Hi. Je reviens encore une fois sur cette fiction puisque j'ai fait une petite pause sur Race Against The Dead par manque d'inspiration. Mais rassurez-vous le prochain chapitre sortira dans le courant de la semaine, au plus tard le week-end prochain. Quand à cette fanfic j'essaierai de poster la suite rapidement mais je ne peux rien vous promettre puisque, comme vous l'aurez remarqué pour ceux qui me suivent sur mon autre fic, j'ai considérablement allongé la taille de mes chapitres. Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture.

NineUp : Haha je te remercie de ta clémence, c'est trop d'honneur xD. Pour ce qui est de Rachel j'ai aussi eu envie de lui arracher la tête à plusieurs reprises… Je vais bientôt devenir la connasse qui t'aura fait jeter ton téléphone par terre ! Pour le moment, remercions ton self contrôle. Mais je me suis moi-même énervée en écrivant cette phrase (alors que c'est moi qui ai décidé de l'écrire, on marche vraiment sur la tête !)

Point de vue de Santana.

J'avais passé une très mauvaise nuit remplie de cauchemars. Et j'espérais intérieurement que tout ce qui s'était passé hier n'était également qu'un mauvais rêve. Mais quand je scrutai la pièce encore un peu plongée dans l'obscurité je me rendis compte que je n'étais pas chez moi. J'étais toujours chez les parents de Puck. Par conséquent j'avais bien eu la honte de ma vie et Quinn avait réellement découvert que je me droguais. Je m'en veux tellement. Je sais que j'ai dû la décevoir, et cette idée est loin de m'enchanter. Malgré la compétition qui a pu régner entre nous pendant les années lycée, je n'ai vraiment pas envie d'être cette personne à ses yeux. Son jugement a plus de valeur que celui des autres pour moi, bien que je ne sache pas vraiment pourquoi. Certainement parce qu'elle est ma meilleure amie, autant qu'elle a pu être ma meilleure ennemie. Et je dois avouer que l'avoir revue m'a profondément chamboulée. J'aurais vraiment aimé que ces retrouvailles ne se passent pas dans ces conditions, mais bon… Ce qui est fait est fait. J'avais encore l'esprit embrumé et avait beaucoup de mal à émerger. Je tentai de m'étirer mais j'entendis un grognement qui me fit sursauter et je réalisai qu'une paire de bras me tenait fermement et que ma tête était dangereusement proche d'un cou. Qui était-ce ? Je ne me souvenais même pas de m'être couchée… Alors m'être couchée avec quelqu'un… Encore moins.
Je décidai de me concentrer et je fini par reconnaître son odeur, j'aurais pu la reconnaître entre mille (Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça). Alors elle n'avait pas pris la fuite après mes révélations ? Elle était restée et avait même passé la nuit près de moi ?
Je n'osai pas bouger de peur de la réveiller, et je ne voulais pas non plus m'éclipser avant son réveil car elle avait visiblement veillé sur moi toute la nuit, je ne peux pas la laisser comme ça. Et je pense que je vais avoir besoin d'avoir une discussion avec elle concernant toutes les révélations que j'ai pu lui faire hier. Sa respiration semblait paisible, elle ne bougeait plus. Je décidai de la laisser dormir encore et posa ma main sur son bras avant de fermer les yeux à nouveau. Quand elle manqua de me faire tomber du lit.

Quinn : "- Hey."

Je fis un bond en arrière et portai instantanément ma main sur ma poitrine.

Santana : "- Mierda Fabray, tu veux me faire crever ou quoi ?!"

La concernée, qui avait encore les yeux clos, afficha un large sourire sur son visage.

Quinn : "- Pour ce qui est des gentillesses le matin, tu n'as pas changé. C'est assez rassurant."

J'allai répliquer quand elle saisit ma main dans la sienne faisant manquer un battement à mon cœur. Même si je ne m'interrogeais pas plus que cela pour le moment, il faut dire que je ne m'interrogeais pas sur grand-chose en ce moment. A part peut-être sur la manière dont elle me voit maintenant. Elle se tourna légèrement sur le côté et ouvrit lentement ses magnifiques yeux verts (j'en fais un peu trop là, n'est-ce pas ? Mais croyez-le ou non, cette fille est encore plus belle au réveil) et plongea son regard dans le mien. Regard que je ne pus m'empêcher de fuir aussitôt. Je n'avais pas envie d'affronter les révélations de la veille, et à cet instant je compris ce que voulait dire les gens quand ils disaient qu'ils aimeraient disparaître dans un trou de souris. Car c'est la seule chose que je voulais actuellement. Genre, littéralement.
Je sais qu'elle ne va pas me laisser fuir comme ça. Je la connais assez pour savoir qu'elle ne fera pas l'impasse, qu'elle ne reprendra pas sa vie comme si de rien n'était. Ce que je lui avais dit était bien trop grave à ses yeux, et ça, j'en avais pleinement conscience. La seule chose que je ne voulais pas, c'est qu'elle mette quoi que ce soit en parenthèse à cause de moi. Mais dans mon esprit, elle allait avoir une grande discussion avec moi et certainement retourner à sa vie. Elle devait avoir un métier, peut-être même un fiancé ou un mari, je ne sais pas moi. Elle plissa légèrement ses yeux, lui donnant un air encore plus adorable.

Quinn : "- Ne t'en fais pas, je ne vais pas te faire chier avec tout ça au réveil… Mais je pense que tu sais que l'on va devoir avoir une discussion…"

Sa voix se voulait la plus douce possible, mais malgré cela je ne me sentais pas vraiment de taille à affronter mes conneries. C'était tellement plus simple quand j'étais terrée chez moi, loin des regards et de toute interrogation. Je venais à peine de me réveiller et pourtant mon cerveau tournait déjà à plein régime. C'est fou quand-même les proportions que tout ce que cela peut prendre. Je soupirai longuement, fuyant toujours son regard.

Santana : "- Je me demande pourquoi tu as pris la peine de rester avec moi cette nuit."

Elle fronça les sourcils et se redressa de manière à être assise dans le lit.

Quinn : "- Je t'ai abandonnée une fois San, je n'ai pas été là quand tu avais le plus besoin d'être entourée. Mais je te fais la promesse que cela n'arrivera plus. Je m'en veux énormément de ne pas avoir été présente pour toi. Je suis là maintenant, et je te jure San, sur tout ce que j'ai de plus cher dans ce monde que je vais t'aider à te relever."

Les paroles de Quinn me touchèrent au plus profond de moi. Pourquoi faisait-elle tout ça pour moi ? Elle n'y était pour rien dans mon changement, elle ne pouvait pas savoir ce qui se passait dans ma vie. Et je refusais qu'elle mette sa vie sur le côté simplement pour me sortir d'une merde dans laquelle j'étais tombée seule et de laquelle je ne sortirai probablement jamais. A quoi bon se voiler la face ? Je sais pertinemment que je n'y arriverai pas, que je resterai toujours ce monstre que je suis devenue. Je ne savais pas vraiment comment lui répondre. Je ne voulais pas la blesser alors qu'elle se montrait d'une extrême gentillesse avec moi. Mais la laisser faire ça revenait à la condamner, et c'est bien ce que je ne voulais pas.

Santana : "- Je ne t'ai pas vu depuis des années et je mentirais si je disais que tu ne m'as pas énormément manquée parce que j'ai souvent pensé à toi. Mais tu sais aussi bien que moi que je me suis foutue dans cette merde seule, et ce n'est pas à toi de mettre ce que tu as construit de côté pour aider le cas désespéré que je suis devenue. Je ne suis plus qu'un fardeau. Et je ne veux pas en plus devenir celui de ta vie."

Je vis bien que mes paroles ne lui avaient pas plus car elle fronça encore plus les sourcils que dernièrement. Elle lâcha ma main et attrapa mon menton pour relever mon visage vers elle.

Quinn : "- Je t'interdis de dire que tu es un cas désespéré et que tu t'es mise seule là-dedans. Tu ne mérites pas ce qui t'arrive bien que je ne sache pas encore tout. Et tu es loin d'être un fardeau. La vie est une pute qui a foutu des obstacles monstrueux sur ton chemin, mais rien n'est insurmontable. Du moins, lorsque que quelqu'un est à nos côtés pour réussir à les surmonter.
Tu sais, hier soir, quand j'ai compris que tu te droguais, j'ai failli tuer Rachel. Je te jure, je ne pensais même pas que je pourrais un jour me mettre hors de moi comme ça a été le cas durant cette soirée. Je lui en veux de t'avoir mise et laissée de pleine conscience dans cette merde. Je lui en veux et pour ça je t'assure que j'aurais pu la tuer. Je veux que tu t'en sortes Santana. Vraiment. Mais tu ne peux plus tout porter sur tes épaules. Le seul fardeau ici c'est ce qui se passe dans ta vie et t'accable. Je serai une très mauvaise personne si je retournai tranquillement à ma petite vie en ayant conscience de ta situation. Ce n'est pas mettre ma vie entre parenthèses que de vouloir t'aider, parce que tu fais partie de ma vie San, que tu le crois ou non. Moi non plus je ne t'ai pas oublié toutes ces années. Comment aurais-je pu oublier ma meilleure amie ? Tu es une partie de moi-même, bien plus grande que tu ne le penses et je refuse de ne pas être à tes côtés pour que tu remontes cette putain de pente."

Je sentis une larme rouler sur ma joue que la blonde essuya avec son pouce. Oui, j'étais définitivement devenue bien plus sensible qu'avant. Et beaucoup plus démonstrative. Je ne savais plus quoi répondre. De toute manière je savais qu'elle n'en démordrait pas. Alors je m'approchai simplement d'elle et déposai ma tête sur son épaule.

Point de vue de Quinn.

Je n'avais pas mentis en disant tout cela à Santana. Oui, j'allais laisser tomber certaines choses de ma vie pour me consacrer à l'aider. Mais je ne voulais pas qu'elle se sente comme un fardeau. Parce que je le faisais de mon plein gré. Je ne pourrais jamais retourner chez moi, travailler comme si de rien n'était. Cela m'était impossible. Je détestais Rachel mais il y avait un seul point où elle avait raison : mes sentiments. Au fond, je crois que j'ai toujours été amoureuse de Santana. Simplement, j'ai essayé de fuir ce que je ressentais. Elle était ma meilleure amie (et l'est toujours), elle sortait avec Brittany qui était aussi ma meilleure amie. Jamais je ne me serais imposée. Et je pense même qu'elle ne pouvait pas envisager que je l'aime. Après tout, je ne suis sortie qu'avec des hommes. Mais il y a toujours eu ce je ne sais quoi qui m'a rendu dingue chez elle. Ce je ne sais quoi que j'ai enfoui au plus profond de moi-même et qui m'est revenu en pleine gueule hier soir.
Je ne voulais pas faire tout ça pour avoir la quelconque chance d'être avec elle un jour, non, de toute façon je ne lui dirais probablement jamais tout ce que je suis en train de vous dire. Je faisais cela parce que je voulais vraiment qu'elle s'en sorte. Je voulais vraiment la voir sourire à nouveau, rire avec elle, qu'on se raconter des anecdotes futiles du lycée en toute légèreté. Je voulais la libérer de cette vie qui l'étouffait.
Je n'avais pas vraiment dormi de la nuit, juste quelques heures le matin tout au plus. Je n'y arrivai simplement pas. Je n'arrêtais pas de la surveiller, de veiller à ce qu'elle ne fasse rien de stupide, et même à ce qu'elle respire encore… J'avais tellement peur qu'il lui arrive quelque chose. Enfin, je sais qu'il lui ait déjà forcément arrivé quelque chose pour en être arrivé à ce stade. Mais maintenant, j'étais là.
Elle avait sa tête posée sur mon épaule et elle lâcha d'une petite voix.

Santana : "- Merci… On n'a pas arrêté de parler de moi mais… Tu deviens quoi toi… ?"

Je passai ma main dans ses cheveux. Je ne me sentais pas très à l'aise avec cette question, je ne voulais pas lui étaler ma vie dans la tronche alors qu'elle allait si mal. Je pense qu'elle comprit mon malaise puisqu'elle ajouta.

Santana : "- Ne te sens pas gênée hein, si je te pose la question c'est que la réponse m'intéresse réellement."

Je soupirai.

Quinn : "- Et bien comme tu le sais je suis allée à Yale d'où je suis ressortie diplômée, après ça j'ai enchaîné plusieurs jobs, et maintenant je suis journaliste pour le New-York Times… J'ai un appartement à NY et voilà j'ai fait le tour…"

Elle resserra son étreinte autour de moi.

Santana : "- Je suis tellement fière de toi Q… Tu mérites tout ça. Et c'est pour ça que je ne veux pas que tu mettes ta vie entre parenthèse par ma faute. Tu vis à NY, c'est là-bas que tu dois être, pas coincée ici."

Le fait qu'elle se serre encore plus contre moi avait fait rater un battement à mon cœur, puis celui-ci avait accéléré comme chaque fois que je posais les yeux sur elle et j'espérais secrètement qu'elle ne remarquera pas ce changement soudain. Mais vu le sérieux de notre discussion, je doute qu'elle ne le remarque. Tant mieux. Je caressai toujours ses cheveux. Comment pouvais-t-elle penser que j'allai retourner à New-York et la laisser ici ? Comment pouvait-elle penser que je ne serai pas présente dans sa vie encore une fois ? Enfin, peu importe ce qu'elle pense, rien ni personne ne pourra me faire changer d'avis.

Quin : "- Ma décision est prise San. Je ne retournerai pas là-bas."

Santana : "- Et ton boulot ? Bon sang Quinn tu bosses pour le NYT. Et tu as sûrement quelqu'un qui t'attends là-bas…"

Quinn : "- Ce n'est qu'un boulot Santana. Certes un bon boulot mais à mes yeux cela vaut moins que ta vie. Si je retournai tranquillement travailler et qu'il t'arrivait quelque chose ici tu crois que j'aurais encore la force de le faire ? Bien évidemment que non. Quant à la dernière partie de ta phrase, si elle faisait allusion à un potentiel amour, non, personne ne m'attends, je suis célibataire. Je le suis depuis que j'ai quitté le lycée."

Point de vue de Santana.

Quinn ne semblait pas vouloir en démordre et je me sentais accablée de remords. J'aurais réellement dû ne rien lui dire. À cause de moi elle voulait laisser tomber tout ce qu'elle avait construit. Elle avait travaillé dur pour cela. Et moi je re-débarquais dans sa vie avec mes problèmes et lui faisait tout abandonner. Je suis réellement un boulet. Mais ne voulant pas l'énerver d'avantage je décidai de me taire et de rester dans ses bras encore un peu.
Je fus cependant surprise par sa révélation. Comment une femme aussi brillante et sexy que Quinn pouvait être restée seule pendant six ans ? Cela me paraissait inconcevable.

Santana : "- Personne ? En six ans ?"

Quinn : "- Non, personne. Pourquoi est-ce que je mentirais là-dessus ?"

Elle marquait un point. Comme toujours. Je n'eus pas le temps de rétorquer que quelqu'un frappa à la porte.

Puck : "- C'est moi, je peux entrer ?"

Point de vue de Puck.

J'entendis la voix de Quinn me signifier d'entrer et c'est ce que je fis donc par conséquent. Cette soirée avait été l'une des pires de ma vie et je ne parle même pas de la nuit. Je me sentais extrêmement coupable de la situation de Santana. Après tout, en six ans je n'avais jamais pris de ses nouvelles. Mais j'étais tellement persuadé que tout allait bien pour elle, qu'elle s'en sortait. Et le pire c'est que quand je l'ai appelé pour la faire venir à cette maudite fête, je n'ai même pas entendu au son de sa voix qu'il y avait quelque chose qui clochait. Tu parles d'un meilleur ami. Je ne suis qu'un crétin. Pendant toute la nuit j'avais réfléchis, réfléchis à ce que je pouvais faire, maintenant, pour l'aider. Car rester bloqué sur ce que je n'ai pas fait n'est pas la solution. Elle a besoin d'aide plus que jamais et même si je suis persuadé que Quinn va l'aider, je veux en être.

Quand j'entrai dans la chambre je les trouvais toutes les deux assises sur le lit, San dans les bras de la blonde. Et malgré la situation, cette vision m'attendris. J'avais remarqué bien avant que Rachel ne l'étale devant tout le monde que Quinn n'était pas indifférente au charme de la Latina. Elle avait cette manière de la regarder qui ne trompait pas. Et je me sentais triste pour elle. Cela fut difficile pour nous tous d'encaisser le choc des révélations concernant Santana, mais imaginez pour Quinn qui étouffe ses sentiments depuis des années et qui venait aussi tout juste de la retrouver. La vie est tellement injuste. J'aimerai que tout ceci ne se soit jamais passé. Que San aille bien et ait une belle vie. C'est cela qu'elle méritait, pas ce qui lui arrivait maintenant.

Puck : "- Vous avez réussi à dormir un peu ? Si vous avez faim j'ai préparé le petit déjeuner en bas. Mes parents ne seront pas de retour avant 3 jours alors si vous voulez rester ici ça ne me pose pas de problèmes."

Quinn : "- C'est vraiment gentil à toi Puck. Si Santana est d'accord alors nous resterons. Je pense qu'elle a besoin de changer d'air mais je ne veux pas parler à sa place."

Je vis San qui semblait livrer une sorte de bataille mentale avec elle-même, pesant certainement le pour et le contre de la décision qu'elle allait prendre.

Santana : "- Je pense qui Quinn a raison… Merci Puck, vraiment."

Puck : "- C'est normal… Et si tu as besoin de parler ou de quoi que ce soit, n'hésite pas, je suis là. Je tiens à toi San."

Je me sentais incroyablement sentimental à cet instant. J'avais tellement peur pour elle. Elle me répondit pas un sourire et lâcha un petit "moi aussi je tiens à toi." Sur ce, je les laissai entre elle et refermai la porte de la chambre dans le but de redescendre.

Point de vue de Kurt.

Je n'avais pas réussi à fermer l'œil de la nuit tellement tout ce qui s'était passé hier soir m'a affecté. J'étais rentré sans même savoir comment, totalement perdu. Blaine, qui n'avait pas pu venir à la soirée à cause du boulot était maintenant réveillé et venait de m'appeler sur Skype. Mais il remarqua vite que je n'étais pas comme d'habitude.

Blaine : "-Quelque chose ne va pas Kurt ? Tu as l'air… Préoccupé."

Je ne pouvais pas lui mentir, de toute manière, il ne me croira pas si je lui disais qu'il ne se passe rien.

Kurt : "- Disons que je n'ai pas vraiment passé une bonne soirée…"

Il sembla surpris par cette révélation.

Blaine : "- Vraiment ? Pourtant je pensais que cette soirée serait cool pour tout le monde. J'étais même très déçu de ne pas avoir pu venir. Tu veux m'en parler ?"

Kurt : "- Disons qu'au début tout se passait bien, comme une fête normale. C'était vraiment chouette de tous les revoir après tant de temps passer sans eux. Mais il a fallu que d'horribles vérités éclates…"

Son regard changea et avait l'air curieux, je voyais qu'il voulait en savoir plus.

Blaine : "- Entre qui et qui ?"

Kurt : "- Rachel et Santana…"

Blaine : "- Santana était là ? Je croyais que plus personne n'avait de ses nouvelles ?"

Je repensais à tout ce que j'avais appris et cela me déprimait encore plus.

Kurt : "- Oui, elle était là… Mais si tu l'avais vue…"

Blaine : "- Comment ça ?"

Kurt : "- Quand elle est arrivée, tout le monde s'est arrêté. Elle a tellement changée. Elle est super maigre, presque squelettique. Et elle a vraiment mauvaise mine."

Blaine semblait dérouté parce que je lui racontais.

Blaine : "- Mince… Ça craint. Mais quel est le rapport avec Rachel ?"

Kurt : "- Tu te souviens quand elle l'a mise à la porte de notre collocation à New-York ? Et bien il s'avère qu'elle n'avait plus nulle part où aller et elle s'est retrouvée à la rue… Tu te doutes que si j'avais su ça je ne l'aurais pas laissée, je lui aurais dit de revenir. Et bien figure toi que Rachel le savait, elle. Elle l'a croisé faisant la manche et n'a rien dit à personne… Elle a estimé que c'est tout ce qu'elle méritait."

Mon petit ami affichait maintenant un visage extrêmement surpris et écarquilla les yeux.

Blaine : "- On parle bien de la même Rachel ? J'ai tellement de mal à l'imaginer si mesquine… Même envers Santana."

Kurt : "- Et bien pourtant c'est ce qui s'est passé… C'est sorti de la bouche de Rachel elle-même. Elle pensait que tout le monde prendrait sa défense mais au final on a tous soutenu Santana qui était enfermée à l'étage. Et je crois que le pire c'est quand on a appris qu'elle se droguait… Ça a été une bombe lâchée sur nos têtes comme ça."

Blaine : "- C'est affreux… Personne ne mérite cela, pas même Santana. Je ne comprends pas le comportement de Rachel et c'est impardonnable de sa part. Comment avez-vous su tout ça ? Notamment pour la drogue ?"

Kurt : "- C'est Quinn qui est monté voir comment elle allait. Je n'en sais pas plus. Mais elle est redescendue en furie et j'ai bien cru qu'elle allait tuer Rachel, vraiment, heureusement que Puck l'a retenue… C'était surréaliste je te jure. Tu aurais vu dans quel état elle s'est mise, on aurait cru que son monde venait de s'écrouler. Je ne pensais pas la voir comme ça un jour. Je veux dire elle a déjà piqué des crises quand on était encore au lycée mais là ça se voyait que c'était différent… Ça l'affectait vraiment."

Blaine : "- Elles sont meilleures amies après tout, ça me paraît normal qu'elle ait réagit de la sorte…"

Kurt : "- Tu as sûrement raison…"

Point de vue de Finn.

Je faisais les cents pas dans la salle de bain de l'hôtel, ne décolérant toujours pas. Comment pouvais-je sortir avec une personne aussi égoïste que Rachel ? Rien que de la voir me donnait une profonde envie de vomir. Comment avait-elle pu faire ça à Santana ? Comment avait-elle pu me cacher qu'elle était dehors ? J'aurais dû réfléchir plus avant de laisser San s'en aller, me renseigner sur si elle avait un endroit où aller, de l'argent… C'était aussi de ma faute. J'avais réfléchis toute la nuit à la suite des évènements et une seule chose me venait à l'esprit. Alors je pris mon courage à deux mains et sortit de la salle de bain. Rachel était assise sur le lit et fixait un point invisible sur le mur.

Finn : "- Il faut qu'on parle."

Elle reporta son attention sur moi.

Rachel : "- Tiens tu te rappelles enfin de mon existence ?"

Quel égoïsme. C'est écœurant.

Finn : "- Et comme toujours tu joues la victime ! Ne prends-tu rien au sérieux ? N'as-tu même pas conscience de tes actes ?"

Elle afficha un visage presque outré, ce qui eut le don de m'énerver encore plus.

Rachel : "- Tu es mon petit ami Finn ! Tu es censé me soutenir."

Là, elle va trop loin.

Finn : "- Je t'ai TOUJOURS soutenue Rachel. je t'ai épaulé quand les autres ne le faisait pas, je t'ai accompagnée dans chacun de tes projets. Je suis venu à New-York avec toi. J'ai mis notre amie à la porte parce que TU l'as exigé. Amie qui s'est retrouvée à la rue, et le pire c'est que tu le savais mais n'a rien dit à personne ! Tu as une fois de plus écouté ton égocentrisme et tu as mis en danger une personne qui m'est chère et qui est chère à plusieurs d'entre nous. Tu pensais que tout le monde te soutiendrais ? Te suivrais alors que tout ça a eu de graves conséquences ? Mais a quoi pensais-tu bon sang ! La Rachel que j'ai connue était certes égoïste mais pas mauvaise. Tu blâme Santana pour ses erreurs du passé mais tu es devenue pire que la personne qu'elle a pu être ! À cause de tes conneries, personne ne sait ce qu'elle a vécu pendant tout ce temps, et elle est tombée dans la drogue Rachel, LA DROGUE. Tu te rends compte ? Quand vas-tu cesser d'essayer de te faire plaindre et assumer les conséquences de tes actes ? Tu as vu l'état dans lequel elle était ? Tu as vu le choc que cela a fait à tout le monde ? Tu as vu le mal que ça a causé à Quinn ? En parlant d'elle, tu n'étais pas non plus obligée de balancer pour te défendre ses sentiments pour Santana. On en a tous conscience depuis longtemps, depuis sûrement avant qu'elle ne s'en rende compte avant. San est la seule qui ne l'a jamais remarqué. Tu as déjà causé bien trop de souffrances alors dis-moi, pourquoi en rajouter de la sorte ? Qui es-tu Rachel Berry ? En tout cas, pour ma part tu es devenue une étrangère. J'ai beau te regarder, je ne te reconnais plus. J'ai beaucoup réfléchis à tout ça cette nuit mais non, désolée, sur ce coup-là je ne te soutiendrais pas. C'est fini entre nous."

Je venais de déverser toute la colère que j'avais en moi, et les larmes coulant sur ses joues ne réussirent même pas à me faire culpabiliser cette fois-ci. J'étais certain d'avoir pris la bonne décision. Et malgré sa tentative de me retenir je quittai l'hôtel sans un mot de plus.

Point de vue de Mercedes.

Je ne savais même pas quoi faire pour venir en aide à notre amie. Comme beaucoup, je me sentais un peu coupable de ne pas avoir pris de ses nouvelles pendant tout ce temps. Mais qui aurait pu simplement imaginer une horreur pareille ? Je n'ai pas forcément été proche de Santana au début, même si j'ai chanté quelques duos avec elle. Mais je pense que j'ai commencé à vraiment l'apprécier lorsque nous sommes parties des New Directions pour former la chorale des Troubletones dirigée par Shelby et crée à la base pour Sugar. Mais oui, je pense qu'à ce moment-là j'ai commencé à percevoir le bon qu'il pouvait y avoir en elle. Elle n'était pas réellement le monstre pour qui elle se faisait passer. On avait pas mal traînées ensembles avec Brittany et Sugar à cette époque et je la considérais comme mon amie. Et je pensais sincèrement que c'était le cas pour presque chacun d'entre nous. Elle semblait même mieux s'entendre avec Rachel dont je ne comprends donc pas la réaction. Était-ce sa notoriété qui lui était monté à la tête ? Non, car à ce moment-là elle faisait encore partit de la NYADA. J'ai beau cherché, je ne peux pas ne serait-ce que concevoir ce comportement. Je soupirai et Sam, avec qui j'étais toujours depuis le lycée me regarda.

Sam : "- Laisses moi deviner, tu penses à Santana ?"

Mercedes : "- Oui… Et je pense aussi à Quinn. Elle avait l'air tellement dévastée."

Sam : "- J'ai pensé à elles toute la nuit aussi… On doit faire quelque chose pour aider Santana."

Point de vue de Sam.

C'est vrai quoi, je me sentais profondément touché par tout ça et j'avais vraiment envie de l'aider comme je le pouvais. Et je savais que Mercedes était de mon avis. Santana est mon ex, tout comme Quinn, mais elles sont avant tout mes amies. Et même si je sais que la blonde va sûrement tout faire pour aider San, elle aura elle aussi besoin de soutiens. Elle ne pourra pas faire ça seule. Enfin bref. On devra tous y mettre du nôtre pour elle.

Point de vue de Brittany.

Depuis la veille je ne faisais que de pleurer. Tyler était rentré chez nous mais moi j'avais tenue à rester un peu plus sur Lima. Alors je suis allée chez mes parents. Où j'ai retrouvé mon ancienne chambre, celle qui me rappelle tellement San et mes larmes ne peuvent pas s'arrêter de couler. Je ne pensais jamais la voir dans cet état un jour. Certes, nous n'étions plus ensembles mais elle restait ma meilleure amie, et mon premier amour. Je ne pouvais être qu'affectée parce qu'il lui arrivait. Cette soirée serait définitivement marquée dans ma mémoire comme l'une des pires de ma vie. J'aurais tellement aimé que tout se passe bien, que tout le monde ait une vie digne de ce nom, une belle vie. Chacun d'entre nous le méritait même si j'étais profondément fâchée contre Rachel. Je lui en voulais d'avoir laissé San toute seule et de ne pas l'avoir aidé. Et j'étais aussi fâchée contre moi. Parce qu'après notre rupture je n'avais plus prit de ses nouvelles alors que je voulais vraiment restée amie avec elle même si je savais que de son côté cela ne pouvait Pas se faire tout de suite. De toute façon, personne ne réécrira l'histoire. Mes parents avaient été surpris par le fait que j'avais décidé de rester plus longtemps que prévu à Lima. Je n'avais pas voulu tout leur raconter, alors j'ai simplement dit qu'il s'était passé quelque chose de grave et ils n'avaient pas cherchés à en savoir plus.

Point de vue de Quinn.

Après la venue de Puck, j'étais descendue avec Santana dans le but d'essayer de manger quelque chose mais surtout de lui faire manger quelque chose. Ce qu'elle n'arrêtait pas de refuser, disant qu'elle n'avait pas faim, qu'elle n'y arriverait pas.

Quinn : "- S'il te plaît San… Manges quelque chose."

La concernée soupira en grognant.

Santana : "- Je n'ai vraiment pas faim…"

Forcément qu'elle n'avait pas faim, elle ne devait plus vraiment manger depuis un moment, mais plus elle continuait, plus cela allait empirer et je refusais.

Quinn : "- Mange Santana. Vraiment, je ne plaisante pas. C'est pour ton bien. Ou fait au moins l'effort de boire quelque chose…"

Point de vue de Santana

Le ton de la voix de Quinn était tellement suppliant que je n'eus pas le cœur de refuser encore une fois. Elle avait raison, je devais manger mais pour le moment j'en étais incapable.

Santana : "- D'accord, je vais prendre un thé et une tartine…"

Son sourire réapparu enfin et elle déposa un baiser sur le sommet de mon crâne ce qui me valut une sensation de bien-être étrange qui parcouru tout mon corps, me faisant fermer les yeux.

Quinn : "- Bouges pas je te fais ça."

Je bredouillai, encore sonnée.

Santana : "- Je… Je peux… Je…"

Elle me coupa la parole.

Quinn : "- Je t'ai dit que je m'en occupais San."

Je n'argumentai pas, sachant pertinemment que cela n'aurait aucune utilité. Je décidai donc de l'observer en silence. J'étais assise sur un des grands tabourets dans la cuisine des parents de Puck, le coude sur la table et la tête reposant sur mon poing. Je détaillai chacun des traits de son visage (ce qui fait relativement psychopathe dit comme ça) et j'avais l'impression de la redécouvrir. Je veux dire, je connais Q depuis très longtemps, je la connaissais par cœur. Mais je ne sais pas, c'est comme si je le regard que je posais dorénavant sur elle avait changé. Comme si cela était différent de toutes les fois où j'avais pu la regarder dans le passé. J'étudiai scrupuleusement chacune de ses expressions, chacun de ses gestes. Elle sembla remarquer que je la fixais car elle releva la tête et plongea son regard dans le mien. Et je me dis qu'un tel regard aurait pu retourner l'estomac de n'importe quelle personne.

Quinn : "- Qu'est-ce qui se passe ?"

Je repris mes esprits, réalisant que ma démarche était profondément flippante après réflexion. Je pense que j'ai dû rougir à cet instant, ne sachant même pas quoi lui répondre. Et c'est là que je trouvais le prétexte le plus bidon du monde.

Santana : "- Non, rien, j'avais le regard dans le vide, désolée."

Et la palme de la pire interprète revient à ….. SANTANA LOPEZ !

Mais elle sembla accepter ma version. Puis elle eut terminé de préparer mon petit déjeuner et m'apporta une tasse de thé bouillant et une tartine.

Santana : "- Merci…"

Quinn : "- C'est normal. Mais prends ton temps si tu veux, rien ne nous presse."

Je pris une gorgée de thé sans penser que l'eau venait juste de sortir de la bouilloire et par conséquent je me brûlai la langue et dû faire preuve d'un excellent self contrôle pour ne pas tout recracher sur la blonde.

Quinn : "- Attention c'est chaud."

Un rictus moqueur s'afficha sur mon visage.

Santana : "- T'es au courant que me prévenir une fois que je me suis brûlée ça n'a pas grand intérêt Fabray ?"

Quinn "- Oh la ferme Lopez."

Elle affichait un grand sourire. Je me reconcentrai sur mon petit déjeuner. Je pris mon temps comme me l'avait recommandé Quinn et je tentai de manger un morceau de ma tartine. Damned. Je ne sais même pas à quand remonte la dernière fois que j'ai avalé un truc solide. D'ailleurs mon estomac me le fit vite comprendre et je fus prise de nausée. J'étais tentée de laisser tomber, mais je savais que Q avait raison. Si je ne mangeais pas même un minimum cela ne s'arrangerait jamais. Alors je me forçai. Seul le silence régnait dans la pièce quand elle lâcha.

Quinn : "- Aujourd'hui je devrai m'absenter un moment, je vais aller voir ma mère et lui expliquer que je vais rester sur Lima. Ça risque d'être houleux dans un premier temps alors dans ton état je pense qu'il est préférable que tu restes ici…"

Je la regardai et je savais à cet instant qu'une grande tristesse et culpabilité pouvait se lire dans mon regard.

Santana : "- Quinn encore une fois je pense que…"

Elle ne me laissa pas terminer ma phrase et me coupa la parole.

Quinn : "- Peu importe ce que tu penses Santana, je ne reviendrais pas sur ma décision. Alors cela ne sert à rien de s'épuiser à avoir une discussion stérile donc l'issue sera toujours la même. D'accord ?"

Santana : "- D'accord…"

Point de vue de Quinn.

J'allais prendre à nouveau la parole quand je vis l'expression de son visage changer complètement. Ce qui m'inquiéta immédiatement.

Quinn : "- San est-ce que ça va ?"

Mais elle ne me répondit pas. Je voyais que son expression se décomposait de plus en plus. Elle se mit à trembler violemment et je senti une vague d'angoisse s'emparer de moi. Je ne savais pas ce qui se passait et je ne savais par conséquent pas ce que je devais ou non faire pour lui venir en aide. Elle tenta de dire quelque chose et de se relever mais elle tomba au sol et commença à convulser.

Quinn : "- PUCK, VITE J'AI BESOIN D'AIDE. San tiens bon je t'en supplie…"

Je sentais mes larmes se déverser en cascade sur mes joues, totalement dépassée par ce qui se passait juste sous mes yeux. Puck, alerté par le bruit de la chute de la Latina et mes cris arriva vite.

Puck : "- Putain qu'est ce qui s'est passé ? Santana tu m'entends ? SAN ?"

Il se jeta à ses côtés en tentant de trouver un moyen de l'aider.

Quinn : "- J'EN… J'EN SAIS RIEN ELLE EST TOMBÉE D'UN COUP."

Puck : "- Merde je crois qu'elle fait une crise de manque… Quinn, je sais que ce que je vais te demander va être très dur, mais si tu veux que tout se passe bien tu vas devoir le faire… Monte vite à l'étage et trouve la came de San."

Je me sentis horrifiée par la demande de mon ami. Il me demandait d'aller chercher la chose qui ruinait sa vie et faisait qu'elle était actuellement dans cet état.

Quinn : "- Je… Je peux pas…"

Puck : "- QUINN RESSAISIS TOI, je t'en prie. Elle en a besoin là, c'est vital, si on ne l'aide pas elle risque d'y passer."

Ces mots m'horrifièrent encore plus que les premiers. Je secouai la tête et couru à l'étage. Estimant que je n'avais pas vraiment le temps de réfléchir je descendis tout le sac de la brune. Je m'agenouillai aux côtés de Puck et fouillai dans le sac. Mais voyant que cela me rendrait trop mal, Noah décida de le faire lui-même. Il attrapa une seringue dans laquelle il mit un liquide trouvé dans un flacon.

Puck : "- Tournes toi Quinn…"

Ce que je fis sans demander mon reste, mon corps secoué par les larmes qui n'avaient toujours pas cessées. Je savais qu'on aurait dû l'emmener à l'hôpital, que c'était risqué d'agir comme cela. Mais je savais qu'ils l'enverraient en désintox, et même si cela semblait être la meilleure option pour l'aider, je savais qu'elle ne le supporterait pas. J'ai promis de veiller sur elle et de l'aider avec ça, et c'est ce que je ferai. J'attendis encore et Puck me signifia que je pouvais me retourner.

Puck : "- Je vais la mettre dans le lit."

Il passa un bras sous sa tête et l'autre sous ses jambes et la souleva. Je n'avais même pas le cœur à le suivre présentement. Je me sentais encore mal à cause de ce que je venais de voir. Même si j'avais conscience que j'allai devoir m'y habituer car tout ne s'arrangerait pas comme par miracle du jour au lendemain. Malheureusement. J'allais devoir être forte pour elle. Je pouvais craquer dans ces moments, mais pas devant elle. Je ne devais pas lui montrer que tout ça me rendait malade. Je ne veux pas qu'elle continue de culpabiliser, de se dire que c'est de sa faute alors que ce n'est pas le cas. J'allai dans la pièce voisine et me laisser tourner lourdement dans le canapé. Puck me rejoignis quelques instants plus tard.

Puck : "- Voilà, elle y est… Ça va toi ?"

J'haussai les épaules, n'ayant même pas la tête à répondre.

Puck : "- Bière ?"

J'hochai la tête positivement. En temps normal je n'aurais pas pris une bière en journée, et encore moins à cette heure-là. Mais présentement c'est vraiment ce dont j'avais besoin. Puck revint quelques instants plus tard et me tendis une bouteille.

Quinn : "- Merci Puck. Pour tout."

Il se laissa tomber dans le canapé à mes côtés et prit une gorgée de sa bière.

Puck : "- C'est normal Quinn… Santana est ma meilleure amie aussi tu sais. Ça me touche aussi ce qui lui arrive."

Quinn : "- J'ai beau chercher Puck… Je n'arrive vraiment pas à comprendre ce qui a pu enclencher tout ça… Je veux dire, oui la rue a été une grosse épreuve pour elle, et c'est normal. Mais on connaît tous les deux San… Jamais elle n'aurait touché à la drogue pour cette raison…"

Puck : "- Je n'arrête pas de me poser la question aussi tu sais. Je pense que les révélations tomberont en temps voulu… Je pense juste que l'on doit se préparer à découvrir quelque chose de douloureux…"

Il avait raison, mais je ne voulais pas y penser tout de suite. J'avais envisagé des tonnes de possibilités et toutes me rendait dingues rien que d'y penser. Alors je préférais attendre

Puck : "- Tu sais si tu veux retourner à NY, je peux m'occuper d'elle et…"

Je lui coupai la parole.

Quinn : "- Non, Puck. Comme je l'ai dit à Santana, je reste et rien ne me fera changer d'avis d'accord ?"

Voyant ma détermination il n'insista pas. Je ne dis pas que Puck ne serait pas capable de prendre soin de San même s'il n'a pas toujours été un ange. Mais moi, je ne pouvais pas être loin d'elle. Pas à ce moment de sa vie.

Puck : "- Et pour ton boulot ?"

Quinn : "- Je vais démissionner."

Puck : "- QUOI ?! Quinn c'est de la folie !"

Je soupirai et bu une grande partie de ma bière en une fois.

Quinn : "- Parce que tout ce qui se passe n'est pas déjà de la folie ? Je ne peux pas être ici et à NY. Tu crois que je ne sais pas que c'est de la folie de lâcher un poste que j'ai galéré à avoir ? Mais je m'en fiche Puck. Je n'ai même jamais voulu être journaliste, ça m'a plu, pendant un temps, mais je pensais déjà à quitter mon post avant cette soirée. Mais maintenant j'en suis certaine. La vie de San vaut bien plus qu'une place au NYT à mes yeux."

Puck : "- Tu comptes faire quoi ici ?"

Quinn : "- J'ai de l'argent de côté, et je vais essayer de trouver un mi-temps ou quelque chose ici. Quand San sera sortie de toute cette merde alors je verrai pour repartir sur de nouvelles bases."

Puck : "- Tu devrais garder ce poste tant que tu n'as pas de garantie derrières…"

Quinn : "- Je ne retournerai pas à NY. Discussion close."

Point de vue de Puck

Je n'avais jamais vu Quinn si déterminée. De nous tous elle était celle qui s'était le plus battue pour arriver où elle en est aujourd'hui. Et même si c'est différent de Santana, elle non plus n'a pas toujours eu une vie rose. Je terminai ma bière, la posai sur la table et me levai.

Puck : "- Je vais aller voir si elle va bien."

La blonde hocha positivement la tête et se laissa retomber sur le dossier du canapé. Je montai les marches qui menaient à la chambre avec une pointe d'angoisse en moi. J'avais peur qu'il n'arrive quelque chose à la brune. J'entrai en silence et m'approchai. Elle semblait dormir. Je m'assis sur le côté vide du lit et l'observai quelques instants. Sa respiration était lente et régulière. Ce qui eut pour effet de me rassurer temporairement. Avec tout ce qu'on voit sur les ravages de la drogue, je ne voulais pas qu'il arrive quoi que ce soit à mon amie. Elle bougea légèrement et réclama la blonde dans son sommeil ce qui me fit légèrement sourire. Je décidai donc de redescendre et de prévenir Quinn. Je me relevai, la regardai encore une fois et quittai la pièce. Je descendis les escaliers et rejoignis la blonde dans le salon qui était toujours dans le canapé, sa bière vide trônant maintenant sur la table près de la mienne.

Quinn : "- Elle va bien ? Tu es vite redescendu…"

Puck : "- Elle a l'air… Je suis redescendu parce qu'elle t'appelle dans son sommeil."

Je vis les joues de Quinn devenir légèrement rouge à cette annonce.

Quinn : "- Qu…Quoi ?"

Puck : "- Oui, elle s'est mise à bouger légèrement et à dire ton prénom."

Point de vue de Quinn

Je pense que Puck avait pu me voir rougir et je me sentais gênée à cette idée mais je fis comme si de rien n'était pour ne pas me sentir gênée d'avantage. Pourquoi m'appelait-elle en dormant ?

Puck : "- Je ne veux pas te dire quoi faire, mais je pense que tu devrais monter."

J'acquiesçai et me levai en poussant un grognement dû au fait que je n'avais pas vraiment dormi et que par conséquent mes muscles commençaient à me faire souffrir légèrement, mais assez pour être désagréable. Je soupirai et prit la direction de la chambre. Une fois devant j'entrai et refermai la porte aussitôt derrière moi. Je m'allongeai à côté d'elle et posai ma tête sur ma main pour l'observer. Elle était tournée face à moi, les yeux clos, et je pouvais sentir son souffle de là où j'étais. Je la regardai, pendant plusieurs dizaines de minutes, sans bouger. Je faisais attention à chaque inspiration qu'elle prenait, comme si j'avais peur que ce soit la dernière. Et elle m'appela dans son sommeil, comme Puck me l'avait dit plus tôt. Je me sentis rougir et me rapprochai d'elle. Je la pris dans mes bras et passai ma main dans son dos. Je murmurai.

Quinn : "- Je suis là San… Je serai toujours là."

Elle s'accrocha fortement à moi, comme si elle avait peur que je m'en aille et cela me brisa le cœur. Avait-elle eu l'impression que je l'avais abandonnée durant toutes ces années ? Je veux dire… Elle n'a pas été présente non plus mais elle ne le pouvait tout simplement pas. Et je ne pouvais m'empêcher de me demander comment elle avait ressentis cette absence. Elle m'a manqué, chaque jour, mais j'étais réellement persuadée qu'elle avait tourné une page sur notre amitié. Je la serrais toujours contre moi en caressant son dos. Elle avait cessé de bouger à nouveau. Je savais que si je fermai les yeux j'allais me rendormir, mais après tout, j'avais encore le temps d'aller voir ma mère plus tard dans la journée alors je me laissai aller.

Je fus réveillée quelques heures plus tard par un bruit sourd qui me fit sursauter et je vis que Santana n'était plus dans le lit à mes côtés. Je sentis une vague d'angoisse me submerger.

Quinn : "- SAN ?!"

J'entendis un léger rire sans vraiment réussir à distinguer d'où il venait.

Santana : "- Ne te fous pas de ma gueule Fabray par pitié mais je crois bien que je me suis cassée la gueule de ce foutu lit."

Je me redressai et m'approchai du côté opposé pour constater qu'en effet, San était au sol, face contre terre, à moitié réveillée. Je me levai et l'aidai à se remettre dans le lit. Elle me regarda, maintenant complètement réveillée.

Santana : "- J'ai rêvé que je tombais d'une falaise et deux secondes par Terre j'embrassais le sol de la baraque…"

Je ne pus m'empêcher de me moquer légèrement, même si j'avais eu la peur de ma vie et que je souhaitais ne plus jamais avoir ce genre de réveil.

Quinn : "- Tu ne t'es pas fait trop mal au moins ?"

Santana : "- Non ça va, j'ai connu pire. La veille de la soirée je suis tombée chez moi et je me suis éclaté le crâne dans le coin du lit. Je pissais le sang ce n'était pas vraiment beau à voir."

J'écarquillai les yeux, à demi-horrifiée.

Quinn : "- Comment tu as fait ? Je veux dire, tu as vu quelqu'un ?"

Elle scrutait le plafond, subitement attirée par un point invisible.

Santana : "- Non, en fait j'ai appris à me recoudre moi-même avec ce qui me passait sous la main. Ça a valu pour cette fois encore."

Je pense que je devais avoir une mine totalement décomposée à cet instant. Elle était sérieuse ?

Quinn : "- Are you fucking kidding me ? Si c'est le cas, ce n'est pas drôle San…"

Elle soupira et alla ouvrir les volets avant de se rassoir dans le lit. Elle passa sa main dans ses cheveux en faisant la grimace. Elle tenta d'enlever un peu ceux-ci de ce qu'elle voulait me montrer.

Santana : "- Tiens, regardes si tu ne me crois pas…"

Je regardai et portai la main à ma bouche.

Point de vue de Santana.

Je ne sais pas ce qui m'a poussé à raconter cela à Quinn. Mais je me disais qu'avec tout ce qu'elle voulait faire pour moi, j'allais devoir être honnête avec elle et ne rien lui cacher. Bien sûr, je n'étais pas encore prête de lui parler du bordel et de mon boss, j'avais besoin de temps avant de pouvoir y arriver. Je ne sais même pas si j'aurais la force de le raconter à qui que ce soit de ma vie. J'avais trop honte, et j'avais aussi très peur. Je savais que les représailles me pendaient au nez. Je ne savais juste pas quand cette ordure allait me retrouver. Mais je préférais ne pas y penser pour le moment. Voyant que Quinn était toujours bouche bée à cause de ce que je venais de lui montrer je pris sa main sans la sienne.

Santana : "- Je vais bien, ne t'en fais pas s'il te plaît."

Je me levai et fit le tour du lit avant de lui tendre la main.

Santana : "- Tu viens ?"

Elle attrapa ma main et se leva. Je la tirai contre moi avant de l'enlacer.

Santana : "- Merci pour tout Quinn… Je suis désolée que tu m'aies vu comme ça tout à l'heure, si tu savais comme j'ai honte. Je ne me rappelle pas de tout ce qui s'est passé mais je sais que j'ai encore été pathétique…"

Elle se recula légèrement et passai sa main sur ma joue, me faisant fermer les yeux.

Quinn : "- Arrêtes, ne soit pas désolée. Ça prendra le temps que ça prendra mais je te jure qu'un jour tu iras mieux. Je te l'ai promis et je n'ai qu'une parole. "

Je trouvai qu'elle était dangereusement proche de moi. Elle l'avait été d'autres fois, mais cette fois, une drôle de sensation me parcourait le corps. Cette même sensation que lorsque je l'observais dans la cuisine pendant le petit déjeuner. Mes yeux ne cessaient de passer de ses yeux à ses lèvres.

Fuck San, reprends toi.

Je me reculai en secouant la tête, gênée et perturbée parce qu'il venait de se passer.

Santana : "- Je… Enfin je devrais descendre…"

Sans ajouter un mot de plus j'ouvris la porte et descendis.

Point de vue de Quinn.

C'était quoi ça ? Je restai sur le cul quelques instants avant de me reprendre. Putain il faut vraiment que je sois plus discrète. Même si là, j'ai bien sentit son regard sur moi. Je n'ai pas rêvé, non ? Enfin bref. Je poussai un long soupir et regardai mon téléphone. 17h50. Il faudrait peut-être que je songe à aller voir ma mère. Je descendis et demandai à Puck si je pouvais utiliser la salle de bain. Ce à quoi il me répondit que c'était évident, et que je n'avais pas besoin de lui demander.

J'allai dans la salle de bain et me regardai dans le miroir quelques instants. Comment allais-je bien pouvoir expliquer ça à ma mère ? Je sais que je suis une adulte maintenant, que je prends mes propres décisions mais je ne voulais rien lui cacher. Nos rapports n'ont pas toujours été faciles dans le passé, mais maintenant on était proches. Et par conséquent je me sentirai mal de lui cacher une décision aussi importante de ma vie. Bien que je savais d'avance qu'elle ne le comprendrait pas.

Je soupirai et entrai dans la douche. Je laissai couler l'eau sur mon corps et mon visage, essayant de chasser toutes les pensées négatives qui m'envahissaient. Je voulais à cet instant plus que tout ne penser à rien. Malgré tout, les flashs de la veille ne cessaient de me revenir en pleine face. Comme un vieux disque rayé qui passerait les mêmes chansons en boucle. Je revoyais Santana en pleure, je revoyais ses bras et son regard bouleversé, je revoyais Rachel dire ces horreurs sur elle. Moi qui pensais que les moments les plus difficiles de ma vie étaient derrière moi, cela m'a rappelé que rien n'est acquis dans la vie. Que tout le monde que tu t'es construit peut se casser la gueule du jour au lendemain. Ce n'est pas juste, mais c'est comme ça. Et encore ce n'était rien pour moi à côté de ce que cela devait être pour la Latina.

Après encore une dizaine de minutes, je sortie de la douche, me séchai et m'habillai. Heureusement que je prends toujours un sac avec des vêtements propres, au cas où, lorsque je me rends à une soirée. Après avoir terminé je retournai dans le salon pour prévenir mes amis de mon départ.

Ils étaient tous les deux assis devant une émission débile, riant quelques fois. Et dire que comme ça tout à l'air normal…

Quinn : "- Je vais aller voir ma mère, je ne sais pas dans combien de temps je serai de retour."

Ils se retournèrent tous les deux vers moi.

Puck : "- T'en fais pas, prends ton temps, la porte est ouverte tu le sais."

Je lui souris et tournai les yeux vers Santana qui hocha simplement la tête. Je me tournai pour partir.

Santana : "- À tout à l'heure Q… Et merci, encore…"

Je me retournai un instant et lui offrit un faible sourire.

Je sortis et me dirigeai dans ma voiture. Je la démarrai et m'en allai de chez les parents de Puck. Ma mère n'habitait pas si loin que ça mais j'étais tellement préoccupée que je voulais y être le plus tôt possible pour me libérer de ce poids. Et en seulement 10 minutes je fus arrivée devant chez elle. Je me garai dans l'allée et soufflai un grand coup avant de descendre. Je m'approchai de la porte et je posai mon doigt sur la sonnette. Quelques instants plus tard, ma mère apparue sur le seuil de la porte, un grand sourire aux lèvres et me prit dans ses bras.

Judy : "- C'est bon de te revoir Quinn ! Entre je t'en prie !"

Je la suivie dans le salon. Je me sentais profondément nerveuse. Elle ne savait même pas que j'étais à Lima. Vu que je pensais repartir ce matin après la fête pour être à NY ce soir et reprendre le boulot demain. Je n'aurais pas eu le temps de passer la voir.

Quinn : "- ça me fait plaisir aussi…"

Elle me fit signe de m'assoir dans le fauteuil.

Judy : "- Alors, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu ne m'avais pas dit que tu descendais sur Lima !"

Je jouais nerveusement avec mes mains, ne sachant pas vraiment comment aborder le sujet.

Quinn : "- En fait je suis allée à une soirée avec les anciens hier chez les parents de Puck… Et je ne t'ai pas prévenue parce que je devais repartir ce matin donc je n'aurais pas eu le temps de passer et je ne voulais pas que cela te rendre triste…"

Elle arqua le sourcil.

Judy : "- C'est super pour la fête avec tes amis ! Mais… Pourquoi tu es toujours là du coup ?"

Je frottai mes mains de plus en plus nerveusement ce qui eut pour effet de me stresser encore plus. J'étais réellement mal à l'aise avec cette discussion parce que je savais pertinemment que le ton allait monter crescendo et ce n'est pas ce que j'avais envie. Je regrettai presque d'être venue. Mais maintenant que j'étais là, je me devais de prendre mon courage à deux mains pour aller jusqu'au bout de ma démarche. Je baissai la tête, regardant un point invisible sur le sol pour fuir le regard de ma mère qui commençait à s'impatienter que je ne lui donne pas de réponse. Je soufflai un grand coup.

Quinn : "- Je ne retourne pas à New-York."

Elle me regarda, la bouche grande ouverte, cherchant ce qu'elle allait répliquer pour me tordre le cou.

Judy : "- Pardon ?"

Quinn : "- Mom, tu as très bien entendu, s'il te plaît ne m'obliges pas à le répéter…"

Judy : "- Qu'est-ce qui peut justifier un tel choix Quinn ? Je veux dire, tu en as bavé pour arriver là où tu en es, tu le sais pertinemment puisqu'il s'agit de ta vie. Mais que diable s'est-il passé pour que tu débarques à la maison en m'annonçant que tu ne retournerais pas là-bas ? Tu as ton appartement Quinn, tes nouveaux amis, ton boulot !"

Je ne voulais pas la regarder dans les yeux, parce que je savais que j'y verrai de la tristesse et de la déception, et c'est bien tout ce que je ne voulais pas voir. Je n'avais vraiment pas envie de la décevoir, mais je n'avais pas pris cette décision à la légère bien que le déclencheur ai été hier soir.

Quinn : "- Il s'est passé des choses qui font que je ne peux pas y retourner voilà tout… Et tu sais, je n'ai pas vraiment d'amis là-bas. Même les anciens du Glee Club qui vivent là-bas maintenant ne savent même pas que j'y vis aussi. Mon appartement ce n'est qu'un bien matériel. Et puis pour ce qui est du boulot, j'en avais déjà marre, je voulais démissionner mais n'en avait pas le courage. Mais les évènements ont fait que c'est ce que je vais faire, peu importe combien tu trouves cela stupide. Je ne te demande pas de me comprendre, seulement de me soutenir…"

Judy : "- Est-ce que tu t'entends Quinnie ? Je ne te reconnais pas… Qu'est-ce qui s'est passé à cette fête pour que tu laisses tout tomber du jour au lendemain ? Ne me dis pas que c'est à cause d'un garçon, parce que…"

Je lui coupai la parole, je savais que je n'avais pas d'autre choix que de lui dire la vérité même si j'avais l'impression de trahir San. Mais je ne pourrais pas y couper, elle n'en démordrait pas et je n'étais tout simplement pas capable d'inventer un prétexte bidon pour justifier mes actes.

Quinn : "- Non, ce n'est pas à cause d'un garçon. C'est à cause de Santana. Elle ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose mais je ne lui en laissai pas le temps. Non, laisses moi finir, s'il te plaît… Elle se ravisa en soupirant et me regarda d'un regard accusateur qui voulait tout dire. Hier elle est arrivée à la soirée et le fait est que tout le monde a remarqué que quelque chose avait changé chez elle. Elle avait l'air malheureuse, elle n'a et je ne jure que je n'abuse pas, plus que la peau sur les os. On s'est tous posés des questions à propos de ça mais personne n'a rien dit pour ne pas la blesser et préserver la bonne ambiance de la fête. Mais un peu plus tard, Rachel est venue et a tout foutu en l'air. Santana s'est sentie mal et s'est réfugiée à l'étage, dans la salle de bain. Je suis montée la voir parce que même si je n'avais pas de ses nouvelles depuis longtemps, elle reste ma meilleure amie, et j'étais inquiète pour elle. Elle m'a confié que Rachel l'avait mise à la porte de chez elle il y a plusieurs années, lorsque j'étais encore en première année à Yale. Le problème c'est qu'elle s'est retrouvée à la rue, sans argent, et sans endroit où aller. Ma mère semblait touchée par mon histoire même si je voyais toujours cette sorte d'incertitude dans son regard. Elle a galéré mais je ne sais absolument pas ce qui s'est passé à ce moment-là. Je sais juste qu'après avoir passé plus d'un an à la rue, elle a hérité de la maison de son Abuela, ici, à Lima, même si celle-ci ne lui parlait toujours plus depuis qu'elle lui avait révélé son homosexualité lors de notre dernière année de lycée. Je ne sais pas ce qui s'est passé entre ces deux évènements mais je sais que cela l'a totalement changé, je t'assure, je ne l'ai pas reconnue. Elle avait l'air tellement vulnérable et faible… Au fur et à mesure que je racontais l'histoire à ma mère, je sentais le mal-être m'accabler de nouveau. Je n'aimais pas devoir parler de tout ça, surtout sans avoir eu l'approbation de la principale concernée au préalable. Mais une question n'arrêtait pas de me revenir, pourquoi elle était dans cet état alors que cela fait plusieurs années qu'elle a un toit et de l'argent de l'héritage. Et j'ai compris, j'ai compris que quelque chose d'horrible était derrière tout ça. Je lui ai ordonné de remonter ses manches et ce que j'ai vu m'a brisé le cœur. Je marquai une pause pour ne pas fondre en larmes. Elle se drogue Mom… Ma mère écarquilla les yeux et posa sa main devant sa bouche. Elle est accro et je me demande comment elle fait pour être encore en vie dans son état… Je ne peux pas retourner à New-York, je ne peux pas la laisser seule, c'est au-dessus de mes forces. Je sais que tu ne comprendras pas cela, que tu penseras que c'est de la folie, que ce n'est pas à moi de le faire, que je ne devrais pas autant me sentir touchée par tout ça. Mais ce n'est pas n'importe qui, c'est San. Ses parents font le tour du monde, elle ne leur a rien dit parce qu'elle a peur de gâcher leur vie, elle n'a plus personne, elle est seule. Elle ne veut pas que je fasse ça pour elle, elle non plus elle ne veut pas que j'abandonne tout ce que j'ai construit. Depuis ce matin elle ne cesse d'essayer de me faire changer d'avis mais… Comment pourrais-je retourner là-bas en sachant que c'est là-bas qu'elle a vécu ce qui l'a poussé à chuter ? Je suis désolée si je te déçois, et je sais que c'est le cas. Je ne te blâme pas pour ça parce que je le comprends et le conçois. Mais j'ai vraiment besoin d'être là pour elle, et je refuse de l'envoyer en désintox parce que je sais qu'elle serait capable de faire une grosse connerie. Sans même m'en rendre compte des larmes avaient commencées à se déverser sur mes joues. Je ne veux pas la perdre, pas encore. Je n'ai pas été là pour elle quand tout ça est arrivé, je ne veux pas fuir alors qu'elle a besoin de moi."

Elle ne dit rien et se leva avant de s'assoir à mes côtés et de me prendre contre elle en essayant de faire cesser mes larmes. Je ne m'attendais pas à une telle réaction. Je sais que ce n'est pas un monstre mais je pensais sincèrement qu'elle allait me hurler dessus, me dire que j'étais totalement inconsciente.

Judy : "- En effet, je ne pense pas que ce soit à toi de faire tout cela, mais je comprends tes motivations. Tu es une bonne personne Quinn. Réellement. Je suis fière que tu sois ma fille. Cela m'attriste que tu veuilles tout laisser tomber, mais je ne peux pas te rejeter. Je ne suis pas ton père qui ne voyait que par le boulot et qui te mettais la pression sans cesse pour que tu sois parfaite à ses yeux. Ça ne servirait à rien que je te crie dessus ou que j'essaye de te faire changer d'avis. Je te connais, je sais que quand tu as une idée dans la tête tu ne l'as pas ailleurs. Je suis réellement désolée de ce qu'il arrive à Santana. Je n'ai pas envie de me fâcher avec toi, alors tout ce que je peux te conseiller, c'est d'écouter ton cœur, d'être réellement sûre que c'est ce que tu veux. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là. Tu es ma fille chérie et ça ne changera jamais, ici ou à NY. Je t'aime Quinn."

Je la serrai contre moi, toujours en pleurant. Je ne m'attendais réellement pas à l'entendre dire tout ça.

Quinn : "- Je t'aime aussi… Merci pour tout..."

Elle embrassa ma tête.

Judy : "- Par contre, je pense qu'il faudra qu'elle finisse par le dire à ses parents… Si c'était toi ou ta sœur qui se retrouvait dans une telle situation, j'aimerai en être avisée… Ils l'aiment, ça ne fait aucun doute… Ils doivent savoir…"

Quinn : "- Ne leur dit rien s'il te plaît même si je ne vois pas comment tu les préviendrais… J'en parlerai avec elle, je suis d'accord avec toi là-dessus…"

Judy : "- Merci de ne pas m'avoir caché tout ça. Je suis heureuse de voir que tu me fais confiance et que tu n'as pas fait tout cela dans mon dos. Je trouverai toujours ça fou ce que l'amour peu faire faire aux gens…"

Je me sentis rougir, pourquoi disait-elle cela ? Elle me regarda et roula des yeux.

Judy : "- Je suis ta mère Quinn, je sens ces choses-là. Et il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte de tes sentiments à ton égard. Je le sais depuis le début."

Je ne sus pas quoi lui répondre, n'étant toujours pas l'aise avec tout ça. Heureusement, je fus sauvée par la sonnerie de mon téléphone enfin c'est ce que je pensais.

Quinn : "- Allô ?"

C'était Puck au bout du fil et sa voix était tremblante.

Puck : "-Il faut que tu viennes TOUT DE SUITE. C'est urgent."