Chapitre 03 : Un week-end en famille.
Ce fut des hurlements de rires d'enfants dans la rue qui la réveillèrent. La fenêtre de sa chambre donnait sur un parc moldu. Il était très fréquenté par les enfants du quartier. Au départ, elle n'appréciait pas trop le bruit mais certains rires cristallins étaient si beaux et apaisants qu'il lui arrivait de rejoindre les enfants pour jouer avec eux.
Drena s'étira lentement membre après membre tel une chatte. Son corps nu n'était recouvert que d'un drap de soie noire. Il faisait si chaud cet été. Elle était enfin en week-end. Elle avait tout son temps jusqu'à midi après tout Hermione ne l'attendait que pour le déjeuner. D'un mouvement de baguette, elle ouvrit les rideaux qui lui celaient le soleil. Ce dernier emplit la pièce de ses chauds rayons. Drena se mit à gémir de plaisir en s'asseyant. Ce serait un week-end formidable comme elle n'en avait plus vécu depuis des années. D'un "accio", elle attira le déshabillé de soie qui avait été nonchalamment jeté la veille sur une chaise. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine puis alluma la radio.
"Il est 10 heures ! Bonjour, aux Sorciers et sorcières de Londres ! Vous êtes à l'écoute de Radio Sorcier, la Première Radio du Monde magique ! Nous sommes aujourd'hui le samedi 23 juillet 2005 ! Nous commencerons aujourd'hui notre journal d'informations avec la mystérieuse disparition de notre Héros-Survivant Harry Potter. En effet, depuis mercredi déjà, plus personne ne l'a vu ! Ni ses amis, ni ses collègues, ni ses supérieurs ne l'ont vu depuis l'arrestation du Mangemort Nott. Tout le monde est très inquiet. Aurait-il fini par craquer ? Nous aborderons plus avant le sujet dans notre édition de 10 h 15. La suite de nos informations : Un groupe de moldu aurait pu voir…."
Angoissée, Drena avait posé ses mains sur sa poitrine. Harry avait disparu. C'est étrange Ron et Hermione n'avaient pas eut l'air plus inquiet que cela. Ils étaient pourtant les meilleurs amis du jeune homme et s'il avait des problèmes, ils se seraient inquiétés. Drena se dit alors qu'ils devaient savoir où il se terrait. Ce qui l'étonnait c'est qu'il ait attendu aussi longtemps pour "craquer" et quitter les feux des médias et du public. Bah… elle en saurait peut être plus pendant son séjour. Elle finit de préparer son habituel petit déjeuner.
Alors qu'elle le mangeait, elle admit au fond d'elle qu'elle avait tendance à vivre de façon routinière. Elle serait temps que sa vie "bouge" un peu. Elle laissa son esprit vagabonder vers son passé. Ce fut une erreur, ses pires souvenirs l'envahirent, ses anciens chagrins la submergèrent. Quand comprendrait-elle qu'elle n'avait plus de passé ? Que seul le présent et l'avenir comptaient ? Elle se dit qu'après son séjour chez les Weasley, il serait peut être temps de chercher à rencontrer des hommes. Et oublier son ancien amour ! Elle voulait se marier ! Dans sa famille, c'était dans l'ordre des choses de convoler. Et puis, ce n'était pas en étant une simple secrétaire qu'elle ferait une "carrière" mirobolante. Elle n'avait pas pu passer ses ASPIC's et le regrettait beaucoup ! Seul le mariage et la vie d'épouse, voir de mère, combleraient ses désirs. Elle se dit alors qu'elle n'avait jamais autant ressemblé à sa mère. Elle lava sa vaisselle et partit se doucher.
Comme à son habitude, elle se maquilla légèrement. Elle avait essayé une fois de faire un maquillage plus appuyé et elle avait eut l'impression de ressembler à une prostituée. Elle jeta un sort de séchage à ses cheveux et décida de ne pas les attacher cette fois-ci. Elle revêtit une petite robe d'été toute rouge et enfila des ballerines de la même couleur. Elle attrapa son petit sac de voyage et y fourra deux ou trois robes légères, un ou deux t-shirts ainsi qu'une jupe, un short et un bikini. Elle savait que les Weasley habitait près d'une petite rivière, peut-être aurait-elle le temps d'aller s'y baigner. Elle finit par mettre ses affaires de toilettes, ses mules et son ensemble de nuit. Elle éteignit tous ses appareils et sortit sur son palier qui se trouvait côté sorcier. Elle transplana.
C'était une ravissante petite maison blanche qui apparut sous ses yeux. Elle ressemblait beaucoup à l'un de ces charmants petits cottages si typiquement anglais. Drena appuya sur la sonnette. Elle put entendre l'air typique de Big Ben qui résonnait dans toute la maisonnée. Elle eut un petit rire, c'était nouveau !
Soudain, la porte s'ouvrit sur deux grandes silhouettes aux cheveux roux qui l'entraînèrent dans l'entrée telle une double tornade. Des dizaines de questions et de compliments plus ou moins bien tournés lui furent adressés. Des mains baladeuses et des baisers mouillés aventureux lui furent exagérément prodiguées. Fred et George en étaient les "infâmes" pourvoyeurs. Ils étaient littéralement fous d'elle mais elle n'avait jamais daigné leur céder quoique ce soit. Néanmoins, ils la faisaient tant rire qu'elle leur pardonnait toujours leurs séances de pelotages intensifs. Elle vit arriver Hermione.
- Drena, je suis contente que tu restes tout un week-end !
- Moi aussi, Hermione !
- Mes beaux-frères ne t'ont pas trop embêtée ?
- Comme d'habitude !
- A ce point ?
- Eh les filles ! Jamais nous ne ferions de mal à une si charmante damoiselle ! Pérora George.
- Tout à fait, George, elle est si belle et si fragile que nous aurions peur qu'elle se brise !
- N'importe quoi, les garçons ! Moi, fragile ?
La conversation continua sur ce registre, elle ne connaissait tout ce beau monde que depuis cinq semaines. Mais les nombreuses soirées passées avec eux et leur simplicité alliée à leur hospitalité l'avait rapidement incluse à leur petit monde sympathique. Elle fut entraînée dans la salle dont les larges portes-fenêtres donnaient sur une terrasse largement éclairée par le soleil de juillet. Une immense table d'extérieur et des chaises recouvertes de coussins confortables les attendait.
- Ce midi, c'est barbecue ! Annonça Hermione.
- Ah, c'est vrai ? Je n'ai jamais mangé à un barbecue !
- Formidable ! Je suis contente de te le faire découvrir ! Au fait, j'ai trouvé le livre de décoration intérieure version sorcier, il est sur la table du salon. Je retourne dans la cuisine.
Les jumeaux rejoignirent à l'extérieur Ron à qui la jeune fille adressa un coucou. Le maître de maison était en train de griller la viande. Drena passa par la salle pour rejoindre le séjour. Elle s'installa et commença à compulser le livre. Depuis son arrivée, elle entendait les deux enfants de Ron et Hermione qui jouaient et rigolaient à l'étage. Percy, 4 ans, et Ginny, 3 ans, étaient deux enfants si vivants et si heureux de vivre. Alors qu'elle souriait à entendre leurs éclats de rire tonitruants, Hermione s'approcha d'elle.
- Nous allons passer à table ! Tu pourras emmener ce livre chez toi, si tu veux !
- Oh merci, Hermione !
- Les enfants, vous descendez ? Le repas est prêt ! Hurla Hermione en direction de l'étage.
Elles entendirent alors débouler les deux petits bouts de choux suivis par une personne au pas plus lourd. Drena, qui s'était approchée pour accueillir ses petits amis qui descendaient l'escalier avec maladresse, leva la tête. Elle ne put, alors, s'empêcher de détailler la haute silhouette qui apparaissait sous ses yeux. Devant elle, un homme aux cheveux noirs en bataille la dévorait de ses yeux verts. Ainsi, voilà où se terrait le magnifique survivant. Magnifique, oui ! Drena dut se forcer à maintenir la bouche fermée tant le corps magnifiquement découplé de l'ancien gryffondor la faisait béer d'envie. C'était horrible, elle était toujours aussi impitoyablement amoureuse de lui. Les enfants se jetèrent dans ses bras, lui donnant ainsi l'occasion de détourner les yeux de l'homme de ses rêves. Ils lui posèrent mille questions auxquelles, elle essaya tant bien que mal de répondre. Ils échangèrent avec elle mille bisous mouillés. Alors que Harry s'approcha de Hermione et d'elle.
- Drena, je te présente Harry Potter, mon meilleur et vieil ami de Poudlard !
- Vieux, vieux ! Vas-y doucement, Hermy !
- Harry, je te présente Drena Black, la secrétaire de Ron et ma nouvelle meilleure amie! Reprit Hermione ironique.
- Enchanté Mademoiselle ! Black ? Dit-il en lui tendant la main. Seriez-vous de la "fameuse" famille des Black ?
Elle regarda cette magnifique main bronzée qui s'était avancée vers elle. Des souvenirs désagréables revinrent à l'esprit de la jeune femme. Néanmoins, elle mit sa pâle menotte dans cette grande main masculine.
- Cela dépend de quels Black dont vous voulez parler ?
- Je n'ai connu que certains d'entre eux et une certaine branche ! Les plus fréquentables étaient Sirius et Andromeda. Sinon, j'ai, hélas, rencontrées Bellatrix et Narcissa.
- Je suis de ces Black-là mais je me sens plutôt proche d'Andromeda.
- Vous avez la blondeur de Narcissa et sa beauté ! Reprit-il d'une voix chaude et rauque.
Drena se mit à rougir sous le compliment. Elle avait croulé sous les compliments de quelques hommes ainsi que de Fred, George et Charlie. A part ce dernier, elle avait rarement réagi et frissonné à ce point. Heureusement, les enfants attirèrent son attention. Ils voulaient jouer avec elle.
- Ah non ! Intervint Hermione. C'est l'heure de manger. Harry peux-tu accompagner Drena et les enfants ?
- Pas de problème, nous y allons !
Alors que Drena prenait la main de la petite fille, Harry enleva dans ses bras le fougueux petit garçon. Il eut alors un geste qui donna des frissons à Drena. Il enroula son bras autour des épaules de la jeune femme. Elle tourna la tête vers lui assez étonnée. Il lui fit un sourire radieux. Elle se sentit fondre, il avait un regard si frais si gai. La seule personne qu'elle connaissait avoir un tel regard était son patron, Ron mais lui elle n'en était pas amoureuse.
En parlant de son patron et de son épouse, ils les dévisageaient tous deux. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre comme si cela était naturel comme s'ils étaient un couple. Les jumeaux un peu jaloux de Harry auraient voulu s'asseoir de l'autre côté de Drena mais la petite Ginny avait déjà prit la place.
Alors qu'elle finissait de déguster, avec un plaisir intense une grillade accompagnée de frites, elle prit une aile de poulet qu'elle recouvrit généreusement de mayonnaise puis la dévora. Elle en avait plein les doigts. Elle se les lécha consciencieusement. Tout à son activité, elle se retourna étonnée vers Harry qui venait de gémir. Elle remarqua alors qu'il regardait ses doigts sur lesquels sa bouche et sa langue s'activaient. Elle se mit à rougir et cela empira quand elle entendit les jumeaux eux aussi gémir. Elle s'empressa de prendre une serviette et de s'essuyer les mains de façon normale. Elle prit son verre d'eau et plongea son nez dedans pour cacher ses rougeurs.
Une fois le repas fini, Hermione proposa une promenade le long de la rivière. Ils marchaient tous le long d'un chemin de halage. Drena papotait gaiement avec Hermione en jetant des regards de convoitises sur les fesses de Harry. Elle se passa la langue sur les lèvres suscitant un sourire chez son amie. Cette dernière l'interrogea sur le beau gryffondor.
- Dis-moi, Drena, je trouve que ton regard "traîne" beaucoup sur la croupe du beau Harry !
- Voyons ! Hermione, tu es mariée !
- Cela ne m'empêche pas de voir que mon meilleur ami déborde de sex-appeal. Alors, il te plaît le "survivant" ?
- Hermione…
- Tu ne réponds pas !
- Bon, d'accord… oui… il me plaît énormément. Il serait facile de tomber amoureuse de lui.
- A la bonne heure !!! Surtout que je suis persuadée qu'il te trouve lui aussi à son goût.
- Tu en es sûre ?
- Certaine, la dernière fois qu'il avait regardé une femme comme cela, c'était avec Ginny ! Je suis persuadée qu'il a eut le coup de foudre pour toi !
- Si seulement tu avais raison !
- Crois-moi !
Toute rêveuse, Drena n'écoutait plus vraiment le babillage de son amie qui s'était réorienté vers son sujet favori, ses deux enfants. Imperceptiblement au cours de la promenade, Harry s'était rapproché des deux jeunes femmes et s'était mis à parler à bâtons rompus avec Hermione. Puis celle-ci invoqua l'excuse de vouloir rejoindre son époux, laissant ses amis seuls. Pendant de longues, très longues minutes, pas un mot ne fut échangé entre eux. Puis l'audace des gryffondors poussa Harry à parler.
- Ron m'a dit que vous étiez à Poudlard la même année que nous !
- Oui, c'est exact !
- Je ne me souviens pas de vous !
- Vous pouvez me tutoyer, vous savez ! Ron non plus ne souvient pas de moi mais c'est normal !
- D'accord, je te tutoie mais toi aussi ! Et pourquoi c'est normal que nous nous souvenions pas de toi ?
- Parce que vous étiez tous obnubilé par Drago Malefoy et sa bande… Comment auriez-vous pu remarquer une fille aussi ordinaire que moi ?
- Ordinaire ? Ce n'est pas possible ! Tu es magnifique
A ces mots, les joues de Drena s'enflammèrent et elle bégaya.
- C'… C'est… c'est parce que je ne ressemblais pas à cela à l'époque !
- Et bien, ce n'est pas grave… on va rattraper le temps perdu, alors ?
- Comment cela ?
- Nous allons faire connaissance, devenir amis peut-être !
- Amis ?
- Oui, ou plus !
De nouveau, Drena se mit à rougir et baissa la tête. Elle fut encore plus rougissante quand elle sentit la main de Harry attraper la sienne et croiser leurs doigts. Elle releva la tête. Il lui fit un sourire ravageur et sûr de lui. Sans un mot, ils continuèrent à marcher savourant le simple plaisir d'être ensemble et de se tenir la main. A de nombreuses reprises, les jumeaux les regardèrent à la fois désolés d'être évincés et heureux pour leur vieil associé.
