Je voudrais simplement rendre un petit hommage à Alan Rickman alias notre merveilleux Snape/Rogue. C'était un de mes personnages favoris d'Harry Potter et ce professeur torturé va vraiment me manquer…
Réponses au review :
Nephthys : Merci pour ta review ! Je sais qu'il peut être compliqué de rentrer dans le monde que j'ai cherché à créer, mais je suis contente si elle t'intéresse. Voilà donc le chapitre 3, et à la semaine prochaine pour le 4 j'espère !
Bonne lecture !
PARTIE 3.
L'adrénaline vint faire tambouriner son cœur au fond de sa poitrine. Rusard errait dans le couloir d'en face. Harry poussa un long soupir en se souvenant qu'il était sous sa cape. Un petit rire léger lui échappa, il devenait vraiment parano dernièrement. Un gloussement lui parvint en provenance du parc. Il vit au loin un couple s'embrasser à plein bouche. Dégueulasse. Vraiment écœurant même. Il aimait penser ce genre de chose, le genre de chose auquel on pense quand on est ado. Des trucs futiles, des trucs qui n'ont rien à voir avec des plans de guerres ou des manigances pour berner le ministère. Des trucs cons en fait. Harry aimait par-dessus tous ces moments où il pouvait redevenir un petit con et pensait comme tous les petits cons de son âge.
Il aimait reluquer les fesses des filles dans les couloirs, parler baise avec Seamus et Dean, se moquer de Ron et Hermione, critiquer les menus de midi, lancer des piques aux Serpentards, essayer de comprendre sur quelle planète vivent les Poufsoufles, se plaindre du cours de potion le lundi matin, faire des grimaces dès que Rogue a le dos tourné, dessiner des croquis salaces sur des feuilles et les envoyer à toutes la classe, se battre pour libérer la tension bestiale avec Malfoy. Bref Harry aimait être un petit con. Il aurait voulu qu'on ne lui vole pas son adolescence. On lui avait déjà volé son enfance. Et maintenant il planifié déjà sa mort. Tout était passé trop vite. Beaucoup trop vite.
Il aurait combattu des dizaines de basilic, mener quinze mille enquête pour sauver son parrain, participer à cinquante tournoi des trois sorciers si ça avait pu lui enlever ce dernier poids. Ce poids qui allait l'emmener. Le poids de trop. Tout le monde lui souriait comme si personne n'était au courant. Mais tout le monde savait qu'Harry était la victime, l'offrande au mage noir. Le brun y était résigné mais c'est humain une seule question venait ébranler toutes ses certitudes régulièrement : Pourquoi moi ?
Pourquoi lui. Personne ne pouvait lui donner une réponse satisfaisante. Le lourd poids du destin l'emmerder, clairement. Il emmerdait tout le monde, tous ces gens, il emmerdait cette prophétie, il emmerdait Voldemort. Et voilà encore Voldemort. Harry se laissa glisser contre le mur derrière lui. Assis à même le sol glacé, la brise de décembre lui glaça le sang. Il resta là, la tête dans les mains. Le soleil continua à se lever doucement. Il vint bientôt éblouir le brun. Il se releva en titubant, complètement courbaturé par le froid. Il eut juste le temps de se glisser vite fait dans ses draps avant que le réveil de Seamus ne sonne. La bande se réveilla et ils eurent un regard tendre envers Harry. Un regard rassuré de le trouver dans son lit à leur éveil aussi.
"Alors la nuit a pas été trop longue Harry ?"
"Ca va je me promène comme d'habitude"
"Je sais pas comment tu fais pour supporter les couloirs vides et sombres. Heureusement que je n'ai pas été nommé préfet j'aurais jamais pu faire les rondes !"
"Dean t'inquiète pas Dumbledore aurait jamais fait la connerie de te nommer toi comme préfet !"
La troupe éclata d'un rire franc. Harry aimait ses moments. Hermione débarqua dans la chambre en fanfare comme chaque matin.
"Herm' pile à l'heure pour sortir Ron du lit !"
La brune sauta sur le lit du rouquin en chantant de sa voix légèrement criarde. Le reste de la bande ne put que remercier dieu de ne pas être à la place de leur ami. Ron renversa bientôt Hermione et l'embrassa sauvagement à moitié mort de rire. Les gloussements d'Hermione raisonnèrent dans la pièce. Harry aimait vraiment ces moments. Les rires, les visages souriants, le soleil qui pointait le bout de son nez. La vie.
Harry s'enferma rapidement dans la salle de bain. La vie. Il ne devait pas s'y attacher. Il devait rentrer dans la mort, devenir ami avec elle, se familiariser avec cette éventualité qui était déjà certaine. Le brun ravala bien vite un sanglot et les larmes qui menaçaient de rouler sur sa joue et il ressortit. Un sourire vint se coller sur son visage. Il n'était pas forcement faux, il était réellement bien là avec eux tous, chaque matin. Un peu trop bien peut être. La seule chose dérangeante était qu'il avait l'impression de partager ce moment avec une tierce personne. Quelqu'un qui sommeillait au fond de lui et qui se réveillerait sitôt qu'il sombrerait dans un pays de rêve. Il ne se l'avouerait jamais à lui-même, mais cette présence au fond il l'aimait bien, elle était réconfortante. Ne jamais se sentir seul, certain pourrait en hurler d'horreur, mais pas lui. Non Harry aimait être accompagné. En fait en y réfléchissant cette présence était plus souvent bénéfique. Elle lui faisait mal que la nuit. Mais ce n'est pas n'importe quelle présence. C'est Voldemort.
