Titre : Tu es dans mon cœur pour l'éternité

Rating : T

Disclaimer : Et non, ils ne sont toujours pas à moi !

Byakuya : Heureusement ...

Moi : Heyyyy !

Voici le second chapitre :) J'espère qu'il vous plaira autant que le premier ;) Merci à toute celle et ceux qui m'ont laissé des reviews :)


-Ex…Excusez-moi …Kuchiki-Sama. Mais il … Il s'est passé quelque chose… Votre … Votre femme est… blessée.

Sojun ouvrit de grands yeux et demanda :

-Où est-elle ?

-Dans… Dans le jardin. Près du bassin.

Sojun courut dehors et alla vers sa femme. Elle s'était tailladée les poignets et ouvert le ventre. Il vint près d'elle, et posa ses mains sur la blessure. Malgré ce qu'elle avait fait, elle restait la mère de son fils.

-So…jun… arrête… Je …l'ai … décidé…

-Asami … Pourquoi ?

-Parce que… je n'en…vaux pas…la peine…

Son souffle ralentit, et Sojun sentit son cœur s'arrêter. Il ne ressentit aucune émotion, à part de la pitié. Sa femme s'était suicidée. Ginrei arriva peu après, et releva son fils.

-C'est triste, mais je pense qu'elle s'est rendu compte du mal qu'elle à fait autour d'elle et elle n'a pu le supporter. C'est mieux ainsi. J'ai appelé Unohana, elle à amener Byakuya à Jyuushiro pour qu'il le garde le temps qu'elle l'amène à la quatrième. Mon petit-fils pourra de nouveau vivre ici en paix. Tu dois lui dire ce qu'il s'est passé Sojun.

-Je…Je sais. Mais…

-Ne t'inquiète pas, je vais t'aider, je reste ici, va voir ton fils.

-Merci père.

Sojun partit à la treizième en shunpo et vit son fils près de l'étang avec Jyuushiro. Il sourit en voyant Byakuya courir autour du Capitaine. Le petit sentit alors sa présence et releva la tête. Il courut vers son père.

-Père ! Vous êtes venu !

Sojun le prit dans ses bras et lui embrassa le front. Jyuushiro se releva, et vit bien que Sojun avait quelque chose. Il s'approcha de lui.

-Sojun ?

Le plus jeune posa son fils par terre et se mit à sa hauteur. Il prit un air grave.

-Byakuya. Je dois te dire quelque chose d'important.

-Qu'y a-t-il père ?

-Il s'agit… de ta mère.

Byakuya se mit à trembler, rien que l'évocation de sa mère lui rappelait ce qu'elle lui faisait.

-Elle… Elle vient de mourir.

Pour la première fois, Sojun vit son fils n'avoir aucune émotion. Il regardait son père dans les yeux. Jyuushiro s'agenouilla à coté de Sojun et passa sa main dans son dos.

-Ça va ?

-Moi oui.

-Comment ? Demanda le petit garçon.

-Elle… s'est suicidée.

Byakuya resta impassible. Il ne pouvait pas avoir de tristesse pour cette femme qui le battait dès que personne ne les voyait. Il était petit, mais très intelligent. Il vint juste dans les bras de son père et murmura :

-Je pourrais retourner dans ma vraie chambre maintenant.

-Oui mon fils. Tu peux revenir chez nous à partir de maintenant. Je suis désolé pour tout ce qu'elle t'a fait.

Le petit serra le cou de son père. Sojun se releva avec son fils. Jyuushiro s'approcha et embrassa le front de son ami.

-Tu es libre maintenant. Profites-en.

-Merci Jyuu-chan. Je vais retourner au Manoir maintenant. Je dois organiser ses funérailles. Ginrei est déjà en train de commencer.

-Tu veux de l'aide ?

-Pas pour l'instant, je vais aller chercher quelques affaires de Byakuya à la quatrième.

-Il vaudrait peut être mieux que tu rentre chez toi directement. Unohana…

Sojun comprit ce que voulait dire son ami.

-Humm tu as raison, tu pourrais ….

Jyuushiro sourit.

-Je vais y aller et t'amener ses affaires. Rentre avec lui.

-Merci Jyuu-chan, tu es un véritable ami.

Sojun rentra chez lui, et alla voir son père avec Byakuya. Ginrei avait prévenu tout le Clan, et celui-ci avait revêtu le vêtement de deuil. Car malgré ce qu'elle avait fait, le Clan ne pouvait pas se permettre de ne pas faire de cérémonie. Sojun demanda à une domestique de faire changer Byakuya, et il alla mettre son kimono blanc avec son obi noir. Sojun convint d'enterrer sa femme le lendemain après-midi. Jyuushiro arriva un peu plus tard, avec les affaires du petit Byakuya. Il alla directement voir Sojun dans son bureau. Il le trouva près de la fenêtre à regarder dehors.

-Sojun.

Il tourna la tête et vit son ami approcher.

-L'enterrement sera demain après-midi, si tu veux venir.

-Je viendrais, pour toi et Byakuya. Et en tant que Capitaine de la treizième division, je me dois d'être présent, comme les autres.

Le soir arriva et Sojun aida son fils à se mettre au lit. Byakuya n'avait toujours rien dit et cela l'inquiéta. Il embrassa son fils et s'apprêtait à partir quand Byakuya parla. Sojun se retourna.

-Pourquoi mère ne m'a jamais aimé ? Pourquoi est-ce qu'elle était toujours méchante avec toi et moi ? Elle ne nous aimait pas ?

-Je ne peux pas te mentir et te dire que ta mère nous aimait, je pense que tu es assez grand pour comprendre. Tout ce qui intéressait ta mère c'était mon nom. Le Clan Kuchiki comme tu le sais, est très puissant, et c'est tout ce qu'elle recherchait, le pouvoir du nom.

-Tu l'aimais toi ?

-Notre mariage était un mariage arrangé, j'ai été obligé de l'épouser.

-Alors… Je n'étais pas désiré ? Vous ne vouliez pas de moi ?

-Au début, quand ta mère m'a dit qu'elle était enceinte, j'avoue que cela m'a fait de la peine, car je ne voulais pas un enfant d'elle, mais… quand tu es né, quand je t'ai vu, je suis tombé sous ton charme, et je t'ai immédiatement aimé. Je me suis occupé de toi le plus que je pouvais, tu es mon fils, et je t'aime énormément.

-Mère ne m'a jamais rien dit, elle ne m'a jamais regardé comme tu me regardes en ce moment. Elle me détestait.

-Je suis désolé Byakuya.

-Tu vas te remarier ? Tu vas devoir avoir une nouvelle femme, même si tu ne l'aimes pas ?

-Je ne penses pas, mais je te promets de trouver la personne que j'aime.

-Bonne nuit, père.

-Bonne nuit Byakuya.

Sojun quitta la chambre, et alla dans le jardin près du cerisier. Il pensait à ce que lui avait dit son fils. Il ne sait pas ce que l'avenir lui réserve, mais il se promit, que s'il tombait amoureux un jour, il ne le cacherait pas à son fils.

Le lendemain, à l'enterrement, tout les Capitaines du Gotei 13, était venu à l'enterrement d'Asami Kuchiki. Byakuya était collé à son père pendant toute la cérémonie, et Jyuushiro les couva d'un regard tendre.

Pendant les mois qui suivirent, Sojun fut ensevelit sous une montagne de propositions de mariage, qui venait de tout le monde. Byakuya s'était prit au jeu de les regarder et de se moquer. Jyuushiro prenait soin de son ami, le faisant sortir de temps en temps. Plus le temps passait et plus Jyuushiro aimait son ami. Mais il ne le lui avoua pas. Il ne voulait pas le perdre.

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Byakuya avait bien grandi, il était maintenant âgé d'une quinzaine d'années et venait d'entrer à l'Académie des Shinigamis. Quand il n'avait pas cours, il s'entraînait au boken dans le jardin du Manoir. Mais, chaque jour, Yoruichi arrivait par les toits et lui retirait le cordon qui retenait ses cheveux, l'agaçant à chaque fois, il coursa Yoruichi dans tout le Seireitei, sous les yeux amusé de Ginrei et de Sojun.

-Tu crois qu'il va réussir un jour ?

-A la battre ? Non. On ne l'appelle pas la princesse du shunpo pour rien, sourit Ginrei. Mais grâce à elle, il va s'améliorer. Ton fils deviendra probablement le meilleur chef de Clan que les Kuchiki n'aient jamais connu.

-Je dois aller voir Jyuushiro. Ça te dérange de t'occuper de Byakuya ?

-Tu vas souvent le voir en ce moment. Tu t'entends bien avec, je suis content, c'est un homme très bien. File le voir, je m'occupe de mon petit-fils, dès qu'il revient avec Yoruichi. Profite de ta soirée, tu restes au travail trop longtemps.

-Merci Père. Passe une bonne nuit.

Sojun quitta sa propriété sous les yeux réjoui de son père. Ginrei n'était pas dupe, il avait très bien vu l'attirance qu'avait Jyuushiro pour son fils, mais celui-ci était tellement occupé qu'il ne s'en rendait pas compte.

-Deux idiots. Murmura-t-il en rentrant.

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Jyuushiro et Sojun étaient tout les deux installés dans le salon du premier. Le Capitaine aux cheveux blancs avait préparé du thé.

-Tu croules toujours sous les demandes en mariage ?

-Toujours ! Byakuya m'aide. C'est amusant parce qu'il les trie, il dit « nan » « nan » « peut être » « nan » etc, et les range en pile par terre.

-Il n'y a encore pas eu de oui ?

-Aucun. Je pense qu'il ne veut pas revivre ce qu'il à vécu étant petit avec sa mère. Je le comprends.

-Et toi, dans tous ces peut être il n'y a aucune femmes qui te plaît ?

-Certaines sont très jolies, mais… aucune ne m'attire vraiment. Imagine que j'ai même des demandes en mariage venant d'hommes.

-Ah bon ? Et … Est-ce qu'ils sont attirants ?

-JE suis un homme… Et …

-Serais-tu homophobe Sojun ? Demanda Jyuushiro avec une pointe de tristesse.

-Non ! Bien sur que non, mais c'est … pas normal… Enfin, je ne sais pas si je pourrais être attiré par un homme. Et puis, je ne vois pas ce qui pourrait les attirer chez moi.

-Tu veux vraiment savoir ce qui pourrait attirer des hommes chez toi ?

-Euh …

-Moi je vais te le dire.

Jyuushiro s'installa en face de son ami et commença sa liste.

-Déjà, tu es très beau, tu as un corps à fait damner un saint.

Il leva sa main et caressa sa joue.

-Tu as des pommettes magnifiques, des yeux ravissants, un petit nez charmant, et des lèvres… qui donnent envie de les embrasser, pour en connaitre la douceur.

En disant cela il passait ses doigts sur tous les endroits cités. Doucement il caressa du doigt les lèvres du noble. Sojun ne savait plus quoi dire ou faire, il voyait dans le regard de son ami, une lueur qu'il n'avait jamais vu, celle de l'envie. Il rougit quand il vit son ami se rapprocher encore un peu et passer sa seconde main sur son bras.

-Tu as une peau douce, des mains fines, de longs doigts, un corps svelte et bien proportionné.

Jyuushiro s'approcha encore plus et murmura à son oreille.

- De jolies oreilles, des cheveux noirs doux et soyeux. Un visage fin.

Le souffle de Jyuushiro fit frissonner le noble, le plus vieux le vit et sourit à ce constat. Il osa alors caresser doucement le cou du noble, et laisser ses doigts glisser sur sa peau découverte. Il souffla légèrement sur la peau diaphane près de sa bouche, et entendit un soupir lui parvenir.

-Jyuu…shiro…

Celui-ci sourit en l'entendant prononcer son prénom ainsi. Il avait envie de l'embrasser mais… Il se retint et se recula. Il plongea ses yeux dans ceux de son ami et vit le trouble de Sojun.

-Pourquoi ? Murmura le noble.

-Parce que tu ne t'ai jamais rendu compte que j'avais des sentiments pour toi. Mais tu es également mon ami, c'est pour ça que je n'ai rien dit.

Sojun ne répondit rien, mais il ne savait plus quoi faire. Jamais il n'aurait pensé que son ami puisse avoir des sentiments pour lui. Mais quand il réfléchit un peu plus, il y avait bien des signes. Jyuushiro était toujours attentionné envers lui, il prenait soin de Byakuya, et était toujours très gentil.

Le plus vieux voyait son cadet réfléchir à tout ca, et il ne put résister plus longtemps. Il posa ses mains sur les joues du noble et délicatement, il brossa de ses lèvres celle du plus jeune. Il ne fit que les effleurer, et il fut content de savoir qu'il n'avait pas tort pour la douceur des lèvres du noble. Il se recula, ne voulant pas abuser. Mais il sentit alors deux bras passer autour de son cou, et des lèvres venir chercher les siennes pour un baiser plus franc. Le cœur de Sojun manqua un battement quand il sentit les lèvres contre les siennes. Mais il n'avait pas détesté ça, au contraire, il avait aimé, son cœur s'était subitement emballé. Heureux, Jyuushiro passa sa langue sur les lèvres, pour qu'elles s'ouvrent, Sojun les ouvrit, et il sentit la langue de Jyuushiro venir chercher la sienne pour entamer un doux ballet sensuel. Le plus vieux passa ses bras autour de la taille de Sojun et colla leurs corps l'un contre l'autre, augmentant la tension. Ils se séparèrent un peux plus tard, pour reprendre leurs respirations, Sojun regarda son ami.

-Jyuu…Chan…

Celui-ci lui caressa tendrement la joue.

-Je suis désolé Sojun. Je ne …

-Chutt, je … c'est moi qui… ai voulu …

Jyuushiro attira son cadet dans ses bras, et celui-ci posa sa tête dans son cou, il put sentir son odeur, et la trouvait très agréable.

-Je t'aime depuis très longtemps maintenant. Je t'ai toujours aimé, mais je ne t'ai jamais rien dit, car je sais comment cela ce passe dans ta famille. Je ne veux pas être une gêne pour toi, alors je préfère que l'on reste ami, que risquer de te perdre complètement.

-Jyuushiro…

Le plus vieux s'écarta et regarda son ami, il pouvait lire de la confusion dans son regard. Il lui sourit.

-Tu es troublé et confus, alors, tu devrais rentrer chez toi. Je ne veux pas te gêner plus que tu ne l'es déjà.

Sojun se leva et réajusta son vêtement. Jyuushiro fit de même et ils allèrent vers la porte d'entrée. Se retournant, Sojun prit Jyuushiro dans ses bras pour une simple étreinte.

-Merci Jyuushiro, je te promets de réfléchir à tout ça.

-De rien, tu es mon ami, et tu le resteras, quoi que tu choisisses.

Sojun le quitta et entra directement dans sa chambre. Il était vraiment troublé par ce qu'il c'était passé. Jamais il n'aurait pensé que son ami puisse avoir ce genre de sentiment pour lui, mais il ne pouvait pas lui en vouloir, après tout, c'était lui qui avait voulu prolongée cette douce étreinte. Il n'avait pas pu s'en empêcher, comme si … il était un aimant. Il s'habilla de son yukata de nuit et vint s'allonger dans son lit. Il passa ses doigts sur ses lèvres, se rappelant du goût de celles du capitaine aux cheveux blancs.

C'était la première fois qu'il embrassait un homme, qui plus est son ami, mais il avait aimé, il n'avait jamais vraiment eu de relation avec sa femme, sauf quand Byakuya a été conçu. Il était donc assez inexpérimenté, aussi bien en relation avec des femmes, et encore plus avec des hommes. Il ne voulait plus s'engager dans une relation, puisque la plupart des personnes ne le voyait qu'en tant que Chef du Clan Kuchiki, et non comme Sojun Kuchiki. Et la seule personne qui était réellement attiré par lui, qui l'aimait pour ce qu'il était vraiment, était son meilleur ami. Il voulait trouver l'amour, et avant de s'endormir, il se dit qu'après tout, il trouvait Jyuushiro séduisant, et savait qu'il pouvait ressentir autre chose que de l'amitié pour lui, la preuve en était le baiser qu'ils avaient échangé. C'est sur cette réponse qu'il s'endormit profondément.


Alors ? Ca vous plait toujours ?

A bientôt pour la suite :)