« -Pourquoi me fais-tu languir ainsi ? Cette excitation que je ne peux évacuer me torture, me dévore de l'intérieur chaque fois que tu te comportes de cette façon. Je sais que tu testes ma résistance qui est confrontée plus durement à la tentation lorsque nous jouons. Nul besoin d'être attachée car toute forme de torture qui est incluse dans les règles que tu m'imposes, m'emprisonne dans une frustration grandissante. Je prie pour la délivrance. »

Je serre la ceinture au creux de ma paume gauche fermement, ne baisse pas mon regard que je m'efforce de rendre déstabilisant afin de l'intimider. Cela me plaît quand j'y arrive car je peux ainsi avoir de l'ascendant sur ma chère Teresa, abuser gentiment de mon pouvoir dont elle en abuse légitimement avec moi lorsque mon adorée me domine. L'autorité exercée dans le cadre de ses fonctions qui est utilisée par contre à bon escient, j'avoue me stimule, me motive, me poussant à l'ingéniosité surtout professionnellement. Dans l'intimité, je fais bon usage de ces sensations qui se sont imprégnées en moi au fil des années. J'use de ma créativité nouvelle, l'améliorant de jour en jour grâce à mon inspiratrice. Celle-ci affronte mon regard mais je remarque que le sien est à cet instant intrigué par ma ceinture que je n'ai pas encore lâchée.

Son corps s'est redressé car la manière dont je la tiens prête à confusion.

J'espère que ma tendre n'en déduit pas que je pourrais m'en servir en guise de fouet ? Je veux en être certain.

-As-tu la même crainte qu'avec celle du foulard ? désignant l'accessoire en tendant le bras.

-Non. Je n'en n'ai pas. Je m'interroge simplement au sujet de la manière dont tu l'as sers. J'admets que ça peut impressionner et effrayer.

Ma main desserre la ceinture, la désenroule puis la pose à terre comme si je me séparais d'une arme. Je m'agenouille doucement, tend mon bras vers son joli minois que le bout de mes doigts caresse afin de la rassurer une seconde fois.

-Jamais je ne pourrais te faire subir un tel traitement. Tu sais combien je déteste les rapports brutaux. Ce serait inhumain, dégradant.

La main de Teresa caresse ma joue tendrement, les yeux emplis d'amour.

-Je le sais. Je te connais. C'est seulement que….

Elle baisse la tête, stoppe la caresse, je soulève son menton avec douceur.

-Seulement quoi ?

-J'ai trouvé ton attitude très intimidante au point de ressentir de l'appréhension.

Je baisse mon regard, exprimant de l'embarras, culpabilise, le relève, affichant un sourire crispée et tourne la tête vers la gauche.

-Moi qui voulais justement t'intimider, écarquillant les yeux, pour apporter du piment. Je crois que j'ai surdosé le caractère de mon personnage.

Mon indulgente partenaire recentre mon visage face au sien puis caresse du bout des doigts l'ossature de ma mâchoire.

-C'est réussi ! étirant un demi-sourire, son regard qui me pardonne néanmoins. Teresa dépose un baiser sur ma bouche que je prolonge, l'embrasse ensuite sur la joue droite, soulagé.

Debout à nouveau près d'elle, je lui offre l'opportunité de me racheter, lui faisant cadeau d'un extra.

-Fais ce que tu as envie de faire. lui proposant avec générosité.

Ses belles émeraudes scintillent, son sourire s'élargit, son expression reflète celle d'une petite fille qui s'illumine de joie ainsi que d'étonnement.

-Oh ! Vraiment ?

-Oui.

-Autant que j'en profite.

Je m'égaye à ses paroles.

-Faites très chère !

-Merci, très cher !

Teresa s'assoit sur le lit, me regarde avec désir, sentiment réciproque, ses mains écartent ma chemise, se posent au niveau de ma taille qui agrandit mon sourire nerveusement.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

J'incline petitement ma tête en direction de mon épaule droite.

-Ce contact, bien qu'il soit sage, fait réagir ma peau.

-Ah ! Oui ? élargissant son charmant sourire, ravie d'entendre mon aveu. je hoche la tête.

Voyons si je peux rendre ta peau plus réactive !

Je ricane par nervosité.

-Ooooh !

« -Oh ! Patrick ! Si tu savais ! J'ai tellement envie de te faire frémir de plaisir. Au travail ! »

Le bout de mes doigts effleure sa taille deux fois de suite de chaque côté, se rejoigne au centre de son ventre ferme sur lequel il s'attarde puis descend vers le bouton de son pantalon que le pouce, index déboutonnent. Mes yeux se lèvent en direction des siens, constatant que ceux-ci observent avec une étrange appréhension, certainement lié à ce que je pourrais être capable de lui faire éprouver comme sensation.

« -Nous sommes à égalité, monsieur Jane. »

Je le débraguette à mi-chemin, tire sur le tissu du pantalon afin de rapprocher de quelques millimètres son bassin de mon visage. J'écarte un peu plus l'ouverture de la braguette, baisse légèrement la taille élastiquée de son caleçon marine et pose ma bouche sur son bas-ventre, appliquant un baiser. Je relève mon regard, Patrick sourit, soupire en me regardant, je le rebaisse, repose mes lèvres au même endroit sur lequel celles-ci s'entrouvrent, baisant avec une sensualité soutenue. Je l'embrasse sur toute la largeur, parsemant des baisers qui ont tendance à humidifier sa peau d'une façon parcellaire, au passage de ma bouche. Je descends plus bas, aspire une fine partie de peau, baise par-dessus, abaissant en même temps son pantalon, caleçon d'une manière minime qui permet à mes lèvres de se frayer un chemin. Je continue à semer mes baisers humides, parcours toute la ligne horizontale en dessous du bas-ventre, aspire encore, employant de la vivacité, remonte légèrement, répète en faisant cette fois-ci participer le bout de ma langue. Je baise, aspire, lèche, baisse davantage le pantalon, accompagné du caleçon que je retiens avec mes doigts pour ne pas laisser tomber en premier son pantalon. J'embrasse à l'identique, ouvre un tout petit plus la bouche, réalise un frôlement tantôt à l'aide de ma lèvre inférieure, tantôt à l'aide de ma lèvre supérieure, impliquant une fois sur deux le bout de la langue. Patrick commence à gémir non bruyamment mais le son qui est produit signale que le plaisir s'accroît. J'interromps durant une courte durée afin de relever la tête et voir l'expression de son visage qui exprime l'extase. Ses yeux se sont fermés, sa bouche est minusculement entrouverte, la tête légèrement inclinée en arrière.

-Mmmmm ! Teresa.

Je considère cette réaction comme un encouragement auquel je m'empresse d'y répondre.

« -Gare à toi ! L'excitation te guette ! »

Mes mains remontent, mes paumes s'adhèrent au-dessus des lombaires tandis que mes lèvres appuient contre son bas-ventre, se caressant ensuite de droite à gauche, de gauche à droite avec lenteur. Elles se logent après quelques secondes beaucoup plus bas, ne franchissant toutefois la zone érogène, se frottent dessus puis le bout de la langue sort d'une façon mesurée qui monte, redescendant en dessous du bas-ventre. J'aspire, l'effleure avec mes lèvres, semant une dernière fois de petits baisers humides. Patrick émet un, Mmmm ! plus sonore, ajoutant un timbre de voix légèrement affaibli.

-Quel avant-goût de paradis !

Je relève à nouveau ma tête vers la sienne, regarde son visage irradier d'un plaisir expressif, les yeux clos, tête toujours inclinée en arrière, bouche entrouverte. Sa lèvre supérieure me semble alors davantage charnue comme si elle s'était repulpée, ce qui lui donne un air sensuel ainsi qu'étrangement sexuel. Est-ce le désir qui déforme ma vision. Il en a vraiment l'air.

« -Je trouve ça très sexy, monsieur Jane. »

Ma tête se rebaisse, mes mains se délogent, les place encore sur son bassin, pousse Patrick, me relève méthodiquement tout en replaçant ma bouche sur son ventre qui remonte au fur et à mesure que mon corps se déplie totalement. J'entends le tambourinement de son cœur, sa respiration est suffocante, ses bras pendent de chaque côté de son corps, je le sens fragilisé par l'excitation qui grandit en lui, le rendant immobile.

« -Il ne tardera pas à agir tôt ou tard. »m'informe ma conscience.

« -Heureusement ! »

Lorsque mes lèvres arrivent à ses pectoraux, mes bras enlacent sa taille, j'étreins mon maître, comprimant ma poitrine contre son torse, me met sur la pointe des pieds afin d'atteindre sa gorge. Ma bouche l'embrasse, se laisse traîner sur la longueur, descend, remonte, redescend à la clavicule puis se dirige au creux du cou où je décide de pratiquer un suçon. Alors que je débute le processus de création, ma main droite se détache, serpente jusqu'à la braguette ouverte, s'introduit par surprise dans le caleçon.

« -Je vais t'envoler au septième ciel. »

Patrick fait part mollement de sa réaction due à la brume qui s'est épaissie dans son esprit causé par l'enivrement. Il sourit nerveusement.

-Oooh ! C'est très dangereux comme approche. Tu vas me terrasser.

Je le regarde avec perversion, étirant quant à moi un demi- sourire vicieux.

-C'est ce qui est prévu, maître.

Il ricane par rapport au nom que je lui attribué.

-Maître ?

-Tu es bien le maître du jeu, non ? Souviens-toi lorsque tu me l'as rappelé. lui chuchotant à voix de velours ce qui modère son sourire, avalant sa salive presque de travers.

Malgré cela, Patrick répond.

-Je m'en souviens.

-Bien. répondant avec assurance. Laisse-moi continuer !

-Si tu m'appelle maître.

-Marché conclu !


Mes lèvres placées à leur poste, parées à l'action, je lance la machine en prenant en main la première commande qui consiste à la neutralisation de tout agissement de sa part afin qu'il ne puisse pas s'opposer à ma manœuvre dont l'actionnement aura pour résultat de le paralyser, supprimant sa vivacité, capacité à agir, le réduisant ainsi à la léthargie. Le bout de mes doigts frôle de bas en haut le pénis à répétition pendant que je procède à une succion progressive au creux du cou avant d'augmenter la vitesse. J'aspire la peau d'une manière plus vive, de manière suffisamment appuyée, prolongée pour que les vaisseaux sanguins éclatent. Le toucher masturbateur accentue la cadence, ma paume glisse ensuite lentement sur la longueur de son pénis, remonte, l'emprisonnant avec mes doigts que ceux-ci pressent sans brutalité. Je suce alors son cou de plus en plus dynamiquement tandis que la caresse appliquée sur son sexe s'effectue doucement, un contraste que je rends volontaire rien que pour attiser son excitation. Un râle se fait entendre, j'accentue le sucement de sa fine peau, caressant en même temps le pénis que le bout de mes doigts modèlent par un mouvement à nouveau de bas en haut et vice-versa. La respiration de Patrick ronfle dans ses poumons, je le sens s'étourdir, il gémit, son corps tremble nerveusement, je jubile intérieurement de ce que je lui fais endurer.

-Je vais éclater en mille morceaux si tu continues comme ça. s'exprimant avec peine.

Je suspends momentanément la matérialisation de mon suçon afin de lever la tête et admirer l'expression de sa figure qui transpire une intense excitation, m'alertant qu'elle va bientôt être sur le point de le mettre K.O. Je reprends le sucement mais la main de mon vulnérable maître vient finalement marquer une opposition à mon maniement, courageusement, disposant encore de quelques forces malgré qu'elles se soient amoindries considérablement. Sa main se pose à l'emplacement de la braguette puis bloque mon activité. Il murmure faiblement à mon oreille.

-Arrête, Teresa. Autrement je ne serais pas apte de m'occuper de toi. Je ne veux surtout pas changer mes plans. Ce que j'ai prévu de te faire, ne peut être reporté. Tu comprends ?

A cette confidence, je stoppe tout, jette un œil à son cou qui avait commencé à prendre une jolie couleur rouge due à l'ecchymose temporaire. Avec le temps elle aurait pu virer au pourpre. Au bout de cinq à dix minutes, violet foncé. Quelle frustration ! Malgré que son ton fût frêle, cette façon de m'avoir confié ce qu'il projette, me coupe le souffle, déglutissant, l'esprit déjà troublé, le cœur qui palpite.

-Retire ta main et recules-toi. le chuchotant sans que son ton ne soit menaçant. Je m'exécute.

Il élargit un sourire de soulagement sans doute par l'arrêt de ma prise en main mais les traits de son visage reflètent un chamboulement puis me regarde, s'extériorise en riant, réaction encore nerveuse afin d'évacuer toute cette tension retenue.

-On peut dire que tu possèdes un sacré coup de main. Entre le suçon et cette caresse excitatrice, ma tête était sur le point d'exploser

« -J'avais raison. »

La figure toujours souriante, Patrick s'avance vers moi nonchalamment, retire sa chemise, le désir me brûle, il me l'habille.

-Je ne veux pas que tu attrapes froid.

-La chambre est bien chauffée. Rends-toi compte par toi-même. sa main caresse ma joue droite.

-Je te préfère couverte. puis m'embrasse chastement.

Ses doigts boutonnent la chemise sur laquelle son parfum est imprégné ce qui me trouble davantage, laissant six boutons ouverts au niveau du décolleté. Son regard luit de coquinerie à mon égard et me demande de m'asseoir, obéissant à son ordre chaleureusement exprimé.

« -Comment fait-il pour se ressaisir si vite ? Fait-il admirablement semblant de se maîtriser ?

Possible. Malin comme il est ! »

-Écarte les cuisses. me le demandant sur le même ton.

Je les écarte alors, Patrick s'agenouille, pose ses mains sur mes genoux, s'installe entre mes cuisses puis les fait remonter. Sa bouche s'approche de la mienne d'où un chuchotement s'émet d'une façon posée ainsi que caniculaire lorsque celle-ci se poste près de l'oreille droite.

-Je compte bien t'exciter autant que tu m'as excité, Teresa. Prépare-toi !

Son timbre de voix est si incendiaire que je sens mes joues chauffées, ma tête se vide, mes muscles du bas-ventre se nouent d'excitation. Sa bouche revient à la mienne, sa lèvre supérieure se loge entre les miennes entrouvertes, remonte en effleurant ma lèvre supérieure puis murmure encore.

-Qu'en dis-tu ?

Je ferme les yeux afin de ne pas dévoiler le gênant, imposant trouble ressenti qu'il pourrait démasquer. J'étire un petit sourire, sentant mes joues en surchauffe et bafouille.

-Je… je… euh !... oui.

Patrick chuchote à nouveau à mon oreille.

-Déjà troublée, ma belle ?

« -Inutile de fermer les yeux. Il a deviné. Je ne suis pas certaine de pouvoir y répondre. »

Un silence s'interpose, le maître insiste.

-Alors ?

Je me fais violence pour répondre par un oui. Sa bouche se replace face à la mienne.

-Ouvre tes magnifiques yeux, Teresa.

Avec difficulté, je m'exécute, les siens me fixent, révélant un mélange de douceur, de ferveur que j'ai du mal à soutenir tant mon regard est mis à nu. Il me sourit d'une manière rassurante afin de me réconforter ce qui me rassérène malgré que ses mains ne se soient pas délogées d'entre mes cuisses, enclenchant l'alarme reliée à ma méfiance. Patrick m'embrasse puis murmure contre ma lèvre inférieure, allégeant le timbre de sa voix.

-Essaye de les garder ouverts. et dépose un baiser furtif, ajoutant. Tes mains ne doivent pas bouger. Aucun contact pour l'instant.

-D'accord. n'ayant le choix que d'obtempérer.

-Bien.

Ce qu'il m'ordonne annonce, j'en suis sûre, une torture beaucoup plus sadique. Je vais devoir en payer le prix suite à ce que je lui ai fait subir.

« -Ah ! Teresa ! Tu as déclenché la fureur du maître. Telle est ta punition ! »

« -J'en suis consciente, chipie de conscience. »

Voici mon châtiment !

Patrick se recule légèrement sur les genoux, ne cessant de soutenir mon regard qui contient peu de vigueur. Le bout de ses doigts procède à l'effleurage de l'intérieur de mes cuisses tiédies, démarre du genou jusqu'à l'adducteur, répétant quatre fois. Cela m'émoustille tellement que de garder les yeux ouverts ressemblerait presque à un supplice. L'effleurement s'effectue durant un petit instant, s'arrête quelques secondes plus tard, il se reloge entre mes cuisses, s'avance sur les genoux, place ses mains sur mes cuisses et chuchote à proximité de ma bouche.

-As-tu apprécié cette mignonne caresse ?

-Oui.

Ses yeux s'écarquillent, un sourire modéré se dessine sur ses lèvres, je le regarde, intriguée.

-Oui, qui ? le disant sur un ton chaleureux.

Je soupire tout en réveillant ma mémoire.

-Oui, maître.

Son avertissement émis précédemment dû à mon oubli, signifie que nous allons passer aux choses sérieuses à présent s'il en est venu à me rappeler mon irrespect. Patrick sourit comme un enfant se jouant de ma soumission.

-J'ai l'impression d'être le seigneur d'un château, vivant au 18ème siècle, ayant à mon service une ravissante serviteuse qui n'obéit qu'au maître des lieux fidèlement. son sourire espiègle s'élargit gaiement, décelant dans son regard de la lubricité vis-à-vis de moi, remarque qui dénote un sens très suggestif.

-Rien que ça ! réagissant d'une façon amusée en souriant.

-Tu serais adorable, il retire sa main droite de ma cuisse, la dirige vers ma chevelure légèrement ondulée, l'évince en arrière, habillée dans une tenue d'époque, robe longue, sobre, coiffée d'un chignon sage, classique ce qui mettrait tes jolis traits en valeur. puis caresse la partie faciale de droite.

-La façon dont tu me décris est plutôt comparable à l'aspect d'une serviteuse vertueuse.

Sa main se pose sur ma nuque, l'effleure du bout des doigts et sourit malicieusement.

-L'habit ne faisait pas le moine à cette époque aussi. Combien de serviteuses dévouées ont été les amantes de ceux qu'elles servaient ?

-Des centaines….

Sa bouche se rapproche de la mienne, répondant à voix basse avec suavité.

-Exactement. et la baise.

-Vous avez là une vision très victorienne, maître.

-Oh ! Que oui !

-Sa main se repose sur ma cuisse puis rechuchote.

-Ne faisons pas exception à la règle !

Ses mains progressent en direction de mon slip, les doigts contournent l'échancrure, passent sous la chemise et le baisse mesurément.

-Tu vas devoir te laisser faire sans intervenir. me le rappelant, toujours sur le même ton.

Je réponds docilement en parfaite serviteuse obéissante.

-Bien, maître. souriant de mon rôle que j'honore y compris Patrick rien qu'en entendant formuler ma dévotion inconditionnelle.

-Cela sonne étrangement à mes oreilles mais si rafraîchissant, inventif.

-C'est le moins que l'on puisse dire, maître.

-Oh ! que j'aime !

«-Pourquoi ne suis-je pas étonnée ? »

L'expression de son visage redevient plus sérieuse, ses doigts baissent à nouveau le slip un tout petit peu puis caressent le long du bas-ventre d'une manière languissante, s'introduisant petit à petit au fil de la caresse. Toutefois, l'infiltration ne s'approfondit pas, se retirant au moment où le plaisir m'investissait. Heureusement, je n'attends pas longtemps avant que la caresse ne torture affreusement mon excitation. Ses mains se repositionnent sur mes cuisses toujours écartées, s'enfouissent entre, caressent les adducteurs, sa main gauche remonte contrairement à celle de droite qui n'est pas inhibitive. Le majeur, annulaire exercent un premier frôlement sur le tissu dentelé du slip au niveau des petites lèvres et se montrent insistants par un mouvement de va-et-vient durant quelques secondes. Sa caresse titille mon érectilité, échauffe mon intimité malgré le tissu qui sépare ses doigts du pubis, appuyant de plus en plus.

-Regarde-moi, Teresa. me le demandant sans modifier son timbre de voix velouté, chaud.

J'obéis, les yeux dans le vague, sachant qu'inévitablement je ne pourrais pas maintenir mon regard quand la caresse s'intensifiera, devenant intrusive. Le frottement ralentit sans cesser d'appuyer sur le tissu en montant, descendant, prolongeant encore de quelques secondes. Ma tête s'étourdit, mes muscles s'engourdissent, mon cœur s'agite ayant l'impression qu'il joue de la batterie. Mes yeux se ferment à mi-clos, se rouvrent en faisant preuve de volonté, se referment, s'ouvrent à nouveau lorsqu'un baiser est déposé au coin de ma bouche. Je regarde Patrick avec un regard languissant, la caresse continue, il murmure.

-Résiste.

-Je ne sais pas si je vais pouvoir.

-Je devrais alors me montrer indulgent.

« -Va-t-il arrêter ? »