"Ah ouais! Mais il est carrément long, ce chapitre!" Voilà ce que je me suis dit en le voyant dans la rubrique Document Manager (Upload) de mon compte ^^! Il doit faire le double du précédent, mdr!
Bonne année tout le monde, j'espère que vous avez tous/toutes passé de bonnes vacances! Moi, c'était cool, mais maintenant, je suis en partiels, et ça fait mal Blol!
Donc, chapitre 3 de The Veil on Your Power!
Pour ceux/celles qui lisent l'anglais et que Bleach intéresse, je viens de publier un nouveau oneshot, Ocean. Pairing, Ichigo/Byakuya. (J'adore ce pairing! Et Aizen/Ichigo, aussi, mais bon, je digresse)! Jetez-y un coup d'oeil!
Je tiens aussi à remercier tous mes reviewers, merci de votre soutien, et de votre enthousiasme, ça me fait chaud au coeur, et me motive pour continuer à écrire. Merci, vous êtes les meilleur(e)s!
Bisoux à vous tous/toutes, et...
REVIEW!
Chapitre 3 :
Bleu.
Blanc.
Noir.
Rouge.
Jaune.
Argent.
Cheveux.
Peau.
Maquillage.
Sang.
Pupilles.
Menottes.
Et le rictus infernal d'un scientifique timbré.
Qui sourit lorsque je crie.
Qui rit lorsque je pleure.
Qui me promet une éternité de souffrance à ses côtés.
Je ferme les yeux.
Le lendemain de notre étrange rencontre avec Ichigo, nous roulâmes bien trop lentement à mon goût vers le lycée. De fait, j'étais torturée par l'impatience : j'avais hâte d'en apprendre plus sur notre mystérieux nouveau condisciple, malgré notre habitude de rester à l'écart des humains. Lorsque nous arrivâmes, nous vîmes Ichigo qui descendait de voiture, et nous garâmes près de lui tandis qu'il s'éloignait en direction des bâtiments. J'ouvris la portière et m'apprêtais à le héler, lorsqu'il s'arrêta net, et tourna la tête vers la lisière de la forêt, comme un chien à l'affût. Et nous les vîmes. Près des arbres, une demi-douzaine de punks se tenaient debout, et l'observaient, un sourire narquois aux lèvres, ce qui nous sembla être des sabres de bois dans les mains. Ichigo fronça les sourcils, mais s'avança lentement vers eux, avant de s'arrêter à quelque distance. Nous ne bougeâmes pas, mais dressâmes l'oreille. Mais dès qu'Ichigo fut à portée, les punks l'encerclèrent, et deux d'entre eux l'empoignèrent pour l'immobiliser. Il ne bougea pas, se contenta de regarder celui qui semblait être leur chef.
L'homme s'avança vers lui, et nous vîmes qu'il était armé d'un coup de poing américain. J'esquissai un geste pour intervenir, mais Edward me retint par le bras.
-Attends, souffla-t-il à mon oreille.
Je m'immobilisai, tendue comme un arc en direction du garçon, dont les bras étaient tirés dans le dos.
-Nous t'avons finalement trouvé… Kurosaki Ichigo. (Il lui assena un coup de poing dans l'estomac. Ichigo se plia en deux). Toi et ta tignasse orange. (Il le frappa à nouveau, au visage, cette fois, et la tête du garçon partit en arrière alors que quelques gouttes de sang jaillissaient. Curieusement, Jasper ne broncha pas, ni aucun de nous). Central…
-Je dois aller en cours, interrompit Ichigo.
-Oh ? Amusant ! Tu viens ici en tant qu'élève ? (Il lui assena une grande claque sur l'épaule, un sourire faussement jovial dévoilant des dents pointues). Moi aussi, figure-toi ! (Il lui enserra le cou dans le creux de son bras). Allons-y ensemble !
Il y eut un silence, puis il abattit de nouveau son coup de poing américain sur le corps d'Ichigo, qui ne tarda pas à tomber à genoux. Je me libérai de l'étreinte d'Edward, et commençai à avancer vers le groupe, avant de crier :
-Mais ça va pas, non ? Arrêtez !
Les punks s'immobilisèrent, leurs têtes pivotèrent dans ma direction et leurs regards avides me parcoururent de haut en bas. Mais le minuscule petit instant qu'ils détournèrent leur attention de leur proie leur fut fatal. Ichigo se redressa brutalement sur un genou, et envoya son pied dans le tibia de l'un de ses agresseurs, avant de bouger avec une vitesse hallucinante, presque digne des immortels que nous étions pour passer d'un homme à l'autre, utilisant tantôt ses pieds tantôt ses mains pour assener des coups précis à ses agresseurs. Un instant plus tard, ils étaient tous étendus à terre.
-Le prochain qui regarde une femme de cette manière me le paiera. (Il s'accroupit ensuite face au chef de la bande, et le saisit par le collet). Et si jamais tu te moques encore de la couleur de mes cheveux… je te tuerai.
Il avait murmuré les derniers mots à l'oreille de l'homme, mais je pus les entendre, et frissonnai en sentant toute la froide résolution que contenaient ses paroles. Il laissa retomber le vaincu, et se tourna vers moi. Je hoquetai en voyant que son visage ne portait aucune trace des coups qu'il avait reçus. Je m'approchai néanmoins de lui, posai mes mains fraîches sur ses joues, et inspectai rapidement et délicatement sa mâchoire.
-Tu vas bien ? J'aurais juré qu'il t'avait frappé plusieurs fois, mais tu sembles… indemne !
Il eut un très léger sourire.
-Je suis plus solide que j'en ai l'air, dit-il. Je te remercie d'être intervenue. Mais la prochaine fois, ne t'inquiète pas et passe ton chemin. Les situations de ce genre sont trop dangereuses pour que des… des femmes s'en mêlent.
-Serais-tu sexiste ? M'indignai-je.
Il me jeta un regard à moitié amusé.
-Je n'aime juste pas que des gens se mettent en danger à cause de moi. Je ne veux pas qu'on me protège.
Une nouvelle gravité naquit dans ses yeux alors qu'il prononçait ces mots. Et je ne pus m'empêcher de revenir au fait qu'il paraissait parfaitement intact après tous les coups qu'il avait reçus. Un coup de poing américain n'avait pas réussi à lui faire de mal ? Que cachait donc sa chétive carrure ? Nous passâmes devant ma famille, et les cinq vampires nous emboîtèrent le pas à quelque distance. Je savais qu'ils écoutaient notre conversation, et je décidai donc d'essayer de faire un peu parler Ichigo.
-Tu sembles avoir l'habitude de te battre.
Il ne me regarda même pas.
-J'ai été régulièrement brutalisé depuis l'âge de cinq ans. La couleur de mes cheveux ne m'aide pas exactement à me fondre dans la masse, vois-tu, surtout au Japon. Et certaines personnes… n'apprécient pas la différence. Du coup, j'ai été obligé d'apprendre à me battre assez tôt. Et à endurer les coups, aussi.
Il serra les poings.
-Mais personne ne t'a jamais aidé ? M'enquis-je, désagréablement surprise.
Il s'arrêta brutalement, la mâchoire crispée, le regard fixe, les phalanges blanchies par la tension qu'il infligeait à ses poings.
-Si.
Et il me planta là. Le reste des Cullen me rejoignit, et Jasper marmonna :
-Il a blindé ses émotions. C'est étrange. Je patine sur une surface lisse comme du verre, j'ai l'impression d'être sur un lac gelé, mais je peux sentir un tourbillon hurler sous la glace… C'est comme s'il avait enfermé ses émotions pour ne plus rien ressentir.
Emmett se tourna vers Edward. Nous suivions Ichigo à distance.
-Et ses pensées ?
Mon mari se concentra, et je le vis froncer les sourcils sous l'effet de la concentration, avant que ses prunelles ne trahissent une intense surprise.
-Elles sont… multiples ! Souffla-t-il, médusé. Il y a deux autres personnes dans sa tête. L'une… s'appelle Zangetsu. Et l'autre… Shiro. Et ils discutent ! Comme si c'étaient trois personnes indépendantes !
-Qu'est-ce qu'ils disent ? S'enquit Alice, curieuse.
Edward nous déballa alors à toute vitesse une série de phrases ponctuées de noms pour que nous puissions suivre la conversation.
-C'était ennuyeux, aibou. Si tu m'avais laissé prendre le contrôle…-Shiro-
…T'aurais peut-être déclenché la fin du monde, oui ! -Ichigo-.
Vous êtes censés travailler ensemble, je vous signale. -Zangetsu-.
C'est à mourir d'ennui, ici ! Personne à combattre ! J'avais une occasion de m'amuser, et tu m'as encore brimé, mon roi ! -Shiro-.
Oui, c'est vrai que tu es vraiment à plaindre, pauvre Shiro ! Je suis l'homme le plus recherché des trois mondes, mais tu ne combats pas assez !-Ichigo-.
Stupéfaits, nous le dévisageâmes.
-Ses pensées sont protégées par une espèce de voile au travers duquel il est extrêmement difficile de passer, expliqua Edward.
-Mais comment… ?
-Il est schizophrène, voilà tout, assena Rose.
-Son comportement extérieur n'a pas changé, contre Edward.
Il y eut un instant de silence.
-Bon, conclut Alice. Bella, continue à te rapprocher de lui. Invite-le à déjeuner avec nous et tâche de gagner sa confiance. Gardons un œil discret sur lui. S'il s'avérait n'être pas humain, nous devons nous assurer qu'il ne sera pas une menace.
Nous nous séparâmes, et, en classe, je proposai aux professeurs de m'occuper du nouvel élève pour qu'il ne se sente pas trop perdu, ce qu'ils acceptèrent avec une surprise non-dissimulée. Par chance, il était inscrit dans les mêmes matières que moi, et je m'installai près de lui à chaque cours. A l'heure du déjeuner, nous sortîmes ensemble, et il accepta mon invitation à déjeuner avec nous avec indifférence. Et lorsqu'il posa son plateau sur notre table, la cafétéria explosa en chuchotements. Mais la surprise des étudiants ne fut rien en comparaison de la nôtre lorsque nous vîmes l'effroyable quantité de nourriture que le garçon avait mise sur son plateau.
-Tu vas vraiment manger tout ça ? S'émerveilla Alice.
Ichigo acquiesça, et mordit dans son hamburger. Au cours de son silencieux repas, il posa les yeux sur nos plateaux intacts et fronça les sourcils, mais ne dit rien. C'est alors qu'une main s'empara de son sac et en versa le contenu sur le sol. Nous découvrîmes alors avec stupéfaction un lion en peluche jaunâtre dont j'aurais juré qu'il avait bougé lorsque le baraqué du matin s'en saisit en ricanant.
-Ooooh ! Gloussa-t-il. Comme c'est mignon ! Tu emmènes ton doudou partout avec toi, Kurosaki ?
Ichigo finit tranquillement de manger son repas, apparemment totalement indifférent aux rires qui éclataient dans la cafétéria, puis il sourit, et nous déduisîmes de l'expression médusée d'Edward que c'était en réponse à une réplique de son alter ego. Ensuite, il se leva, et posa une main sur l'épaule du baraqué, qui se retourna, le lion en peluche brandi bien évidence, et tout sourire. Ichigo le regarda un instant, son sourire se changeant en un rictus machiavélique, puis il projeta son poing dans la mâchoire du baraqué, avant de lui enfoncer son genou dans l'estomac et de le jeter au sol avant de l'immobiliser d'une clé parfaitement maîtrisée. Notre ouïe ultradéveloppée nous permit alors de capter quelques mots pour le moins étranges alors qu'Ichigo pointait discrètement deux doigts sur son adversaire à terre :
-Voie de l'emprisonnement n°1 : Saï.
Ichigo se releva avec négligence et s'essuya les mains comme si toucher son adversaire l'avait sali, et souleva le menton du punk immobilisé de l'index :
-La prochaine fois, dit-il avec une douceur feinte, j'utiliserai une voie de la destruction. Compris ? Et ne t'avise pas de parler de ce que tu as vu à qui que ce soit ou je te tue, c'est clair ?
L'autre ouvrit de grands yeux, mais ne dit rien.
-Bien, fit Ichigo.
Il se releva, ramassa ses affaires, remit la peluche dans son sac et quitta la cafétéria. Dès que la porte se fut refermée, le punk put remettre ses bras dans une position à peu près normale, et Edward commenta :
-Il n'a pas l'intention d'en rester là.
Alice ferma les yeux et se concentra un instant.
-Ce soir, 23h, sur la nationale qui va jusqu'à Seattle.
Nous acquiesçâmes puis rejoignîmes nos classes respectives. Tout l'après-midi, Ichigo sembla préoccupé, et je ne pus m'empêcher de me demander s'il discutait avec les deux personnes dans sa tête, Shiro et Zangetsu. Ce soir-là, lorsqu'il quitta le lycée, ce fut d'un pas lent, mesuré, pensif. Je suivis la Maserati noire d'un regard inquiet, puis montai en voiture avec les autres. Nous serions au rendez-vous du soir.
Un peu avant 23h, nous nous postâmes dans l'ombre des arbres, à la lisière de la forêt, et attendîmes l'arrivée d'Ichigo et du punk. A 23h précises, la lueur de deux phares troua l'obscurité, et nous vîmes la Maserati noire approcher à toute allure sur la route, avant de ralentir en arrivant à notre hauteur. Ichigo gara son véhicule sur le bas-côté précisément en face de nous, et alluma le plafonnier avant de jeter un coup d'œil à un morceau de papier. Il avait l'air soucieux, et une ride d'inquiétude s'était formée sur son front. Au bout d'un instant, il releva la tête, et nous vîmes qu'il était furieux lorsqu'il abattit un poing rageur sur le volant de sa Maserati avec un juron peu flatteur avant de descendre de voiture. Il la contourna pour s'adosser contre la carrosserie, et attendit, les yeux rivés au sol, les mains dans les poches.
Cinq minutes plus tard, un froissement dans l'air nous apprit que quelqu'un approchait, et nous fûmes surpris en voyant qu'Ichigo avait relevé la tête, et scrutait l'obscurité. Le groupe de punks du matin apparut brusquement en face de lui, mais il ne montra pas le moindre signe de surprise. Ils étaient vêtus de kimonos noirs, et portaient tous un sabre au côté.
-Kurosaki Ichigo, fit leur chef. Ça fait deux fois que tu menaces de me tuer, aujourd'hui, je trouve que ça fait beaucoup pour une seule journée !
Ichigo haussa les épaules.
-Alors tu n'as qu'à faire demi-tour avec tes hommes et oublier que tu m'as vu. C'est tout ce que tu as à faire si tu veux la vie sauve.
Il y eut un éclat de rire gras.
-Sérieusement ? Tu penses que tu pourrais vaincre six d'entre nous ? Nous sommes six ! Six ! Et du 11e Squad, en plus ! Tu n'as pas la moindre chance !
Ils continuèrent à rire, sous le regard presque ennuyé d'Ichigo.
-Tu sais quel prix le Central 46 offre pour ta tête ? C'est l'équivalent de quatre fois le salaire annuel d'un capitaine ! Avec ça, tout Seireitei va te tomber dessus !
-Sauf qu'ils n'en n'auront pas l'occasion parce que nous serons ceux qui auront la récompense ! Renchérit un autre en riant.
Plus de rires. Ichigo soupira.
-Vous vous trompez. Ils n'en n'auront pas l'occasion parce que vous n'aurez pas eu le loisir d'aller leur dire où je me cache. (Ils le dévisagèrent comme s'il était fou). Réfléchissez, dit-il sur le ton de la raison, j'ai vaincu votre capitaine, comment pourriez-vous me battre ?
Il avança d'un pas. Les six hommes se figèrent, et portèrent la main à leurs armes.
-Je vous en prie, n'en venons pas à la violence. Je cherche juste un endroit tranquille où vivre et mourir, alors… oubliez que vous m'avez vu.
Les six hommes se regardèrent.
-Aucune chance. Allez, si tu te laisses faire, on ne sera pas trop brutaux, promis !
Ichigo soupira derechef.
-Quel dommage. Je ne voulais vraiment pas en arriver là.
Et il tendit la main, paume vers ses adversaires. Les six hommes dégainèrent leurs sabres, et bondirent en avant, mais le garçon cria :
-Voie de la destruction n°33 : Sokatsui !
Un torrent de feu bleu se déversa de sa paume contre ses ennemis, qui furent stoppés net dans leur élan, et s'effondrèrent en hurlant, leurs corps à moitié calcinés tombant au sol avec un bruit mat. Ichigo s'approcha, et dit :
-Vous pensiez sérieusement avoir une chance ? Contre moi ? S'ils me veulent, qu'ils envoient des capitaines, pas des sous-fifres !
-Teme (NdA : « Toi » dans le sens "salaud", en japonais)… Fit péniblement l'un des hommes.
-Je suis navré. Mais je ne peux pas vous laisser aller raconter ce que vous avez vu.
Il tendit la main, et une boule d'énergie mauve s'y forma, se chargeant progressivement. Nous vîmes les yeux des six hommes à moitié brûlés s'agrandir tandis que l'un criait :
-Cero !
Il y eut un concert de hurlements atroces de terreur, parmi lesquels un « Bakemono ! » (Nda : « Monstre » en japonais) hargneux, puis Ichigo relâcha la sphère d'énergie, et les corps disparurent, entièrement désintégrés. Le garçon ne bougea pas pendant un long moment, la main toujours tendue en avant et les doigts toujours crispés comme s'ils tenaient toujours la boule d'énergie, puis, un long frisson parcourut sa colonne vertébrale et il ferma les yeux tandis que son bras retombait le long de son corps. Il glissa lentement à genoux, les poings serrés, et crissa des dents :
-Je suis devenu… pire que lui.
-Tu as tort.
C'était une voix de femme, douce mais énergique, et le garçon releva la tête, sur le qui-vive. Une silhouette fine émergea de l'ombre, et nous distinguâmes les traits d'une femme d'une vingtaine d'années, aux longs cheveux violets retenus en une queue de cheval haute, à la peau mate et aux yeux dorés presque félins.
-Yoruichi-san !
Elle sourit, et posa une main sur son épaule en un geste réconfortant.
-Tu as fait ce qu'il fallait. Ils seraient allés te dénoncer, et ils auraient envoyé Soi Fon et Mayuri pour venir te chercher. Ceux qui ont le moins de connexions avec toi. Peut-être même la garde royale, qui est exclusivement formée d'anciens capitaines. Même toi n'aurais pas réussi à tenir contre eux. Et tu aurais donné ce qu'ils voulaient à la Chambre.
Il y eut un moment de silence.
-Mais j'ai quand même abattu six faibles de sang froid. Ils n'avaient pas la moindre chance. Je les ai tués comme des chiens.
Yoruichi secoua la tête.
-Je ne comprends plus ce genre de sentiment depuis longtemps, Ichigo. J'ai commandé les commandos des missions spéciales pendant si longtemps que j'ai oublié ce que l'on ressentait la première fois que l'on assassine quelqu'un. En outre, tu oublies que les hommes de Zaraki ne jurent que par la mort au combat… Être tué par toi reste un honneur.
Le garçon hocha la tête avec un rictus amer.
-Allez, viens, dit-elle avec un sourire. Tu es mort de fatigue. Tu vas avoir de mauvaises notes, si tu ne te reposes pas. Et tu seras incapable de te défendre.
Il releva les yeux, comme après une révélation.
-En parlant de ça, Yoruichi-san… J'aimerais que vous demandiez à Urahara-san si des individus avec une peau très pâle et très froide, les yeux dorés qui changent de couleur et qui sont très beaux peuvent avoir quelque chose à voir avec moi.
-Beaux ? Ichigo, aurais-tu un crush ? (Se moqua Yoruichi, ne faisant qu'arracher un grognement exaspéré au garçon). Tu as vu des gens comme ça ?
Manifestement, il avait éveillé l'intérêt de la jeune femme, car ses pupilles étaient dilatées, et elle l'écoutait avec plus d'attention que jamais. Nous étions tendus comme des arcs, inquiets et angoissés.
-Oui. Ça vous dit quelque chose ?
Elle plissa les yeux.
-Je ne sais pas. C'est possible. Peut-être… Ils se sont montrés agressifs ?
Ichigo eut un léger sourire.
-Pas vraiment, non. Au contraire. Mais ils ont vu mon badge. Et ils ont entendu le Hollow de l'autre jour.
Yoruichi hocha la tête.
-Bien. Sois sur tes gardes, mais s'ils ne montrent pas d'inimitié à ton égard, alors fais de même.
-Ils sont humains ?
Elle secoua la tête.
-Si c'est ce que je pense, non. Ce sont des espèces de Bounto.
Ichigo se leva d'un bond.
-QUOI? Mais…!
-Oui, nous les avons détruits, mais il en demeure des espèces voisines. Mais rassure-toi, ils ne boivent pas les âmes.
-Quoi, alors ?
Il y eut une pause.
-Du sang.
Oh! Un cliffhanger! Mais qu'il est joli ce petit!
Alors, ce chapitre?
Dites-moi ce que vous en avez pensé!
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