Une erreur amène un problème.
Bla bla bla : Bonsoir mesdames et messieurs, bienvenue sur le second chapitre de cette fic. Si vous arrivez là c'est que vous avez survécu à l'attente et au chapitre un. Donc ... bravo pour cela. Ces douces paroles ne vont pas être longues, j'ai la flemme. Il fait chaud à Lyon c'est un enfer. Bonne lecture ! J'alterne entre le point de vue de Kise et le point de vue de Kasamatsu alors soyez attentifs ! Un chapitre ... plutôt douloureux dans l'ensemble. Prévoyez les mouchoirs si vous avez l'âme sensible.
Chapitre 2 : Provoquer l'erreur.
Kise s'étira en se réveillant. Il se sentait bien, détendu même. Il se surprit à sourire. Avant de réaliser qu'il se trouvait dans la chambre d'Aomine. Il se mordit la lèvre et observa ce qu'il voyait depuis le grand lit, remontant la couverture sous son menton pour respirer l'odeur caractéristique de son amant. Les murs étaient vides, des affaires de sport traînaient dans toute la chambre et le bureau était couvert de feuilles de cours raturées de dessins. Cette chambre était vraiment différente de la sienne bien ordonnée ou de celle de Kasamatsu étroite et encombrée. Son coeur se serra quand il songea à son capitaine. Il ne devrait pas être ici. Son petit ami attitré devrait surement se demander où il était et il se voyait mal inventer encore une excuse pour lui cacher qu'il partait voir Aomine chaque fois qu'il avait envie.
Il se leva et grimaça en remettant son pantalon. Son ancien coéquipier choisit ce moment pour rentrer dans la chambre, encore entièrement nu et il s'arrêta dans l'encadrement de la porte.
"Tu veux pas rester pour qu'on parle ?"
Quoi ? Aomine lui demandait de rester ? Il en fut tellement surpris qu'il resta la bouche ouverte, sa chemise encore à moitié enfilée.
"Que ... tu ... de quoi tu veux qu'on ... qu'on parle ?"
Il s'assit sur le lit et plongea son regard bleu dans le sien. Les ventricules de Kise menacèrent de s'arrêter et il se mordit la lèvre, boutonnant son haut en s'efforçant de rester impassible.
"De ce Kasamatsu.
- C-Comment tu ...
- Largues le. Il te convient pas. J'suis sur qu'il sait même pas comment te baiser. C'est quand même mieux quand on le fait nous non ?"
Le sexe, toujours le sexe. Il n'y avait toujours eu que ça entre eux. Depuis le début. Il ne savait même pas pourquoi il avait espérer autre chose. Mais ces mots pouvaient signifier beaucoup. Il pouvait toujours imaginer qu'Aomine le voulait pour lui tout seul, qu'il ne supportait pas de le voir avec quelqu'un d'autre.
Le dimanche, Kasamatsu eut une nuit agitée. Il ne fit que tourner les différents souvenirs de la semaine dans sa tête. D'abord Kise qui gémissait le nom d'un autre, puis sa communication téléphonique avec Aomine. En attendant, lui ne pouvait rien faire, vu que le blond ne répondait toujours pas à ses appels ni à ses messages. Et il ne pouvait pas vraiment se confier, personne n'étant au courant de leur relation. Il erra tel un zombie dans la maison, incapable de se concentrer sur ses devoirs ou même sur des programmes d'entraînement pour l'équipe ou autre chose.
Quand son téléphone sonna, il se rua dessus et son coeur battit plus fort en voyant le nom du destinataire. Il ouvrit précipitamment le message et se rua à la fenêtre après lecture. Dehors, Kise lui fit un signe de la main. Il enfila une veste, noua ses chaussures et courut dans la rue. Le blond eut un petit sourire en le voyant se jeter sur lui mais le perdit vite quand il le frappa violemment.
"Idiot ! Espèce de ... de ... je te ... je vais te frapper ..."
Les nerfs de Yukio lâcha. Il ravala les larmes qui menaçaient de couler et serra son petit ami dans ses bras. S'il était là, c'était parce qu'il avait envie d'y être, de lui parler, de le voir et non pas Aomine, quoi qu'il est pu lui dire. Il agrippa son haut en le traitant une nouvelle fois d'idiot. Mais Kise le repoussa doucement et s'écarta de lui, en évitant son regard.
"Je ... Kasacchi je ... il faut que ... enfin ... Je suis avec Aominecchi maintenant ..."
Le brun resta ébahi devant l'air distant de Kise. Il se sentit trahi, rejeté, repoussé. Et surtout, cela ne collait pas avec ce qu'Aomine avait dit. Il pensait qu'il allait lui faire mal, moralement ou physiquement mais qu'ensuite, Kise reviendrait vers lui pour se consoler. Mais au lieu de ça, c'était lui qui se faisait larguer. Il ne comprenait pas.
"Tu ... non, Kise tu ...
- Je dois faire un choix tu comprends ... et il me rend plus heureux. Ca a toujours été lui ... même quand j'étais avec toi."
Non, il ne venait pas réellement de dire ça ? Il rouvrit la bouche, pour tenter de le retenir, de lui faire comprendre qu'il voulait le garder près de lui, mais aucune phrase correcte ne sortit de sa bouche. Il ne put que bafouiller des mots sans sens mis les uns à la suite des autres.
"Non ... tu, il te ... faut pas ... tu ... je ... 'te plait ..."
Il maudit un instant sa stupide maladresse. Mais cela ne changea rien. Kise venait de rompre avec lui.
"Encore une fois !
- T'es chiant Kise, tu vas perdre. Mais si tu veux."
De nouveau, Kise se concentra sur le ballon, tentant d'oublier la fatigue et la chaleur écrasante. Mais de nouveau, Aomine courut plus vite, dribbla plus mieux et le passa pour aller marquer en souriant. Tout cela semblant tellement facile pour lui. Il grogna et s'assit au milieu du terrain, respirant difficilement.
"Décidément tu es trop fort Aominecchi ...
- T'as encore de l'énergie pour aller jusque chez toi ?"
Le blond soupira et remit ses cheveux en arrière. Sa maison n'était pas si loin, mais ses jambes risquaient de ne pas tenir le coup. Et surtout ils risquaient d'arriver après ses parents et alors il devrait retenir ses cris, ce qui n'était jamais vraiment agréable. Il soupira en se relevant.
"On n'a qu'à prendre le bus ...
- Le quoi ? T'as peur que j'te batte aussi à la course ?"
Ragaillardi par ce défi, le blond se remit debout et suivit Aomine qui avait déjà commencé à courir. Il se surprit à penser que malgré leurs parties de jambes en l'air endiablée, ils étaient toujours amis. Il sourit et oublia sa fatigue pour tenter de le doubler. Ils arrivèrent en même temps, essoufflés mais hilares. Aucun des deux n'en revenaient d'avoir fait cela. Kise ouvrit la porte de chez lui et entraîna son coéquipier dans sa chambre avant de réaliser qu'ils avaient épuisé sa réserve de capote. Il jura et se redressa.
"Attends j'vais ... chercher des ... ma soeur doit en avoir."
En pénétrant dans la chambre de la plus âgée de ses deux soeurs, le blond regarda bien de partout pour savoir où remettre chaque objet qu'il bougerait. Si la jeune fille se rendait compte qu'il était venu ici, elle le tuerait probablement à mains nues. Il souleva la boîte de crayons de couleur pour prendre une protection en latex. Mais il se retourna pour voir Aomine, déjà entièrement dévêtu. Il n'avait visiblement pas voulu attendre.
"J-J'arrive, juste ...
- On est bien dans cette pièce. Il fait plus frais."
Il le poussa sur le matelas et avant qu'il ait pu protester, les mains de son amant s'infiltrèrent sous ses vêtements, réduisant sa capacité à réfléchir à néant.
"KASAMATSU ! Tu m'écoutes ?"
Le brun releva la tête, épuisé par sa seconde nuit sans dormir. Son coéquipier le fixait les sourcils froncés.
"... Non je ... qu'est ce que tu disais ?
- Mais qu'est ce que tu as aujourd'hui ? T'es ailleurs ! C'est parce que Kise n'est pas là que tu es perdu ?"
Oui, Kise séchait, une fois de plus. D'après les autres élèves de première année, il n'était pas venu en cours, laissant des groupes de fille désespérées et un capitaine déambulant dans le gymnase sans parvenir à comprendre ce qui lui arrivait. Hayakawa soupira en croisant les bras.
"Alors ? Il s'est passé quelque chose ? C'est rare de te voir dans cet état."
Il s'inquiétait, songea vaguement Kasamatsu en se relevant pour se changer. Il avait à peine transpirer dans son uniforme.
"Non c'est rien ... juste un ami qui ... me pose problème, on s'est disputé.
- C'est Kise ? Il s'est passé quelque chose entre vous ?"
Le capitaine hésita une seconde. Il ne s'était jamais confié à personne. Mais cela lui ferait surement du bien de se confier.
[ ... ]
"Voilà, tu sais tout. Tu ... tu ferais quoi toi à ma place ?"
Hayakawa resta un instant sans parler et il le comprit. Il venait d'apprendre que son capitaine et l'atout de leur équipe sortaient ensemble en secret depuis plusieurs mois, que le blond n'avait jamais vraiment oublié son ex Aomine et qu'il était retourné avec lui, laissant Kasamatsu seul. Il lui fallu un temps pour réagir.
"... tu devrais peut être ... lui dire ... que tu veux le garder pour toi ? J-Je sais, j'ai jamais été avec quelqu'un, mais je pense que si tu lui expliques tes sentiments ... ça pourrait marcher ?
- J-J'ai essayé ! Mais ... cet idiot ... m'a dit qu'i était toujours amoureux de lui. en gros j'étais que ... que son bouche trou, voilà. Et j'devais même pas être assez doué puisqu'il pensait à l'autre ! Qu'est ce que j'étais sensé faire, l'enchaîner pour qu'il retourne pas le voir ?"
Kasamatsu se prit la tête entre ses mains en soupirant, désespéré.
Trois semaines que Kise tentait d'éviter Kasamatsu, qu'il ne lui parlait plus aux entraînements, qu'il évitait son regard pour ne pas avoir à lui expliquer des choses. Trois semaines qu'il voyait Aomine presque tous les jours, qu'ils faisaient l'amour sauvagement en s'arrachant leurs vêtements comme des bêtes sauvages. Ils étaient revenus à une relation purement sexuelle. La plupart du temps, ils ne sortaient même pas de la chambre de l'un ou de l'autre. Ils n'était plus que deux corps qui accomplissaient un acte, sans amour, sans tendresse. En arrivant devant la maison d'Aomine, il vit qu'une lycéenne en sortait. Elle portait le même uniforme de Momoï et elle avait une poitrine au moins aussi imposante.
Il se figea au milieu de la rue en la regardant remettre ses cheveux en place avant de s'éloigner. Dans l'encadrement de la porte, Aomine, encore torse nu, le regardait avec un regard hautain. Il sentit une bouffée de jalousie le traverser et il s'avança les sourcils froncés.
"C'était qui ça ?
- Quoi ? Rioka ? ... Attends tu croyais quand même pas que t'étais le seul que je baisais ?"
Il l'attira dans le vestibule et le plaqua au mur, lui tirant un gémissement de douleur.
"Aïe ... t'es ...
- Franchement, Kise. Je ne sais pas combien ton patron met de zéro pour avoir ton cul sur ses magasines, mais moi je peux t'assurer qu'il est pas si bon que ça."
Le blond ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Aomine qui était devenu plus gentil ces derniers temps, qui l'avait plus ou moins supplié de laisser Kasamatsu pour revenir avec lui, lui balancer ça, maintenant. Il n'arrivait pas à l'avaler. Il tenta de se débattre pour qu'il le lâche, ses poignets commençant à devenir douloureux.
"Ar ... Arrête ...
- C'était rien nous deux. Y a jamais rien eu. Je pensais que t'avais compris depuis le temps. Mais regarde toi, tu t'accroches à moi. T'es pitoyable comme mec Kise. J'ai continué à te baiser parce que tu me faisais pitié. Mais Rioka est beaucoup plus doué avec ses deux paires de lèvres que toi, et elle est beaucoup moins serrée. Essaie les filles. C'est beaucoup mieux."
Le cerveau de Kise se déconnecta de la réalité. Il ne voulait pas entendre ce qu'il lui disait, il ne voulait pas comprendre. Il voulait juste oublier tout ça. Il voulait simplement qu'il lui sourit de nouveau, lui dire que ce n'était qu'une blague. Mais il ne le fit pas. Il se retrouva dehors, hébété, et seul. Il reprit le chemin retour et une fois à l'arrêt de bus, il se mit à pleurer à chaude larmes.
Après sa discussion avec Hayakawa, Kasamatsu avait passé deux journées à réfléchir avant de se décider à agir. Bien décidé à parler à Kise sans perdre une minute de plus, il était allé le chercher dans sa classe au déjeuner. Les autres premières années lui signalèrent son absence depuis le début de la semaine. Ce n'était pas la première fois, il lui arrivait régulièrement de s'absenter pour des photographies, mais cela leur semblait bizarre. Il monta sur le toit et composa le numéro de son ancien amant rapidement, voulant à tout prix entendre sa voix. Il tomba sur le répondeur trois fois de suite mais ne laissa pas de message. Puis il décida d'appeler tous les contacts présents dans son répertoire pour trouver quelqu'un qui pourrait avoir le numéro d'Aomine, oubliant son habituelle prudence à ne pas faire parler. Après avoir raccroché au nez de Takao, il tomba sur le numéro de Kuroko, enregistré avec son nom à la place du prénom. Il soupira. C'était forcément Kise qui avait fait cela. ( 1 )
[ ... ]
"'llô ?
- AOMINE ! Qu'est ce que tu as fait à Kise ?
- ... C'est toi Kasamatsu ?
- Qui veux-tu que ce soit ? Réponds à ma question espèce d'abruti sans neurones dans la cervelle, avant que je ne découvre ton adresse et que je vienne brûler tes cheveux surement teins et tes horribles sourcils ! Et j'en profiterai pour enlever ce sourire prétentieux de ton visage de ... de ... d'idiot !"
Il y eu un blanc à l'autre bout de la ligne alors que Kasamatsu reprenait son souffle. Insulter quelqu'un de façon gratuite n'était pas dans ses habitudes, mais les nerfs avaient lâché et ses paroles étaient sorties toutes seules. L'autre poussa un léger soupire.
"Bah ... Je lui ai dit la vérité.
- ... C'est à dire ?
- Qu'il est nul au pieu, que je n'ai pas besoin de lui et qu'il ferait mieux de se trouver une femme pour ne pas finir le reste de sa vie minable seul."
Tant de cruauté forcèrent Kasamatsu à raccrocher d'un seul coup. Ses mains tremblaient. De nouveau, il ne sut pas quoi faire tellement la rage le submergeait. Il respira profondément et tenta de nouveau d'appeler Kise. De nouveau, il tomba sur la messagerie, mais entendre sa voix lui fit mal. Il raccrocha en poussant un fort juron.
L'instant d'après, il courrait dans les escaliers jusqu'à son casier à chaussures, sous les yeux ébahis des autres élèves. Il enfila rapidement ses baskets et se mit à courir le plus vite possible en direction de la maison de son blond.
( 1 ) Petite explication technique. Kasamatsu range les numéros par ordre alphabétique des prénoms. Ici, Kazunari Takao. MAIS Kise, en enregistrant le numéro de Kuroko, a fait l'inverse, il a mis le nom d'abord. Ici donc, Kuroko Tetsuya. Logique logique.
Bla bla bla : j'assume parfaitement mon coté sadique et vilaine, je vous assure. Normalement le chapitre suivant sera beaucoup, beaucoup plus gai. Merci de votre compréhension. KISS. PEACE. Love. Banane. Et longue vie au KiseKasa. Je vais voir pour faire un lemon dans le prochain chapitre, mais s'il n'y en a pas dans le chapitre 3, il y en aura un dans l'épilogue de toute façon. Bisous bisous !
