OS Fairytales gone bad n° 3
3 Bienvenu à Corel!
« Barret, peux tu me donner le sac derrière toi ? » demanda Minna en souriant doucement à son mari.
Ce dernier se retourna et chercha le sac des yeux.
« Quel sac ? » finit-il par demander.
Minna rigola est lui montra du doigt un sac en osier au dessus d'une armoire.
« Je suis trop petite, » dévoila t-elle avec un sourire.
Barret lui rendit son sourire et se saisi du panier.
« Que fais tu ? » demanda t-il enfin, en la voyant remplir le sac avec divers produits.
Elle lui jeta un coup d'œil amusé et se rapprocha de lui en jouant avec ses cheveux.
« On est invité par Vled et Yvelyne avec Dayne. Je t'en ais parlé hier ! »
Même si elle avait mit ses poings sur ses hanches et prit un air menaçant, elle n'arrivait pas à cacher la lueur amusée dans son regard marron et vert.
« Ah ? » sourit Barret en mettant une de ses mains sur le front.
« Oui. » Elle l'embrassa et partit mettre son pull beige, celui que sa grand-mère lui avait offert à ses seize ans. Barret aimait bien ce pull. Elle le portait quand il l'avait demandé en mariage. « Fais un effort enfin !! » le gronda t-elle en revenant.
« Mais j'aime bien ce blouson ! » contra t-il. « Il est super agréable. Et c'est toi qui me l'a offert ! »
« Mais il est usé au coude. Je l'ai tellement lavé qu'il a perdu sa couleur noir pour du marron. »
Barret ouvra la bouche pour répliquer mais Dayne fit irruption dans la cuisine.
« Alors les tourtereaux, vous venez ? »
« Apprends à toquez, Dayne… » soupira la jeune femme, toujours en souriant. « Alors, petite Marlène, comment vas-tu ? » fit-elle en se penchant sur le bambin que l'homme tenait dans ces bras.
« Oh, la puce s'est réveillé à 5 heures ce matin ! » dramatisa le brun avec de grands gestes. « Tu veux la prendre ? »
Minna eut un immense sourire et s'empara de la petite pour la papouiller.
« Fais gaffe elle va t'en demander une… » marmonna Dayne à son meilleur ami.
« La faute à qui ? » fit ce dernier sur le même ton.
Dayne parti d'un un grand rire et donna une accolade au plus grand.
« On y va ? » demanda Minna en revenant vers eux.
Ils hochèrent la tête et allèrent ensembles dans la maison du jeune turk. Aussitôt, les groupes se formèrent. Barret et Dayne parlèrent politique, voitures, et sports pendant que Minna et Yvelyne papouillait le bébé.
« Felicia ! Ma chérie, vient dire bonjour s'il te plait ! » appela l'hôtesse.
Une petite fille brune avec une coupe en carré dévala un escalier et se présenta toute souriante dans le jardin.
« C'est le bébé ? » demanda t'elle tout de suite en se précipitant vers la petite Marlène.
Sa mère lui fit de gros yeux et lui fit une morale sur la politesse sous les rires des garçons. Et l'après midi passa ainsi, sous les rires joyeux des adultes et celui insouciant des enfants. Pourtant, le destin en avait décidé autrement.
« Oui ? » demanda Vled en s'éloignant du petit groupe pour téléphoner tranquillement. « Quoi ? J'arrive tout de suite ! Surtout ne les laisse pas filer Tseng ! » ordonna l'homme à son subordonné. « Je suis désolé, mais vous allez devoir continuer sans moi, » dit-il en revenant.
Sa femme fit la grimace, mécontente, alors que Felicia avait ses yeux qui commençaient à devenir humides.
« T'inquiète, vieux, on comprend ! » assura Barret en lui faisant une accolade.
« Yep ! On finira les bouteilles pour que t'es l'esprit tranquille ! » rigola son meilleur ami.
« Je compte sur vous ! » fit le turk en secouant la tête. « Je n'en ai pas pour longtemps, quelques heures. »
Il embrassa ses femmes et parti vite en moto régler le problème.
« Qu'est ce qui se passe à votre avis ? » demanda Dayne les mains derrières la tête.
« Aucune idée, » soupira Minna en surveillant Felicia qui berçait Marlène.
Aux alentours de 5 heures, Marlène cria d'humeur et Dayne fut contraint de rentré.
« C'était vraiment sympas ! » assura t-il à Yvelyne qui s'excusait du départ de son mari.
« Yep ! » affirma Barret en souriant sincèrement. « Vled est occupé, ça se comprend ! »
Elle leur sourit piteusement et Minna l'entraina dans la cuisine pour l'aider à faire la vaisselle pendant que Barret escortait Felicia qui voulait absolument porter la petite Marlène jusqu'à chez elle.
« Tss, tu la gatte trop ! » rigola le brun en ébouriffant les cheveux de la fillette qui lui répondit en tirant la langue.
« Même pas vrai ! »
Barret relava la tête en entendant un sifflement.
« Qu'est ce que c'était ? » demanda t-il.
« De quoi ? » se retourna son ami.
Il eut sa réponse avec le bruit d'une explosion.
« Bordel, qu'est ce qui ce passe ? » jura Barret en voyant plusieurs maison prendre feu sous la pluie de bombardement.
Autour d'eux les gens criaient, hurlaient, pleuraient. Une odeur de chair brulé se mélangeait avec une autre métallique. Des coups de feu retentissaient parfois. Et les gens hurlaient, gémissaient, couraient. Et eux restaient campés sur leurs jambes, immobile, au centre de l'enfer qu'était devenu le village de Corel.
« Maman ! » s'écria Felicia en s'élançant brusquement vers sa maison, tenant toujours Marlène qui hurlait de peur.
« Merde, Felicia ! »
Barret et Dayne coururent à leur tour vers la fillette. Mais un tank passa, manqua d'écraser les petites et tira sur les deux hommes. Sur son côté droit, Barret aperçu le logo de la Shin ra
La suite fut obscure. Obscure et rouge. D'un rouge sombre, piquant…et peuplé de pleurs et de malheurs.
C'est dans cette atmosphère que Barret se réveilla. Une douleur poignante à sa main droite manquait à tout moment de le refaire sombrer dans l'inconscience. Peut être le fit t-il plusieurs foi, il n'en savait rien. Mais quand il réussi à émerger finalement des bras de Morphée, Barret, montagne inébranlable, souhaita de tout son cœur se rendormir, voir une autre réalité que celle-ci.
Le village n'était plus que cendre, quelques feu survivant ici et là. Des corps calcinés ou criblés de balles jonchaient le sol. Il les connaissait. Il les connaissait presque touts. Mais ils n'étaient pas reconnaissables. Certains, comme lui, avaient survécu, mais ils étaient détruits, des deux sens.
Barret était comme eux, une épave, un fantôme vivant de ce village damné.
« Barret… » souffla son ami défiguré, coincé sous une tôle. « Barret, je t'en prit…aide moi ! » suppliait-il la voix sifflante.
Il s'exécuta, heureux de détourner son attention de ce spectacle morbide. Il pensait à autre chose. Mais en essayant de soulever la tôle, il s'aperçu d'autre chose. Sa main droite était…n'était plus. Juste un moignon écrasé, parfois brulé, en restait.
Et Barret hurla. Hurla de rage, de peur, de tristesse…peut importe. Plusieurs personnes s'étaient jointes à ses cris, mais il n'en avait pas la moindre conscience.
Et quand il reprit ses esprits, Dayne avait succombé. La tôle que Barret avait réussi à enlever recouvrait juste une trace sanglante. Mais pas de jambe, même pas le bas du corps.
Sonné, traumatisé, le géant se déplaça difficilement vers la maison de Vled et d'Yvelyne. Sa femme, sa douce femme…
Mais comme toutes les maisons, celle-ci était en ruines fumante. Elle s'était effondrée sur elle-même et sur ses occupantes. Un tombeau de taille pour deux anges.
Barret était à genoux, contemplant le dernier endroit où il avait vu sa femme.
Il n'arrivait plus à penser. Son corps s'occupait lui-même de sa survit mais pas son cerveau. Son esprit avait quitté ce corps, l'abandonnant à la douleur, les yeux écarquillés devant cette injustice.
Mais le symbole 'Shinra !' clignota dans son esprit. Barret sursauta. Il se rappelait. Juste avant de sombrer, il avait vu ce logo sur le tank, grâce à un reflet rougeâtre des flammes sur le métal.
Maintenant son objectif était clair.
La Shinra devait payer. Au oui…elle devait souffrir, autant qu'il souffrait en ce moment. La Shinra devait mourir, comme elle avait assassiné ses innocents.
En proies à ses pensées folles et belliqueuses, il éclata d'un rire dément. Il hurlait de rire devant les décombres morbides, abandonné à sa folie.
C'est comme ça que les médecins le retrouvèrent. Ils lui coupèrent sa main inutilisable, soignèrent sa joue ensanglantée, le ramenèrent au centre du village.
Là, il réussit à surmonter sa folie en entendant les hurlements de Marlène, troublant le silence pesant du village en deuil. Grâce à elle, il chassa de son esprit les inhumaines pensées qu'il avait eut, ne gardant que la colère et la rancœur. Grâce à elle, il réussit à surmonté les épreuves.
Il lui montrera sa reconnaissance en l'élevant, la protégeant. Elle était tout ce qu'il lui restait. Elle serait sa fille, l'enfant qu'il aurait du avoir avec Minna. Elle était la fille de Blayne aussi.
Il allait la protéger. Il devait le faire. Il n'avait plus qu'elle.
Hum, ceci est en réalité un test rp, pas vraiment un OS.
Ceci dit, je l'aime beaucoup, alors j'ai décidé de le mettre sur fanfiction ^^
Il y a peut être des erreurs avec FFVII. Dans certains sites, ils disent que Dayne est mort, d'autres qu'il est vivant, et d'autres qui disent qu'il s'est jeté d'un falaise. Vu que j'ai jamais joué, je n'ai aucune idée de la vérité. Pour moi, je pense que c'est ce qui c'est passé.
C'est le dernier OS, mais si vous voulez que j'en fasse un autre, disez moi sur qui! ^^ Sinon, merci d'avoir lu jusqu'au bout ce receuil. Je vais plus me concentrer sur mes autres fics maintenant.
Bye à tout le monde!
