Hellow, lutins !
Ça fait un truc genre deux mois que j'ai pas publié de chapitre, et je m'en excuse. Mais j'écris quand j'ai envie d'écrire, parce que je sais que sinon je ferai de la merde. Donc, ça a mis deux mois en tout pour finir le chapitre trois.
Ce qui me permet de répondre à la review de Kira, qui me demandait mon rythme de parution. Pour être tout à fait honnête, je n'en ai PAS ! Mais vous pouvez être à peu près sûrs de voir un chapitre au moins tous les trois mois.
Pour vous rassurer, vous qui me demandez la suite depuis un bon moment, sachez que je compte bien finir un jour ou l'autre cette fanfic. Je déteste quand les auteurs laissent une de leur histoire en plan. C'est pas juste pour le lecteur. D'ailleurs, si vous voyez que je mets un peu beaucoup de temps à publier une suite, n'hésitez pas à me crier dessus.
Je remercie beaucoup DanielSnow, cimaillethecat (quel pseudo impossible à écrire. u.u Je parie que c'est ta revanche contre le fait que j'ai mis tellement de temps à la publication de ce chapitre u.u), 007 (Yeah ! Moi aussi je kiffe Aido ! Il est si peu mis en avant dans les fanfics, c'est pas juuuuuste ! T^T), Kira (est-ce que c'est Kira comme… Light ? Genre, la même référence ?), Foi, LilieMoonlightchild (toi aussi, hein ? Tu veux me punir pour l'attente, n'est-ce-pas ? Bande de traîtres de lecteurs. S'allier contre moi…) et HIRT !
Franchement, les commentaires, reviews, ou je-ne-sais-pas-trop-comment-vous-les-appelez-habituellement, c'est un truc qui donne de l'espoir à un auteur, et un espèce de bonheur incomparable. Donc, merci !
AH ! Et aussi merci à tous ceux qui ont rajouté l'histoire en favoris, les « adeptes », comme dit Google Traduc' (les followers, qwa) et puis tous ceux qui sont venus lire jusque-là. Z'êtes géniaux.
~ ('v') ~
Vous est-il déjà arrivé d'avoir envie de tuer quelqu'un au point de devoir vous attacher à un poteau, voir une colonne, pour ne pas aller lui défoncer la tronche ? Car c'était à peu près ce que ressentait Thaïa à ce moment-là. Elle avait envie de se tuer, elle ainsi que Yuki. Ah, doux rêve…
Se tuer parce qu'elle s'était mise dans la situation la plus improbable et la plus stupide qui soit. Tuer Yuki parce qu'elle l'avait crue et qu'elle l'emmenait bien vers le dortoir de la Night Class. Argh !
« Il n'empêche, tu ne devrais pas rester aussi près du dortoir de la Day Class. Tu imagines si quelqu'un t'avais vue et était venu à ta rencontre ?
- Euh…
- Un vrai drame ! reprit Yuki en faisant de grands gestes avec ses bras. Tu n'aurais sans doute pas pu résister à tes pulsions et tu aurais sauté sur un élève !
- Mais… Tu sais que c'est le dortoir des filles, à côté, hein ?
- Justement ! Elles sont sans défense par rapport à toi, c'est encore pire ! »
Thaïa regarda Yuki, éberluée. Avait-elle relooké la chargée de discipline, ou un de ses gestes avait-il été mal interprété ? Elle ne se souvenait pas avoir fait quoi que ce soit qui aurait pu laisser penser qu'elle était homo.
Un bruit à sa gauche, venant de la forêt, la fit se retourner. Deux garçons en sortirent et s'approchèrent d'elles. Thaïa reconnut le blond aux yeux bleus qu'elle avait vu la veille, alors qu'il sortait du dortoir de la classe de nuit, ainsi que le roux qui l'accompagnait à ce moment-là aussi. Elle se sentit immédiatement mal à l'aise en leur présence.
Yuki se mit devant elle et prit la parole d'un ton impétueux que Thaïa n'apprécia pas.
« Qu'est-ce que vous faites ici ? Retournez dans vos dortoirs ! »
Elle ne sait rien dire d'autre ? Le directeur devrait l'enregistrer et mettre des haut-parleurs tournants en boucle allumés la nuit. Je suis sûre que ce serait plus utile que cette fille. Oui. Thaïa n'aimait pas Yuki. Elle détestait les personnes stupides et la brune semblait être la définition même du mot. Quoique… En fait, elle n'était pas seulement stupide aux yeux de la Verte-Feuille. Elle prenait les gens d'un peu trop haut par rapport à ses capacités, était naïve (sérieusement, Thaïa avait-elle seulement l'air d'une surdouée –rappelez-vous que c'est l'excuse qu'avait sorti le directeur-, avec tous les froufrous qu'elle se rajoutait sur le corps et l'air débile qu'elle faisait exprès de prendre ?!), prenait son rôle beaucoup trop au sérieux,… Nan. Décidemment, je l'aime pas.
« Doucement, doucement, petite. Susurra le blond en guise de réponse. On ne fait que se promener. La question que je me pose, moi, c'est qui est cette fille qui te suit. Une délinquante ? (lueur d'amusement dans les yeux de Thaïa. « Délinquante » ? Sérieux ?)
- Plus ou moins. Elle s'est perdue, alors je la raccompagne. La pauvre, ajouta-t-elle comme si elle parlait d'un hamster décédé. Elle est nouvelle dans la Night Class, ça a dut lui faire bizarre. »
L'énervement de Thaïa atteint un autre degré. De quel droit cette fille osait-elle parler à sa place ?! Et de cette façon-là, en plus ! Mais je suis loin d'être une pauvre petite chose, putain ! Elle se fichait pas mal du fait que Yuki soit la petite et mignonne fille du directeur. Là, elle n'avait qu'une envie, c'était de lui balancer son poing dans la face.
D'un coup, elle se rendit compte que tout le groupe l'observait, attendant sûrement une affirmation de sa part, et qu'elle avait les yeux remplis de colère et le poing serré. Oh. Zut. S'ils n'avaient pas remarqué sa mauvaise humeur, alors ils étaient soit aveugles, soit idiots.
« Je ne l'avais jamais vue, avant, finit par faire remarquer le roux.
- Ah bon ? Pourta…
- C'est bon ! cria Thaïa, sentant que la chose allait s'envenimer. Je me souviens du chemin ! (se tournant vers Yuki, elle lui fit un sourire qui sonnait faux) Je vais pouvoir rentrer seule, OK ?
- Mais, je dois te raccompagner, rien que pour être sûre que tu ailles bien au dortoir, et… »
Thaïa se souvint soudainement de quelque chose. Yuki ne l'avait jamais rencontrée auparavant. Ce qui voulait dire qu'elle pouvait adopter le comportement qu'elle voulait avec elle. Pas besoin d'être idiote, puisque de toute façon la « nouvelle de la Night Class » n'existerait même plus d'ici quelques heures.
« T'as peur de quoi, à la fin ?! s'emporta-t-elle, heureuse de pouvoir se défouler un peu. Je suis pas un animal, je suis tout à fait capable de résister à mes pulsions ! Et puis, de toute façon, tu crois vraiment que si je voulais faire quelque chose, tu pourrais me retenir ?! Je pourrai facilement te maîtriser en quelques secondes sans même que tu n'aies le temps de t'en rendre compte, et tu te sens assez forte pour courir le risque de m'accompagner ? Pauvre naïve ! »
Yuki parut sans voix. Elle faisait la carpe koï avec sa bouche –et aussi avec ses yeux, d'ailleurs. Oh, la pauvre ! Elle ne devait pas avoir l'habitude que quelqu'un ose hausser le ton devant elle. Ah ! Bien fait pour elle !
« Tu… Tu peux résister à tes pulsions ? finit tout de même par sortir la chargée de discipline, ayant fini d'imiter le poisson à moustaches. »
Thaïa ne prit même pas la peine de lui répondre et tourna les talons dans un grondement sourd. Alors qu'elle s'enfonçait dans les bois en se demandant si les élèves de la Night Class n'étaient pas des détraqués sexuels, le roux du groupe qu'elle venait de quitter la regarda, visiblement perdu, en se disant qu'elle était partie dans la mauvaise direction.
Le reste de la matinée se passait relativement bien. Thaïa en était à son cours de mathématiques et s'ennuyait fermement, ayant déjà vu en France le chapitre qu'ils étaient en train d'apprendre et l'ayant très bien compris. En effet, les mathématiques faisaient partie des matières dans lesquelles elle brillait.
En ce moment-même, elle avait la tête entre ses mains, ses coudes étant appuyés sur son bureau. Elle louchait sur le torse d'Edwin, à la recherche d'une quelconque musculature. L'anglais était en face d'elle, comme la disposition des tables faisait un U géant emboité dans un autre, et était imperturbable, tourné vers le tableau, notant de temps en temps ce que disait le professeur sur une page blanche quasiment pleine. Il va avoir un torticolis s'il reste dans cette position toute l'heure… Thaïa rit discrètement à sa propre blague de la même façon qu'un méchant de dessin animé l'aurait fait. Ahhh… Ce qu'elle aimait se foutre de la gueule des gens qu'elle ne calculait pas... !
Elle devait être en pleine période de connerie cérébrale (vous savez, ce genre de moment où vous savez pas trop pourquoi, mais vous avez envie, mais genre vraiment très envie de faire un truc plus ou moins malsain conduisant souvent à des situations la plupart du temps gênantes ou loufoques ?), car elle décida de pousser le vice un peu plus loin et de lui grimacer à chaque fois qu'il tournait la tête un tantinet vers elle. Et quand la cloche sonna, elle lui tira la langue alors qu'elle passait à côté de lui. En soi, l'action n'était pas grand-chose. Mais répétée une vingtaine de fois dans la même demi-heure, elle devenait vite agaçante. Aussi, Thaïa fut très fière de la veine qui battait à la tempe du garçon quand elle sortit de la salle.
Sûrement qu'elle aurait envie de se frapper la tête contre un arbre quand, quelques heures plus tard, elle repenserait à son comportement.
Mais pour l'instant, tout se passait pour le mieux –d'après elle- , et elle n'avait aucune envie de briser son moment de transe, sautillant dans un couloir de l'Académie.
« Je me demande si je n'ai pas fait une erreur de jugement quant à ton sujet. Tu as l'air bien plus débile que ce que je pensais, susurra une voix à son oreille. »
Thaïa se retourna. EDWIN ! JE VAIS TE RÉTAMER POUR AVOIR OSÉ DIRE ÇA ! … Quoi ? Non, bien sûr qu'elle n'allait pas le dire tout haut ! Ce serait lui donner de l'importance ! Aussi, elle se contenta de passer à côté de lui avec un sourire narquois, tout en laissant échapper un rire étouffé ressemblant fortement à un « humpf ! ».
Et elle s'aimait pour avoir fait ça.
En souriant de contentement, elle rejoint son « groupe d'amies » pour le déjeuner.
« Thaïa-chan ? (la concernée se tourna vers Yua, toujours avec son sourire psychopathe) Tu fais peur. »
La Verte-Feuille lui lança un regard d'incompréhension, avant de se maudire et de se reprendre en riant.
« AH ! AH ! AH ! Désolée, je suis un peu dans la LUNE ! AH ! AH ! AH ! »
Ce à quoi son amie répondit par un regard blasé.
« C'est limite obscène, là.
- À quoi t'as pensé ?! »
Thaïa se leva d'un bond en pointant Yua du doigt, tremblante. Et cette dernière éclata de rire.
« T'es toute nerveuse, j'essaye de te défroisser un peu. Après tout, on est amies. Ça me fait mal au cœur de te voir dans cet état. »
On est amies. Thaïa se répéta la phrase, figée. Elle n'arrêtait pas de mentir, sans arrêt. Avec des faux-sourires, une fausse joie. Même sa façon de s'habiller était fausse. Et Yua était tellement crédule ! Ça l'enfonçait encore plus. Si personne n'avait cru à son mensonge, alors elle aurait pu être elle-même. Se faire des amis qui l'auraient appréciée pour ce qu'elle était. Alors que là…
« Désolée, je crois que j'ai attrapé un truc, je me sens pas bien. Je vais à l'infirmerie, déclara la théière. (nda : vous avez le droit de me tuer pour cette comparaison)
- Je t'accompagne !
- Non ! Imagine que ce soit contagieux… »
Yua hocha la tête, tandis que Thaïa se levait et prenait la direction du bâtiment principal. Au lieu d'aller à l'infirmerie, elle trouva un couloir désert, dans lequel elle se posa. Elle s'installa contre une fenêtre, avant de fermer les yeux. Ainsi, elle se sentait mieux. Seule. Elle n'avait jamais vraiment recherché le contact humain. La solitude la reposait, au lieu de l'incommoder. Certes, ça faisait très asocial, mais elle était ainsi. Elle repensa un instant à Yua. Et se souvint qu'elle était nulle, elle et son mensonge. Pas dans le sens où « ça se faisait pas », mais plutôt « c'est égoïste ». Parce que oui. Devenir ami avec quelqu'un par intérêt personnel, c'était nul, égoïste et très… Malsain. Dans le genre manipulateur de bas étage. Elle se trouvait… Méchante.
Elle posa sans aucune délicatesse son front contre la vitre, qui s'embua assez vite sous son souffle lent et profond. C'était humide.
« Thaïa ? Tu pleures ? »
La concernée se retourna vers celui qui venait de l'apostropher. Elle porta une main à sa joue. Ah ? Ouais. Je pleure. Une larme. Merde. Elle n'avait pas vraiment l'habitude de pleurer. C'était bizarre qu'elle le fasse maintenant. Une sorte de crise de quelque chose ? Une allergie ? Ce serait bien sa première réaction allergique. Et puis, pleurer, c'était un peu étrange, dans ce cas-là. En procédant par élimination, cela voulait donc dire qu'elle pleurait à cause de… de ça ? À cause d'une simple remise en question ? Absurde. TO-TA-LE-MENT AB-SU-RDE. Non… Quand même pas. Si ?
Enfin. C'était vrai qu'elle n'était rien de plus qu'une nulle-égoïste-manipulatrice, mais… Vraiment ? Non. Ce n'était pas ça. Ou seulement en partie. Elle n'avait jamais pleuré pour si peu. Elle n'allait tout de même pas le faire à l'Académie. Non. Alors… C'était… Plus ?
« Ce n'est quand même pas le fait que j'ai dit que t'étais idiote qui t'as fait pleurer, hein ? Nan mais parce que là, je m'en voudrais. »
Thaïa releva ses yeux vers Edwin. Oui, c'était bien lui qui l'avait trouvée alors qu'elle déprimait.
Cela lui permit de mettre le doigt sur ce qui avait déclenché cette réaction surfaite qu'elle avait eue. Parce qu'il semblait inquiet pour elle. Même un peu. En fait, elle se sentait abandonnée. Terriblement seule. Et pas dans le sens « tranquille » qu'elle aimait. Seule dans le sens « rejetée ». « Incomprise ». Abandonnée par ses parents. Ceux qu'elle aimait plus que tout déménageaient beaucoup trop rapidement et d'une façon tout à fait surréaliste dans un pays étranger. Seule sans ses véritables amis français. Sans ses habitudes. Sans endroit qu'elle connaissait. Abandonnée par ses parents encore une fois. Loin d'eux, dans une « prestigieuse Académie » qui ne mettait même pas la chimie en avant, ce pour quoi sa mère avait voulu la muter là-bas. Et une nouvelle fois seule, sans véritables amis. Parce qu'elle n'en aurait tout simplement pas si elle était « elle ». Une fille avec un rêve stupide irréalisable, qui croyait aux fées et aux esprits.
Réussir à mettre quelque chose sur ce qui la chagrinait ne la fit pas se sentir mieux. Au contraire. Ça lui faisait juste affronter la réalité. Et c'était dur. Ça faisait mal. Une autre larme coula sur sa joue, alors qu'elle avait l'impression que sa cage thoracique était comme comprimée par un étau serré. Sa respiration était un peu anarchique, quoi que ça ne s'entende pas. Et son regard, lui, semblait vouloir s'attacher à quoi que ce soit pour pouvoir rester dans la réalité et non avec ses sombres pensées. Se sentir mal était une impression tout à fait horrible.
« … Thaïa ?!... »
Edwin semblait surpris. Mais Thaïa le fut encore plus lorsqu'il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras, sa main sur sa tête, l'autre dans le haut de son dos, sous ses omoplates. La tête de la jeune fille était contre son torse, et sa respiration sembla se calmer, collée contre lui. Son souffle sur ses cheveux, chatouillant sa nuque, l'apaisa.
« Et si on devenait amis, Thaïa ? »
~ (^v^) ~
Alors, c'était comment ? J'ai sentis mon cœur fondre tout doucement alors que j'écrivais ce dernier passage. Mouaaaaaaaaahhhhh~ Vous savez, un peu le même genre que quand vous lisez un tome de Love Mission. Et si vous ne connaissez pas ce manga, je vous souhaite très fortement de l'acheter. Franchement, il est juste énorme. Les graphismes sont parfaits, l'histoire palpitante et le tout assez drôle. Mouaaaaaaaaaaaaaaahhhh~
Bref.
Bon. Du coup, Aido est un peu mis de côté. Tant pis. On le fera apparaître plus tard. Edward est en train de prendre de l'importance. Vous pensez quoi du personnage ? Et Thaïa ? Jusque-là, c'était un personnage plat, je commence à la creuser.
À bientôôôôôôôt~ !
