Hallo Leute! Ici KLR!

Je rentre de vacances et je vous poste le troisième chapitre.

J'espère qu'il vous plaira!

Chapitre 3 : Souvenirs d'un début sans larmes

Je m'écroule sur mon lit.

Je crois même que l'expression éclater en sanglots n'est pas suffisamment forte pour exprimer cette mer d'eau salée qui s'écoule de mes paupières...

J'implose, j'explose, je crève en sanglots

Je me recroqueville sur mon drap, enserre mon oreiller et plante mes dents dans sa douceur.

Pour ne pas hurler à quel point j'ai mal.

Pour ne pas réveiller les autres une fois encore.

Pour ne pas me mordre la langue jusqu'au sang.

On dit que c'est un bon moyen pour se suicider, si tu coupes cet organe d'un rapide coup de dents, tu te vides de ton sang très rapidement…

Mais je ne suis pas attiré par le suicide.

Peut-être parce que j'ai envie de vivre,.

Ou peut-être parce que, toujours dans la logique qui est la mienne, je n'ai pas le droit de me tuer tant que je lui appartiens.

Et j'ai peur que dans mon cas, ce soit plutôt la deuxième solution

Je pleure longtemps.

Je crois même que je n'arrête pas jusqu'au matin.

Je passe seulement par plusieurs phases.

Dans certaines, la douleur se réveille si brutalement et si douloureusement que je dois lancer un sort de silence pour que mes amis ne m'entendent pas. C'est dans ces moments que je n'arrive pas à me taire et je hurle, je gueule à en avoir mal aux muscles qui retiennent ma mâchoire.

Pendant d'autres, je me couche en croix et je laisse les larmes dévaler la pente de mes joues. Elles coulent, lentement, elles sont comme le désespoir, elles gagnent du terrain petit bout par petit bout, mais laissent toujours une trace de leur passage.

Je les perçois à la commissure de mes lèvres, puis je sens leur goût qui envahit ma bouche.

Un goût d'eau salée.

Cette eau par laquelle tout à commencer

Flash back

La divination…

Mais quelqu'un peut –il m'expliquer pourquoi sur le formulaire d'inscription à ce cours en troisième années, personne ne nous a prévenu du danger ? Pourquoi ?

« Saturne influence les humeurs ». Nul besoin d'être fin astrologue pour comprendre pourquoi la mienne est dans un état pareil ! Il suffit de me voir m'énerver depuis plus de deux sur ce livre à préparer mon contrôle du lendemain pour en saisir la raison.

Alors que Ginny tente pour la nième fois de me réconforter devant la cruauté de la vie, Ron pénètre dans la Grande Salle, un large sourire barrant son visage.

Alors que je lève un regard morne vers lui, son sourire s'élargit et il lance

« Tu as déjà vu des serpents trempés ? »

Je tique devant la question et lève un sourcil d'incompréhension.

« Écoute Ron… Je ne sais pas encore si c'est ces deux heures de divination qui m'ont embrouillée la raison ou si ta question n'a véritablement aucun sens, mais le fait est que je ne comprends rien et suis de trop mauvaise humeur pour tenter d'éclaircir ce point. »

Il me prend alors le livre des mains

« Ça tombe bien, il s'agit d'une chose impossible à expliquer. On ne peut que la montrer. »

Et sur ce, il m'attrape la manche et me traîne vers l'extérieur de la Grande Salle, me fait monter un escalier en trombe et s'accoude sur la rampe, les yeux fixés sur le couloir, comme s'il allait assister à la représentation d'un spectacle hautement comique.

. Je le regarde, hésitant entre le sermonner pour me détourner de

mes études et l'embrasser de me donner un prétexte pour échapper à aux quatre chapitres qu'il me reste encore à apprendre.

« Bon, alors qu'est-ce qui se passe ? »

Il s'exclame, incapable de contenir sa joie

« Les Dieux sont avec nous ! »

Je hausse une nouvelle fois un sourcil dubitatif.

« Hein ? »

Comme une évidence, il m'assène à nouveau

« Ils ont tous oublié leur cape ! »

Je soupire et ajoute

« Au risque de paraître un peu limité, tu pourrais m'expliquer la cause de toutes ces phrases sans queue ni tête ? »

Il pointe alors le doigt vers le bout du couloir et se met à jubiler, comme un gamin que l'on amène au cirque pour la première fois

« Les voilà ! »

Je me tourne et vois apparaître pas moins de quinze Serpentards, trempés jusqu'aux os, à tel point qu'on pourrait croire qu'ils étaient tous allé faire un plongeon sans se déshabiller dans le lac.

Si à première vue, la scène n'a rien d'amusant, en les regardant s'approcher, je comprends mieux les rires de mon meilleur ami.

Ceux qui sont caractérisés par leur classe et leur maîtrise de soi sont absolument hors d'eux. Ils jurent tous plus fort et plus atrocement les uns que les autres, s'engueulent, se renvoient la faute mutuellement et rougissent furieusement à chaque nouvel écroulement de rire des Gryffondors qui les observent. En un mot, ils sont ridicules.

Pour ne prendre qu'un exemple, Pansy Parkinson grimace, se tourne rageusement vers Blaise Zabini et siffle

« Tout est de TA faute ! Ne compte plus m'adresser la parole, Zabini, tu es le plus grand crétin que la terre ait porté. Ta bêtise nous fait tous honte ! »

« Si j'étais toi Parkinson, je me concentrerais sur ma propre stupidité avec d'agresser les autres ! Ton esprit d'analyse dont tu te vantes tous les jours est à ce point pitoyable pour que tu ne saches pas déterminer s'il va pleuvoir ou non ? »

Si j'en conclue par les mouvements désordonnés qui s'en suivent, il semblerait bien que la Serpentard lutte pour ne pas gifler le jeune noir et que celui-ci atteints des rougeurs encore jamais répertoriées bout colère face à cette situation.

Situation que Ron trouve absolument délectable vue les innombrables fois où il lance à la ronde

« J'adore ce pays. J'adore ce pays où il pleut tout le temps sans qu'on puisse jamais le prévoir ! »

La scène paraît surnaturelle, mais ce n'est pas elle dont je suis le spectateur.

La seule chose que je vois, c'est que le seul qui n'a pas perdu son calme affiche une simple petite moue contrariée en tordant ses vêtements pour enlever l'eau…et que ceux-ci collent sensuellement le corps de ce garçon aux cheveux presque blancs.

Il relève la tête et croise mon regard qui le détaille sans aucune pudeur.

À ce moment précis, si mon visage n'était pas déjà en feu à la vue de sa peau et de ses formes, il serait devenu définitivement cramoisi face au regard pénétrant que Malefoy, étonné me jette.

Fin du flash-back

Brusquement, les rideaux s'ouvrent dans geste brusque, et avant que je n'ai le temps de cacher ma figure ravagée par les larmes, les yeux noirs de colère de Ron me fusillent dans mon lit.

Alors que je me redresse vivement, ses deux mains viennent m'agripper les épaules, et il me secoue brusquement. Il grogne, blessé et peiné

« Pourquoi tu ne nous as pas réveillé bon sang ! Pourquoi ? »

Je bredouille, mal à l'aise

« Je ne voulais pas vous déranger…Vous ne dormez déjà pas beaucoup… »

Son ton monte encore d'un cran, je vois le visage énervé des autres garçons de mon dortoir qui me fixe

« On est tes amis oui ou merde ! À quoi tu crois qu'on sert ! On n'est pas là juste pour rigoler quand tu sors une blague stupide ! On est là pour quand tu as besoin de nous ! »

Je baisse les yeux, mais il ne se calme pas pour autant

« Je ne veux plus jamais me réveiller le matin et t'appeler pour me rendre compte que tu as encore jeté un sortilège de silence pour qu'on ne t'entende pas pleurer ! Tu m'entends ? »

Je me force à regarder dans le vide. Je sens que les larmes sont encore proches. Je me demande presque comment je peux encore contenir assez d'eau pour pleurer… J'en ai assez de ce désespoir, je le combats, me bat bien plus vaillement contre lui que contre mes sentiments pour Malefoy, mais il reprend le dessus.

C'est assez.

Je hoche la tête, ravale ma tristesse et tend un vague sourire incertain vers mon meilleur ami. Celui-ci hésite quelques instants, semble à nouveau sur le point de vociférer quelque chose, puis il se ravise.

Mon hochement de tête est un miracle comparé à certains matins, il sait qu'il ne peut pas m'en demander plus.

Il se dégage, puis d'un ton bourru me lance un

« Dépêche, on va être en retard… »

Je me lève sous le regard scrutateur des autres camarades de dortoir et leur adresse un faible sourire auquel ils répondent chaleureusement, trop heureux de me voir faire un effort.

Je m'habille rapidement, puis nous descendons à la Grande Salle.

Je m'installe à la table des Gryffondors et ne peux m'empêcher de couler un long regard à celle des Serpentards.

Drago n'est pas arrivé. Une vague de jalousie pareille à de la lave incandescente me remplit graduellement alors que les questions, toutes plus pressantes les unes que les autres s'accumulent dans ma tête.

Sa copine est venue cette nuit ? Est-ce qu'il l'a…touché ? Est-ce qu'elle a pris ma place dans son lit ? Est-ce qu'ils sont en retard à cause…de ça?

Dean à côté de moi, me voyant perdu dans mes sombres pensées me sert lui-même la tartine qu'il vient de se faire. Quand il la pose dans mon assiette, je sursaute. Il se détourne, comme s'il ne voulait pas que je le remercie, comme si me materner était la seule chose qu'ils pouvaient tous encore faire pour moi.

Alors que je murmure un faible mais sincère merci, les Serpentards entrent dans la Grande Salle.

Et à leur tête, Drago Malefoy et une jeune femme aux cheveux très noirs.

Je ferme les yeux, je me connais trop bien pour savoir que s'ils restent ouverts, je ne pourrais m'empêcher de les porter sur lui. Alors je ferme les yeux à m'en faire mal, la tête baissée vers mon assiette pour que les autres ne le remarquent pas.

Mais au bout de longues minutes, mon combat perdu d'avance, je retrouve la lumière et lève furtivement le visage vers la table à l'autre bout de la salle.

Pourquoi ai-je le droit au même spectacle chaque matin ? Pourquoi faut-il que chaque matin il y ait une fille la tête penchée dans une attitude parfaitement féminine qui le dévore du regard…et qu'il se laisse manger avec délectation ?

Mon regard est noir de colère et d'envie. J'aimerais être une fille, chaque matin, je désire être une de ces créatures perfides qui par leur sexe ont gagné le droit de s'afficher avec lui, de montrer au moins pendant quelques heures que Drago Malefoy leur appartient…Mais mon maudit corps de garçon me rappelle les évènements de la nuit passée, et je ne peux que la regarder avec haine.

Je sens un regard sur moi. Immédiatement je sais à qui il appartient. Si je ne sens jamais les autres, le sien me brûle. Je croise le regard gris de Drago qui me regarde sans le laisser paraître.

Ses dents viennent avec précaution mordre sa lèvre inférieure, dans un geste discret mais captivant. Un geste parfait pour qui me connaît si bien. Mon souffle s'accélère. Le temps de me demander si c'est à le voir ainsi jouer de mes réactions ou tout simplement parce que je désire appliquer le même traitement à sa bouche avec mes propres lèvres, il s'est détourné.

La fille aux cheveux noirs rit et minaude.

Je la reconnais celle-là. Elle était déjà là le jour qui a suivi ma fascination inexplicable.

Flash-back

Je me dirige vers la salle de métamorphose accompagné de Ron, de Hermione et de tous les autres Gryffondors de notre année, mais je ne parviens pas à prêter attention aux discussions qui m'entourent.

Depuis hier, je ne pense plus qu'à cet accident, ce regard qui a dérivé sur le corps de mon pire ennemi et qui l'a trouvé attirant. J'y ai passé toute la nuit à réfléchir sans trouver aucune explication.

Je ne suis pas arrivé à des conclusions très significatives, mais je sens juste que quelque chose n'est pas normal. Jamais je n'ai détaillé le corps de Ginny, ou même de Cho de la sorte. Elles sont pourtant féminines, tout en forme, magnifiques, superbes…

Pourquoi lui en plus ? Pourquoi en plus d'un garçon a-t-il fallu que se soit le Serpentard le plus détestable que cette école abrite ?

Cette situation me perturbe, surtout qu'après cette longue réflexion, je me suis endormi et mon rêve à fait ré apparaître le corps de mon ennemi, encore plus collé dans des vêtements trempés, la peau plus dévoilée, la douceur appelant le doigt, la main, le corps tout entier. Et, à aucun moment, je n'ai trouvé que le rêve exagérait, je mangeais Malefoy du regard et plus je le faisais mieux je me sentais. Plus chaud aussi, plus rouge, plus…excité.

Je secoue la tête. Je dois chasser ces pensées.J'ai une copine que j'aime et ce fichu corps appartient à un mec que je déteste. La question devrait se régler d'elle-même.

J'ignore pourquoi j'ai eu cette réaction, mais si Malefoy savait, il jubilerait de me plonger dans une confusion pareille, et je ne lui ferai pas ce plaisir.

Fort de cette résolution, j'accélère le pas.

Malheureusement, à ce moment, je vois débouler le clan Malefoy au grand complet qui se tend à notre vue, comme déjà excités par le combat qui dans quelques minutes va nous opposer. Je soupire. Combien de temps ces petits jeux mesquins vont-ils encore durer ?

Puis je me dis qu'après tout, c'est peut-être l'idéal pour chasser enfin Malefoy de ma tête.

La première provocation fuse.

« J'ai vu que tu prenais des cours particuliers en potions Weasley ! Je serais Rogue, je me méfierais. On serait encore capable de te croire quand tu diras que si le chaudron à exploser à la figure du prof, c'est parce que tu es un véritable manche ! »

L'envie de lancer des piques est une épidémie qui se propage vite. Aussitôt, tous les Gryffondors en sont atteints.

« C'est sûr que si c'était Goyle qui le faisait exploser, Rogue trouverait encore moyen de lui caresser la main pour le consoler d'avoir loupé sa potion. Mais il n'y a pas besoin d'attendre un cours de rattrapage. Trois petites heures et on verra qui d'entre les Gryffondors et les Serpentards feront péter leur chaudron ! »

Je ne prête plus attention aux autres. J'ai mon propre combat de mots qui m'attend. Le problème est que le regard étonné puis moqueur que m'a lancé Malefoy hier me poursuit et qu'il glisse à nouveau sur ses lèvres.

Comme s'il savait toutes les pensées qui m'ont assaillies quand je l'ai contemplé.

Sa voix est railleuse.

« Alors Potter, tu y droit quand toi aux cours de potions supplémentaires ? »

Je le foudroie du regard. Le sujet est devenu sensible depuis que, incapable de comprendre ce que Rogue avait marmonné pour m'empêcher de comprendre, j'ai fait fondre la table et ai passé les heures les plus pénibles de ma vie à récurer les choses les plus répugnantes et à préparer les ingrédients les plus ragoûtants.

Je réplique

« Quand tu te seras séparé de ta cour Malefoy. En d'autres mots, c'est pas demain la veille. »

Les piques fusent, toutes plus acides les une que les autres, et elles me font du bien, comme si tout était revenu à la normale.

Jusqu'à ce qu'une fille aux cheveux noirs aille se glisser au bras de Malefoy et se mette à minauder.

« Bon, on peut y aller…Je m'ennuie… »

La colère me prend subitement, stupidement.

Cette fille nous a interrompu. Cette fille a osé se placer entre nous alors que tous savant que quand les deux Princes de Poudlard s'affrontent, les autres laissent le champ libre.

Malefoy a l'air aussi mécontent que moi, il dégage son bras d'un petit geste sec. Sentant une ouverture, je ne peux pas m'empêcher de glisser

« Alors Malefoy, tu n'apprends plus la politesse aux petites putes qui se cramponnent à toi ? »

La suite, je ne comprends pas bien comment elle se déroule, mais je me retrouve collé à un mur, sa main sur ma gorge, son corps contre le mien. Et j'implore une divinité supérieure, car je ne perçois plus que lui, je ne ressens plus qu'une lame brûlante appliquée sur mon bas-ventre.

Le souffle de Malefoy siffle à mes oreilles. Mais alors que je m'attends à un grognement furieux, c'est une voix suave, prenante, qui remue mon ventre et me bloque la poitrine qui murmure.Cette voix qui montre que la position où nous nous trouvons n'est que le moyen pour que les autres ne nous entendent pas sans se douter de la réaction qui nous parcourt…qui me ravage.

« Et toi Potter, à ton avis, tu es plus doué au lit que « mes petites putes » ? »

Fin du flash-back

Ce fut la dernière réaction de Malefoy qui en plus de me faire frissonner ne toucha pas mon cœur.

Ensuite, il était trop tard.

HDHDHDHDHDHD

Hallo Leute! Ici GLR, et mon commentaire sur votre lecture…

Qu'est ce que vous en avez pensé ?? Moi je trouve ce dérapage () de situation très intéressant…

A votre avis, depuis combien de temps Malefoy a t'il dans l'idée de se retrouver au lit avec son Survivant national ?? Moi je pense que c'est un plan qui mûrit dans sa cervelle malefoyenne depuis une demi éternité au moins !!

Que nous réservent les amours très peu cautionnées par notre Sainte Mère l'Eglise d'Harry et de Drago…? C'est ce que vous saurez au prochain chapitre… où cette situation relativement bechissen (pourrie pour les non parleurs de la magnifique langue de Goethe) a peu de chance de s'améliorer… Mais sait on jamais ce que l'avenir nous réserve…(Ne trouvez vous pas que je fais bien la fille au courant??)

Zeit für Optimisten!! (ou pas?)

« Es ist zum Wahnsinnigwerden. Offiziell sind wir es ja schon! »