d'hab'

- Ne me dit pas que vous vous être à nouveau battus !

- Non, enfin… Une simple altercation de routine, tu vois le genre.

- Oui, malheureusement. On a l'impression que ces disputes quotidiennes sont vitale pour vous, que sans elles le monde ne tourne pas rond. Allez viens, le cours va commencer sans nous.

Harry voulut la suivre mais il eut la déplaisante impression d'être trop à l'étroit dans son pantalon… Oh non, pense à quelque chose de désagréable.

- Potter, peut-on savoir ce que vous manigancez encore dans les couloirs à cette heure-ci alors que tous les élèves sont censés être en cours ?

Rogue se tenait devant lui, un rictus malveillant dessiné sur ses lèvres fines.

- J'allais justement en cours monsieur, d'ailleurs voyez, je suis devant la salle du cours de métamorphose, dit-il en désignant la porte que quelqu'un avait du fermé sans voir qu'Harry était encore dehors.

Il l'ouvrit et se faufila rapidement dans la salle.

- Ha monsieur Potter, nous n'attendions plus que vous pour commencer, dépêchez-vous de prendre place, je ne tolère pas les retards, la prochaine fois je vous enlèverai des points !

Harry se hâta de s'asseoir aux côtés de Ron, sans un mot. Au moins l'apparition soudaine de Rogue avait-elle eu l'avantage de faire disparaître la réaction quelque peu gênante qu'avait eu une certaine partie de son anatomie. Heureusement que les robes de sorciers sont larges pensa-t-il, personne n'aura rien vu, et encore moins Rogue.

Personne n'avait peut-être rien vu, mais quelqu'un l'avait ressenti, et cette personne n'en revenait toujours pas…

POV Draco

- Putain mais comme elle m'énerve !

Draco jura alors qu'il était en train d'observer Hermione discuter, ou plutôt soudoyer Harry qui semblait perdu dans ses pensées.

- De qui tu parles ?

- Granger !

Draco jeta violemment sa cuillère qui tomba dans une éclaboussure de lait dans le bol devant lui. Des céréales jonchaient à présent la table mais il n'en avait cure. La sang-de-bourbe l'énervait au plus haut point et il ne savait pas pourquoi il pensait à cela maintenant, alors qu'il regardait Harry contempler ce qu'il avait devant lui. Mais d'ailleurs, pourquoi le regardait-il ? Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Il le regardait un peu trop souvent à son gout ces derniers temps. A chaque fois qu'il se surprenait en train de poser ses yeux sur lui, il ne pouvait répondre à cette unique question qui l'assaillait : pourquoi était-il tant hypnotisé par le Survivant ? Après tout il n'était pas un tombeur, il n'avait pas la classe comme lui-même l'avait et il n'avait pas toutes ces filles qui se battaient pour passer une nuit dans son lit, si ce n'est la Belette junior qui n'avait de cesse de tourner autour de lui comme un rapace… Elle aussi elle l'énervait. Tu es jaloux… Moi ? Lasse-moi rire ! Jaloux de Potter ? Jamais !

Oh et puis tais-toi pensa Draco à l'attention de sa conscience. Il se leva sans finir son petit-déjeuner, prit son sac et de cours et s'en alla sans autre cérémonie, laissant ses amis perplexe. Draco avait beau être exécrable avec eux, il ne l'avait jamais autant été que ces derniers temps.

Le blondinet décida d'attendre son prochain cours de métamorphose devant la salle, ainsi il pourrait réfléchir au calme sans avoir a subir les assauts répétés de ces sbires et de Pansy qui était de plus en plus insupportable au fur et à mesure que les jours passaient. Il s'assit contre le mur jouxtant la porte de la salle de cours et remonta les genoux vers son torse pour y poser son menton et laissa son esprit divaguer.

Pourquoi Potter l'obsédait-il tant ? Se demanda-t-il pour la énième fois. Il savait que le Survivant ne le laissait pas indifférent au point de vu physique, qu'il avait envie de lui, ça ce n'était pas nouveau. Mais au fur et à mesure sur le temps passait il y avait quelque chose en plus des picotements à chaque fois qu'il le croisait, quelque chose qui lui faisait à la fois mal et du bien. Il essaya de se remémorer ses altercations avec Potter afin d'y déceler un indice qui le mettrait sur la bonne voie et qui lui permettrait d'en finir une bonne fois pour toute. Il en avait assez de presque se forcer à l'insulter ce qui ne lui arrivait jamais auparavant. Au contraire, avant il jubilait dès qu'il voyait Potty et sa bande arriver au loin, il savait qu'ils ne pouvaient se croiser sans montrer les crocs et aboyer l'un plus fort que l'autre et qu'il en sortait presque toujours gagnant. Le seul élément où Potter le battait était le quidditch et ce dernier en jouait, il se vengeait de tout ce qu'il lui faisait subir à chaque match qu'ils jouaient l'un contre l'autre, et Malefoy adorait cela. Oui, il adorait leurs disputes, leurs bagarres, elles lui étaient presque devenues vitales, il prenait un malsain à couvrir Potter de honte et à le maudire. Mais depuis quelques temps il n'aimais plus tellement jouait au bourreau, parfois il détestait presque ce rôle qui lui collait à la peau depuis trop longtemps, il se détestait lui-même. Mais comment faire pour se débarrasser de ce masque qui lui collait à la peau avant même sa naissance ? Comment être simplement Draco et non plus un Malefoy ? Certains soirs il se surprenait à pleurer dans son lit en pensant à ses parents, à son père, disparu, à sa mère, recluse dans leur manoir et qui ne lui parlait presque plus, et lui à présent quasiment seul au monde. Il se faisait pitié à s'apitoyer sur son sort, alors que Potter avait vécu bien plus d'horribles moments que lui. Potter… Saint Potty, le miraculé, le martyr de la société sorcière…

Potter avec ses yeux trop verts, ses cheveux en désordre, ses lunettes idiotes, son visage trop maigre, ses jambes trop fines, ses vêtements informes et trop grand, son air pitoyable, sa bouche trop mince, sa cicatrice.

Potter… le magnifique… Potter avec sa démarche sexy et nonchalante, sa façon de remettre sa mèche rebelle d'un coup de tête négligent, Potter et ses lèvres à l'air si doux, sa peau si douce au toucher, Potter…

Malefoy l'avait tant observé qu'il connaissait par cœur chaque détail du physique du brun et il se dégoûtait pour cela, enfin.. Pas tant que cela.

Il repensa à nouveau à leurs disputes et découvrit soudain ce qui le tracassait dans leurs entrevues quelque peu violentes : il avait mal, il avait mal d'entendre Potter déverser son flot d'insultes sur lui… Il avait mal car il aimait Potter…

ET MERDE !

Non, c'est impossible, il ne pouvait aimer le brun, ils se détestaient ! Non non et non !

Draco était entrain de se persuader lui-même quand une voix le fit sortit de sa torpeur :

- Alors Malefoy, on se morfond car on a perdu ses deux gorilles et on se sent seul ? C'est vrai que sans eux les conversations doivent être difficiles quoi que je ne pense pas qu'affublé de ces deux bêtas-tu puisses avoir une discussion digne de ce nom ! A moins que le dicton « qui se ressemble s'assemble » s'applique à vous trois !

Harry !

Toujours là quand il ne faut pas lui !

Draco se leva rapidement, ne jamais rester en position de faiblesse devant l'ennemi lui avait toujours recommandé son père. Il se mit debout mais ne répondit pas, encore trop sous le choc de la révélation que sa propre conscience venait de lui faire, et se retrouver devant l'objet de cette terrible révélation était encore pire.

- Qu'est-ce qu'il y a Malefoy, on a perdu sa langue ou là encore l'absence des deux ogres t'empêche de déverser ta hargne à ta guise ?

TA GUEULE POTTER ! Pensa-t-il, mais les mots ne purent franchir ses lèvres. A l'inverse il essaya de le fixer des yeux mais il eut l'impression que son propre regard fuyait celui du Survivant.

- Aurais-tu peur Malefoy ? Ou est-ce une ancienne technique mangem…

C'en était trop ! Il devait se taire ou il allait le prendre là toute de suite, à même le sol froid et poussiéreux du couloir devant la salle de métamorphose et tant pis pour Mac Gonnagal qui risquerait de venir ! Et il ne pouvait tolérer qu'il prononça le mot maudit de mangemort ce même mot qui avait envoyé son père à la mort.

Il se jeta sur Potter en mettant toute sa hargne et sa force dans son geste désespéré pour le faire taire. Lui qui usait avec finesse des mots mieux que des points se battait comme un vulgaire moldu, mais peu importe, il devait lui clouer le bec à cet effronté de Potter avec sa bouche si sensuelle et son regard trop vert ! Il eut un moment de faiblesse où il faillit embrasser cette bouche qui semblait n'attendre que cela mais se reprit rapidement. Au contraire, il resserra quelque peu sa poigne de façon à se rapprocher de Potter pour le fixer droit dans les yeux. C'est alors qu'il sentit quelque chose de dur au niveau de sa cuisse. Ce n'était pas possible, Potter bande ! Non, il devait se tromper ! Mais il était dans le vrai et cette réaction inattendue de la part de son ennemi ne fit que renforcer sa haine envers lui. Il ne pouvait lui donner raison alors que lui-même était dans le flou ! Pourquoi fallait-il qu'il le désire tant ? C'était une torture de le sentir si proche de lui, d'avoir son corps à portée de main, sa bouche à portée de la sienne, sa main à son cou qu'il lui suffirait de descendre jusqu'au torse pour sentir à travers le tissus de la chemise ses muscles saillants et bien dessinés, puis jusqu'à son entrejambe pour prendre la situation en main… Mais il ne pouvait pas céder à ses désirs et c'est quand il se rendit compte que lui-même était dur qu'il décida que l'entrevue devait prendre fin, il s'était laissé allé trop longtemps et trop loin et il savait qu'il le regretterait… Il se pencha vers le visage de Potter résistant à l'envie de l'embrasser au passage, pour lui murmurer à l'oreille le plus odieusement possible :

- Potter, si tu savais combien je te hais…

Et combien je t'aime…

Et déjà le troisième chapitre de fini ! Alors ? Ca vous a plu ? Hein ? Dites-moi ! J'attends vos commentaires avec impatience.

Le prochain chapitre s'appellera « Cauchemars et baiser d'un ange », mais ce n'est pas encore définitif, tout dépendra de mon cerveau complètement indécis !

Bisous à tout le monde et merci d'être passé !