Hello tout le monde! Voici le dernier des "vieux" chapitres. Il a aussi été remanié. Je crois qu'il est un peu plus long que le précédent.

Je suis contente de voir que j'ai quelques vues; j'aimerais, si vous le voulez bien, avoir les reviews qui vont avec! Je suis très à l'écoute de mes lecteurs, et si vous avez une idée, une critique constructive ou une remarque, n'hésitez pas à m'en parler, j'en tiendrais compte! Plus je m'améliore, plus mes lecteurs ont du plaisir à me lire et c'est ce que je recherche ^^.

Voilà, je vous dit à dans deux semaines pour un chapitre plus long je l'espère, et bonne lecture ^^!

Disclaimer: Seuls mes OCs m'appartiennent, tout le reste est la propriété de la fantastique J.


Mon regard se tourna vers les Maraudeurs, tandis que MacGonagall retirait le Choixpeau de ma tête. Peter me regardait avec une petite lueur de déception dans le regard. Peut-être pensait-il devenir mon ami. James fronçait les sourcils et se mordait férocement la lèvre. Il évitait mon regard. Sirius, lui, était abasourdi. Quand à Remus, la tristesse et la déception que je pouvais lire dans ses yeux me donna mal au cœur. Je descendis gracieusement de l'estrade pour rejoindre ma maison, qui m'acclamait frénétiquement. Je me doutais que Lucius les avaient prévenus de notre lien de parenté, après ma répartition. Je m'assis à côté d'un garçon aux cheveux bizarrement blancs et aux yeux dorés. Il était assez jeune, peut-être un deuxième ou troisième année, mais semblait assez, même très populaire, considérant le nombre de filles qui le lorgnaient avec envie. Pas tellement étonnant, il avait un visage assez atypique et très beau. Je suivais d'une oreille la suite de la Répartition, tout en décidant que je devais être aimable, gentille et populaire. Après tout, j'étais la cousine de Lucius Malefoy en personne, et j'étais une sang-pur, descendante de deux familles respectées dans le monde des sorciers, alors j'étais plus que bienvenue à Serpentard.

Remus fut bien entendu envoyé à Gryffondor. Il me lança un regard que j'évitais.

Le garçon à côté de moi engagea la conversation.

« Alors toi, c'est Serah, hein ? C'est joli comme prénom, original. Moi, c'est Alexander. Alexander Weiss. Enchanté. Et il me lança un sourire éclatant.

Je souris et m'approchais de lui pour murmurer doucement

_Je ne suis pas comme ces idiotes qui te reluquent en bavant. Tu ne m'auras pas comme ça.

Il me regarda, étonné, puis rit doucement.

_J't'aime bien, toi. Amis ?

Il me tendit la main, et sa bouche s'étira en un sourire timide et sincère.

_Amis, confirmai-je en lui serrant la main. J'aime bien ton nom, lui avouai-je.

Il me lança un regard interrogateur.

_Ça ressemble à edelweiss, c'est joli, chuchotai-je.

Je sentis des rougeurs me monter aux joues. Ce n'est pas ton genre de dire des choses aussi niaises ma fille, ressaisis-toi !

Alexander me regarda, encore une fois interloqué.

_Alors toi on peut dire que tu sais étonner ton public. Un instant tu es sournoise, l'autre tu deviens adorable. Une vraie Serpentard, ça, c'est sûr, ria-t-il.

Je riais avec lui.

Peter fut envoyé avec réticence par le Choixpeau à Gryffondor.

_Tu viens d'où alors, Serah ? me demanda Alex.

_J'habite un manoir à quelques kilomètres de la banlieue nord de Londres.

_Tu es anglaise d'origine ?

_Oui et non, je suis née sur une petite île des Caraïbes, sur le lieu de naissance de ma mère, donc je ne sais pas si on peut appeler ça anglaise d'origine. Mon père, lui, est français. Et toi ?

_Je suis d'origine allemande du côté de mon père et russe de celui de ma mère, fanfaronna-t-il.

C'est sans doute de cela que venait sa beauté tellement étrange.

_Tu n'es pas allé étudier à Durmstrang ?

_Non, on a déménagé en Angleterre quand j'étais jeune, et je n'allais pas perdre l'occasion d'aller dans un lieu tellement chargé d'histoire qu'est Poudlard !

Ce fut à mon tour d'être étonnée. Il cachait bien son jeu, le bougre. J'étais certaine que derrière ses dehors de playboy, il devait être très cultivé et intelligent.

_Je suis bien d'accord avec toi !

James fut envoyé à Gryffondor. Incroyablement prévisible. Il s'asseya à côté de la jolie rouquine qui tenait compagnie au garçon étrange, tout à l'heure. Celui-ci était d'ailleurs en train de se faire répartir; et je me joignis aux applaudissements tonitruants de notre table quand il rejoignit Serpentard. Il s'installa à côté de moi et tourna la tête vers l'estrade où le

Choixpeau rendait son jugement.

Après avoir cessé d'applaudir, Alex se tourna vers moi, sembla réfléchir, et me regarda soudainement avec plus d'intérêt.

_Tu as dit que tu étais née aux Caraïbes comme ta mère.

_Eum, oui… ?

_Le nom de ta mère ne serais pas Jones par hasard ? s'exclama-t-il, les yeux ronds.

Toute la table se retourna vers nous. Je déglutis. Ils n'avaient quand même pas entendu parler de ça ? Ah, bien sûr que si. Des gens portés sur la pureté du sang et sur la grandeur avaient forcément entendu parler de cette histoire.

_Eeeuuh, ouii, pour…pourquoi ? bredouillai-je, intimidée de sentir tous ces regards fixés sur moi.

_C'est vrai que votre famille descendrais d'une déesse des océans ?

Je sentis, parmi toute cette attention, celle, particulière, de Lucius. Levant les yeux vers lui, j'implorais silencieusement son aide, apeurée par toute cette attention dirigée vers moi. Il me lança un regard encourageant.

_En fait, c'est un mythe. Les ancêtres de ma mère étaient des sorciers tribaux; ils vivaient parmis les Moldus indigènes de leur île sans se cacher, et ceux-ci les adoraient comme des dieux. Je suis incapable de faire un Aguamenti correctement, ajoutai-je. La seule chose qui a contribué à la pérennité de ce mythe...c'est qu'on adore vraiment les fruits de mer, chez moi!

Tous éclatèrent de rire. Lucius approuva du regard, et je me sentis soulagée. J'avais fait bonne impression, et c'était l'essentiel. Dès lors, je fus bombardée de questions. Le repas avait commencé, et il m'était impossible d'avaler quoique ce soit. Puis une fille au physique atrocement banal me posa une question qui fit –encore une fois- braquer toute l'attention sur moi.

_Dis, c'est vrai que t'es la sœur d'Emile Helann de Gryffondor ?

Plusieurs filles soupirèrent d'envie.

_Eum, ouais, c'est mon frère.

_Tu t'entends bien avec ? me demanda-t-elle avec espoir.

Encore une soupirante de mon frère. Youpee…

…C'était ironique.

Je décidais d'être sincère.

_Ça dépend des jours, mais en général, on se bouffe gentiment le nez. Et là, ça risque d'être encore plus tendu que d'habitude. Vu ce qu'il pense des Serpentards, insistai-je.

La fille se renfrogna et ne répondit pas.

Je pus enfin me consacrer entièrement à mon assiette, discutant avec un Alex décidément bien affamé. Je ne pus m'empêcher d'exploser de rire en le voyant me caricaturer une technique de drague foireuse, deux énormes morceaux de poulet graissant ses mains et la bouche dégoulinante de soupe. Il faillit s'étouffer en rejoignant mon fou rire. Quelque chose m'interloqua alors. Le mal de cœur que j'avais ressenti en voyant la mine déconfite de Remus de m'avait pas quitté. Pire, il s'intensifiait. Je me souvins alors que j'étais, comment dire, très fragile au niveau de ma santé et que j'avais probablement attrapé une saloperie. En même temps, l'image de mon petit chat blanc me vint à l'esprit. Snow ? Où était-il ? La dernière fois que je l'avais vu, il dormait sur mes genoux pendant que je discutais avec les Maraudeurs. Ce fut le visage de Remus qui m'apparut alors. Je l'avais complètement oublié. J'essayais de tourner la tête en direction de la table de Gryffondor, mais un malaise me prit. Mes idées s'embrouillaient. Ma tête commença à tourner, les murs tanguaient dangereusement. J'essayais de me mettre debout pour courir aux toilettes, même si je n'avais pas la moindre idée d'où elles pouvaient bien être, mais ma tête me lança douloureusement. Je me sentis tomber, et j'entendis plusieurs voix crier mon nom.

_Seraaaah ! »

Quelqu'un essaya de me retenir, mais il ne fut pas assez rapide et mon crâne heurta violemment le sol. La dernière chose que je pu penser fut un sermon.

Quelle pauvre idiote ! Comment arrive-tu à oublier, pire, à ignorer que tu es tout le temps malade ?

Puis ce fut le noir.

J'entendais des voix autour de moi. D'abord faibles, elles gagnèrent en intensité. J'essayais d'ouvrir les paupières, mais aucune partie de mon corps ne semblait en mesure de bouger. Je me sentais tellement, tellement fatiguée…

Bientôt, je me sentis partir dans le monde des rêves.

Je me réveillais en sursaut. J'avais fait un horrible cauchemar. Cette fois-ci, je pu ouvrir les yeux. Je fus aveuglée quelques secondes par la lumière, puis je pu enfin distinguer les personnes qui se trouvaient autour de moi. Mon frère était assis sur le lit, à côté de moi, caressant doucement ma tête. Ses yeux argent étaient plein de soulagement. A côté de lui, Remus se tenait, tendu, debout. Son expression se radoucit en me voyant ouvrir les yeux. De l'autre côté, Alexander était assis sur une chaise, tenant doucement ma main. Et devant moi, une flopée de personnes remplissait mon espace vital. Peter, James et Sirius étaient là, et m'observaient, soulagés. Lucius se tenait à l'écart, les sourcils froncés. Le garçon étrange aux cheveux noirs était là, lui aussi, et à côté de lui se tenaient quelques professeurs, dont mon directeur de maison, Slughorn ou quelque chose du genre, le directeur lui-même et la professeur de métamorphose.

Tous me regardaient fixement. Je me sentis mal à l'aise. J'avais ruiné le repas, sans doute, à cause de mon inattention. Je vis l'infirmière se ruer vers moi.

« Ah ! Déjà réveillée ?

Elle n'attendit aucune réponse et m'enfourna un immense récipient dans la bouche et me força à avaler son contenu, peu engageant ma foi. Beuark, l'aspect se mêlait bien au goût. C'était vraiment immonde. J'avalai avec difficulté la fin du breuvage, et fut prise d'un haut le cœur.

_Je sais que c'est mauvais, mais il faut que vous fassiez avec, sinon vous êtes bonne pour rester une semaine à l'infirmerie, avec ce que vous avez attrapé.

Je lui lançais un regard plein de reproches. C'était facile de dire ça ! Ma nausée se calma, et je pu articuler avec difficulté, ma bouche étant pâteuse :

_Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Dumbledore prit la parole.

_Vous avez fait un malaise en plein milieu du repas, Miss. Il semblerait que vous ailliez attrapé une bonne grosse grippe.

Je soupirai.

_Génial, si maintenant je m'évanouis pour une grippe, avec ma santé je risque de casser ma pipe dans peu de temps, grommelai-je.

_Ça n'arriverai pas si tu faisais enfin attention à ta santé, idiote !

Je tournai les yeux vers mon frère, qui était très en colère. Je me ratatinai sur moi-même. Il avait totalement raison.

_Allons, Monsieur Helann, vous n'allez pas disputer votre sœur alors qu'elle se remet à peine, dit doucement le directeur. Je pense que Miss pensais à autre chose, et c'est tout à fait excusable. Il s'agissait tout de même de sa Répartition. A l'avenir, cependant, veuillez prendre garde, Miss. Il me semble que votre père vous a équipée de tout un arsenal de potions médicinales ?

J'hochais la tête.

_Bien. Il est temps de vous laisser vous reposer, je pense. Vous passerez la nuit ici.

_Non, ripostai-je.

Tous me regardèrent, interloqués. Joignant le geste à la parole, je me levais doucement, évitant d'avoir un nouveau malaise. Mon frère tenta de me recoucher, je le fis stopper d'un regard. J'avais déjà bien assez embêté mon monde. Je me tins debout, face aux professeurs, les bras croisés et l'air déterminé.

_Les draps grattent.

Lucius porta un regard intéressé sur moi. Mon frère soupira, et Alex me prit par les épaules.

_Tu es sûre ?

J'hochais la tête. J'avais l'habitude de me sentir mal, je pouvais bien me rendre dans mon dortoir. Dumbledore me regarda d'un air indéchiffrable, puis acquiesça.

_Bien, répéta-t-il. Monsieur Malefoy ?

_Oui Monsieur ?

_Veuillez raccompagner votre cousine à votre salle commune, ainsi que Monsieur Snape et Monsieur Weiss. Les autres, Monsieur Helann vous montrera la marche à suivre pour rentrer dans votre salle commune. Messieurs Helann, Potter, Black, Lupin et Pettigrow, vous pourrez aisément discuter avec Miss Helann demain, il faut qu'elle se repose maintenant.

Tous acquiescèrent. Les Maraudeurs me jetèrent un regard déçu, et partirent avec mon frère.

_Monsieur le directeur, s'enquit l'infirmière, elle ne peut pas repartir comme ça !

_Voyons Pompom, Miss Helann est en bonne forme, et je pense qu'elle doit être habituée à ce genre de situations…

J'haussais les sourcils, et un sourire mutin naquit sur mon visage. Si il savait à quel point…

_...donc, continua –t-il, nous n'allons pas la priver de sa première nuit dans son dortoir et de la rencontre avec ses camarades de maison.

''Pompom '' soupira.

_Vous avez sûrement raison. Mais Miss Helann devra revenir me voir demain après le petit-déjeuner si elle a passé une mauvaise nuit, et obligatoirement demain soir.

_D'accord, confirmai-je.

_Je vous souhaite donc à tous une bonne nuit, fit Dumbledore.

Il reparti sur le champ avec les autres professeurs. Mon directeur de maison hésita avant de partir, puis se rua à la suite des autres. Génial, quel adulte responsable.

_Aller maintenant fichez le camp, j'ai d'autres chats à fouetter. Et pas de débordements, Miss, je ne tiens pas à vous envoyer à StMangouste.

Sur ces aimables mots, Pompom nous ficha dehors.

_Quelle amabilité, grinçai-je.

_Pomfresh est un peu asociale mais c'est une bonne infirmière, dit Alex, vu tout ce qui passe dans son infirmerie…

_Trêve de bavardages, coupa Lucius. Suivez-moi.

Nous le suivirent donc. A un angle de mur, un garçon nous attendait.

_Pas trop tôt ! s'exclama-t-il.

_C'est allé plus vite que ce que je ne pensais. Je n'ai même pas eu besoin de convaincre les vieux croulants de laisser ma cousine sortir, elle l'a fait d'elle-même.

_Sérieux ? Je pensais pas, vu le bruit que sa tête heurtant le sol a fait. Z'êtes des durs dans la famille, hein ?

_C'est ça, soupira Lucius. Je te les laisse, j'ai à faire.

Il s'avança vers moi, et planta ses yeux dans les miens.

_Essaye de faire plus attention, la prochaine fois. Snape ne sera pas toujours là pour te retenir, tu aurais pu faire une plus mauvaise chute.

Je baissais la tête, honteuse.

_Oui, désolée.

Il se pencha vers moi.

_Cela ne doit plus se reproduire. Tu es à peine arrivée que tu es déjà convoitée. Je t'ai mis sous ma protection, ce qui n'est pas rien, mais tu n'as pas intérêt à montrer encore de la faiblesse. Des personnes peu recommandables lorgnent sur toi, car tu es une Sang-Pur venant de deux familles très anciennes et très influentes, et tu dois paraître forte. Ton apparence fragile ne joue pas en ta faveur, malheureusement. Alors fait attention.

Il avait parlé si doucement que j'avais été la seule à l'entendre. Je déglutis, et hocha la tête doucement. Il posa sa main sur ma tête.

_Repose-toi bien.

Puis il partit on ne sait où, faire je ne sais quoi de louche. Car j'étais lucide sur les activités de mon cousin, et je les acceptais, même si mes idéaux n'étaient pas les même.

Le garçon se tourna vers nous et souri.

_Suivez-moi, pendant notre glorieuse marche, je vais vous réciter notre message de bienvenue. Let's gooo !

Et il partit d'un pas vif.

_Qu'est-ce que c'est que cet énergumène, grommela le garçon aux cheveux noirs, Snape je crois.

_Et ce n'est que le début de la fête, désespéra Alex.

Comme je peinais à avancer, il me prit la main. Je lui offris un joli sourire.

Snape fronça les sourcils et parti devant écouter les balivernes de l'autre. Je lançai un regard interrogateur à Alexander.

_C'est lui qui t'a rattrapée. Enfin, à moitié. Il t'a carrément sauté dessus quand tu as basculé, je n'ai même pas eu le temps de réagir. Il doit en pincer pour toi, me taquina-t-il.

_Arrête voir, dis-je en rougissant. En tout cas, je dois aller le remercier.

_Il n'a pas l'air très disposé.

_On verra ça demain en classe. Pour l'instant, je veux retrouver mon chat et dormir.

_Je te comprends. Tu verras, les lits sont exquis.

Et nous continuâmes de discuter, tout en suivant le préfet bizarre et Snape. Nous arrivâmes devant une porte de cachot peu accueillante. Le préfet se posta devant, sorti sa baguette, et s'exclama.

_Serpensortia !

Une petite vipère sorti de sa baguette et se coula le long de la porte, pour rentrer dans un petit orifice. Un cliquetis se fit entendre.

_Tadaaaaam ! A vous les jeunes. Je rentre, je ferme la porte et vous essayez chacun votre tour. Weiss, t'es pas obligé, surtout que tes serpents sont…brrr. Bref, à dans quelques minutes !

Le garçon tira la porte et s'engouffra dans la salle commune.

_Wha. C'est…très Serpentard comme serrure, ironisai-je.

_Incroyablement Serpentard, renchérit Alex. Les membres des autres maisons ne peuvent pas voir la porte, et s'ils arrivent à la faire apparaître, et à trouver le sortilège pour la déverrouiller, un maléfice se trouvant dans l'orifice permet d'identifier les serpents. Si c'est un serpent non identifié…je ne préfère pas savoir ce qu'il se passera. C'est ton cousin et ses amis qui ont eu l'idée de ce système, et Slug a tellement trouvé ça génial qu'il a convaincu le directeur de le mettre en place.

_Pourquoi ça ne m'étonne pas, soupirai-je. Mais, nos serpents ne sont pas identifiés !

_Ne t'inquiète pas. Ce soir, les nouveaux serpents sont enregistrés. Slug a dû laisser le sort pour deux nouveaux serpents. A toi l'honneur !

Je jetai un regard à Snape qui approuva d'un mouvement de tête. Je n'avais jamais exécuté ce sort. J'inspirai un grand coup, et sorti ma baguette. J'en étais très fière. Marron brillant, presque bordeau, 22,7 centimètres et ventricule de dragon.

_Serpensortia ! clamai-je.

Rien ne se passa au début, et puis, doucement, un minuscule orvet blanc sorti de ma baguette. Ses écailles changeaient de couleur au fur et à mesure qu'il bougeait, comme un arc-en-ciel. Il se tourna vers les garçons et siffla doucement, sortant ses crochets, qui luisaient d'un poison sans doute mortel. Il se coula en silence vers l'orifice et le cliquetis se fit entendre. Alexander me lança un regard impressionné.

_Magnifique serpent.

Je lui lançait un petit sourire gêné et poussait la porte. J'entrai timidement dans la pièce, et entendit la porte se refermer derrière moi. Les gens m'observaient en silence.

_Heum. Salut ! Tentai-je.

Le préfet étrange s'approcha de moi.

_Wha, du premier coup ! Bravo, Helann.

J'entendis la porte s'ouvrir. Snape et Alex entrèrent dans la pièce.

_Bravo à toi aussi, Snape. Bon, maintenant que tout le monde est là, on peut procéder à la formation des chambres. Donc.

Il sortit un petit papier froissé de sa poche.

_Heum. Première chambrée, Serah Helann, Alice Mordrer, Lucy Sari, Callie Avenge et Meline Occlun. Venez, venez ici.

Nous nous approchâmes donc.

_Alors. Voici Serah. –Il me désigna- Alice –Il désigna une jeune fille aux immenses cheveux noirs et aux yeux marrons. Un sourire barrait son beau visage.- Lucy –Il se tourna vers une fille indienne, sans doute métisse, à l'air doux.- Callie –Mon regard se tourna vers une fille assez petite, aux cheveux bruns, courts, et aux yeux verts pétillants.- et enfin Meline –La fille qui restait avait des cheveux roux flambloyants, qu'elle avait coupé en un carré tombant, des yeux bleus et un air mystérieux sur le visage-. Voilà. J'espère que vous vous entendrez bien. Allez, montez dans votre chambre !

Et c'est ce que nous fîmes. En silence, Callie ouvrit la porte, et nous nous retrouvâmes devant un magnifique dortoir, avec des lits à baldaquins couverts de liserais dorés, des draps verts émeraude tendus, et il y avait une immense fenêtre, prenant presque tout un pan de mur, qui donnait sur les profondeurs du lac. Je me sentis immédiatement chez moi. Ma première réaction fut de me diriger vers la fenêtre et contempler les créatures du lac avec émerveillement.

_C'est génial ici ! s'exclama Lucy.

_Nous avons sans doute hérité de la plus belle chambre, dit Meline.

_C'est vraiment trop beau, murmura Alice.

_Hey, venez voir, la salle de bain est grandiose ! cria Callie

Les filles se précipitèrent dans la dite salle de bains. Je me contentais de trouver mon lit. Par chance, j'avais celui tout près de la fenêtre. Mes valises trônaient sur le lit spacieux, et une forme blanche attira mon attention.

_Snow !

Je pris mon chat dans mes bras et le câlina. Les filles arrivèrent et défirent leurs valises en discutant. Nous passâmes la soirée ainsi, à bavarder de tout et de rien. Nous finîmes par nous endormir, épuisées et pleines d'excitation et d'appréhension pour le lendemain.