Le réveil fut difficile, pendant quelques secondes je me suis demandé pourquoi j'étais allongé sur le ventre et surtout à moitié allongé sur un corps chaud. La tête sur l'épaule de quelqu'un avec le bras posé sur un ventre qui respirait doucement étant encore en plein sommeil et mes jambes emmêlés avec les siennes qui faisait que ma cuisse touchée un sexe masculin pendant que le mien était contre une hanche.

J'eue vraiment du mal à me situer, je ne m'étais jamais réveillé aussi bien et détendu. D'ailleurs je ne m'étais tout simplement jamais réveillé avec quelqu'un, je n'avais eu que de brève aventure sans lendemain et sans sentiments. Heureusement la mémoire me revint assez vite pour m'empêcher de sauter hors du lit en tendant ma baguette, bien que je ne sache plus vraiment où elle se trouve.

J'étais dans les bras d'Harry et surtout nous avions fait l'amour, pour preuve la semence encore sur le torse de mon amour, collante et poisseuse, je me concentre pour lancer un sort basique de nettoyage, ne voulant pas bouger pour chercher ma baguette, merci Merlin, j'y arrive. Je me repositionne sur l'épaule d'Harry, le nez enfouit dans son cou pour le sentir, que c'est agréable ! Je ferme les yeux en me rappelant notre scène d'amour, c'était merveilleux, intense. Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis… Non, en fait je n'ai jamais été aussi bien et serein de ma vie.

Je caressais délicatement sa peau quand me revint en tête le mauvais sort, comment avais-je pu oublier ? J'eue presque envie de le secouer pour qu'il se retourne et que je vois où ça en était. J'avais vu les zébrures reculer petit à petit alors que je l'emmenais, et moi aussi par la même occasion, droit vers l'orgasme. Etait-ce une coïncidence ? Le baume avait-il fonctionné ou cela était autre chose ? Le sort avait-il reprit de l'ampleur ? Ou au contraire continuer à diminuer ? Et si j'avais mal vu et que je ne trouve pas à temps le remède ? Je resserre ma prise sur Harry de peur de le perdre.

- Severus ? Ça va ? Me demanda Harry inquiet.

Je ne répondis rien, allais-je bien ? Non certainement pas, je ne savais que lui répondre, j'étais perdu. C'était la première fois depuis longtemps que j'avais peur de ne pouvoir rien faire, je me sentais autant impuissant.

- Severus mon amour, désolé de te le demander mais pourrais-tu me lâcher ? Sinon tu vas me briser une côte ! Dit-il sur le ton de l'humour. Et dit moi ce qui ne va pas !

- Oh oui… Je… Oui. Balbutiai-je la gorge nouée.

Je desserre mon emprise sur lui, c'est à ce moment-là que je sentis les larmes que j'avais fait tomber sur son torse. Je m'étais laissé emporter par mes émotions, comme à chaque fois que j'étais avec lui. Je pris plusieurs respirations pour me calmer.

- Je m'inquiétais pour toi… Je… Pourrais-tu me montrer ton dos que je regarde l'évolution ?

- Oh oui bien sûr.

Il m'embrassa tendrement puis se mit sur le dos. Je vis tout de suite que les zébrures aux niveaux des chevilles avaient reculées, jusqu'au mollet pour l'une et au genou pour l'autre. La zébrure qui partait dans les cheveux n'y était plus, elle s'arrêtait dans le cou.

- Des changements depuis hier ? Demandai-je légèrement rassurer.

- Ca commence à me bruler de partout, comme d'habitude, mais je n'ai plus mal à la tête. Ça c'est encore rependu ?

- Prends une potion Harry, dis-je doucement, et non ça ne s'est pas rependu, au contraire !

- Comment ça ? Me demanda-t-il en se retournant et en prenant l'une des fioles sur la table de chevet.

- Les zébrures ont légèrement reculé, celle des cheveux a reculé jusqu'au cou, et aux chevilles sont remontés un peu.

- Le baume ? Me demanda-t-il juste avant d'avaler la fiole cul-sec.

- Sûrement, je ne sais pas… Dis-je hésitant.

- A quoi penses-tu ?

- Hum… J'ai remarqué qu'elles reculaient à chaque fois que je tapais dans ta prostate Harry. Dis-je un peu gêné.

Il se rallonge et se tourne vers moi, le regard coquin pour me répondre.

- Si je comprends bien, dit-il semblant réfléchir, nous allons être obligé de recommencer ? Mais…

- Mais…

- Je n'avais aucunement l'intention de ne pas recommencer mon amour. Me dit-il en déposant un léger baiser sur mes lèvres.

Je soufflais rassuré, j'avais eu peur qu'il regrette déjà d'être allé aussi loin.

- Je ne regrette rien, me dit-il semblant lire en moi, je t'aime Severus.

- Moi aussi je t'aime Harry.

Sans que je m'y attende il me fit basculer sur le dos et se mit sur moi, nos corps se frôlaient pendant que nous nous embrassions. Chaque baisers étaient différents, tendre, passionné, langoureux, amoureux avec tant de goût différent. Il caressait mon corps comme si j'étais un joyau, j'adorai cette idée et j'en faisais de même. Je fis glisser un doigt le long de sa colonne vertébrale qui le fit frémir, en descendant toujours plus bas pour attraper ses fesses et le plaquer un peu plus vers moi. Quand nos érections entrèrent en contact nous ne pûmes nous empêcher de gémir de plaisir. Il ondulait sur moi pour accentuer cette sensation, Merlin cela faisait bien longtemps que je n'avais plus était maître de mes émotions à ce point, me laissant guider par la plaisir.

Il joua quelques secondes avec l'un de mes tétons puis descendis pour attraper mon érection, ce qui m'arracha un petit cri surpris par cet attouchement. Ce n'était pas comme notre première fois, je n'étais pas dans l'urgence, je prenais mon temps et lui aussi. Et à cet instant c'est lui qui dominé la situation et étrangement j'avais envie que cela continue. Ne pas être maitre de la situation était relaxant et imprévisible, ce qui n'était que plus excitant !

Harry ondula vers le bas de mon corps, déposant des baisers sur le chemin menant à ma virilité bien dressée. Il la pris en main pour me masturber lentement, une torture irrésistible, puis donna quelques coups de langue sur mon gland, je dus me mordre la lèvre pour ne pas gémir mais ne put empêcher un coup de rein involontaire. Il prit mon gland en bouche et j'étouffais une nouvelle fois un gémissement de pur plaisir.

- Ne te retiens pas Sev, j'adore t'entendre gémir… Me dit-il taquin.

Puis il me prit complétement en bouche et je ne pus et ne voulut retenir un gémissement tellement fort qu'il me fit rougir. Je glissai mes mains dans ces cheveux encore plus ébouriffés que d'habitude, accompagnant ses mouvements sans le forcer. Il me suçait et m'aspirait en même temps, et quand il se mit à caressait mes testicules je compris que je n'allais vraiment pas faire long feu.

Je ne retenais plus du tous mes gémissements et n'avais certainement pas le temps d'en rougir, je n'avais jamais rien sentis de pareil, c'était la première fois qu'on m'apportait une telle caresse. Je n'avais toujours eue et donné que le minimum vital, mais ça c'était avant Harry, avant d'être amoureux.

- Harryyy, je vais… je vais… venir. Réussis-je à articuler difficilement.

Mais au lieu de se retirer comme je l'aurai pensé, il redoubla de vigueur. Pris dans ce plaisir dévastateur j'empoignai les draps de chaque côté de mon corps en gémissant comme un perdu, et c'est quand je sentis un doigt titiller mon anneau et commencer à le pénétrer délicatement que je m'arque bouta violemment et éjacula dans la gorge d'Harry, ma vue se brouilla quelques secondes pendant que je m'écroulais haletant sur le matelas.

- Wouah, dis-je après quelques minutes, c'était… Merveilleux ! Ajoutai-je en prenant sa main qu'il avait posé sur mon torse pour le caresser.

- Content que ça t'ai plu, me dit-il le sourire aux lèvres puis m'embrassa avant d'ajouter en rougissant, c'était la première fois que je le faisais.

- Et moi la première fois qu'on me le faisait, qu'est-ce que ça sera quand tu seras un expert ! Dis-je en riant franchement.

Il rit avec moi, puis m'embrasse de nouveau, baiser que j'approfondis volontiers avec une passion débordante. Je pris Harry dans mes bras pour le positionner au-dessus de moi puis écartai les jambes espérant qu'il comprenne ce que je veux. Je prends sa main droite pour l'apporter à ma bouche et lécher en toute perversité trois de ses doigts, je vois son regard s'agrandir d'étonnement puis s'assombrir de désir.

- Tu veux que… je sois en toi ? Me demanda-t-il.

- Je veux que tu sois mon premier Harry, je t'aime, je veux te sentir me remplir ! Dis-je étonné de mes propres mots bien qu'ils soient vrais.

- Merci. Me répondit-il émus en insérant un doigt en moi.

C'était étrange, ni agréable, ni désagréable, juste une gêne étrange. Mais quand il se mit à faire quelque va et vient avec ce doigt je ne pus m'empêcher de me demander ce que cela allait donner avec sa hampe de chaire de taille tout à fait respectable. Il continua de me regarder en se glissant doucement vers le bas de mon corps, prenant mon sexe qui avait déjà repris de la vigueur et mit un deuxième doigt en moi. La pression qu'il exerçait me faisait oublier assez longtemps cette gêne pour que le plaisir vienne de nouveau rapidement sous ses allers et retours et mouvements de ciseaux.

Mon sexe fut de nouveau capturé par un antre chaud et humide, et je compris pourquoi en sentant un troisième doigt rejoindre les autres, mais les vagues de chaleurs produites grâce à la bouche chaude d'Harry me firent très vite oublier ce détail ! Au contraire je bougeais le bassin pour m'enfoncer un peu plus dans cette bouche et par la même occasion je faisais des vas et vient sur ses doigts. Il cessa sa caresse buccale ce qui me fit grogner de mécontentement entre deux gémissements et accentua les mouvements de ses doigts en les tournants, cherchant sûrement ma prostate. Et ce fut une première pour moi de m'entendre crier ainsi mon plaisir avec une simple petite pression, Merlin s'était donc ça ! J'en avais presque jouis. Pourquoi n'avais-je jamais tenté de la trouver moi-même ?

- Viens ! Voulus-je ordonner sans grande conviction certainement avec la râle de plaisir qui suivit cette demande.

A mon plus grand plaisir il ne se fit pas prier pour enlever ses doigts et les remplacer délicatement par sa verge. Elle rentrait petit à petit en moi, c'était presque une torture, je le voulais en moi rapidement ! C'est sur cette idée que je mis mes jambes autour de lui et l'attira violemment en moi, heureusement qu'il toucha tout de suite ma prostate pour empêcher la douleur de trop remplacer le plaisir. Il attendit quelques secondes puis commença à onduler doucement avec des mouvements amples tout en m'embrassant. Une douce torture, j'en avais raté des sensations en étant toujours le dominant, mais je ne regrettais pas que ce soit Harry, après tout, les autres n'auraient sûrement pas été aussi doux que lui !

A ma demande il accéléra ses coups de reins et la pièce fut emplie de nos gémissements. J'avais du mal à avoir une pensée cohérente et encore moins à aligner deux mots cohérents mais rien n'importer à par Harry et tout ce plaisir qu'il diffusait en moi. Je voulus me masturber pour ressentir encore plus de plaisir et à cette vue Harry fut pris d'une frénésie destructrices, il releva le haut de son corps pour pouvoir me regarder me toucher et me pilonna comme je n'aurai jamais pu l'imaginer. Il touchait presque à chaque fois ma prostate et un coup plus puissant que les autres me fit rejoindre les limbes de mon premier orgasme, et certainement pas dernier, anal. Je tremblai et jouis sur mon ventre et mon torse en criant sans aucune pudeur. Après quelques coups de reins en plus Harry me rejoignit avec un long gémissement rauque.

Il s'allongea sur moi pour m'embrasser et nous nous enlaçons le temps de reprendre notre souffle.

Après un rire causé par nos ventres qui crièrent famine au même moment, nous nous rendîmes dans la cuisine pour manger un morceau. Je n'avais jamais vu Harry mangeait d'aussi bon appétit ce qui me fit grandement plaisir. Je l'avais observé en descendant les escaliers en boxer, tout comme moi, les zébrures s'étaient encore rétractées un peu plus, j'en fus soulagé et cela me confirmait un peu plus que ce n'était pas vraiment le baume mais plutôt le fait que nous faisions l'amour, pourquoi ? Je n'en savais rien mais si s'était bien cela, alors nous n'allions certainement pas nous privés, si le traitement était aussi agréable… Il faudrait que je vérifie tout de même ce fait la prochaine fois que nous ferions l'amour, donc certainement dans quelques heures !

HPSS HPSS

Je n'avais jamais été obsédé par le sexe, enfin, sauf quand j'étais jeune, les hormones évidements, mais n'ayant de relation amoureuse, le sexe a vite été compensé par les potions. Alors que depuis que j'avais commencé à faire l'amour avec Harry je ne pouvais plus m'en passer, j'en avais constamment envie.

Harry avait essayé sous ma demande de se masturber pour voir si son plaisir solitaire faisait le même effet, mais non, il s'est avéré que c'était seulement quand nous faisions l'amour tous les deux, j'avais été évidement terriblement excité de le regarder se toucher, et il n'avait pas manqué de me regarder avec un air de défi et avait même poussé le vice jusqu'à se préparer devant moi. Autant dire qu'après qu'il ait jouis et remarqué d'un regard que les zébrures n'avaient pas reculés, je l'avais pris avec une bestialité que je n'avais jusqu'alors jamais eue.

Le fait que le mauvais sort prenait du recule que quand nous faisions l'amour tous les deux n'était qu'une piètre excuse pour faire l'amour plus que régulièrement. J'avais l'impression de découvrir une nouvelle sexualité, et avec Harry j'avais compris que je ne l'avais jamais vraiment découverte, me cantonnant à me libérer simplement de la tension qui m'habitait. Avec lui s'était différent, nous faisions l'un comme l'autre attention à ce que l'autre prenne beaucoup de plaisir. Etait-ce ça l'amour ? Certainement et j'en profitais grandement. Il est certain que je n'ai jamais été aussi heureux que depuis que je m'étais réveillé dans ce manoir.

Harry n'avait plus que de légères douleurs supportables alors j'avais abandonné les potions antidouleurs, en ayant beaucoup en stock, mais je m'étais mis à faire des baumes cicatrisants et du lubrifiant cicatrisant pour Harry et moi. Tout comme Harry j'aimais autant être dominant que dominé alors nous échangions souvent nos places et avions besoin autant l'un que l'autre de prendre soin de cette partie de notre anatomie que nous malmenions plusieurs fois par jour. Je faisais ces potions avec l'aide d'Harry qui s'était grandement améliorer depuis la fin de ses études à mon plus grand plaisir, et il aimait ça !

Et moi qui pensait ne jamais avoir été autant gêner qu'au moment où j'avais découvert dans la bibliothèque un livre sur les potions « Potions pour plus de plaisir », j'en fus détrompé le jour où nous fûmes découvert par un Neville plus rouge que jamais alors qu'Harry jouissait en moi et que je me répandait sur le sol. Il était parti sans demander son reste ne revenant que trois jours plus tard avec notre promesse que nous ne le ferions plus dans cette pièce et que nous ferions attention à l'heure de sa venue.

J'aurai pu le menacer de ne rien dévoiler de ce qu'il avait vu, mais j'avais appris à connaitre Neville et je savais pertinemment qu'il ne dirait rien à personne. Il avait fait comme si de rien était, bien qu'il regardait l'endroit où il nous avait découvert à chaque fois qu'il passait la cheminée, le rouge aux joues.

Harry allait toujours au Magenmagot, et j'en avais découvert un peu plus sur les lois qu'Harry avait grandement aidé à faire voter ou abolir. Neville était toujours au courant de ce qu'il s'y passait car son oncle faisait partie des membres, tout comme lui en fera partie quand son oncle lui donnera sa place, ce qu'il ne souhaitait pas immédiatement. C'est grâce à lui que j'appris qu'Harry avait fait voter des lois en faveur des créatures magiques, ce qui avait fait grandement défaut dans la guerre, car une grande partie s'était rangée du côté de Voldemort à cause de cela. Il dépoussiérait le monde magique tout en gardant les vieilles traditions si importantes aux sangs-purs, tant qu'elles respectaient tous les êtres vivants.

Il avait aussi prôné les mariages sangs-purs et sang-mêlé, arguant la consanguinité qui donnait des héritiers le plus souvent fou ou stériles, ce qui n'était pas peu dire.

J'avais été tellement obnubilé par son père que je n'avais vu en Harry que ce je voulais quand il était à l'école, un point de vue totalement erroné. Harry ne cherchait aucunement l'attention, au contraire, et ne se mettait jamais en avant, même quand il le méritait amplement comme avec toutes ces lois qu'il avait contribuées à appliquer alors que cela faisait des siècles que d'autre essayaient. Il avait aussi aidé à la restructuration du ministère. J'ai été vraiment abasourdis par toutes ces confidences faites par Neville, Harry m'avait parlé de tout cela mais ne m'avais jamais dit qu'il y avait joué un rôle aussi important.

Heureusement que Neville était là ! Nous avions dépassés depuis quelques jours le stade du vouvoiement, nous appréciant trop pour cela. Je l'avais aussi remercié, ce que je faisais rarement, pour le Rapeltout et pour le journal qui m'avait aidé à comprendre et aider Harry. Journal que maintenant je recevais quotidiennement pour me tenir informé des dernières nouvelles.

Harry avait retrouvé la forme, il ne restait du sort que le cercle noir dans son dos, cela m'inquiétait car malgré tout ce que nous pouvions faire il ne disparaissait pas, mais plus aucunes zébrures n'entouraient le corps de mon ange. Il avait fallu bien deux semaines pour qu'elles disparaissent toutes, et cela faisait une semaine de plus que nous essayons de trouver un moyen de lui enlever cette dernière marque. C'est encore Neville qui nous aida, alors que nous parlions avec Harry de l'avancer de sa santé dont il demandait régulièrement des nouvelles.

- Etrange que ce cercle ne parte pas, avec deux puissants sorciers dont un maître des potions vous allez trouver, il faut juste du temps et vous en avez maintenant que les zébrures sont parties. Dit-il d'un ton rassurant.

- Oui, nous allons trouver. Dis-je convaincu par Neville.

- Et si… Commença Neville en pleine réflexion, avant de reprendre toujours un peu absent comme s'il se rappelait de quelque chose. Et si le fait que tu es utilisé ta magie pure pour purifier le sang de Severus avait tout de même eue un effet ?

- Pourquoi n'y avons-nous pas pensé ? Dis-je après un long silence en le regardant ébahie.

- La marque était là avant Nev, dit doucement Harry.

- Oui mais elle était infime, peut-être qu'elle n'aurait pas dû devenir la marque qu'elle est maintenant, ce n'était peut-être qu'un début des zébrures rouges feux que tu avais, si du venin s'était mélangés à ce sort ?

Nous gardions tous trois le silence, réfléchissant à cette possibilité. Il fallait que je voie le souvenir de cette bataille, peut-être aurai-je des réponses en voyant les sorts lancés ? Je n'avais jamais osé demander plus de détail à Harry sur cette confrontation, voyant qu'il ne voulait pas vraiment en parler, mais il le fallait.

- Harry… Est-ce que je peux voir le souvenir de cette bataille s'il te plait ? Dis-je d'un ton calme pensant qu'il allait être difficile à convaincre.

- D'accord, répondit-il simplement, mais je te préviens tout de suite que je ne viendrai pas avec toi. Finit-il presque résigné.

- Pas de problème Harry, je peux comprendre.

Neville qui était resté silencieux depuis ma demande se leva et s'excusa puis partie pour nous laisser seuls, prétextant qu'on l'attendait ailleurs. Il devait penser qu'Harry ne voulait pas lui montrer, et il avait sûrement raison. Après tout, Neville était au courant de beaucoup de chose sur Harry, mais pas de ça, il y avait sûrement une raison. Et j'étais à la fois pressé de le voir pour découvrir si quelque chose pouvait nous aidé et inquiet de ce que je pourrai bien y découvrir.

Nous sommes montés dans un bureau dans lequel je n'avais jamais mis les pieds. Il était grand, plus grand que celui du directeur de Poudlard, avec un nombre incalculable de babiole, du plus basique au plus rare, il y en avait même dont je ne savais même pas la fonction. Il fit un geste de la main devant une petite bibliothèque et elle s'ouvrit en son centre pour laisser place à une autre pièce, aussi grande qu'une chambre. Il y avait une pensine aux armoiries des Potter sur le côté, et des étagères avec plusieurs souvenirs. Il s'avança, posa sa baguette sur sa tempe, en sortit un souvenir et le déposa dans la pensine. Puis recula sans me regarder et partit se servir un verre de Whisky-pur-feu, chose qu'il ne faisait presque jamais, sauf quand il avait passé une dure journée. Cela me nouer l'estomac, qu'allais-je découvrir ? Je n'attendis pas plus, abrégeant mes questions et ces souffrances je plongeai la tête dans la bassine.

Souvenir

Harry marchait dans la forêt semblant savoir où il allait, il avait l'air calme et serein mais surtout déterminé. Il sortit des arbres pour se retrouver dans une clairière face à Voldemort et une bonne trentaine de partisans. Je le voyais serrer sa baguette dans sa main mais il ne fit aucun mouvement pour bouger.

- Ah le grand Harry Potter a enfin décidé d'arrêter de faire tuer les autres par sa faute ? Demanda-t-il d'un rire cruel. Bien finissons-en ! Se reprit-il voyant qu'Harry ne répondait pas. Avada Kedavra.

Je vis impuissant le rayon vert filer sur Harry et le toucher sans qu'il ne lève le petit doigt, j'en étais bouleversé, bien plus que je ne le montrai, c'était un souvenir, mais un souvenir terriblement vrai, bien que je sache qu'il était en vie j'aurai aimé l'avoir près de moi pour m'en assurer.

Je vis un brouillard épais et quand je me retrouvais de nouveau dans la clairière avec Harry je compris, il ne m'avait pas montré la partie avec Dumbledore, et je le comprenais, cela n'appartenait qu'à lui.

Comme Harry me l'avait dit, après l'ordre donné à Narcissa pour voir si Harry respirait elle lui redonna sa baguette qui n'était plus dans sa main et affirma à Voldemort qu'il était bien mort alors qu'il n'en était rien. Les partisans riaient et souriaient, pendant que Voldemort leurs disait que leurs heures de gloires aller enfin commencer, pendant ce temps-là Narcissa aida Harry à se relever. Il entama immédiatement le duel, essayant de lancer des sortilèges de mort que Voldemort évita, et Harry en évita de nombreux aussi, le couple Malfoy se battait brillamment, en quelques minutes tous les Mangemorts étaient immobilisés inconscients ou morts. Le voyant encore vivre Narcissa avait choisi le camp des vainqueurs, et elle avait eu raison ! Je vis Harry ordonner aux Malfoy de partir à l'orée de la forêt ce qu'ils firent sans un regard pour Harry.

Les sortilèges se succédaient, de mort, de découpe qui malheureusement n'échappèrent pas tous à Harry, je ne sais combien de temps dura le duel mais je les vis se torturer physiquement entre deux Avada, espérant vainement que l'autre mourrait par un autre moyen. Voldemort lança un puissant Endoloris qui malgré les nombreux autres frappa Harry qui avait tout comme le Lord faiblit, mais cette faiblesse l'envoya valser à trois mètre, perdant sa baguette à ma plus grande horreur. Voldemort jubilait, et en plus de la boule dans mon estomac j'en avais une dans la gorge, s'était le moment, ce moment qui hantait Harry. Il lança de nouveau un Endoloris qui dura plusieurs minutes à la limite de la folie, Harry était épuisé.

- Je vais t'apprendre à me défier et à vouloir m'humilier et me tuer ! Dit-il avec un sourire à faire froid dans le dos. Je t'avais organisé une mort rapide mais puisqu'il en est ainsi, tu vas souffrir Harry, tu vas me supplier de te tuer.

C'est avec une horreur sans nom que je le vis lancer un sort de déshabillement sur Harry, amorphe, puis il sortit son sexe, ridiculement petit même en érection. Il fit léviter le corps d'Harry qui n'avait aucune réaction et le pénétra violemment ce qui fit reprendre ses esprits à Harry, Voldemort l'immobilisa avec des cordes avant qu'il puisse se débattre. Harry lui cria d'arrêter, se débattait et pleurait, mon cœur se brisa à la vision de mon ange subir ça, je comprenais pourquoi Harry ne voulait pas venir, moi non plus je n'aurai pas voulu venir si j'avais su… Même si maintenant je savais ce qui rongeait Harry.

Voldemort était toujours en train de le prendre violemment, et Harry saignait abondamment en hurlant de douleur. Voldemort regarda ses yeux pour lire en lui, je pouvais reconnaitre la concentration pour ça.

- Tu n'es qu'un piètre occlument Harry, tu as bien réussi à me cacher tout cela sur ce traitre de Snape mais de toute façon il est mort maintenant, sans assez souffrir apparemment vu la trahison dont il a fait preuve ! Et en plus tu es amoureux de lui ? Oh l'amour, encore, un amour mort qui ne pourra jamais être le premier homme à te prendre le reste de pureté que tu avais ! Dit-il avec dégout en souriant cruellement. C'est moi qui te prends Harry, c'est moi qui fais de toi un homme !

Une vague de magie destructrice se libéra d'Harry, une aura rouge flamme, Voldemort fut éjecter loin d'Harry, avant même qu'il puisse réagir Harry lui lança un Avada sans baguette et informulé. Puis s'écroula sur le sol en tremblant et pleurant.

Fin du souvenir

Je fus éjecté du souvenir mais je suis pourtant resté un moment devant la pensine, essayant difficilement d'assimiler ce que j'avais vu, on avait fait du mal à mon Harry, de la pire des manières. Je n'avais finalement pas découvert le mauvais sort qu'il avait bien pu lui lancer. Je me retourne vers lui pour le voir recroquevillé sur lui-même a pleuré la tête caché dans ces bras. Je le rejoins pour le serrer dans mes bras, ils adulaient tous leurs Sauveur, s'ils savaient à quel prix il a vaincu ! J'en suis dégoûté, si le corps de Voldemort n'avait pas déjà été brûlé par Harry j'y aurai été de ce pas !

- Je suis désolé de ne pas avoir été là Harry, j'aurai dû te protéger !

- Ne dit pas de bêtise… Severus… Tu étais… Mourant. Réussit-il à articuler entre deux sanglots et ajouta après un moment. Je suis désolé Severus.

- Pour quoi ? Demandai-je perdu.

- Je n'ai pas pu te garder ma virginité ! Dit-il en éclatant une nouvelle fois en sanglot.

- Harry… Dis-je la gorge nouée en lui prenant le visage dans les mains pour voir son visage baigner de larme. Pour moi… Tu étais vierge, peu importe ce que ce monstre t'a fait, ce n'était pas perdre ta virginité, ça se donne à celui que l'on veut, ça ne peut se prendre. Dis-je affectueusement espérant qu'il voit où je veux en venir.

- Merci Severus… Je t'aime tellement !

- Moi aussi je t'aime Harry, tu es tellement courageux mon ange, mon Griffondor.

Je me figeai en voyant des larmes noires perlaient de ses yeux pour coulaient le long de ses joues. Je pris deux fioles pour récupérer ces larmes alors qu'Harry ne bougeait plus mais pleurait toujours ses larmes noires, puis cela cessa. Nous regardâmes tous les deux les flacons, je ne comprenais pas…

- Regarde mon dos ! Dit-il en enlevant précipitamment son t-shirt.

- Il n'y a plus rien ! Dis-je ébahie de ne plus voir aucune marque sur son dos. Comment ?

- L'amour… Me dit-il songeur. Dumbledore disait que c'était une magie que Voldemort n'avait jamais compris, je crois qu'en m'aimant alors que cela me rongeait m'a guéri, c'est ton amour !

Je souris et l'embrassa, je ne pourrai jamais l'abandonner.

- Harry… Comment as-tu fait pour réussir à… faire l'amour avec moi ? Cela n'a pas dû être facile, tu aurais dû m'en parler !

- J'avais honte… J'avais peur… Je ne voulais plus y penser Severus, je me sentais sale ! Sa a été difficile, mais nous avons pris notre temps malgré tout, puis une fois dans tes bras je ne pensais qu'à toi !

- Je l'espère mon amour, je t'aime tellement. Tu n'es pas sale. Je suis là maintenant pour t'aider quand tu en auras besoin, tu ne seras plus jamais seul.

- Merci Severus, merci mon amour d'être là…

...

Ne vous inquiétez pas il y aura un épilogue à venir, ou un chapitre entre les deux pour répondre peut-être à des questions que vous vous posez ? N'hésitez pas ! Merci de m'avoir lu.