Bonjour tout le monde !

Je suis désolée du retard ! Veuillez m'excuser ! _ Mais j'avais mes raisons ! J'ai une semaine de bac blanc, puis une semaine de bac alors je n'ai pas

pu écrire le chapitre plus tôt. il était fini depuis jeudi mais étant internet et n'ayant que les ordinateurs de mon lycée pour internet, ceux-ci ne voulaient pas le poster... Je m'excuse donc !

J'essayerais de poster les chapitres toutes les deux semaines !

En tout cas merci beaucoup de votre soutient ça me fait énormément plaisir ! Je vous aime ! v

Voilou ! Maintenant laissons place aux réponses des reviews !

Ninisss : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira aussi !

Serdra : Je suis désolée de t'avoir coupé dans ton élan mais c'est pour vous gardez en haleine ! XD

Poisonannah : Je te remercie beaucoup pour tes deux reviews elles m'ont fait énormément plaisir ! bisous !

Lanymi : Merci beaucoup !

MOI : En effet l'action se passe un peu trop vite je trouve aussi, mais c'était justement pour intégrer rapidement l'idée de pacte (c'est d'ailleurs le titre de ce chapitre) pour pouvoir ainsi vraiment commencer l'histoire ! Je pense que cette fiction fera une dizaine de chapitres. Merci beaucoup pour ta review et j'espère que la suite te plaira ! Biz

Nawelkim : Merci beaucoup pour ta review ! elle me touche beaucoup ! Je suis contente que ma façon d'écrire te plaise ! J'ai toujours peur d'écrire de façon trop "gamine". La relation entre Draco et Harry va évoluer dans ce chapitre, j'espère que ce rapprochement te plaira ! La semaine de bac blanc c'est bien passé sinon ! Bisous !

Zifly974 : Merci beaucoup ! Dédicace pour toi de l'insulte ! ;) Bisous !

Akirafye : Oui très à fleur de peau ! Bisous !

Bonne lecture !


Précédemment

Il glissa sur le sol, calant son dos sur le mur froid. Toujours la paire de ciseaux dans la main, il souleva son autre bras pour ramener son avant bras à ses yeux. Il observa sans vraiment regarder ces petites bandes rouges qui faisaient éclater sur le sol des petites gouttes de sang. Perdu dans cette scène, il n'entendit pas quelqu'un rentrer dans la salle commune. Il ne vit pas malgré la porte grande ouverte de la salle de bain Harry s'avancer vers lui.

_ « Draco qu'est que tu… »

Chapitre 3 : Le pacte

La voix grave et douce d'Harry brisa le silence du lieu, et le fit se figer sur place, comme si tous ses muscles s'étaient transformés en pierre. Un nœud se forma dans sa gorge, le faisant ravaler ses mots en un gargouillis. Non ! Non ce n'était pas possible ! Dites-moi que son colocataires et rivale de toujours ne se trouvait pas au coin de la porte, voyant à quoi il s'adonnait ! Il se mit à paniquer, et par réflexe il tenta d'un geste brusque de cacher ses marques ensanglantées derrière son dos pour les enlever de la vue du brun, mais cela tacha par la même occasion sa chemise immaculée. Mais sa tentative fut peine perdue, Harry les avait vues, et celui-ci avait sentit une pierre tombée dans son estomac face à la scène qui venait de voir.

Quand il s'était réveillé ce matin, sa première pensée c'était dirigé vers le blond qui dormait à l'autre extrémité de l'appartement. Le voir faire un cauchemar aussi violent la nuit derrière, le laissant affolé et en pleure l'avait brisé. Avoir vu son « pire ennemi » aussi vulnérable l'avait touché, il aurait voulu le prendre dans ses bras et le serrer fort contre lui jusqu'à ce qu'il se calme. Il se demandait ce qu'avait vraiment bien pu subir Draco pour en rester aussi traumatiser. Il s'était torturé le cerveau toute la nuit et pendant le petit déjeuné, imaginant tous les scénarios possibles et inimaginables. Il pensait toujours au jeune homme en se dirigeant vers les donjons pour son cours de potions avec les Serpentard, sous les remarques de Ron qui le trouvait trop ailleurs. C'est là qu'il avait vu la scène. Pleins d'élèves s'était regroupés devant la porte de la salle de classe, on entendait une dispute à l'intérieur. Harry avait tout de site reconnu la voix douce du blond devenue dur et froide à cause de la colère. Il avait joué des coudes parmi la foule pour pouvoir l'approcher de la pièce.

C'était là qu'il avait vu, son colocataire dos à lui, faire face à un professeur Slughorn aussi énervé que son élève.

_ « Et pourquoi donc aurais-je du respect pour vous Professeur ? S'exclama Draco d'une voix aussi dure que froide. Vous me dénigrez alors que vous ne me connaissez pas ! Ne me mettez pas sur le dos les délits de mon père ! Je ne suis pas lui !

_ Les Malfoy sont tous les mêmes, pourris jusqu'à la racine ! Répondit hors de lui le professeur rondouillard. Je ne comprends pas comment vous avez pu être gracié. Vous et votre catin mère vous devriez vous retrouver à Azkaban comme tous les mangemorts ! Là est votre place ! »

Harry avait vu avec horreur le Serpentard sortir sa baguette après avoir passée sa main sous sa cape de sorcier et mettre en joue le maitre de potions qui avait commencé à perdre les couleurs de son visage une fois qu'il avait vu le morceau de bois. Le brun avait eu envie d'intervenir mais Ron l'avait retenu par le bras d'une poigne de fer. Se fut Pansy Parkinson, une amie du Serpentard, qui intervint en interpellant l'élève blond. Celui-ci sembla se rendre compte de la situation et observa la foule attroupée d'un regard affolé. Harry vit le regard du blond s'assombrir de rage et le vit partir d'une démarche rapide vers les couloirs.

Tout le monde avait été abasourdi par la scène, les commérages iraient sûrement de bon train d'ici le déjeuné. Le professeur Slughorn continuait de s'énerver et d'hurler sur les élèves pour qu'ils se dépêchent de rentrer en silence dans la classe tout en continuant de jurer dans sa barbe contre notre blond attitré, marmonnant que les mangemorts n'avaient pas leur place ici. Harry n'avait même pas pris la peine de suivre ses camarades. Il s'était élancé dans la direction que Draco avait prise quelques minutes plus tôt dans sa fuite. Avec sa carte des Maraudeurs, Harry l'avait repéré très vite. Il se dirigeait rapidement vers leur appartement.

En le rejoignant, Harry s'était attendu à trouver un Draco énervé, cassant tout ce qui passait sous sa main. Mais il ne s'était pas du tout attendu à le retrouver recroquevillé sur le carrelage froid de la salle de bain, le dos collé au mur, sa chemise remonté jusqu'au coude pour dénudé son avant bras gauche. Il s'était attendu à tout sauf à ça. Non ! Harry n'aurait jamais imaginé que Draco Malfor pouvait se violenter de lui-même ! Le Gryffondor avait regardé complètement perdu et paralysé le bras blanc du blond où pouvait observer sa marque des ténèbres zébrée d'une multitude de petites coupures plus où moins profondes et plus où moins cicatrisées. Il observait complètement terrorisé les coupures toutes fraiches qui faisait goutter du sang sur le sol froid de la pièce. Son regard n'arrêtant pas de faire des allés-retours entre la paire de ciseaux encore dans la main du blond et ses plaies. Sa gorge était rendue sèche par le choc. C'est donc avec une voix quelque peu roque et peu assuré qu'il lança :

_ « Draco qu'est que tu…

_ Dégage ! Hurla le jeune homme blessé en rentrant ses épaules pour cacher son visage. Sors d'ici Potter ! »

La honte envahit peu à peu Draco. Il avait honte qu'Harry le voit ainsi, aussi vulnérable, honte d'être aussi faible, honte de son comportement si pitoyable. Des tremblements incontrôlables le prirent. Il resserra ses bras autour de son maigre corps, ignorant la douleur qui lancinait son avant bras, tâchant maintenant sa chemise qui prenait une couleur vermeille.

_ « Dégage… »

Des larmes amères de dégout de soi-même, de colère et de désespoirs s'échappèrent de ses yeux, dévalant sur ses joues en de grosses trainées humides et allèrent s'écraser sur le sol, se mélangeant au sang.

_ « Laisse moi… »

Il sentit deux bras puissants l'entourer en une chaude étreinte aussi brève que rassurante. Il se sentit soulever délicatement du sol, l'obligeant à se remettre sur ses pieds. Il tangua légèrement et empoigna à deux mains la chemise d'Harry pour ne pas s'effondrer, car à cause de l'émotion ses jambes étaient devenues du coton. Le Gryffondor empoigna les minces épaules du Malfoy et le conduisit vers un des fauteuils de la pièce commune. Il le força à s'asseoir et s'agenouilla à ses pieds.

_ « Tu n'as pas besoin de jouer les infirmières Potter, lâcha Draco d'une voix qu'il avait voulu froide mais qui était en fait sortit faible et chevrotante.

_ Tais-toi et laisses-toi faire », grommela le brun en prenant délicatement le bras blessé.

Harry fit apparaitre grâce à sa baguette une trousse de premiers secours moldu et nettoya les coupures avec un chiffon humide, faisant bien attention à ne pas faire mal au blond. Ensuite il imbiba une compresse de désinfectant et l'appliqua sur les blessures.

_ « Putain ça brule ! S'exclama le jeune homme en essaya de dégager son bras de l'emprise de son infirmier de fortune.

_ Ne fais pas ta chochotte Malfoy ! Soupira Harry avant de lui offrir un petit sourire. Ça permettra à tes blessures de ne pas s'infecter, on ne sait pas où à pu trainer ton ciseau ! Tu aurais pu attraper le tétanos ! »

Le jeune homme grommela son mécontentement. N'allant pas chercher à savoir ce que pouvait être le tétanos, sûrement une maladie moldu à coups sûr ! Draco regarda son « pire ennemi » prendre une longue bande de bandage et commencé à en recouvrir son avant bras maltraité, ayant avant pris l'initiative de recouvrir les coupures de gaz. Harry nettoya la pièce et se releva en s'appuyant sur ses genoux, fixant toujours le Malfoy mal à l'aise, en face de lui qui regardait son bandage, ne voulant pas croiser son regard.

_ « Ca fait longtemps que tu te fais ça ? Demanda le survivant en allant s'installer dans le fauteuil d'en face, ne quittant pas Draco du regard.

_ Qu'est ce que ça peut te faire ? Cracha-t-il en serrant les poings.

_ Cela va te paraitre bizarre, mais j'ai envie de t'aider.

_ Être le grand sauveur du monde magique ne suffit pas au grand Harry Potter ! Maintenant il veut sauver ma pauvre personne ! Railla Draco d'un rire qui sonnait faux.

_ Arrête de dresser des barrières Malfoy…Soupira Harry en passa une main exaspéré dans ses cheveux, les rendant encore plus ébouriffés qu'ils ne l'étaient déjà.

_ Je…

_ Tais-toi un peu et écoutes moi, ça te fera les pieds, ordonna le jeune homme d'une voix ferme. On a été pires ennemis pendant six ans, certes, mais la guerre est passée dessus. Je ne vois plus l'intérêt de poursuivre ces disputes infantiles et ridicules. On a grandit, tu ne penses pas ? Ce que j'essaye de te dire, c'est que moi je ne te considère plus comme mon ennemi, et ce, depuis notre sixième année Malfoy. Donc arrêtes te détourner le sens de toutes mes paroles et de tout retourner ça en compétition ! Je cherche juste à t'aider ! D'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je veux t'aider ! Mes amis me traiteraient sûrement de fou ! Mais te voir dans cet état m'attriste, j'ai envie de t'aider à remonter la pente. A force de nous disputer pendant toutes ces années, j'ai fini pas m'attacher à toi on va dire ! Alors laisse-moi m'inquiéter de ton état.

_ On t'a déjà dit que tu étais bizarre Potter ? Même fou je dirais, lâcha le blond en cachant les rougeurs qu'avaient prises ses joues aux paroles du Gryffondors, elle l'avait complètement retournées.

_ Oui on me l'a déjà dit ! Rigola le jeune homme en offrant un franc sourire à son colocataire. Je dirais même que tu as été un des premiers à me le dire !

_ Deux mois.

_ Q-quoi ? Bafouilla Harry, prit de court.

_ Ca fait à peu près deux mois », marmonna Draco en se mordant la lèvre inférieure, regrettant déjà son aveu.

Sa révélation amena un silence dans sa pièce, plus personnes ne parlait, seul le crépitement du feu dans la cheminée se faisait entendre. Draco, gêné par ce silence pesant, releva la tête pour observé le brun. Sa tête reposait entre ses mains, frottant énergiquement ses pauvres cheveux, ses coudes posés sur ses genoux. Il semblait pris dans un combat intérieur. Draco le regarda, attardant son regard sur les larges épaules d'Harry. Elles avaient portées un si grand fardeau pour un jeune homme ayant tout juste atteint l'âge adulte. Il n'était pas le seul à avoir souffert de la guerre, il le savait, Harry en était la preuve, obligé de subir un combat qu'il n'avait pas voulu. Draco se demanda comment il avait fait pur pouvoir redresser la tête et arriver à avancer malgré les horreurs de son passé, sûrement était-ce grâce à la présence de ses amis dont il était si fiers et que le blond enviait. Soudain le Gryffondor releva vivement la tête et croisa le regard métallique du Serpentard, celui du rouge et or était emplie d'une profonde tristesse.

_ « Pourquoi ? Demanda-t-il en un murmure.

_ Je ne sais pas trop…Marmonna Draco en haussant les épaules et en ramenant ses genoux contre sa poitrine. J'ai l'impression de faire sortir ma douleur, de l'exorciser, de me sentir vivant, pour un temps… Surtout je t'interdis de te moquer !

_ Je ne me moque pas Draco, j'essaye de comprendre. »

Draco tiqua à l'emploi de son prénom mais ne laissa rien paraitre. Il posa son menton sur ses genoux et regarda ses pieds. Il entendit Harry soupirer bruyamment, le faisant lever la tête en direction de son homologue, le questionnant du regard.

_ « Quoi ?

_ Je me sens coupable, avoua Harry en faisant un petit sourire triste.

_ Et pourquoi donc ? S'exclama le blond, un brin de colère dans la voix, se redressant de toute sa hauteur dans son fauteuil, ayant peur que la lueur qu'il avait vu dans les yeux du jeune homme soit de la pitié. Je ne vois pas en quoi tu devrais te sentir coupable de la douleur des autres dus à la guerre. Toi aussi tu es une victime Potty.

_ Sûrement, répondit-il en souriant au surnom qu'avait employé le jeune homme. Mais ce n'est pas qu'à cause de ça que je me sens coupable de ton état… Il y a deux mois, au procès de ta mère et du tien, j'avais vu que tu n'allais pas bien, et je n'ai fait aucun geste pour t'aider. Tu as passé deux mois seuls dans un manoir rempli de mauvais souvenir. Et c'est en ça que je m'en veux, si j'avais été un peu plus courageux, je t'aurais tendu la main, mais je ne l'ai pas fait. Alors oui je me sens coupable de ton état, de tes blessures, continua-t-il en fixant tristement l'avant bras de Draco. J'aurais pu t'éviter deux mois de calvaire…On dit que les Gryffondor sont courageux mais sur le coup, je n'étais pas digne d'en être un, je n'ai pas aidé un camarade dans le besoin…

_ Tu as courageux…H-Harry, bredouilla Draco le feu aux joues en employant le prénom du survivant sous le regard surpris de celui-ci, tu es même le plus courageux que je connaisse…

_ Je…

_ Harry ! Tu es là ?! S'exclama une voix masculine derrière le tableau qui servait de porte d'entrée. Harry ?

_ Vas-y, lança le blond en se relevant, en se reforgeant son image froide habituelle. Ta belette t'appelle.

_ Non attends on n'a pas fini de parler ! Répondit Harry en s'approchant du Serpentard

_ Harry je sais que tu es là ! Cria la voix de Ron, impatiente.

_ J'arrive deux secondes ! Lâcha Harry à son ami avant de reporter son attention sur deux perles grises qui le regardaient intensément. On pourra continuer notre conversation ce soir ?

_ Si tu veux, soupira Draco en replaçant des mèches blondes qui tombaient sur son front pâle. Même si je n'en vois pas l'intérêt. »

Le Gryffondor lui offrit un grand sourire, récupéra sa robe de sorcier qu'il avait déposé à l'entrée et ouvrit le tableau pour rejoindre ton meilleur ami. Le Serpentard, quant à lui, partit dans sa chambre pour enfiler une chemise propre.

Dès qu'Harry ouvrit le tableau, il se fit attaquer une tête rousse et une tête brune.

_ « Mais où étais-tu Harry ? Demanda Hermione irritée. Tu n'étais pas au cours de potions ! Et pourtant tu étais devant la salle avec nous ! J'espère que tu as une bonne raison pour avoir séché ces deux heures de cours parce que ce n'est pas comme ça que tu obtiendras tes Aspics !

_ Du calme Hermione, répondit Harry en levant ses mains en signe d'apaisement. Je ne me sentais pas très bien, sûrement la fatigue, je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière. »

Le jeune homme ne préféra pas avouer qu'il était parti parce qu'il s'inquiétait pour le Serpentard. Et puis ce n'était pas vraiment un mensonge non plus, il n'avait vraiment pas beaucoup dormi à cause du cauchemar de Draco qui l'avait réveillé au beau milieu de la nuit. Il s'excusa encore une fois face à une Hermione boudeuse et partit avec eux à leur prochain cours : Botaniques.


Quand le Gryffondor fut parti de l'appartement, Draco s'était hâté dans sa chambre pour s'y enfermer. Il appuya son dos contre la porte en bois et tendit l'oreille pour entendre le brun refermer le tableau derrière lui. Ça y est, il était seul. Il porta ses mains à ses cheveux et les frottas avec rage, les emmêlant, et poussant un grognement entre la colère et la frustration. Mais que voulait Harry de lui ?! Il avait beau le lui avoir expliqué, Draco ne comprenait pourquoi il faisait ça, rien ne l'obligeait ! Et puis il était énervé contre lui d'avoir oublié de fermer la porte de la salle de bain ! Mais où avait-il la tête ?! Maintenant Harry était au courant de ses petites activités dépressives ! Merlin qu'il avait honte !

Tout en rageant, le jeune homme déboutonna sa chemise ensanglantée d'un geste sec et la jeta à même le sol de toute façon les elfes de maison seraient là pour nettoyer et se dirigea vers son armoire. Il prit sur un des cintres, une nouvelle chemise immaculée et l'enfila en faisant bien attention à ses bandages. Ses bandages, c'était Harry qui les lui avait faits. Il les toucha délicatement du bout des doigts. Il se rappelait comment il avait été doux et délicat pendant qu'il le soignait, faisant attention à ne pas lui faire mal, même si cette horrible potion moldu l'avait brulé. Il pouvait encore sentir de légers picotements sur sa peau là où le brun l'avait touché. Bien qu'il ne l'avouerait jamais tout haut, savoir que son ancien « pire ennemi », et béguin actuel, se faisait du souci pour lui, lui faisait plaisir, le rendait heureux. Savoir qu'Harry s'inquiétait de sa personne alors qu'il aurait très bien pu l'ignorer et continuer sa vie maintenant que la guerre était finie le touchait.

Et sa proposition de continuer à parler ce soir le rendait heureux. Même s'il allait devoir s'expliquer, ce qu'il ferait sûrement en bougonnant car il restait un Malfoy, et un Malfoy ne s'expliquait pas et ne se confiait pas, mais il allait pouvoir passer du temps avec Harry, et ça, ça le rendait heureux. Bien sûr il s'était bien gardé de le dire tous haut, répondant un « si tu veux » avec un ton qu'il avait voulu détaché pour cacher son trouble.

Il jeta un coup d'œil à l'horloge suspendu au mur, la troisième heure de cours était déjà bien avancée, il restait trente minutes avant la fin. Il décida donc de la sécher elle aussi et de se rendre à la salle de la quatrième heure : Arithmancie. Après avoir vérifié son apparence dans un glace pour se reforger un visage indifférent, Draco sortit de sa chambre, réenfila sa robe de sorcier, pris ses affaires de cours et partit vers son cours.


Le jeune homme blond ne fut nullement surpris de savoir qu'il était le sujet de bon nombre conversations quand il entra dans la Grande salle pour le déjeuner. Ce qui s'était passé dans les cachots ce matin avait été vu par bon nombre d'élèves et avait vite fait de faire le tour de l'école. Draco ne prit pas attention aux rumeurs qui allaient de bon train sur les différentes tables des maisons, dont la sienne, et se contentait de mâcher rageusement les quatre haricots verts qui se battaient en duel dans son assiette. Blaise, que le blond n'avait pas vu à la quatrième heure car celui-ci était en divination, rigolait à gorge déployé, disant à qui voulait bien l'entendre que la tête qu'avait fait Slughorn quand Draco l'avait menacé de sa baguette avait été trop drôle.

_ « Il était devenue aussi blanc que la barbe de Dumbledore ! Rigolait le métissé en prenant une grosse bouchée de ragout.

_ On a compris Blaise, soupira la blonde en se servant du riz. Tu le répètes depuis divination.

_ Ca va toi ? Demanda Théodore en ignorant ces deux autres camarades et en se retournant vers le préfet. Le professeur Slughorn s'est fait remonter les bretelles par Mcgonnagal, je ne pense pas qu'il cherchera de nouveau à t'insulter.

_ Ouais, marmonna-t-il. De toute façon je commence à m'y faire, ce n'est pas le premier et sûrement pas le dernier.

_ Drac…

_ Ah au fait Drac' ! Coupa Pansy en se retournant vers son meilleur ami, se prenant une œillade noire du brun par la même occasion. Tu es prêt pour le premier entrainement de Quidditch ? C'est après les cours c'est ça ?

_ Ouais, on va devoir encore écouter le discours pourri de McBomes, je ne comprends pas comment il a pu être élu capitaine…

_ La vie est remplie de mystère ! Philosopha Blaise en prenant une pose de théâtre.

Le repas, malgré les évènements de la matinée, se passa plutôt bien. Draco, pour faire plaisir à Pansy, mangea plus que d'habitude. Dans plus, l'on pouvait comprendre par une moyenne portion de légumes et un peu de viande. Il avait décidé de faire un peu d'effort, il mangea donc jusqu'à ce que son estomac rétrécis lui disent « stop ».

Tout en long du repas, le blond jeta des coups d'œil vers la table à l'autre bout de la salle : la table des Gryffondor. Harry était face à lui et discutait joyeusement avec ses amis. Weasley fille était d'ailleurs un peu trop près du brun au goût du Serpentard. Au moment où Draco allait détourner le visage, il croisa les deux émeraudes d'Harry qui le regardait. Il y vit dans son regard qu'il lui demandait si ça allait. Draco y répondit par un regard de dédain en remontant le menton et en pinçant les lèvres. Harry lui lança un sourire et reprit sa discussion avec la belette, comme si l'échange visuel n'avait pas eu lieu. Draco sentit ses joues se colorer un peu et se concentra sur la salade de fruit que lui avait imposé sa meilleure amie.

Mais ce qu'il ne savait pas c'est que Théodore avait vu la scène et son regard alla du rouge et or à son ami, avant de faire naitre un petit sourire sur ses lèvres. Peut être qu'une certaine personne arrivera mieux à faire remonter la pente à Draco qu'eux.


L'après-midi se passa trop lentement au goût d'Harry. Il était en Histoire de la magie et il sentait le sommeil l'envahir au fil que les secondes s'écoulaient. Le professeur rabâchait encore et toujours la même chose : les révolutions des gobelins, pour ne pas changer. A croire qu'il ne connaissait que ça…

Le Gryffondor amena sa plume à sa bouche et commença à en suçoter le bout, le regard et les pensées ailleurs. Ron, à côté de lui, avait lâché prise depuis déjà quelques minutes, il dormait la tête reposée sur ses bras, un fin filet de bave apparaissait au coin de sa bouche. Hermione, quant à elle, fidèle à elle-même, prenait des notes assidument, buvant les paroles soporifiques du professeur comme si cela était les paroles divines de Merlin. Le brun essaya de se concentrer sur le cours, mais rien n'y fit, il n'y arrivait pas. Résigner, il s'attela à gribouiller des petits dessins dans le coin de son parchemin vierge de notes. Ses pensées vagabondèrent vers le beau vert et argent. Harry ne s'était toujours pas remis de sa découverte, il se demandait comment Draco avait pu descendre aussi bas, jusqu'à se donner une douleur physique. Il avait sentit son cœur se gonflé de chaleur quand il avait vu que le blond le fixait pendant le repas, sa réaction l'avait amusé. Bien qu'il sache que le jeune homme n'allait pas bien, il préférait ce Draco un peu plus social que le Draco froid, arrogant et fils à papa. Ce soir, il lui re-proposera son aide, espérant très fort que le blond, cette fois-ci, accepterait.

La fin des cours fut libératrice pour Harry. Il se massa les épaules rendues raides à cause de rester assis sur un tabouret et s'étira en dressa ses bras vers le ciel.

_ « Ce n'est que le premier jour Harry, se moqua gentiment Ron en lui filant un petit coups de coude dans les flancs.

_ Peut être, mais qui peut résister face aux rébellions des gobelins...

_ C'était pourtant très intéressant ! S'outra Hermione.

_ Tout le monde ne s'appelle pas Hermione Granger ! La nargua le roux avant de se prendre une tape de sa petite amie. Aie... »

Le survivant les regarda tendrement se chamailler. Il les enviait d'être aussi heureux, d'être aussi amoureux. Harry, lui, ne pouvait pas vraiment se le permettre. Car il y avait déjà le problème d'homosexualité, très mal vu dans le monde sorcier et moldu, ensuite il n'avait aucune réelle expérience dans ce domaine, il connaissait juste les petits baisers, et ceux-là avaient été partagés avec des filles. Et enfin, la véritable raison était qu'il était Harry Potter, le survivant, l'élu qui avait tué Voldemort. Il était considéré comme une vedette où le moindre de ses faits et gestes étaient observés et analysés. Ici à Poudlard, ça pouvait encore passé, il avait encore une vie privé, surtout en étant préfet, mais une fois que sa septième année sera fini, il se retrouvera livré seul face aux paparazzis.

Le brun aurait aimé pouvoir se trouver une personne avec qui avoir une relation, mais comment savoir si cette personne le voyait vraiment comme étant Harry et non Harry Potter ? Ça, il ne pouvait pas vraiment le savoir, c'était donc pour ça qu'il ne tentait rien, repoussant juste les demandes des filles qui voulaient sortir avec lui à Pré-au-Lard. Secrètement, dans son cœur, bien enfouis, il aurait aimé que maintenant que la guerre était finie, que Draco le voit autrement que comme son rival, son ennemi. Il voulait devenir son ami, se rapprocher de lui, devenir même plus proche, voir devenir intime ? Qui c'est ? Tout le monde savait que Draco était considéré comme un Dieu de l'amour et qu'il voyageait entre les deux bords. Harry aimerait tellement que le blond s'ôte l'image négative qu'il s'était faite de lui et accepte enfin de le voir comme il était vraiment. Le Gryffondor laissa s'échapper un soupire à fendre l'âme, ce n'était franchement pas gagné, plus butté et plus tête de mule que lui tu meurs ! Draco était une tête brûlé, et s'il ne pouvait pas réussir à faire de lui un ami, il pouvait toujours l'aider à remonter la pente, lui faire sortir la tête de l'eau. Oui. C'était ce qu'il comptait faire, et ce, dès ce soir.

_ « Oui ce soir...

_ Quoi « ce soir » ? Demanda Ron qui avait réussi à s'échapper des griffes de sa petite amie.

_ R-Rien ! S'exclama Harry en réalisant qu'il avait parlé à voix haute.

_ Si tu le dis, répondit le roux en le regardant suspicieusement.

_ Bon d'accord, je réfléchissais à un plan pour embêter Draco ce soir, inventa le brun pour éviter que son meilleur ami commence à se poser des questions.

_ C'est vrai ? S'exclama-t-il, les yeux brillant de malice. Tu vas faire quoi ?

_ Je garde ça secret pour l'instant

_Oh... » Bouda son meilleur ami en se retournant pour parler avec Hermione.

Il l'avait échappé belle ! Ça lui apprendra à parler à voix haute ! Il se gifla mentalement face à sa gaffe. Ses deux meilleurs amis n'étaient pas au courant de la direction qu'avait prise son orientation sexuel, qu'il aimait maintenant les hommes. Mais surtout, ils ne savaient pas que Harry était attiré par le prince des Serpentard. Il préférait encore éviter la discussion où il devrait tout leur avouer. Il espérait d'ailleurs qu'elle viendrait dans longtemps, très longtemps, car il ne se sentait pas près à supporter leurs regards. Non, et puis, il était vrai qu'il n'avait pas vraiment choisi la bonne personne... Draco Malfoy... leur pire ennemi de Poudlard, il imaginait très bien Ron péter son câble et partir étrangler le blond...

Oui, il garderait tout cela pour lui, et ce, jusqu'à l'inévitable. Repoussant ces pensées négatives, Harry se reconcentra sur ses amis qui parlait de quidditch. Ron disait à Hermione qu'il allait, encore cette année, faire parti de l'équipe des Gryffondors. C'est d'ailleurs en entendant son meilleur ami parler du dit sport qu'il se rappela qu'il était le capitaine de l'équipe des Gryffondors et qu'ils allaient devoir bientôt commencer les entrainement en vue de la coupe des maisons.

_ « Tu penses que l'on peut prévenir tout le monde pour une séance d'entraiment vers dix-sept heures sur le terrain ? Demanda le brun à Ron.

_ Ouais pas de problème je m'en charge ! » S'exclama-t-il en partant vers la grande salle pour prévenir le reste des membres de l'équipe.

Une fois la tornade rousse partie, le Gryffondor décida d'accompagner Hermione à la bibliothèque, car celle-ci devait emprunter à un livre pour commencer à préparer ses fiches en vue des Aspics.

_ « Tu es sûr qu'il est nécessaire de commencer les révisions pour les Aspics dès le premier jour de cours ? Demanda-t-il en prenant dans ses bras les livres que lui tendait la brune.

_ Tout à fait, il faut mettre toutes les chances de notre côté si l'on veut réussir ! Lança-t-elle en se dressant sur la pointe des pieds pour attraper un épais volume se trouvant sur le plus haut rayon.


Dès que les cours furent finis, Draco s'élança vers ses appartements, croisant les doigts pour ne pas y croiser Harry. Bien que le brun lui avait dit vouloir reparler de ce qui s'était passer ce matin, ce soir, il n'avait pas envie d'avancer le moment de se confesser. Il fut soulager quand, une fois qu'il eut dépasser le tableau, il vu que l'appartement était désert, par de tête décoiffé dans les parages, la voie était libre. Il se dépêcha de rentrer dans sa chambre pour enfiler sa tenue de quidditch et dû lancer des sorts pour que sa tenue ne soit pas trop grande à cause de sa perte de poids. Il avait d'ailleurs opté de se changer ici plutôt que dans les vestiaires car ils ne voulaient pas que les autres voient dans quel état si se trouvait maintenant. Depuis la fin de la guerre, Draco ne s'entendait plus trop avec les autres Serpentard, qui le traitait de traitre à son sang et de lâche. Ils ne lui disaient rien car il était le préfet en chef, mais il savait qu'en dehors des cours, dans le cercle du quidditch, le moindre faux pas serait sujet à railleries. Surtout venant de leur capitaine, Henry McBomes, fils de mangemort tué par des aurors lors de la bataille à Poudlard. Celui-ci avait toujours méprisé Draco, et n'hésiterais pas une seconde pour le rouler dans la boue et l'enfoncer. Voilà pourquoi le blond tentera d'éviter le plus possible les vestiaires.

Il adorait le quidditch et il ne voulait pas que ces moments de pur bonheur où il oubliait tous ces problèmes soit gâcher par un abruti de Serpentard à l'égo aussi gros que son nez surdimensionné. Il attrapa son balai, le dernier modèle en date qui lui avait coûté une petite fortune et sortit de l'appartement pour se rendre sur le terrain. En chemin il croisa Blaise, et s'y rendirent tous les deux. Son ami lui parla de ses vacances, son père ayant été enfermé à Azkaban, lui et sa mère était partit se réfugier en France chez de la famille, le temps que la polémique se calme. Blaise avait lui aussi été gracié par le ministère de la magie à cause de son jeune âge et de son manque d'action en tant de mangemort.

Quand ils arrivèrent sur place, ils virent un curieux spectacle. Le terrain était envahi de Gryffondor et de Serpentard. Les deux capitaines des maisons adverses étaient en train de se disputer. Draco s'approcha d'une démarche indifférente avec Blaise qui avait déjà commencé à rire en voyant la couleur grenat que prenait le visage de leur capitaine.

_ « Dégagez du terrain, c'est notre heure d'entrainement, grinça Henry en serrant les poings sur son balai.

_ Je crois que tu fais erreur, nous avons réservé le terrain, répondit Harry calmement, se délectant de voir le Serpentard enragé.

_ Qu'est ce qu'il se passe ici ? » Demanda Blaise quand lui et Draco arrivèrent à leurs niveaux.

Le capitaine des Gryffondor se retourna vers les deux arrivants et Draco sentit sa respiration s'arrêter. Il avait toujours trouvé Harry sexy dans sa tenue de quidditch, mais aujourd'hui il semblait l'être encore plus. Suite à la guerre, il avait pris encore plus de muscles et était devenu plus massif des épaules, des épaules qui avait porté l'espoir du monde sorcier. Ses cheveux sombres étaient encore plus décoiffés à cause du vent et ses joues était rosies par le froid de fin de journée. Il était sublime. Le blond sentit des papillons dans son ventre quand il vit les yeux verts d'Harry s'allumer à sa vue. Celui-ci lui offrit un sourire en coin et lança :

_ Il se passe juste que votre capitaine a oublié de réserver le terrain et qu'il veut prendre notre horaire.

_ Trop doué McBoms, lâcha le métissé. Comme toujours.

_ Je ne t'ai pas demandé ton avis Zabini ! S'énerva le capitaine, fulminant sur place d'être ainsi ridiculisé.

_ On a qu'à partager l'heure, proposa Draco, recueillant par la même occasion des regards incrédules et choqués par ce qu'il venait de dire. Quoi ?c'est vrai ! il n'y a pas morts d'homme non ? On peut bien le partager une fois, de plus on pourra faire un match amical pour voir si les Gryffondor sont toujours au niveau.

_ Je suis d'accord, répondit Harry sous les exclamations outrées et énervées des autres membres de l'équipe. C'est une bonne idée. »

Le Serpentard sentit ses joues s'enflammer quand le brun lui offrit un sourire. Il semblait fier de lui, et Draco se sentait comme un enfant dont le père venait de le complimenter.

_ Allez on fait ça ! S'exclama Harry. T'es ok McBoms ? Ou as-tu peur de te faire ratatiner par un Gryffondor, ça ne serait pas nouveau d'ailleurs.

_ Va te faire foutre Potter, le jour où je m'agenouillerai devant toi n'est pas venue, gronda-t-il. On fait ça, prépares-toi à pleurer.

_ C'est partit ! » S'exclama joyeusement Blaise qui enfourcha son balai pour s'échauffer dans les airs.

Draco grimpa sur son balai et après deux petit coups donnés sur le sol, ses pieds ne touchèrent le touchèrent plus. Il prit rapidement de la hauteur et profita de la sensation du vent sur son visage. Il semblait revivre. Il soupira d'aise et commença à faire des figures complexes pour s'échauffer. Suite à sa perte de poids, il avait perdu en force et était souvent prit de vertiges, mais il ne laissa rien paraître et continua de s'échauffer.

Quelques minutes plus tard, le match amical commença. Les deux équipes jouaient avec la rage de gagner et de ne pas s'abaisser à perdre face à l'autre. Draco faillit à plusieurs reprises se prendre des cognards qui passaient trop près de lui à son goût, que lui lançaient les batteurs de Gryffondor et que ceux de son équipe faisaient fit de ne pas voir. Ils semblaient même prendre un malin plaisir à le voir galérer à éviter les dites balles.

Gryffondor menait cinquante à vingt. Le vif d'or n'était toujours pas en vue, Draco s'était posté en hauteur pour avoir une vue imprenable du terrain. Le vent fouettait son visage, décoiffant ses cheveux et colorant ses joues pâles. Du coin de l'oeil, il vit qu'Harry avait fait la même chose, il s'était mis en hauteur, mais que celui-ci au lieu de chercher des yeux le vif, le regardait lui. Le blond tourna la tête vers Harry et haussa un sourcil. Le brun le lui rendit par un sourire amusé et descendit en pique. Il avait repéré le vif et avait fait ça exprès pour le désarçonner ! L'enfoiré ! Jura Draco en partant à la suite du capitaine des Gryffondor.

Il se sentit envahir par des vertiges plus ou moins forts dû à la trop grande perte d'altitude et tangua sur son balai. Il se réajusta avec difficulté et continua de suivre Harry. Celui-ci s'était approché dangereusement de la boule dorée. Le blond réussi à arriver à son niveau mais le vif décida de remonter d'un coup vers le ciel. Le Serpentard reprit donc de l'altitude, suivit de près par Harry. Il tendit la main pour essayer de l'attraper, mais la petite chose n'arrêtait pas de faire des zigzags, rendant la manœuvre pénible. Draco sentit ses vertiges prendre de l'amplitude, le fait de n'avoir pas mangé grand chose en était une des causes, suivit de près par sa maigreur et son manque de sommeil. Très vite sa tête de mis à tourner, et il recommença à tanguer sur son balai.

Au bout d'une minute, il perdit le contrôle de son balai et celui-ci fonça vers le sol, abandonnant sa course vers le vif. Une bourrasque de vent plus violente que les autres le fit perdre l'équilibre et il tomba de son balai. Heureusement le sol n'était qu'à quatre mètres, la chute fut donc courte et pas trop douloureuse. Il s'écrasa sur le dos, faisant sortir tout l'air emprisonné dans ses poumons. Il eut du mal à reprendre sa respiration, sa tête tournait toujours et il avait l'impression qu'être sur un bateau en pleine mer. Il vit Harry arriver vers lui affolé, suivit de près par Blaise.

_ Ca va vieux ? S'alarma le métissé en l'aidant à se relever en position assise.

_ On ne peux mieux, grinça le blond en se sentant tomber en arrière.

_ Oh là attention ! Lança Harry qui passa une main dans le dos de l'attrapeur pour le soutenir.

_ Bordel Malfoy qu'est ce que tu fous ?! S'exclama le capitaine des Gryffondor qui venait s'atterrir et qui s'approchait d'une démarche enrager vers eux. On a perdu à cause de toi abruti !

_ Calme-toi McBoms, grinça Blaise en serrant les poings.

_ De simples vertiges, je vais mieux maintenant, lâcha Draco en se redressant péniblement, sentant ses jambes se dérobées légèrement sous lui.

_ Mes couilles oui ! Jura Henry. Tu es plutôt devenue une fillette depuis la fin de la guerre ! Non mais regardes dans quel état tu es !

_ Tais-toi ! S'énerva Blaise de voir son ami ainsi rabaisser.

_ C'est la stricte vérité ! Avec lui dans l'équipe on est sûr de perdre la coupe ! Non mais regardes-le ! Il tient à peine sur ses jambes à cause d'un petit match amical ! Comment ça sera quand il fera un vrai match ? Tu es viré Malfoy. »

Draco sentit son ventre se remplir de plomb à l'entente de son renvoi. On le virait de l'équipe, il ne pourrait plus jouer au quidditch. Sa gorge se noua et il serra sa mâchoire à en avoir mal aux dents. Ça y est, on l'achevait, on venait de lui enlever la dernière chose qui comptait à ses yeux, le coup fatal. Il n'avait plus rien à quoi s'accrocher. Il sentit ses yeux le bruler, mais il ne donnerait pas le plaisir à McBoms de le voir pleurer.

_ C'est toi qui décides McBoms, répondit-t-il d'une voix roque. Tu es le capitaine.

_ C'est bien tu sais à qui il faut obéir Malfoy... »

Personne n'avait fait attention à Harry qui écoutait la discussion en gardant sa colère pour lui. Il voyait bien que le Serpentard prenait un malin plaisir à rabaisser Draco. Il voyait bien aussi que cela avait blessé profondément le jeune homme, la dernière étincelle de vie qui brillait dans ses yeux s'était éteinte à l'entente de sa sentence. Il ne put plus se retenir son poing aux dernières paroles d'Henry et lui donna un crochet du droit.

_ « T'as pas bientôt fini de le rabaisser ? S'exclama Harry enragé. C'est un membre de ton équipe, tu ne devrais pas le traiter ainsi ! Tu n'es vraiment pas digne de ton statut ! »

Draco avait observé complètement médusé à la scène. Harry Potter avait pris la défense de Draco Malfoy devant une dizaine d'élève ! Il n'était pas le seul surpris, Ron Weasley ouvrait et fermait sa bouche ne sachant pas quoi dire. Il vit les joues d'Harry rosirent quand celui-ci prit conscience que tout le monde le regardait. Il se racla la gorge et passa une main maladroite dans ses cheveux emmêlés.

_ « J-Je pense que ça suffit pour aujourd'hui, marmonna-t-il en leur tournant le dos et en partant en direction des vestiaires suivit par son équipe encore sous le choque.

_ Tu vas me le payer Potter, cria Henry en posant sa main sur sa joue devenue rouge à cause du coups. Quoi ?! Qu'est ce que vous regardez ?! Allez au vestiaires c'est terminé pour ce soir ! Quand à toi Malfoy, je compte bien ne plus revoir ta sale tête blonde au prochain entrainement !

_ Lui au moins il est beau ! Se moqua Blaise en prenant une mine arrogante. C'est vrai que toi tu es aussi harmonieux qu'un croupion de scrout-à-pétard sexuellement possédé par un hippogriffe !

_ Je vais vous…fulmina-t-il en devenant de plus en plus rouge. Rah vous me faites chier ! »

Et ils les planta là, se dirigeant rageusement vers les vestiaires des Serpentards, suivit de près par le reste des joueurs. Blaise posa une main amicale sur l'épaule de son ami, mais celui-ci la repoussa sans ménagement et partit d'un pas rapide vers le château. Il ne voulait pas subir le regard plein de pitié de Blaise.

Il se dépêcha se rejoindre l'appartement des préfets et se jeta dans un des fauteuil. Il enleva le haut de son uniforme rageusement, et se retrouvant torse nu, il se jeta dans un fauteuil. Deux larmes solitaires s'échappèrent de ses yeux, coulant lentement sur mon visage et se perdant dans les coins de ses lèvres. Il pleura silencieusement la perte de son dernier pilier. Avec rage, il enfonça les ongles de sa main droite dans son bras bandé, faisant apparaître des taches rouges sur les bandages. La douleur l'envahit, salvatrice, la douleur faisait disparaître les peines de son cœur. Il se sentait blessé, trahis et ridiculisé. Il s'insulta d'être aussi faible, de ne pas pouvoir relever la tête et continuer à vivre.

Il n'entendit pas Harry rentrer, c'est quand celui-ci s'agenouilla devant lui et qu'il posa une main réconfortante sur la main dont les ongles étaient encore enfoncé dans son bras, qu'il prit conscience de sa présence.

_ « Laisse-moi Potter, je ne suis pas d'humeur, grogna-t-il en essayant d'enlever la main du jeune homme.

_ Non, je ne vais pas te laisser.

_ Pourquoi tu fais ça ? Demanda-t-il d'un petite voix rendue légèrement aiguë à cause de l'émotion. Pourquoi tu t'inquiètes pour moi ? »

_ Parce que j'en ai envie, murmura-t-il. Et parce que j'ai envie de tu t'en sortes, que tu ailles de l'avant. »

Harry lui offrit un petit sourire et regarda sa main posée sur la main de Draco qui violentait une fois de plus son bras. Avec son pouce, il caressa doucement le dos de sa main, dessinant des ronds apaisant dessus pour la détendre. Quelques minutes plus tard, la main du blond se décrispa enfin et Harry l'éloigna du bras meurtris. D'un coup de baguette, il défit les pansements et en remit des nouveaux, après avoir désinfectées une fois de plus les plaies de qui étaient à nouveaux à vifs. C'est après ça qu'il remarqua que Draco était torse nu. Sa peau était tellement blanche qu'elle semblait translucide. Sur son buste imberbe, ses côtes saillaient, ses hanches étaient marquées. Même mince à l'extrême, Harry le trouva beau, d'une beauté fragile. Gêné du regard du brun, le jeune homme se racla la gorge et passa ses bras autours de son corps. Le Gryffondor se leva et alla chercher une couverture qu'il posa sur les frêles épaules du Serpentard.

_ « T-tu vas attraper froid à rester dans cette tenue, bredouilla-t-il avant de reprendre sa position initiale : agenouillé devant Draco.

_ Tu vas vouloir aborder le sujet de ce matin je présume...soupira-t-il d'un ton las en s'enfonçant dans le dossier de son fauteuil et en se recouvrant bien avec la couverture.

_ J'aimerais oui, avoua Harry en s'asseyant en tailleur. J'ai envie de t'aider. Non, pas envie, je veux t'aider !

_ Je paris que quand tu as quelques chose en tête tu lâche pas l'affaire, hum ? Abandonna-t-il en soupirant.

_ Tu me connais bien ! Sourit-il de toutes ses dents.

_ Q-qu'est ce que tu veux savoir ? Murmura Draco. Vas y je suis d'humeur clémente, je viens de perdre la dernière chose qui comptait à mes yeux.

_ McBoms est un con, Malfoy, et tu le sais. Il est jaloux de toi, et ce, dès la première année. Il a profité que tu n'ailles pas bien pour te virer. Il ne mérite pas que tu te sentes mal à cause de lui.

_ Je le sais, mais, au fond de moi, je sais qu'il avait raison. Depuis quelques mois je ne vais plus bien, je me vois bien tombé...je le vois, je le sais...mais je n'arrive pas à arrêter la chute. Mais là je pense que je viens de toucher le fond...dit-il la voix cassé, des larmes perlant aux coins de ses yeux.

_ Draco... »Murmura Harry en posant sa main sur une des mains tremblantes du jeune homme.

Le contact de la main chaude et réconfortante sur sa main, brisa ses derniers remparts, et, comme si elles attendaient ce signal, des larmes se déversèrent sur les joues du Serpentard. Continuant de couler sans s'arrêter. Draco remercia Harry de ne rien dire, de ne rien faire, juste de lui tenir la main, il s'y accrocha comme si elle était une bouée de sauvetage et laissa ses larmes coulées, laissant sa peine sortir.

Harry était désemparé de voir le blond dans cet état. Il ne savait pas quoi faire pour qu'il aille mieux. Il avait déjà vu Draco pleuré, c'était pendant leur sixième année, il avait pleuré à cause de la pression qui pesait sur ses épaules, mais aujourd'hui, il était plus désespéré, plus brisé. Le brun essayait de le calmer en caressant la peau douce de sa main, mais les sanglots secouaient toujours les faibles épaules de Draco, semblant ne jamais vouloir s'arrêter. Il s'avait qu'il s'était toujours retenu et que ce soir il laissait tout ressortir, c'était un pas vers la guérison, un pas pour se sentir mieux, tout les deux le savaient. Mais le jeune homme se sentait mal de voir son ancien ennemi aussi fragile.

Au bout de plusieurs longues minutes, n'écoutant que son cœur, Harry dégagea sa main de celle de Draco, le prit par les épaules et le poussa en avant pour que sa tête aille se caler au creux de son cou et il entoura le corps tremblants de ses bras, frictionnant doucement son dos pour le calmer.

Draco s'était figé quand il avait sentit Harry l'attirer vers lui et l'entourer de ses bras. Mais au bout de quelques secondes, il se laissa aller et se détendit, profitant de la sécurité des bras du Gryffondor. Ses sanglots se calmèrent petit à petit mais ils restèrent dans la même position, n'osant pas bouger de peur de brisé la complicité qui s'était créé. Harry sentait bon, l'odeur de la forêt et de la cannelle. Il s'avait qu'il ne pourrait pas rester indéfiniment dans ses bras, que leur relation redeviendrait la même une fois qu'il se dégagerait, mais pour l'instant, il voulait juste profiter. Profiter de pouvoir se retrouver si proche d'Harry, car il s'avait que cela n'arriverait plus.

Ce fut Harry qui se dégagea en premier. Un silence gêné prit place dans la salle commune. Draco vit que les joues du jeune homme en face de lui s'étaient colorées et qu'un petit sourire timide naissait sur ses lèvres. Draco savait qu'il devait faire pitié à voir avec ses yeux rouges et gonflés et ses cheveux en bataille, alors il détourna le regard pour fixer la porte de la salle de bain.

_ Draco...

_ Hum ?

_ Laisse-moi t'aider, je ne te laisserais pas continuer à tomber !

_ Et comment tu veux faire ça Potter ? Demanda-t-il en se tournant vers lui, croisant deux émeraudes qui le fixaient intensément.

_ Faisons un pacte.

_ Un pacte ? Sérieusement Potter ? » Le nargua-t-il d'un petit sourire moqueur.

Encourager par la dernière réplique du jeune homme, le Gryffondor se releva sur les genoux en posant ses mains sur ceux de Draco, et le fixa avec un doux sourire.

_ Oui, je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux ! Lui sourit-il.

_ Et qu'est ce que serait ce pacte ? Demanda le blond, savourant la pression qu'exerçaient les mains d'Harry sur ses genoux.

_ Donnes-moi jusqu'au Aspics pour te redonner goût à la vie. Je veux te montrer que tu mérites de vivre.

_ Tu vises haut Potter.

_ J'aime les défis, lui répondit-il en lui faisant un clin d'oeil.

_ Tu es près à te mettre corps et âme dans ce pacte ? Demanda Draco un sourire joueur sur les lèvres.

_ Je suis plus que près ! S'exclama Harry en rapprochant son visage du blond. Je te promets que je ne te laisserais jamais tomber.

_ J'accepte.

_ Q-que quoi ? Bredouilla le brun, étonné que son colocataire accepte aussi facilement.

_ J'accepte le pacte, lança-t-il en se rapprochant du visage du Gryffondor, leur nez se touchant presque. Je compte sur toi Harry. »


Voila ! J'espère que ça vous a plut ! Laissez une review pour te donner votre avis ! ;)

Je vous souhaite un bon weekend et un bon début de vacances pour ceux qui sont de la Réunion !

Bisous tout le monde !