Maudite.

Vous êtes tellement gentil(le)s avec toutes vos reviews que je ne peux que vous donnez la suite dès maintenant. Bon d'accord, j'ai aussi pris beaucoup d'avance (j'ai presque 9 chapitres de prêts) alors je vais poster toutes les semaines. Hourra !

Je suis désolée de ne pas avoir répondu à tout le monde cette semaine, mais finalement, la reprise des cours a été plus intense que prévue. Je me rattrape de ce pas.

Hlne : Mais non tu n'es pas trop sensible ! Moi-même en l'écrivant j'avais du mal à retenir mes larmes, alors !

SoleyaaCullen : J'adore ton enthousiasme, et j'espère que la suite (avec les réponses au fur et à mesure à tes questions) te plaira autant !

Bella Swan Cullen : Pour répondre à ta question, je connais Damnés, du moins ça me dit quelque chose, mais je ne l'ai pas lu ! Je suis contente que les sentiments soient si bien passés, et je te remercie de me le signaler, ça me rassure. Tes « pourquoi » me font trop tripés, et désolée, mais ce chapitre ne répond pas vraiment…Et oui, je continue à mettre les choses en place. Courage ! Pour ce qui est de la version PDF, tu me diras à la fin si elle te plait toujours autant, parce que ce sera avec plaisir )

So : du suspens ? Super ! J'espère que ça va te plaire autant.

Littleangelordevil93 : une review toute courte, mais très importante. Merci !

Twilight-et-the-vampire : bizarre ? Tu as dit bizarre ? Rassure-toi, je donne des réponses très vite. Merci pour ta review ) Je te préviens comme tu me l'as demandé^^

Vous avez pour la plupart découvert la vérité sur Bella et ce qui lui arrive, voici un échantillon de ce qui se passe maintenant qu'elle a disparu. Dites-moi tout.

Attention au POV ! ! !

Et bonne lecture.

Chapitre 3. Liz. Lizzie. Elizabeth.

POV externe.

La petite fille aimait courir. Elle courait après son chien. Elle courait avec son papa. Elle courait avec ses meilleures amies.

Quand elle tombait, sa mère la disputait. Elle n'était pas drôle ! C'était tellement rigolo de plonger dans l'herbe et de s'y rouler pour regarder un coup les insectes au sol, un coup les oiseaux dans le ciel. Parfois, la petite fille rêvait même de voler. Elle ouvrirait grand ses ailes, inspirerait à fond, et se laisserait tomber d'un arbre jusqu'à planer. Ça devait être tellement bien de tout voir d'en haut et surtout, de voir les grands tout petits.

Mais elle désespérait de grandir à ce point. Toujours, son papa réussissait à la mettre sur ses épaules alors qu'elle hurlait qu'elle ne voulait pas qu'il recommence. Les bougies sur son gâteau avaient beau se multiplier tous les ans, elle était toujours si petite !

Le seul avantage que la petite fille trouvait à sa petite taille, c'était qu'elle pouvait aider April à embêter son grand frère Garrett. Elles s'amusaient à l'arroser, en étant cachée dans la petite cabane où il ne pouvait plus entrer depuis longtemps.

« Liz ! April ! » Hurla-t-il quand elles posèrent leurs mains sur leur bouche pour éviter de faire trop de bruits. « Les filles, vous allez me le payer ! C'était mon I-POD ! »

« Garrett, elles s'amusent. »Plaida la maman d'April.

« Mais maman ! »

Il partit en bougonnant, et les filles sortirent de leur cachette. C'était pas drôle finalement. D'habitude, Garrett tournait autour de la maison pour attendre qu'elles sortent. Ils jouaient à chat perché ensuite…

« Vous êtes fières de vous, les filles ? »Demanda Maddie.

« On voulait juste rigoler. »Expliqua April.

« Laissez-le tranquille. Il viendra peut-être jouer avec vous après ? »

« Oui ! »Applaudirent les petites filles avant de s'enfuir en courant vers l'autre bout du jardin pour mettre au point un nouveau jeu.

Maddie regarda les deux fillettes. Elles se ressemblaient presque, sauf qu'une était blonde quand l'autre était châtain foncé, et que la première avait la peau naturellement bronzée quand la seconde avait la peau plus pâle que ce qu'on pourrait croire, mais elles avaient les mêmes yeux marron pétillants de malice. Elle soupira et retourna à la cuisine pour préparer le déjeuner. Elle craignait presque les problèmes qu'ils allaient rencontrer quand elles seraient plus grandes. Pour le moment, Liz allait fêter ses huit ans alors qu'April les avait déjà depuis le début de l'été. Et elles étaient tellement remplies de vie qu'on ne pouvait pas leur en vouloir.

Les deux fillettes furent appelées pour aller déjeuner, mais elles avaient encore des constructions à réaliser. A la fin de l'année dernière, elles avaient trouvé les Lego du frère d'April, et elles avaient décidé de les assembler en des choses toujours différentes. Parfois, ça se cassait la figure avant même qu'elles aient pu mettre la moitié des Lego, parfois, elles étaient trop petites pour finir la construction, et abandonnaient quelques heures leur jeu.

« Les garçons manqués sont appelés à table ! »Cria Garrett en se postant devant elles.

« Garrett pousse toi ! On n'a pas fini »

« Maman nous appelle, alors bougez-vous. Vous savez que les vraies filles, elles jouent avec des poupées Barbie, pas avec des Lego ? » Insista-t-il en regardant d'un œil mauvais la tour géante de ce qui pourrait ressembler à un château.

Il haussa finalement les épaules, et laissa là les deux amies. Elles lui tirèrent la langue mais il ne le vit pas. Ce fut seulement quand Maddie se déplaça, menaçant de les priver de dessert que Liz tira April jusqu'à la cuisine.

« Il était temps, les filles, Garrett a failli tout manger »Les accueillit Maddie.

« Il mange toujours tout. »Fit April en haussant les épaules.

« C'est parce que tu vas pas assez vite »Répondit celui-ci en piquant une frite dans l'assiette de sa sœur.

« Maman ! »Hurla April.

« Garrett, laisse-les manger. »

Le jeune adolescent fit les gros yeux à sa sœur qui dut couvrir son assiette de ses deux mains pour parer à toute nouvelle attaque. De son côté, Liz regardait les frère et sœur. Elle aurait aimé avoir un grand frère elle aussi. Elle rêvait d'un grand frère qui la ferait tourner dans ses bras, et qui rigolerait à ses blagues. Il lui ferait des blagues de mauvais goût, mais ils en riraient tous les deux en entendant leurs parents les disputer…

Liz piqua la main de Garrett qui venait vers son assiette et il lui tapa sur la main. Bientôt, ils se battaient avec leurs fourchettes et piquèrent autant que possible les frites dans l'assiette de l'autre. April aida Liz et elles rirent quand Garrett se dérida enfin. Il grogna en rigolant, et les filles durent quitter la table pour courir à travers la maison pour lui échapper. Elles riaient tellement qu'elles se cognaient contre les marches de l'escalier et Garrett parvint à attraper leur bras pour les retenir.

« April, Elizabeth, Garrett ! »

Maddie était furieuse. Les trois enfants retournèrent à table, penauds et furent surveillés de près par leur mère. Elle pensait pouvoir les laisser déjeuner tranquille, le temps de passer un coup de fil. Elle s'était trompée.

Elle soupira et se prit une assiette pour s'asseoir près de Liz. La fin du repas se fit en silence, même si Maddie surprenait les regards entre les deux filles. Elle leva les yeux au ciel et laissa couler.

L'après-midi se passa bien mieux que le matin. Garrett sembla reprendre son caractère jovial et se joignit aux filles pour faire des constructions de Lego, sauf qu'il les poussa à se déplacer dans la pièce entière. Ils construisaient une ville et la pièce de jeux était le château. Ils aménagèrent les remparts avec des boites de jeux, la porte représentait les lourdes portes du château et la fenêtre était les meurtrières. Avec les Lego, ils purent mettre la table pour le banquet, et les carrosses des Barbie prirent place devant la salle du trône.

« On n'a pas dit qui était le roi ! »S'horrifia April en regardant le travail qu'ils avaient accompli.

« Vous n'avez qu'à mettre une Barbie. »Proposa Garrett, assis sur un des remparts.

« Je vais chercher Ken. »Assura Liz en partant en reconnaissance.

OoOoOoOoOoOo

« Les enfants ? »

« Maman ! On n'a plus huit ans !» Rappela Liz en descendant les escaliers, son sac de cours sur l'épaule.

« Et moi je ne m'en sors plus avec tous les noms, alors les « enfants » ça va plus vite. Et puis, vous y répondez. » Sourit Courtney, la mère de Liz.

Celle-ci leva les yeux au ciel et partagea un regard entendu avec April et Catherine. Leurs copains les rejoignirent du sous-sol : sa mère avait accepté qu'ils soient tous là la veille, à condition que les garçons dorment au sous-sol. Ils avaient été d'accord, et Liz soupçonnait que c'était à cause de l'écran géant et des consoles de jeux. Les garçons, franchement !

« Bien, tout le monde en voiture. »Lança April en attrapant la main de Bradley.

« Vous ne voulez pas manger quelque chose avant ? »

« Maman ! »Grommela Liz en lui faisant les gros yeux.

« Faites attention sur la route, et soyez sages ! »Insista Courtney, parfaitement consciente qu'elle mettait sa fille mal à l'aise.

Mais Liz était déjà si grande ! Il lui semblait que c'était hier qu'elle allait la récupérer chez April, alors qu'elles avaient décidé d'envahir la salle de jeux avec Garrett et qu'ils avaient fait une bataille de polochons au point de se blesser avec tous les jeux éparpillés. Maddie l'avait appelée pour emmener Liz à l'hôpital. Encore. C'est qu'elle ne faisait pas attention. Maddie lui avait proposé de prendre une carte d'abonnement…Sauf que ce n'était pas drôle.

Heureusement Liz, Elizabeth de son vrai nom, avait grandi et appris les risques de certaines activités. Elle passait moins de temps à l'hôpital dorénavant. Et Courtney espérait que ça continuerait encore longtemps.

Elle regarda sa fille monter dans la voiture de son copain, Preston. Courtney secoua la tête, amusée par sa fille. Liz souhaitait son indépendance, elle avait un esprit vif et surtout, elle savait ce qu'elle voulait. Parfois, c'était comme si elle avait plus que son âge réel… Mais Liz allait fêter ses dix-sept ans dans quelques jours et Courtney s'était mise d'accord avec April pour faire un anniversaire surprise. Ça allait être compliqué, mais April et Preston s'étaient portés volontaires pour occuper Liz le temps nécessaire. Même si Courtney n'aimait pas vraiment la proposition de Preston, après tout, lui-même avait dix-huit ans, elle était ravie de les savoir prêts à l'aider dans ses projets. En attendant, elle devait se préparer pour aller au travail. Son mari était son patron, mais elle ne pouvait pas non plus en profiter, vis-à-vis des autres employés…

« Vous savez qu'il y aura des nouveaux en fin de semaine ? »Annonça Catherine en reposant sa fourchette sur la table de la cantine.

La matinée avait passé rapidement, et tous s'étaient retrouvés pour la pause déjeuner.

« Tous les ans y a des nouveaux, tu sais ? »Lui répondit Bradley en souriant.

« Mais, tu sais ce que je veux dire ! »Catherine balaya sa remarque.

« Et donc, si tu en parles, c'est que tu vas nous dire tout ce que tu sais ? »Avança Preston en pressant la main de Liz dans la sienne.

Catherine le regarda de travers avant de s'atteler à la mission qu'elle s'était donnée.

« Les ainés seraient en terminal alors que les plus jeunes seraient en Première. Ils viennent d'un coin paumé dans l'Etat de Washington. Et leur père s'est déjà présenté à l'hôpital. »

« Pourquoi ? »Demanda April.

« Parce que c'est un médecin. Ma mère m'a dit que toutes les infirmières se pâmaient devant lui. »

« Ta mère aussi ? »Interrogea Steven, son copain.

Catherine lui donna une tape sur l'épaule et il se fit pardonner par un baiser dans le cou.

« Il ressemble à quoi ? » S'intéressa Liz en chipotant dans son assiette.

« Ma mère parlait d'un dieu grec. » Soupira-t-elle.

« Vive les métaphores ! »Ricana Bradley.

« C'est une grande romantique. Mon père a fait la tronche quand il a entendu ça. »

« T'inquiète, je suis sûr qu'elle se sera faite pardonner. » Sous-entendit Preston et Liz lui donna un coup de coude.

« La ferme, du con. »

« Oui, madame. »Souffla-t-il dans son oreille et elle se dégagea en lui faisant les gros yeux.

Elle n'aimait pas les marques d'affection en public.

« En attendant que Liz fasse son tour de repérage à l'hosto, on pourrait penser à prendre une clope avant de retourner à la torture. » Proposa Steven et Liz lui fit un doigt mais ils acceptèrent sa proposition et se retrouvèrent dans la cour, près de la grille d'entrée du lycée.

Chacun leur tour, ils firent tourner les briquets et allumèrent leur cigarette. Bien sûr, c'était interdit, leurs parents étaient contre, mais ils avaient tous cédé depuis quelques mois. Liz s'appuya contre la grille, et ferma les yeux pour mieux sentir l'effet des lattes qu'elle tirait. Autour d'elle, les autres discutaient du programme de leur après-midi et du week-end qui suivrait. Mais elle ne s'en intéressait pas. Depuis quelques temps, elle savait qu'elle se détachait d'eux. C'était involontaire, mais son esprit trouvait de plus en plus de distractions différentes des leurs. Comme si son inconscient essayait de lui rappeler quelque chose…Elle soupira. De toute façon, elle ne pouvait rien y faire à part se concentrer d'autant plus sur ses amis pour oublier la boule au ventre qui se formait régulièrement en elle.

« A quoi tu penses ? » Murmura Preston en passant une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

Les yeux toujours fermés, elle tourna la tête vers lui.

« A toi. »

« Il me semblait aussi que tu ne pouvais soupirer qu'après moi. »

Liz ouvrit les yeux et lui sourit. Il était beau, avec un charme discret mais dont il savait se servir. C'était comme ça qu'il l'avait séduite d'ailleurs au printemps passé. Au début elle ne voyait qu'un mec canon arrogant qui traînait une horde d'admiratrices derrière lui. Des filles bien plus belles et superficielles les unes que les autres. Bien plus qu'elle-même, avec ses cheveux bruns à tendance frisée, et des yeux marron clairs banals sur une peau pâle comme un cachet d'aspirine. Mais elle avait croisé son regard bleu et elle avait craqué malgré elle. Au début, elle voulait à tout prix l'éloigner. Peut-être l'avait-il lu sur son visage, mais elle avait vu les changements. Il avait dégagé la cour, et il était passé par Brad, dans sa classe, petit ami d'April pour l'atteindre elle, Liz. Ils avaient été au cinéma, puis, à la fête du printemps et à la plage. Toujours avec leurs amis. Un soir qu'il la raccompagnait, elle s'était demandé quel goût avaient ses lèvres.

Il l'avait embrassée.

Tendrement, sans pression, sans langue ni rien. Juste un baiser chaste après une bonne soirée.

Elle avait voulu ignorer les battements de son cœur les jours suivants, mais pour le bal de fin d'année, les filles avaient été invitées à les accompagner. Depuis, Preston était son petit ami. Il n'était pas ce qu'elle avait cru et parfois elle avait du mal à le cerner. Mais elle appréciait qu'il respecte les limites qu'elle mettait entre eux. Elle avait tendance à se refermer sur elle-même. Mais il acceptait et la réconfortait plus ou moins lorsqu'elle en avait besoin.

« Et si on y allait ? »Dit-elle en s'écartant de la grille.

« Rabat-joie ! »Grimaça Catherine en quittant les bras de son copain.

Liz haussa les épaules, écrasa sa cigarette et la mit dans le bac réservé. Tous la suivirent et Liz se retrouva assise près d'April pour le cours de biologie qui suivait. Elles échangèrent un regard entendu lorsqu'elles virent la tête du professeur : un jeune professeur fraîchement sorti du moule et tentant de faire passer son enthousiasme pour les sciences à ses nouveaux élèves.

« Je vais faire en sorte que vous sortiez tous d'ici avec l'envie de devenir scientifique. » Promit-il en frappant des mains avant de faire l'appel.

« Génial, il se croit encore à l'école, ou quoi ? »Grinça Liz en sortant un crayon de sa trousse, pour faire une caricature du prof.

April pouffa à ses côtés, et heureusement qu'elles étaient au fond de la salle et que le prof était entièrement concentré sur ses explications, car seuls les élèves près d'elles entendirent le ricanement qu'elles partagèrent pendant l'heure qui suivit, histoire d'améliorer encore le dessin.

« Faut absolument que tu le postes sur ton blog, Liz ! » S'exclama-t-elle une fois l'œuvre terminée.

« Je le scanne ce soir. » Promit Liz en refermant son livre.

« On va s'en faire de la pâtée. » Applaudit April en sortant de la salle de cours.

Liz sourit, et elles rejoignirent leur cours de trigonométrie. Bradley s'y trouvait déjà et leur avait gardé une place, en fond de salle. April s'y installa avec un regard entendu, alors que Liz sentait une douleur lancinante naître dans son corps. Elle se recroquevilla sur sa chaise, et fit semblant d'écouter le cours. C'était comme si son corps entier s'apprêtait à se déchirer, ses entrailles tentant d'échapper à une pression méconnue. Les bras autour de son ventre, elle entendit à peine April lui demander ce qui se passait.

« J'en sais rien. » Grinça-t-elle, fermant les yeux.

Derrière ses paupières, c'était comme si des dizaines de chaînes télévisées se disputaient la Une dans son esprit. Les images se multipliaient, floues, méconnues et pourtant si proches d'elle. Liz combattit l'impression d'étouffer qui la prenait. Elle ne pouvait pas être malade à peine la reprise des cours débutée !

Comme la douleur était apparue, elle disparut et laissa Liz complètement épuisée et déstabilisée. Dans sa tête, c'était comme si elle aurait dû voir autre chose que ce qui se présentait à elle maintenant qu'elle avait les yeux ouverts.

Le regard inquiet d'April l'incita à la rassurer, et à oublier cet incident. Elle sourit pour son amie qui ne fut pas dupe mais accepta de laisser couler pour le moment. April connaissait Liz par cœur, elles avaient grandi ensemble et elle l'avait vue changer. Tant que Liz ne parlait pas, il était inutile de la pousser à s'ouvrir. April posa tout de même une main sur celle de son amie, pour lui assurer sa présence, puis elles se concentrèrent sur les dernières minutes du cours. Le professeur leur donna une série d'exercices à faire pour le lendemain, et précisa la date du premier test obligatoire. Les ronchonnements désapprobateurs emplirent la salle puis le couloir alors que tous retournaient au parking.

Preston vit sa petite amie arriver. Il vit aussi le regard vide qu'elle avait, et se demanda combien de temps Liz aurait encore l'air de toujours déprimer. Il voulait bien lui laisser du temps, voire même la réconforter quand elle en avait besoin, mais il s'impatientait. Il prit sa main dans la sienne et ne fut que très peu surpris qu'elle n'entrelace pas leurs doigts. De toute façon, quand elle déprimait, c'était toujours la même chose. Il fit comme s'il n'avait pas vu son visage perdu, et se tourna plutôt vers les autres. Ils riaient, tout en se chamaillant. Eux, au moins, avaient conservé leur joie de vivre des années précédentes et ne semblaient pas vouloir s'isoler à tout moment.

OoOoOoOoO

Deux jours plus tard,

Liz alla ouvrir la porte, et accueillit sa meilleure amie avec un sourire sur le visage, une brosse dans une main.

« Entre. »

« Tu ne devineras jamais ! » S'exclama April en posant le pot de glace sur la table dans la cuisine.

Liz fronça les sourcils, et continua de se démêler les cheveux en attendant qu'elle s'explique.

« Je les ai vus ! Vus de vu ! »

« Qui ? »

« Liz, as-tu ne serait-ce qu'écouter ce qui se passe en ce moment au lycée ? »

Liz haussa les épaules et regarda son amie en face.

« On est en Première, et il me semble que des nouveaux doivent arriver demain ou après-demain. »

« Oui ! Et qui pourrais-je avoir vu qui me mettrait dans un tel état ? »

April se désigna, les yeux brillants d'excitation. Liz réagit enfin comme elle l'attendait, en attrapant deux cuillères pour la glace.

« Tu as vu les nouveaux. Alors, dis-moi tout ! »

April s'assit face à son amie et prit une première cuillère.

« Ils sont Ma-Gni-Fi-Ques. »

« Tu disais la même chose de ton ex. »

« Liz ! Evite de me rappeler ce genre de mauvais souvenirs. » Grimaça-t-elle.

« D'accord. Alors, ils ont l'air de quoi ? »

« Je crois que la mère de Catherine ne faisait pas tant une métaphore que ça. L'un d'eux en particulier…Mama mia ! J'en fais mon quatre-heures quand il veut ! »

« C'est Brad, qui va être content. »

« Elizabeth ! » La rabroua April.

« Quoi ? Brad est un canon, et franchement, ça doit être difficile de faire mieux que lui, non ? »

« Bah j'ai trouvé. Ce type, il a un regard ! »

Elle rêvait carrément de ce type. Liz s'amusa de l'air de son amie, et piqua une autre cuillère de glace.

« Bon, et tu connais son nom à ce nouveau ? Pitié, dis-moi qu'il n'a pas de boutons d'acnée, ou qu'il a un nom à coucher dehors ! »

« Edward Cullen. » Bava April.

Liz lui donna un coup de poing dans l'épaule.

« Je rêve ou tu as carrément été te présenter ? ! »

« C'est pas ma faute, Lizzie, je te jure ! Sa sœur l'a appelé, et comme Catherine nous a seriné avec leur nom de famille… »

« Tu l'as vu à combien de mètres ? »

« Trois petits mètres, Liz. Une bombe ce mec. Je préfère les hommes avec des cheveux courts limites rasés, mais là…Y a de quoi s'accrocher en fait, et… »

A son regard, Liz comprit ce qu'elle voulait dire. Elle secoua la tête, et emporta le pot de glace et son amie dans sa chambre. Elles se postèrent devant l'ordinateur portable et firent autant de recherches que possibles sur les nouveaux, à la demande d'April. C'était comme si elle s'apprêtait à faire une dissertation…

Quand elles ne purent trouver que peu de choses : un article sur le docteur Cullen, qui arrivait à l'hôpital une interview d'une décoratrice de renom qui enviait le travail d'Esmée Cullen…

« Mais, c'est qui ces gens ? Pas un blog ! Pas un compte Twitter, ni Facebook ! Ils sortent d'où ? » S'écria April avec déception.

« Peut-être qu'ils sortent juste d'une grotte, et qu'ils n'ont pas été mis au courant des nouveautés de ces trente dernières années. » Supposa Liz en passant déjà à autre chose.

Elle voulait scanner et améliorer certains dessins avant de se remettre à son blog. Elle voulait aussi finir le Emily Brönte qu'ils avaient à étudier en littérature. Cette histoire l'intriguait et elle voulait en connaitre la fin au plus vite.

« J'espère que tu en feras des croquis, Liz. Ça serait dommage, sinon. »

« On verra, si ça se trouve, je ne les verrai jamais en cours. »

« Oh vive l'optimisme ! Heureusement qu'il y a la cantine pour ça ! »

Liz acquiesça, et elles se turent pour se pencher sur les dessins de la semaine. April répondit à certains commentaires sur son blog, puis aida dans la sélection des couleurs des dessins et la création des articles. Elles rirent encore aux caricatures du professeur de biologie, mais s'appliquèrent quand elles s'intéressèrent à leur groupe d'amis.

« Tu as réussi à capter le regard de Steven sur Katy, Liz ! » Applaudit April en observant le croquis.

Liz sourit, elle aimait garder en tête les différents regards de ses amis entre eux. Parfois, c'était bien le seul moyen de se rendre compte que quelque chose clochait. Comme cette fois, quand Catherine et Steven se disputaient sans en avoir prévenu personne. C'était au début de leur relation et leurs comportements n'avaient pas changé. Quand Liz les avait dessinés, son inconscient lui avait rappelé la tension chez ses amis, et elle l'avait dessinée. En fait, ce n'était rien de grave, mais personne ne s'en était rendu compte avant.

« Ma mère dit que j'ai un regard très observateur à défaut d'être intéressant. » Haussa-t-elle les épaules.

« Arrête, Liz, tu as un regard magnifique. Je te signale qu'on a le même ! »

Liz fronça les sourcils. Son amie avait des yeux noisettes expressifs, elle ne comprenait pas comment April pouvait envier les siens, ternes, sans profondeurs.

« Peu importe. Et si je retravaillais le visage de Preston. Il a pas l'air d'avoir grossi, là ? »

April pouffa dans sa main mais étudia sérieusement le dessin.

« Peut-être oui. Tiens, c'est bizarre, tu ne le fais pas te regarder… »

Liz se mordit la lèvre inférieure, et prit sa gomme comme pour effacer ce détail. April retint son geste et interrogea la jeune fille d'un regard. Liz haussa les épaules, espérant certainement s'en sortir ainsi, mais April insista.

« Lizzie, que se passe-t-il en ce moment ? »

« Rien. Pourquoi tu dis ça ? »

« Liz, je te connais. D'accord, tu es bizarre parfois. »Liz fronça les sourcils et April se défendit. « Bizarre parce que tu sembles malade à des moments, et ne me dis pas le contraire. Ça aussi faudra que tu m'en parles, mais passons. Alors, dis-moi, il y a des tensions entre vous ? On a plutôt l'impression que ça va depuis le bal de fin d'année. »

« Je n'en sais rien. » Avoua Liz. « C'est comme si…Parfois, je me dis que je n'aurais pas dû accepter de sortir avec lui. » Murmura-t-elle en retournant son attention sur la feuille devant elle.

« Pourquoi ? »

« Va savoir, tu l'as dit, je suis bizarre. »

« Liz, un jour, tu devras te libérer de tout ce qui t'entrave. » Assura April avec sagesse.

Liz haussa encore les épaules, et April comprit qu'elle n'en saurait pas plus ce soir-là. Elle regarda du coin de l'œil son amie s'attarder sur son dessin, s'interrogeant sur ce qui pouvait pousser Elizabeth à se refermer ainsi sur elle-même. Avant elle était plutôt extravertie, et elle-même avait du mal à la suivre à certains moments. Mais maintenant, Liz quittait leur délire, et son regard disait parfois « je ne comprends pas ce que je fais ici ». April espérait vraiment que sa relation avec Preston n'en soit pas la cause. Ça serait trop injuste.

« Les filles, il se fait tard. April, veux-tu que je te ramène ? »

La voix du père de Liz passa à travers la porte. Les jeunes filles répondirent ensemble.

« Non, pas la peine. »

Elles se sourirent, puis Liz continua en ouvrant sa porte.

« April peut rester dormir, là, n'est-ce pas ? »

Son père l'observa avec un sourire indulgent.

« D'accord. Mais ne tardez pas trop quand même. »

« Oui, papa. »

« Bonne nuit, les filles. » Lança-t-il en s'éloignant.

« Ca c'est sûr ! Je vais rêver des nouveaux. » April fit un clin d'œil à Liz, et elles se préparèrent en riant à aller se coucher.

Elles se brossèrent les dents, et se retrouvèrent dans le grand lit de Liz juste avant d'éteindre la lumière.

« Tu crois aux réincarnations, April ? »

La question déstabilisa la jeune fille. Elle se mit sur le côté pour regarder dans les yeux sa meilleure amie.

« J'en sais rien. Pourquoi ? »

« Non, comme ça. »

« Liz, tu réfléchis à des trucs vraiment bizarres des fois. »

April fit semblant d'être horrifiée. Elles rirent et Liz éteignit la lumière.

« En fait, je suis plus bizarre encore que tu le penses. »

April entendit le sourire dans la voix de son amie, mais elle ne put retenir le frisson d'effroi qui la parcourut. Oui, Liz changeait, et le chemin que prenaient ses pensées était parfois trop sinueux pour elle. Elle tourna la tête vers l'autre côté du lit. Que se passait-il dans la tête d'Elizabeth ?

OoOoOoOoO

Le lendemain matin, Liz se sentait mieux et April s'en rendait compte. Visiblement Liz devait faire face à quelques inquiétudes, mais elle les surmontait autant que possible. Elles avalèrent rapidement un petit déjeuner puis se relayèrent dans la salle de bain.

Au moment de partir, elles saluèrent Courtney, et lui demandèrent de les déposer au lycée. Courtney sourit, et accepta volontiers.

« Je bois mon café, et on file. »

« Parfait, maman. »

Les deux jeunes filles se retrouvèrent alors sur le perron, assises sur les marches. Elles observèrent en silence les passants. Mais quand certains passaient en groupe, elles retrouvèrent vite leur jeu de toujours.

« Oh Marc Aurèle, tu dois savoir que je t'aime ! » Commença Liz, en changeant de ton quand elle aperçut un couple.

April réagit en quelques secondes, se prêtant au jeu.

« Je sais, Julieta, mais tu sais que c'est impossible. »

Elles se tournèrent l'une vers l'autre pour mieux continuer.

« Mais Marc Aurèle, peu m'importe que tu manges les femmes ! »

April ouvrit des yeux exorbités et se retint d'éclater de rire devant l'air de son amie.

« Ca n'a rien à voir, Julieta. Je ne mange pas les vierges. »

« Oh ! Alors, tout est possible ! »

Elles s'attrapèrent par les mains, absorbées.

« J'aime ta mère, Julieta. Je ne veux pas te faire du mal en restant près de toi, tenté par elle. »

« Tu me brises le cœur, Marc Aurèle ! »

« Les filles ? »

Courtney interrompit les exclamations des jeunes filles, et elles se retournèrent en sursautant. Liz se mordit la lèvre inférieure, mais elles se levèrent pour la suivre jusqu'à la voiture.

« De quoi vous parliez ? »

« De rien. Des trucs de filles. » Répondit Liz, d'un geste de la main.

« Et moi qui étais persuadée d'en être une. » Courtney sembla s'offusquer, et les filles ne répondirent rien, levant plutôt les yeux au ciel.

Dans son rétroviseur, Courtney suivit les échanges discrets entre ses deux passagères. Elle secoua la tête, sa fille semblait pleine de vie ce matin-là. Elle les laissa au bout de la rue du lycée de Bay Port High School. La pluie menaçait, mais tous les lycéens se trouvaient sur le parking et la rue à discuter, souhaitant effacer de leur mémoire les cours auxquels ils devaient se rendre.

Courtney observa les groupes, et soupira devant la vitesse à laquelle passait le temps. Sa fille unique avait déjà dix-sept ans, et bientôt serait légalement majeure. Comment cela avait-il pu arriver si vite ? Où étaient passées l'enfance d'Elizabeth et leurs moments mère-fille qu'elles s'octroyaient si souvent ? En voyant Liz s'approcher de Preston, Courtney sentit son cœur se serrer. C'était comme si sa fille lui échappait d'autant plus quand elle la voyait ainsi. Sa fille grandissait et devenait une jeune femme indépendante. Pourtant, il lui semblait que c'était arrivé trop tôt. Beaucoup trop tôt…

Courtney passa la première et quitta son emplacement. Derrière elle, elle entendit sourdement la sonnerie du premier cours. Elle sourit, elle était bien contente de ne plus être dans un tel cursus. A être sonnée toutes les heures, comme des bêtes que l'on transbahutait de salles en salles pour les parquer pendant une heure ou deux sous l'autorité d'un adulte qui disait en savoir plus qu'eux. Malgré leurs efforts, toutefois, l'enthousiasme des jeunes à entrer au lycée disparaissait rapidement…

Les deux premières heures de cours avaient été soporifiques. En littérature, ils avaient relu les chapitres que Liz avait déjà lus. Elle avait tenté d'y échapper en lisant la suite, mais le professeur interrogeait tour à tour les lecteurs, l'empêchant de prévoir exactement quand son nom serait appelé. Et en trigonométrie, le brouhaha qui n'avait pas pu s'échapper en littérature, et qui avait tenté une sortie l'heure d'après, avait été récompensé par un test surprise.

Non, décidément, la journée commençait mal.

Lizzie soupira, et suivit tout le monde pour la coupure de la matinée. Ils se retrouvèrent au même endroit que d'habitude, près de la grille, pour fumer autant de cigarettes que possible.

« Si Waterman nous refait le coup de la lecture en classe, je me jette sous une voiture ! » Fit Preston avec emphase.

« Comme si on n'était pas capable de lire par nous-mêmes ! » Ajouta Liz.

« Si on veut le lire. » Nuança Steven, ce qui lui valut un regard interrogateur de la part des autres. « Quoi ? Les histoires d'amour qui finissent mal, c'est pas pour moi. » Se défendit-il.

« Depuis quand tu lis des histoires d'amour, de toute façon ? » S'interrogea Bradley, suspicieux.

« Oh ! Steve, c'est tellement mignon un garçon qui accepte son côté fleur-bleue ! » S'extasia Catherine en se penchant sur ses lèvres.

Preston et Bradley ricanèrent, même Liz ne put retenir un sourire.

« Euh, Katy, j'ai jamais dit que je lisais ça, moi ! Non, je suis plutôt James Bond, Superman ! »

« Des héros de gamins, bravo, tu t'enfonces vieux ! » Se moqua April en tapant dans son épaule.

« Oui, bah, mes héros au moins meurent pas à la fin, et puis ils ne passent pas leur vie à se dire 'je t'aime, moi non plus' ! » Bouda-t-il.

Un débat suivit quant aux héros préférés de chacun, et le type de lecture. Catherine et Liz réussirent même à discuter du Brönte. Elles avaient deux points de vue différents sur la relation entre Cathy et Heathcliff, mais leur échange nourrissait une lecture approfondie. Elles furent secouées par les autres qui faisaient signe de retourner en cours.

Tous se retrouvèrent au gymnase. Les filles s'habillèrent sans grand entrain dès qu'elles virent le planning : volleyball.

« On est mal ! » Grogna Catherine en laçant ses chaussures.

« Vous croyez que si on se fait porter pâle, ça marchera ? » Imagina April.

Liz secoua la tête, peu convaincue. Au mieux, elle se prendrait une balle dans la tête, et serait autorisée à rester sur le bord du terrain à regarder Preston et Bradley se battre pour être meilleurs que les autres.

Mister Fur, le professeur, ordonna que des groupes soient constitués, précisant qu'ils devraient fonctionner pour l'année scolaire entière.

« Je veux deux chefs d'équipes. »

Il utilisa son sifflet quand il jugea qu'ils n'allaient pas assez vite. Les filles firent tout pour rester ensemble, mais comme si Fur l'avait senti, il les sépara, laissant Liz toute seule dans l'équipe adverse à ses amies. Elle soupira et regarda les groupes, et comprit beaucoup de choses à ce moment-là. Elle se renfermait sur elle-même, mais ce n'était pas seulement cela. Les autres la mettaient à l'écart, sentant bien le malaise en elle. Mais elle ne savait pas pourquoi elle perdait de plus en plus le goût de vivre. Avant, elle riait, flirtait, trainait avec les autres. Maintenant, elle regardait derrière elle avec un goût amer à la bouche et c'était comme si son avenir ne voulait pas se décider. Depuis plusieurs semaines, elle sentait quelque chose approcher, mais elle ne pouvait pas définir ce que c'était. Et ça lui faisait peur.

Et comme tout ce qui lui faisait peur, Liz préférait se refermer sur elle-même pour mieux oublier.

Décidée, Liz se donna à fond dans les deux matchs qui suivirent. Elle parvint à trouver un certain rythme, sans se prendre un seul ballon dans la tête, ni se casser quoi que ce soit. Et c'était un miracle quand on savait que comme par magie des dizaines d'images s'étaient mêlées au présent devant ses yeux. Elle ressortit épuisée physiquement mais aussi mentalement de ce cours. Alors qu'elle jouait, les images avaient failli la submerger et maintenant ça l'inquiétait. Elle aurait pu se blesser ou blesser quelqu'un d'autre… Mais elle n'avait aucun contrôle dessus. Parfois, elle se voyait dans d'autres lieux, des lieux qu'elle n'avait jamais vu de sa vie, avec des silhouettes floues mais pourtant proches et connues.

« Si ça dure comme ça jusqu'à la fin de l'année, je meurs avant ! » S'exclama April en attrapant une bouteille d'eau dans son sac.

« Ca c'est sûr ! J'ai mal aux mains ! » Se plaignit Catherine.

« Je crois qu'il prend un malin plaisir à nous faire ça. »Supposa Liz en retirant ses baskets pour ses converses préférées.

Les filles acquiescèrent, et se dirigèrent rapidement au self. Elles durent passer devant les terminales, et jouer du coude pour atteindre la caisse. Avec leur plateau, elles cherchèrent de quoi s'asseoir, et se résolurent à s'installer à l'extérieur. Le lycée comptait un grand parc où des tables de pique-nique en bois étaient dispersées, et plus loin, le terrain contigu au gymnase.

Liz prit place, dos au lycée, face au parc. April fit de même et prévint les garçons pour qu'ils les rejoignent. En quelques minutes, les potins fusèrent, et Liz dut se forcer à plusieurs reprises pour conserver un air intéressé. Dire qu'elle se sentait bien mieux au réveil que la veille ! Elle avait presque réussi à se convaincre que son coup de blues des jours passés avait disparu…

« Ils sont arrivés hier. »

L'excitation dans la voix de Catherine ramena Liz au présent. Elle cligna des paupières une fois ou deux, mais parvint à se concentrer.

« Et bah moi je les ai vus hier soir avant d'aller chez Liz ! » Se vanta April, récupérant comme elle le souhaitait l'attention de tout le monde.

Catherine attrapa sa main, comme pour l'empêcher de s'envoler on ne savait où.

« Quand ? Où ? Qui ? »

April échangea un regard entendu avec Liz, puis expliqua sa rencontre avec les Cullen. Les garçons s'éloignèrent rapidement quand ils comprirent que la pause déjeuner ne tournerait qu'autour de ça. Liz les regarda du coin de l'œil. Preston et Bradley chahutaient Steven, elle se doutait que c'était en rapport avec les conversations plus tôt dans la journée. Puis, ils passèrent sur le terrain adjacent au gymnase, et bientôt, les pom-pom girls faisaient leurs cris de guerre, pendant que les autres encourageaient les joueurs.

Liz sourit et écouta d'une oreille distraite les plans sur la comète que faisaient ses amies. Décidément, tant que l'énigme Cullen ne serait pas résolue, elle en entendrait parler ! Elle était presque tentée à rejoindre les spectateurs au bord du terrain.

Alors, qu'en pensez-vous ?

Qui est Liz ? Quel rapport avec les Cullen ? ?

D'autres questions ?

Dites-moi tout.

La suite la semaine prochaine.

Bisous et bonne fin de week-end,

Spuffy