HEART NEVER LIES
Note de l'auteur: Je voudrais remercier tout le monde pour les alertes d'histoire favorites et suivies ainsi que pour tous vos magnifiques commentaires qui me font tellement plaisir! J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas. Bonne lecture!
PS: Pour ceux qui n'ont pas de compte , de grands remerciements pour vos commentaires: Mary, Kat, Pow, Claiire, Loki Megurine.
CHAPITRE 3
Stiles sortit de la maison en courant et s'assit dans sa voiture qu'il démarra avant de rester immobile, son cerveau rejouant la scène entière dans sa tête sans son consentement. Ses mains se cramponnèrent au volant, il posa son front sur ses avant-bras et laissa couler toute l'eau de son corps à travers ses yeux, pleurant comme il ne l'avait jamais fait depuis longtemps. Après quelques minutes, il essuya ses joues et passa la première. Alors qu'il s'apprêtait à débrayer, une chaise fut jetée à travers une des fenêtres du premier étage d'où il pouvait entendre des bruits de bagarre. Son cœur battait la chamade et sans plus y réfléchir, il accéléra et s'éloigna de la maison incendiée.
Dès qu'il sentit le garçon hors de la bâtisse, Derek respira profondément et ouvrit ses poings, libérant le sang qui s'échappait de la rangée de trous creusée dans la paume de sa main par ses propres griffes. Les blessures guérirent immédiatement. Il regarda ses mains avec colère. Ça faisait une éternité qu'il n'avait pas perdu le contrôle comme ça. Il avait refoulé depuis si longtemps son désir pour le lycéen qu'il avait juste finit par exploser sous le plaisir immense de l'avoir enfin à lui, détruisant toutes les barrières sentimentales qu'il s'était construit autour de lui. Il aurait volontiers sourit comme un idiot à la simple pensée qu'il avait enfin embrassé le jeune, et surtout au souvenir de la ferveur avec laquelle il lui avait répondu. Mais son cœur se brisa lorsqu'il se souvint du regard douloureux et baigné de larme que lui avait adressé Stiles avant de s'enfuir. Il l'avait involontairement blessé et se demandait maintenant comment il pourrait se faire pardonner. Ses poings se serrèrent de nouveau quand son attention fut attirée par le son des pleurs provenant de dehors, provenant de la Jeep de Stiles. Il sentit un grognement surgir de ses entrailles qu'il ne put garder en lui. Puis il jeta une chaise à travers la fenêtre, frappa le mur à plusieurs reprises et réduisit en pièces les restes à moitié brûlés des meubles qui étaient dans la chambre. Il s'arrêta, haletant, sentant la rage s'effacer pour laisser place à la tristesse. Il se laissa tomber à genoux et regarda ses mains. Il rétracta ses griffes et soupira. Courir après le jeune tout de suite ne serait pas une bonne idée. Il décida de laisser tomber, se jurant de l'appeler dès le lendemain.
Il resta assit dans la même pièce le reste de la soirée, repensant à ce qui s'était passé. Il avait encore du mal à réaliser qu'il avait bien embrassé le garçon. Il savait qu'il n'aurait pas dû, mais cela lui avait semblé si normal ! Il passa sa langue sur ses lèvres, se délectant du souvenir du délicieux goût qu'avait le jeune. Il en voulait plus, tellement plus, un désir grandissant de le voir frissonner de plaisir sous ses caresses. Il voulait plonger son regard brûlant dans les deux iris que seule sa présence remplissait d'émotions intenses comme la détresse, la confusion ou l'excitation. Il voulait découvrir la moindre parcelle de ce corps subtilement musclé qui ne demandait qu'à être sien. Il le voulait d'une façon qu'il n'avait jamais voulu personne avant. Pas même Kate. Et il venait peut-être de tout ruiner.
Il faisait sombre dehors quand il fut sortit de ses pensées par la sonnerie de son portable. Le nom affiché à l'écran indiquait Scott. Il décrocha.
- Allô?
- Derek, c'est moi, Scott. Est-ce que Stiles est toujours avec toi?
- Non, il est parti depuis un moment. Pourquoi?
- Il devait m'appeler une fois rentré chez lui mais je n'ai toujours pas eu de ses nouvelles. Et il ne répond pas à son téléphone.
- Tu es allé voir chez lui ?
- Non, je suis passé au poste de police avant car c'est sur mon chemin quand je rentre de chez Allison. Mais je suis en chemin. C'est vraiment bizarre. Il répond toujours à mes appels. Je suis vraiment inquiet. Il ne semblait pas aller très bien ces derniers temps.
Scott se tut un instant, attendant une quelconque réaction de l'Alpha mais le loup resta silencieux.
- A vrai dire, tu étais un peu bizarre aussi dernièrement. Et il est resté quand on est partit cette après-midi. Est-ce qu'il t'a dit quelque chose ? Est-ce que c'était avec toi qu'il devait régler un truc ?
Derek soupira. Si le gamin avait disparu il se pouvait qu'il y soit pour quelque chose. Il devait dire à Scott ce qu'il s'était passé.
- Ouais. Il voulait me parler. Mais ça ne s'est pas très bien passé.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? De quoi avez-vous discuté tous les deux ?
- Il… Stiles a… une sorte de… faible pour moi. Je me suis un peu moqué de lui pour ça. Il est parti de chez moi en pleurant.
Il entendit un son étranglé à l'autre bout de la ligne puis un rire.
- Tu es sérieux ? Parce que ce n'est pas vraiment le moment pour ce genre de blague.
- Scott… - grogna-t-il, perdant patience.
- D'accord, mais c'est quand même dur à croire. Je sais qu'il est désespéré mais… sérieux ! Il a un faible pour toi ?!
- Qu'est-ce que c'est supposé sous-entendre ? – grogna-t-il encore plus.
- Rien. Ecoute, je ne sais pas. Il ne s'est rien passé d'autre ? Parce que ce n'est pas la première fois qu'il se fait refouler par quelqu'un. D'habitude il utilise quelques sarcasmes et passe à autre chose.
Derek ne savait pas comment expliquer. Le silence qui tomba rendit Scott nerveux.
- Derek ! Que s'est-il passé ? – demanda-t-il d'une voix sérieuse.
- Il s'est avéré qu'il éprouvait… un peu plus qu'une simple attraction physique. Je… je l'ai embrassé. Et je l'ai repoussé. – soupira-t-il.
- Tu as QUOI?! Tu… Tu l'as embrassé?! Pourquoi?! Non mais à quoi tu pensais bordel? – cria-t-il avant de marquer une pause. Un silence gêné flottait sur la ligne. – Attends… est-ce que tu sous-entends qu'il… t'aime? Impossible! Il me l'aurait dit ! Je suis son meilleur ami!
- On peut se concentrer sur le fait que je l'ai rejeté et qu'il est porté disparu? Parce que je commence un peu à m'inquiéter moi.
- Oui, tu as raison. Tu as dit qu'il était partit de chez toi en pleurant? Ce n'est pas bon signe. Attends… - il marque de nouveau une pause, Derek levant les yeux au ciel, blasé. – Tu l'as rejeté ?! Putain c'est quoi ton problème ?!
- Sérieux, Scott, es-tu aussi stupide ?! Est-ce qu'il existe un cerveau plus lent que le tien ?
- Mais… D'accords, on en reparlera plus tard. Pour l'instant, on doit le trouver. Je te rappelle quand je suis chez lui.
- D'accords.
Derek raccrocha. Il commençait à vraiment s'inquiéter pour le lycéen. Où pouvait-il bien être? Il composa le numéro de Stiles et porta de nouveau le téléphone à son oreille. Mais pas de réponse. Il soupira, s'assit sur le perron de sa maison, attendant l'appel de Scott. Il espérait qu'il le trouverait chez lui, si profondément endormi qu'il n'avait pas entendu la sonnerie de son portable. Une demi-heure s'était écoulée, semblant être une éternité pour le loup-garou, avant que le Beta ne le recontacte. Il avait été soulagé d'apprendre que le jeune allait bien. Complètement soûl mais au moins il ne lui était rien arrivé de grave. Scott allait le ramener ici.
Derek remonta dans la chambre où le garçon était toujours endormit. Il le regarda en silence, son cœur se serrant à la pensée de la discussion qu'ils devront bientôt avoir. Qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Il se dirigea vers la fenêtre et s'assit sur le rebord, une jambe dans le vide et l'autre reposant sur l'encadrement. Il soupira. Se rappeler de ce qui s'était passé durant ces cinq dernières heures l'agaçait. Il leva son regard au ciel. Les étoiles commençaient à apparaître et la lumière de la lune l'enveloppait. Il aurait voulu ne pas éprouver tous ces sentiments compliqués. Ça ne lui avait pas très bien réussi la première fois avec Kate. Ce qu'il ressentait pour le garçon était bien plus fort et il ne pouvait s'empêcher de penser que rien de bon n'allait ressortir de cette situation. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? A quoi avait-il pensé? Comment pouvait-il autant être attiré par ce gamin? Il devrait juste lui dire que ça n'allait pas marcher entre eux et qu'il devait simplement l'oublier. Ouais, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Ils pourraient ne devenir que de simples amis. Leur relation serait un peu tendue au début mais avec le temps, ça pouvait marcher.
Stiles se réveilla lentement, sentant son cerveau se mettre en route et se rappelant tout ce qu'il s'était passé dernièrement. Il aurait souhaité que tout ai été un cauchemar. Il garda ses yeux fermés, essayant désespérément d'ignorer l'odeur des cendres, le parfum dont il ne connaissait que trop bien le propriétaire et la texture différente de la couverture sur laquelle il était allongé, comme s'il allait se réveiller dans sa chambre s'il le souhaitait très fort. Il se résigna finalement à ouvrir les yeux. Il vit l'Alpha à la fenêtre, sous la lumière lunaire, son regard plongé dans le ciel. Ses yeux verts brillaient, la position dans laquelle il était assis lui donnait une allure de poseur et son visage était légèrement tendu. Il semblait quelque peu triste et fatigué. Stiles fit de son mieux, du moins il tenta, mais il ne put s'empêcher de le penser très fort : cet homme était si beau! Il était trop sexy ! Il s'assit sur le bord du lit, son cœur battant de plus belle dans sa poitrine et déglutit difficilement lorsque le loup-garou tourna son regard vers lui.
Derek fut sorti de ses pensées par un son irrégulier. Il tourna la tête et se retrouva face à deux yeux dorés brillants d'inquiétude. Le lycéen était assis sur le lit, attendant qu'il bouge ou dise quelque chose. Mais les mots restaient coincés dans sa gorge. Il se contenta de le fixer avec intensité, essayant de lire ses pensées mais tout ce qu'il put détecter était que tous ses muscles étaient tendus et que sa fréquence cardiaque était très élevée. Rien n'indiquait qu'il était contrarié ou en colère contre lui, mais franchement, bien sûr qu'il devait l'être ! Derek se sentait sombrer dans ces deux magnifiques iris, oubliant où ils étaient, comme si le temps s'était arrêté.
Le jeune passa nerveusement sa langue sur ses lèvres, clairement mal à l'aise par l'atmosphère gênée qui flottait entre eux et Derek baissa les yeux vers les deux morceaux de chair qui formait sa bouche fine et si tentante. Il se souvint du baiser qu'il lui avait volé, sentant le désir d'y goûter de nouveau monter en lui. Il était foutu. Jamais il ne pourrait oublier tout ce qui s'était passé et encore moins se contenter d'une relation platonique et normale. Il était complètement fou de lui et il pouvait bien faire comme si de rien n'était, se mentir à lui-même ne ferai qu'empirer la situation. Il devait y faire face s'il ne pouvait pas le prendre dans ses bras, les Chasseurs pouvaient tout aussi bien venir s'occuper de lui sur le champ.
Il regarda de nouveau l'ado dans les yeux quand il l'entendit se lever et s'éclaircir la gorge non sans difficulté.
- Je suppose que tout ce qui s'est passé n'était pas un cauchemar, vu que ma tête est encore un peu étourdit par l'alcool et que je me sens tellement honteux et dépressif que j'ai juste envie de courir à travers la pièce et de me fracasser la tête dans le mur. – déclara-t-il timidement en bougeant ses mains comme pour accompagner ses paroles.
Stiles le regardait avec appréhension. Devant le silence du brun, il sentit son cœur se serrer et il acquiesça de la tête avant de tourner les talons. Alors qu'il se dirigeait vers la porte, il fut arrêté par une voix aussi hésitante que lui.
- On doit parler.
Stiles s'immobilisa.
- Ouais, bin, ça ne me dit rien qui vaille et l'idée même de parler de ce qui s'est passé ne m'emballe pas trop donc… non merci. – répondit-il sans se retourner.
Il voulait s'enfuir, mais ses jambes tremblaient toujours et rien que le fait de se tenir debout était déjà difficile. Il se moqua intérieurement de lui-même pour avoir pensé ne serait-ce une seule seconde qu'il serait capable de courir. Il fit un pas vers la sortie. L'homme se leva et se dirigea vers lui.
- Stiles.
La voix était emplit d'émotions. Stiles serra les poings, sa gorge rendue douloureuse par les larmes qu'il tentait désespérément de garder en lui.
- Je rentre. J'ai besoin d'être seul un moment donc… s'il te plaît, n'appelle pas… ne vient pas chez moi… oublie-moi pendant quelque temps.
- Stiles. – dit-il simplement, d'une voix suppliante.
Alors qu'il s'avança vers la porte, il sentit la main chaude de Derek attraper la sienne mais il ne pouvait se résoudre à tourner les yeux vers lui. Il savait que son cœur ne se briserait qu'un peu plus s'il plongeait dans ces magnifiques yeux émeraudes.
- Stiles. – répéta-t-il, attrapant l'autre bras afin de le tourner face à lui.
- Fous-moi la paix ! Est-ce que c'est trop demander de vouloir être un peu seul ?! – cria-t-il, tentant de se libérer mais la poigne du loup était trop forte pour lui.
- On doit parler. Ce qui s'est passé cette après-midi, ce n'est pas ce que tu crois.
- Si ça l'est. Il n'y a pas de malentendu, j'ai pigé le message, t'en fais pas pour ça. Tu t'es bien amusé à te foutre de moi mais maintenant ça suffit. Est-ce que tu crois que je suis heureux avec ces sentiments ? Absolument pas ! Donc maintenant, si tu veux bien m'excuser, je vais aller m'enterrer pendant quelques jours, juste le temps que ma honte s'efface. Ensuite je tournerai la page, j'essaierai d'avoir une vie normale, je dirai à Scott que je ne me mêlerai plus de vos petites aventures entre loup-garou et comme ça tu ne m'auras plus dans tes pattes en te faisant chier constamment.
- Tu ne me fais pas chier. Et je ne te déteste pas.
- Ah oui ? Alors pourquoi est-ce que tu ne cesses de me persécuter depuis que tu sais que j'ai un faible pour toi ? Tu n'as pas arrêté de te moquer de moi, de me briser, tantôt en m'ignorant tantôt en me séduisant. Je suis fatigué de ce petit jeu.
- Moi aussi. C'est pour ça que Scott t'as amené chez moi. Il est au courant.
- Quoi… ? Comment… ?
- Je lui ai dit. D'ailleurs il était plutôt triste que tu ne lui aies pas avoué toi-même. – répondit-il en ignorant le visage outré du jeune. – Et si j'ai été un gros con avec toi c'est juste que… je suis juste… intimidé par toi.
Stiles le dévisagea, la bouche ouverte et les yeux ronds. Il resta un instant immobile. Après un long silence, il le regarda, déçu et vexé.
- C'est tout ce que tu as trouvé à dire ? Tu as passé des mois à imaginer tellement de façon de me ridiculiser et là tu ne peux rien me sortir de mieux ? Allez, Derek, je sais que tu peux trouver mieux. Allez, essai encore. Tu ne crois quand même pas que je vais me faire avoir par une excuse aussi merdique, n'est-ce pas ?
- Stiles, je ne plaisante pas. J'essaie d'avoir une discussion sérieuse avec toi.
- Une discussion sérieuse ? Une discussion SERIEUSE ?! En déclarant que TOI, le grand méchant Alpha, est intimidé par MOI, un foutu geek qui a un faible pour un putain de loup-garou ? Tu te fous de moi !
- Je savais que ça n'allait pas être facile. – soupira Derek.
- Attends, laisse-moi deviner ! En fait, ce qui est arrivé cette après-midi, c'était parce que je t'effrayais, c'est ça ? – se moqua-t-il ouvertement.
Derek ne répondit pas. Il le fixa simplement, trop blasé par les habituels sarcasmes que le garçon employait comme auto-défense dans les situations gênantes. Stiles devenait de plus en plus inconfortable au fur et à mesure que le silence s'éternisait. Il baissa les yeux.
- Est-ce qu'on ne pourrait pas juste tout oublier s'il te plaît ? Comme si rien ne s'était passé ? – demanda-t-il d'une voix faible.
Derek libéra le garçon, son cœur semblant soudainement vide.
- Est-ce que c'est ce que tu veux vraiment ?
- Comment peux-tu… Tu es sérieux là ? Tu me pose vraiment cette question ? – dit-il en sentant la colère monter en lui.
Sa mâchoire se serra, lançant un regard irrité à l'Alpha. Il ouvrit la bouche puis la referma et lui tourna le dos, s'avançant vers la sortie. Il s'arrêta et refit face au loup, revenant vers lui et pointant un doigt sur son torse musclé.
- Tu… Tu m'as repoussé. – déclara-t-il, les yeux brillant de chagrin. – Tu t'attendais à quoi ?
- Je te l'ai déjà dit, je ne t'ai pas rejeté.
- Alors qu'est-ce que c'était ? Pourquoi tu m'as envoyé chier ?
- Je… C'était juste… - hésita-t-il, ne trouvant pas les mots/
- Ouais, c'est ce que je pensais. Pour ta gouverne, je ne suis pas un jouet pour chien. Je ne suis pas là pour te distraire quand tu t'emmerdes et être mis de côté une fois que tu t'es lassé de moi. – répondit-il avec amertume.
Stiles serra la mâchoire de nouveau puis tourna les talons. Une main l'attrapa et ses lèvres furent capturées par celles de Derek avec passion. Le lycéen rompu le baiser après un moment, se rappelant qu'il était en colère contre l'homme en face de lui mais il n'eut pas le temps de penser à quoi que ce soit. Le brun se colla à lui, l'incitant à reculer jusqu'à ce que ses jambes heurtent un obstacle. Puis Derek le poussa et il senti son cœur s'arrêter de battre durant sa chute. Lorsqu'il atterrit sur le matelas, le loup se coucha sur lui. Stiles écarta les cuisses contre sa volonté, maudissant son inconscient d'avoir autant envi de l'Alpha. C'était comme si deux personnalités étaient en lui, partagé entre sa peur de n'être qu'un jouet et l'immense désir qu'il avait pour le loup-garou. Derek pressa son corps sur celui du jeune, leur bassin collé l'un contre l'autre.
Stiles aurait lâché un « oh mon dieu » si sa gorge n'avait pas déjà été encombrée par un gémissement. Il serra les lèvres immédiatement, se sentant honteux d'avoir laissé s'échapper un tel son. Le souffle chaud de Derek sur sa nuque le fit frissonner, ses mains s'agrippant désespérément au t-shirt du loup. Il ferma les yeux pendant que les lèvres de l'Alpha déposaient de nombreux baisers le long de sa gorge, puis sa mâchoire pour finir vers son oreille en lui mordillant le lobe. Stiles avait du mal à respirer, comme si ses poumons étaient soudainement trop petit pour contenir tout l'air qu'il aspirait. Il voulait ordonner au brun d'arrêter mais il n'avait jamais ressenti autant de plaisir et n'avait pas la volonté de s'en priver. Il passa ses mains sous le vêtement de Derek et caressa son dos, le collant un peu plus contre lui. La jouissance que lui procuraient les attentions du brun commençaient à lui monter à la tête. Il grogna lorsque les baisers et les mordillements s'arrêtèrent brusquement, se maudissant pour la frustration qui s'emparait de lui alors qu'il aurait dû se sentir soulagé. Il pouvait sentir le souffle chaud caresser la peau sensible de sa nuque. Il attendit quelques secondes mais le brun restait immobile. Il se demanda ce qu'il se passait et s'il devait le repousser, l'inquiétude s'emparant de lui lorsqu'il sentit la respiration du loup-garou devenir de plus en plus rapide et difficile.
Un frisson parcouru son corps. Il commençait à vraiment s'inquiéter. Heureusement, ou malheureusement, il ne pouvait voir que son partenaire avait des yeux rouges brillants, des mains aux griffes acérées et des crocs à quelques centimètres de sa gorge offerte et tentante, parés rien que pour lui.
A suivre…
Note de l'auteur: Je suis vraiment désolée pour l'attente! Ce chapitre était déjà pratiquement finit quand j'ai mis mon deuxième chapitre en ligne mais je ne sais pas pourquoi, impossible de le finir. Tout ce que j'écrivais ne me satisfaisait pas. Je crois que j'ai écrit au moins vingt fins différentes ! J'en ai gardé certaines que je trouvais géniales mais qui n'allaient pas avec cette histoire mais je compte bien les réutiliser. Bref, j'ai finalement réussi à finir ce chapitre, je n'en suis pas totalement satisfaite, ce n'est pas tout à fait comme ça que je le voulais à la base mais bon… au moins c'est fait et j'espère que vous apprécierez. Si vraiment c'est si mauvais, je le réécrirai. Alors n'hésitez pas à me le faire savoir. J Et aussi, je voudrais savoir si vous aimez les histoires « rated M » parce que j'avais prévu d'en écrire un pour la fin mais ça dépendra de vos demandes. Alors, un p'tit commentaire s'il vous plaît ? J
