Coucou !
Voilà comme prévus le nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaiera ! Je le poste rapidement donc il y a des chances qu'il y ait plus de fautes encore que d'ordinaire. Milles excuses mes seigneurs ! Merci à tous les anonymes (je pars en vacances dans quelques heures donc je n'ai pas le temps de tous vous remercier un par un, mais vos reviews me touchent beaucoup et je me rattraperai au prochain chapitre !)
Je me balance sur la chaise. J'ai mal. Mal à la tête, mal au ventre, mal au cœur. J'entends ce qu'ils disent derrière moi. Je l'entends elle. J'entends le son de sa voix. Et je la hais. Je la hais pour ce qu'elle a fait, pour ce qu'elle est devenue. Douleur. J'ai envie de vomir. Je me sens tellement sale. Mike et Tyler rigolent, pourquoi ? Je m'en moque. J'ai trop mal pour penser. Naïve.
Quelqu'un tire ma chaise. Clac ! Je tombe. La chute ne fait pas mal, c'est l'humiliation qui s'en charge. Ils rient tous, ils m'insultent. Je me tourne vers elle. « Bien fait pour ta gueule, salope. » Ses mots résonnes dans ma tête, ma brisent les tympans. Je ne sens plus rien, je ne vois plus rien. Je suis comme anesthésiée. Je reste là, assise par terre. Seule. Tout tourne, les couleurs se mélangent, se séparent et se rejoignent.
« Mademoiselle ! Miss Brandon ? Quelqu'un m'appelle. Un homme. Je connais cette voix. Alice, vous allez bien ? Il semble inquiet. Il existe encore des gens qui se soucient de moi ? Je relève la tête, brise ma bulle. Plus personne ne parle. Un silence lourd règne dans la pièce. Mr. Weber est penché vers moi, un air soucieux sur le visage. Et d'un coup, tout me reviens. Tout. Notre amitié, son amour, le plan, la chute, la haine, l'humiliation. Tout ce putain de chemin parcouru depuis la première fois que l'on s'est vue. Et j'explose en larmes.
Je me lève en courant, bouscule mon professeur sur le passage, ouvre la porte, heurte une personne sans m'arrêter. Je cours. Je pleure. J'ai mal. Je m'effondre sur le sol des toilettes du deuxième étage. C'est sale. Tout est sale. Moi, elle, ce carrelage, ce putain de monde dans lequel on évolue. Et Je hurle. Je crie. Je tape du pied comme une gamine de cinq ans. Je ne veux PAS de cette vie ! Je veux retrouver l'avant-Bella ! Je veux retrouver ma place! Et les mots sortent de ma bouche, tel un venin sur une plaie. Je crie ma colère, ma honte, ma haine.
« Tu es tellement égocentrique. Je lève les yeux. Rosalie Cullen se tient devant moi.
_ Casses toi ! Je crache. Elle hausse les épaules, contemple sa perfection dans l'un des miroirs avec suffisance, et sort.
Je suis seule. Jasper ne viendra pas cette fois. Jasper ne viendra plus. Mes larmes redoublent. Je suis finie. Je n'ai plus rien. Ni amis, ni copain. Plus rien. Je suis seule.
*** Changement de Pov.
Je marchais dans le couloir, consciente des regards fixés sur moi. J'étais belle, je le savais, j'en jouais. Tout en moi était un appel au sexe. De mes longs cheveux blonds à mon corps parfaitement moulé dans des vêtements de marque. J'avais la satisfaction d'être née jolie, canon même et je ne me lassais pas d'en apprécier les avantages. Les visages se tournant sur mon passage, les tipis dressés sous le pantalon de mes congénères masculins au moindre mouvement un peu trop « hot » de ma part, les perpétuelles avances. J'aimais être moi. J'aimais que l'attention de tous mes pairs soient entièrement fixés sur ma petite personne. J'aimais entendre les murmures appréciateur sur mon passage, voir les regards envieux.
Perdue dans cette introspection personnelle plus que jouissive, je ne vis pas la tornade brune qui courrait dans ma direction.
« Aïe ! Putain mais c'est ma journée ou quoi ? Criais-je après qu'elle me soit rentrée dedans. Je me retournais, prête à tuer la personne qui avait osé croire que heurter Rosalie Cullen serait sans conséquences. Alice Brandon. Elle ne s'était pas arrêtée. Elle continuait de courir dans le grand couloir blanc, parfaitement insouciante de m'avoir bousculé.
What a biatch ?
Non contente de tromper Jasper et de foutre la merde entre Bella et moi, elle se permettait de me rentrer dedans sans s'excuser ? Putain toi ma belle, tu vas m'entendre. Si tu crois que Bella est une garce, attends d'avoir affaire à moi. Et d'un pas féroce, je me dirigeais vers la porte par laquelle elle venait de disparaitre. Je la poussais et pénétrais dans les toilettes du deuxième étage. Et là. Je fus stupéfaite. Devant moi, la fille la plus exécrable, la plus mauvaise et la plus sure d'elle du bahut était assise, face contre le carrelage, sanglotant toutes les putains de larmes de son corps. Son corps enroulé sur lui-même, sa chemise mouillée, ses mains cachant son visage. Si elle n'avait pas été aussi détestable, j'aurai presque eut pitié. En fait… j'avais pitié. Mon cœur se sera à cette seule pensée.
« Je veux retrouver MA place ! Je veux pas cette vie ! » Commença-t-elle a hurler, geignant comme une gamine de cinq ans.
Ah non, en fait j'ai plus pitié.
_ Tu es tellement égocentrique. Murmurais-je, sachant qu'elle m'entendrait.
Elle releva la tête et ses yeux embués de larmes me poignardèrent tandis qu'elle semblait reprendre contenance.
_ Casses-toi ! Cracha-t-elle, impitoyable. Même chialant dans les toilettes les plus déguelasses du lycée, Miss monde faisait encore sa caïd. Je haussais les épaules, me regardais quelques secondes dans le miroir puis disparaissais, laissant la reine des glaces seule.
J'en avais presque oublié mon idée de vengeance. Tant pis, elle avait surement assez de problème en ce moment, je lui réglerai son compte en temps voulus.
A midi, je retrouvai toute la bande à la cafétéria. Bella me lança un regard noir, puis monopolisa l'attention de Mike Newton, un des joueurs de foot les plus pathétique de la Team en scrutant mon frère du coin de l'œil. J'aurai aimé qu'elle se voie à cet instant. J'aurai aimé quelle voie à quel point elle aussi pouvait être pitoyable, manipulatrice et narcissique. Parfois, je ne reconnaissais plus la Bella que j'avais prise sous mon aile il y a moins d'un an. Parfois, je me demandais ce qui pouvait encore nous lier l'une à l'autre. Je ricanais tout d'un coup. Si. En réalité, il y avait bien deux choses nous liant. Sa vengeance et…
« Rosie ! C'est une putain de maladie ou quoi ? D'abord Bella qui glousse se matin et maintenant toi qui rigole comme une sado dans ton coin ! Les filles, sérieusement, faut allez voir votre gynéco. Balança Emmett, me sortant de mes rêveries.
_ Emmy chou, c'est vrai ce qu'on dit ? Demandais-je sournoisement.
_ What Babe ? Que je suis mieux monté qu'un putain d'étalon ? Il envoya un clin d'œil à Lauren qui acquiesça avant de retourner à son « fascinant » magasine de fringues.
_ Nop. Je fis tourner ma fourchette entre mes doigts, et achevais. A ce qu'il parait, t'aurai des vers. Parce que si c'est le cas, je peux en effet te prendre un rendez-vous chez mon gynéco. Emmett s'étrangla dans ses pates avant d'éclater de rire.
_ Ahlala voyez cette demoiselle frustré, obligé d'en passer par de tels artifices pour espérer me mettre dans son lit. Mais voyons Rose, tu sais bien qu'il te suffit de demander et je suis tout à toi ! Répliqua-t-il très sérieusement en baissant la voix, me lançant un regard de braise par-dessous ses cils. Tyler qui avait suivit la fin de notre échange s'étouffa à force de rigoler.
_ Putain Em ! Cette phrase doit être la plus littéraire que t'es jamais sortie en 18 ans ! Jessica fut obligée de lui taper dans le dos tant il était hystérique. Le reste du groupe le regarda un instant, ne comprenant visiblement pas d'où venait tout ce ramdam. Emmett en profita pour me souffler.
_ Quand tu veux et ou tu veux, ma belle. Et moi de rétorquer en me rapprochant sensiblement de lui.
_ Je fais pas dans les petits calibres, désolée. Reviens me voir quand t'auras du poil au menton. Il sourit, porta son verre à sa bouche, mimant un toast et bue d'une traite.
Après ce fascinant échange avec le bisounours, je replongeais dans ma sphère vouée à maudire ma meilleure amie jusqu'à la treizième génération. Bien sur qu'il était normal qu'elle en veuille à Alice ! Bien sur qu'elle était en droit de haïr Edward. Mais merde, j'étais pour rien dans cette histoire ! J'avais été la pour recoller les morceaux moi, point barre ! J'avais parfaitement le droit de me préoccuper ausside mon frère et pas uniquement de ses plans de barge pour faire de sa vie un enfer ! Je connaissais le plan. Je savais ce qui arriverait prochainement, c'était irrémédiable, étais-ce pour autant que je ne devais pas me sentir mal pour lui ?
Est-ce qu'il allait tomber dans le piège ? Vous plaisantez ou quoi ? Bien SUR qu'il allait tomber dedans. Encore plus parce qu'il était Edward… et qu'elle n'était plus vraiment Bella.
La sonnerie des options se fit entendre, toutes les personnes faisant grec, latin et art-appliqué finissaient en hâte leur frugale pitance avant de courir rejoindre leurs salles de classe. Je vis Angela, Ben, et Lauren se lever. Cette dernière s'arrêtant pour embrasser langoureusement l'ours qui lui servait de petit ami. Tyler en profita pour s'asseoir plus proche de Bella, délaissant Jessica par la même occasion. Eric fit un croche-pate à Ben qui l'esquiva habilement et courut rejoindre sa copine. C'était la même scène jouée deux cent fois. Chaque jeudi, à 13h, c'était le branlebas de combat et les chanceux optionnaires se faisaient une joie de semer le bataclan dans notre routine minutieusement ficelées. Ne manquait plus qu'Alice Brandon, traversant joyeusement le réfectoire, toute heureuse de se rendre à son cours d'art appliqué pour que le tableau soit complet. Tiens, c'est vrai ça. Il manquait cette scène pour finir l'acte. Ou était-elle ? Je scrutais la salle, m'attendant à la trouver au milieu de son « club » d'amis fringués hautes coutures et aux allures de gays. Non. Je la cherchais alors chez les « fan des Louboutins » avec qui elle se faisait une joie de manger de temps en temps. Mais là non plus. Enfin, j'achevais mon inspection par la table d'Edward. Je ne voyais absolument pas pourquoi ils auraient mangé ensemble, mais c'était la dernière table à laquelle la reine des glaces auraient put avoir sa place, aucune autre n'était à sa hauteur. Mon frère mangeait avec sa horde. Ses clébards. Paul, Sam, Embry, Seth, Quil et Jacob. Une bande de chiens galeux traitant les femmes comme des objets sexuels. Là encore, pas d'Alice.
Elle n'aurait quand même pas ? Non… Alice Brandon ? Ridicule, irréalisable, Impossible !
Je me levais brusquement, laissant mon plateau quasi-intact sur place tellement j'étais impatiente de savoir si ma déduction était la bonne. Je faisais quelques pas, puis revint en arrière, mue par un instinct étrange, saisis la pomme placée à côté de mon assiette et repartis en direction du deuxième étage. Je montais deux à deux les marches, incrédule. Non. C'était tout bonnement impossible. Jamais elle n'aurait fait ça. J'ouvrais la porte des toilettes. Elle aurait préféré se pendre, s'écarteler, se brûler vive, se… Elle l'avait fait. Alice Brandon était là. Assise sur l'un des cabinets de toilettes. Les yeux fermés, le corps battant au rythme d'une musique imaginaire. Elle pleurait encore. Les larmes coulaient sur son visage, retraçant à l'infinie les deux sillons rouges qui marquaient les endroits sur lesquels l'eau revenait sans cesse. Elle n'était pas descendue. Elle avait passé tout ce temps à pleurer ici. Je me raclais la gorge. Elle sursauta et ouvrit les yeux. Son regard n'exprimait que folie. Elle me contempla, hébétée et ses sanglots redoublèrent tandis qu'elle se laissait glisser de la cuvette, atterrissant sur le sol sal du cabinet. Elle remonta ses jambes contre sa poitrine, pleurant à chaudes larmes, et les emprisonna dans ses mains. A cet instant, je ressentais de la honte. J'avais honte de ce qu'ils lui avaient fait. De ce que Nous lui avions fait. Finalement, peut-être ne valions-nous pas mieux qu'elle. Elle était là, seule, aux prises avec les humiliations quotidiennes que nous lui avions fait vivre. Avant, elle avait Jasper pour la soutenir, pour la faire avancer. Rien n'excusait ce qu'elle avait fait à Belle et à Jasper. Rien. Mais rien ne justifiait non plus le comportement de ma meilleure amie. Tout avait eut lieu il y a si longtemps, il y avait prescription. Le seul en droit de la haïr, c'était Jazz. Bella faisait passer cette sentence pour une juste vengeance contre ce qu'elle avait fait à son frère, la vérité c'est qu'elle se contentait de se faire plaisir, de satisfaire son côté sadique, de lui faire payer ce qu'elle avait entreprit il y a 1 ans. Cette perpétuelle recherche de vengeance m'épuisait. Je n'étais mêlée à rien, je n'avais de compte à rendre à personne. Lentement je m'approchais d'Alice. Elle recula en me voyant avancer ainsi. Je lui fis un sourire que je voulais bienveillant et me penchais sur elle. Doucement, je caressais ses cheveux noirs, elle trembla. Elle était si fragile à cet instant. Si loin de la reine des glaces. Si loin de la garce. Si loin de tout. J'avais mal pour elle. J'avais mal pour Jasper. J'avais mal pour Bella. J'avais mal pour Edward. J'aurai dut la haïr, j'aurai dut la détester, moi plus que les autres. La vérité c'est qu'à cet instant, je me sentais aussi misérable qu'elle. Je regardais la pomme et la posais sur les genoux d'Alice. Elle releva les yeux, une question muette dans le regard. Je haussais les épaules. Elle fit rouler la pomme dans ses mains et en croqua un bout. Je m'appuyais contre le mur du cabinet. Lentement, sans croiser à nouveau mon regard, elle l'engloutie. Lorsqu'il ne resta dans ses mains que le trognon jaune, elle le fit tourner plusieurs fois entre ses doigts fins. Ses yeux s'embuaient à nouveau. Ses prunelles s'encrèrent dans les miennes, j'y lisais son appel au secours. Je m'assis à côté d'elle et la prit dans mes bras. Moi et elle. Deux filles paumées, assises sur le sol crasseux d'un petit cabinet de toilette.
Tiens tiens. Rosalie semble connaître beaucoup de choses que nous ignorons encore. "Prescription" qu'elle dit, mais qu'à donc put faire Alice par le passée pour se faire haïr de la sorte... et surtout, qu'à fait Edward ? Le pauvre n'est pas très présent, mais ne vous en faites pas, il revient dès le prochain chapitre ;) Dès idées sur la cause de cette haine Edward/Bella et Bella/Alice ?
Review = Mieu que tout :)
Bisous. Monty.
