Hey !

J'espère que vous allez bien ! Je dois vous avouer que je suis un peu fatiguée, en plus je me suis mis en tête de faire un calendrier de l'avent, j'ai Tulipe Blanche avec PBG et enfin cette fic !

Je crois que je suis folle... Mais tant mieux !

Bref, court chapitre cette semaine mais quelques réponses qui se profilent... En fait, ce chapitre était une partie du premier mais je l'ai trouvé trop long alors je l'ai coupé.

Encore merci à vous tous ! Si vous saviez comme vos reviews me font plaisir !

À la semaine prochaine !

Pline


Chapitre deux : Combinatio nova


Même époque.


McGee revint dans l'Open Space en silence, ses deux agents ne dirent rien et firent semblent de ne pas remarquer ses yeux légèrement rougis. Plusieurs heures plus tard, les investigations montrèrent que les écritures sur l'arme étaient de l'élamite datant de plus de deux mille ans avant Jésus Christ. Une langue d'une partie du plateau iranien qui avait cessé d'être parlée depuis des siècles. Un spécialiste avait été appelé et viendrait le lendemain, le temps de revenir des vacances de fin d'année, car après tout, nous étions le 31 décembre.

Vers la fin de l'après-midi, aucune piste ne se présentait encore. McGee était en train d'acheter des cafés pour lui et son équipe quand il reçut un message d'Abby lui ordonnant de la rejoindre sans attendre. Il prit néanmoins le temps de lui prendre un Caf-Pow, pensant qu'il lui remonterait un peu le moral, et rentra au NCIS, complètement frigorifié. Il pénétra dans le laboratoire mais avant d'avoir fait un pas de plus, il se figea. La musique poussée à son volume maximum faisait trembler les murs. La jeune femme semblait excitée comme une puce ; elle s'était changée et portait maintenant une courte jupe rouge avec des collants noirs agrémentés de faux porte-jarretelles. Pour compléter le tout, elle arborait un T-shirt avec un pendu souriant.

« Hum... Abs ? interpella McGee en coupant la musique.

- McGee ! Tu es là ! Oh, du Caf-Pow ! J'en avais besoin ! Merci ! »

Elle se précipita sur la boisson et l'avala goulûment, donnant l'impression d'être une droguée en manque. Elle poussa un soupir d'extase puis adressa un sourire rayonnant à son ami. Ce dernier était perdu. Il ne l'avait pas vu comme cela depuis presque un an, et le matin encore elle lui avait donné l'image d'une personne au fond du gouffre.

« Abs, commença McGee, hésitant. Il se passe quelque chose ?

- Oui ! C'est incroyable ! Je n'avais jamais vu ça ! C'est juste... Inconcevable ! Bon... Je sais, je n'étais pas super en forme ces temps-ci mais...

- Pas super en forme ? Tu rigoles ? Ça fait presque un an que tu déprimes !

- Si tu veux, mais c'est juste jouer sur les mots, monsieur l'Écrivain. Bref ! Laisse-moi finir. J'allais donc mal à cause de tout ce qui est arrivé, mais ça ! Ça m'a redonné toute mon énergie d'un coup ! Écoute plutôt : j'ai fait un bilan toxicologique du sang de Doyle, comme tu me l'avais demandé, et comme il se trouve que Doyle avait une fausse identité, j'ai lancé une recherche à l'échelle nationale pour l'ADN. J'ai mis aussi les liens avec les affaires criminelles et, devine quoi ?

- Non, je ne sais pas.

- Évidemment ! Personne ne pouvait l'imaginer !

- Abby, viens-en au fait.

- Voilà, voilà, j'y arrive. Tu casses mes effets avec ton impatience. Je disais donc : j'ai alors trouvé une correspondance. Inexplicable. »

Il était suspendu à ses lèvres, elle l'avait contaminé avec son excitation et il était impatient de découvrir ce qui l'avait mise dans cet état. Cependant, il savait que l'interrompre encore retarderait d'autant plus la révélation. De plus, Abby semblait vouloir continuer un peu son manège.

« Il se trouve que le sang de Doyle correspond parfaitement, et quand je dis parfaitement c'est parfaitement, à 100%, il n'y a pas d'erreur possible. Donc, le sang correspond parfaitement à la victime d'un meurtre du même âge que Doyle, que nous appellerons désormais Monsieur X, et tu verras les photos, c'est évident que c'est le même homme.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de si incroyable, Doyle a fait croire à sa mort pour commencer une nouvelle vie.

- Le meurtre a eu lieu en 1969.

- Quoi ? Je ne comprends pas. C'est impossible. Doyle ne devait avoir qu'une dizaine d'années à l'époque.

- Je sais et c'est ce que j'ai d'abord pensé aussi. Mais il faut se rendre à l'évidence ! J'ai refait tous les tests possibles et inimaginables, plusieurs fois ! Cet homme est exactement le même qu'il y a quarante ans. Et pas une ride de plus, rien.

- Allons, Abs, tu es en train de dire quoi ? Que ce type n'a pas vieilli ? Comment ça serait possible ? L'affaire est ancienne, c'était le début des tests ADN, il y a sûrement une erreur quelque part, le sang de l'autre victime a du être sali et correspond aujourd'hui à celui de Doyle.

- Il est absolument impossible que l'ADN d'une personne corresponde à un autre comme ça. C'est génétiquement impossible. Écoute, Tim, que l'ADN ait changé ou que Doyle ne pouvait pas vieillir est dans les deux cas une première scientifique ! Je veux pouvoir y travailler, c'est extraordinaire. Je t'en prie.

- Je... »

Il s'interrompit, ce n'était sûrement rien mais le regard rempli d'étoiles de son amie le dissuada. Après tout, ça ne pouvait que l'aider à aller mieux et passer à autre chose.

« D'accord. Mais je veux que tu mettes l'affaire en priorité, ok ?

- Pas de problème ! Tout ce que tu voudras ! Merci, Tim, merci ! »

Elle lui sauta au coup, souriante telle une enfant le jour de Noël. Elle lui fit une sourire espiègle et lui annonça :

« Maintenant, tu peux y aller. Je vais devoir travailler dur ! Et je n'ai pas besoin de toi, pour l'instant. Bref, à l'année prochaine mon ami ! »

Ils s'échangèrent un regard amusé et complice puis McGee remonta aux bureaux. La musique de la laborantine l'accompagna.


L'agent Timothy McGee soupira d'aise lorsqu'il arriva enfin à son appartement. La journée avait été longue et l'enquête n'avais pas avancé d'un pouce. Vers vingt heures, il avait laissé ses agents partir afin qu'ils puissent célébrer dignement la nouvelle année. Il avait préféré rester afin de creuser mais n'avait rien trouvé de plus. De toute manière, il ne souhaitait pas fêter le nouvel an.

Il regarda l'heure. Vingt-trois heures cinquante huit. Ces trois cent soixante cinq jours allaient enfin prendre fin. Il enleva son manteau sans se presser, il allait dans la cuisine se servir un verre d'alcool fort pour se détendre quand il s'aperçut qu'une chaise avait bougée. Il était persuadé qu'elle n'était pas comme cela quand il était parti le matin. En silence, il prit son arme et s'avança vers le salon.

Dans l'obscurité se dessinait une silhouette assise sur son fauteuil, en face de lui. Elle ne semblait pas vouloir bouger mais McGee la visa quand même de son arme.

« NCIS ! Levez les mains ! Qui êtes-vous ? Que faites-vous chez moi ? »

Au lieu de répondre, l'ombre se leva doucement, malgré les avertissements de l'agent et appuya sur l'interrupteur, révélant ainsi son identité.

« Tony ?

- Bonne année, le Bleu ! »


Combinatio nova : terme utilisé en science qui signifie 'nouvelle combinaison' ou 'nouvelle dénomination'.


TADAM !