Disclaimer : rien ne m'appartient tout est à J K Rowling

Une arrivée mouvementée

Un homme entra dans la salle et y découvrit six personnes.

L'une d'elle se mit à bouger, ce qui étonna fort l'homme en question…d'après les estimations, leurs visiteurs ne devaient pas se réveiller avant plusieurs heures, voire le lendemain.

Il s'avança et constata qu'il s'agissait d'une femme d'une vingtaine d'années qui tenait son ventre de telle façon qu'il était très facile de deviner qu'il lui faisait mal. Elle se mit à gémir lorsque l'homme s'apprêta à la toucher. Elle ouvrit brusquement les yeux dans lesquels il était possible de distinguer la souffrance physique qu'elle endurait.

L'homme utilisa un sortilège de lévitation sur la jeune femme et l'emmena le plus vite qu'il pût à l'infirmerie, où l'infirmière prit immédiatement en charge celle-ci, sans demander ne serait-ce que des explications. Elle était au courant que des voyageurs temporels devaient arriver prochainement…

L'homme retourna au 4ème étage, afin de s'occuper du reste de ses 'invités temporels'. Il examina les 5 autres personnes afin de vérifier qu'aucun n'était blessé, puis les amena également à l'infirmerie, où il apprit que le voyage temporel avait eu, sur la jeune femme qu'il avait transportée, des conséquences qu'elle espérait pouvoir régler au plus vite, sans plus d'explication à notre homme.


Celui-ci partit rejoindre ses 3 amis, et, lorsqu'il les eu rejoints, il leur dit :

« J'ai retrouvé nos invités ! Vous pouvez arrêter les recherches. Je les ai transportés à l'infirmerie par mesure de sécurité ! L'une de ces personnes est enceinte, l'infirmière s'en charge. Selon elle, il ne devrait pas y avoir de problème afin qu'elle n'accouche pas, bien qu'elle soit à part. Sinon les autres sont juste sonnés.

- Dans ce cas, mon cher ami, allons préparer leurs appartements, combien de personnes votre héritier a-t-il emmené avec lui ?

- Ma chère Rowena, vous ne perdez pas le sens des priorités ! Ils sont en tout et pour tout 6, 3 femmes et 3 hommes, dont une enceinte, comme vous l'aviez compris, je pense, et un homme beaucoup plus âgé, je subodore qu'il s'agit d'un de leurs professeurs…Cela me surprend, je ne pensais pas qu'il en parlerait à un adulte.

- Dans ce cas, ils ne nous restent plus qu'à commencer à élaborer leur programme d'étude pendant ces deux mois de vacances ! Il est inutile de perdre du temps en vaine conversation.

- Bien puisque nous sommes tous d'accord »

Les 3 autres approuvèrent l'affirmation que venait de faire Godric d'un signe de la tête.

« Nous devrions nous rendre dans notre salle de travail afin de débuter la tâche que vient de proposer Helga » finit-il en souriant à la femme concernée.


Le jour était déjà bien avancé lorsque nos 5 autres voyageurs temporels se réveillèrent petit à petit. Harry fut le premier, il constata, après avoir remis ses lunettes sur son nez, que le professeur Snape était également là, avec eux et en ce temps, et qu'il ne s'agissait donc pas d'une illusion d'optique provoquée par leur voyage. Il remarqua surtout qu'il se trouvait à l'infirmerie, qui n'était guère différente de celle de leur temps, excepté sur certains points de détails, des tableaux ou le matériel.

Sur le lit à sa gauche, il vit des cheveux roux dépassaient des draps, il en conclut qu'il s'agissait de Ron. A la gauche de Ron, il aperçut des cheveux en broussaille et supposa à juste titre que c'est dans ce lit qu'Hermione se reposait. Il en déduit donc que la personne à sa droite était Luna.

Il se leva pour aller pour contempler cette jeune fille qui avait si bien pu le comprendre lorsqu'il était revenu pour sa sixième année. Elle l'avait écouté sans rien dire, puis avait fait la même chose. Ils avaient partagé leur souffrance, ils s'étaient rapprochés petit à petit, sans s'en rendre compte.

Luna avait ré ouverte la porte au monde qui s'était fermée en même temps que le cercueil de sa mère. Harry avait eu le plaisir de la voir sourire, un vrai sourire pas de ceux qu'elle faisait avec cette lueur de tristesse au fond des yeux. Elle souriait et, maintenant, celui-ci se voyait dans ces yeux.

Harry voulait vérifier qu'elle n'avait rien et se rendit compte d'une activité anormale dans l'une des chambres adjacentes à la pièce principale de l'infirmerie. Il voulut savoir ce qu'il se passait lorsque l'infirmière sortit et lui déclara :

« Vous n'avez rien à faire ici », affirma l'infirmière en refermant la porte de la dite chambre.

« Si vous vous êtes levé, c'est que vous devez être rétabli. Attendez-moi, je vais prévenir les fondateurs que vous pouvez rejoindre vos appartements. », avant de s'en retourner d'où elle était venu et de refermer la porte. Harry s'approcha pour essayer de savoir ce qu'il se passait dans cette pièce, mais il n'entendit rien, certainement un sort d'insonorisation.

Le professeur s'était relevé après que l'infirmière soit repartie, il semblait chercher quelque chose ou plutôt quelqu'un. Il adressa un regard noir à Harry lorsque ceux-ci se croisèrent. Harry pu remarquer dans le regard de son professeur une lueur d'inquiétude, et ce demanda bien pourquoi.

Hermione se redressa cinq minutes plus tard, tandis ce que l'un des fondateurs entra dans la pièce. Son arrivée réveilla Luna et Ron qui sommeillaient encore. Il s'agissait là d'une jeune femme aux longs cheveux blonds lui arrivant à la taille qui s'avança à pas lents et mesurés. Elle s'adressa à eux :

« Je suis ravie de vous accueillir dans notre établissement ! Je me présente, je suis Helga HUFFLEPUFF. Les autres nous rejoindront plus tard. En attendant, avez-vous tous vos affaires avec vous » demanda-t-elle.

« Heu…. » Répondit Harry en regardant son professeur du coin de l'œil. « Nous oui, mais pour le professeur…. »

Severus lui coupa la parole « J'ai également mes affaire Mr Potter. Puis-je savoir maintenant ou nous sommes et pourquoi nous sommes là »

« Je pensais que vous étiez au courant ! Vous êtes pourtant venu avec vos étudiants… » s'exclama-elle avec un certain effarement dans sa voix.

« Je suis ici parce que j'ai surpris des étudiants qui n'étaient pas là où ils devaient être, c'est à dire dans leur dortoir en train de dormir, et non pas dans une salle au 4ème étage », répondit Snape de manière sèche.

Helga ne s'offusqua pas du ton utilisé, elle comprenait qu'il n'était pas agréable de se retrouver dans un endroit alors qu'on a rien demandé. Elle les pria de bien vouloir la suivre dans les quartiers qui leur ont été assignés le temps des vacances d'été.


Ils se rendirent tous les 6 dans l'aile Ouest au 5ème étage, là ou les quartiers du personnel avaient été établis. Ils arrivèrent devant une tapisserie qui recouvrait la totalité du mur en hauteur et 3 mètres en largeur. Le professeur Snape se renfrogna en voyant celle-ci. Elle représentait un paysage montagneux en fond et à l'avant était installé un chalet dont on pouvait clairement distinguer l'intérieur, un homme en sortit et demanda le mot de passe afin que nos amis puissent l'installer.

Derrière cette gigantesque tapisserie, ils découvrirent une salle aussi grande que la salle commune des Gryffindor. L'ambiance y était agréable, un feu magique crépitait dans la cheminée, les couleurs de la pièce étaient très diverses, celles des quatre maisons y étaient fidèlement représentées sans une dominance.

Il y avait un magnifique canapé située devant la cheminée de ce salon aux couleurs chatoyantes, car il s'agissait bien là du salon, ainsi que trois fauteuils. Au centre de celui-ci était déposée une table et plusieurs chaises, une immense bibliothèque recouvrait une partie du mur opposé à la cheminée, bien qu'elle ne soit remplie qu'à moitié. Helga leur expliqua que la taille était en prévision des livres qui seront publiés au cours des ans. Tous ces meubles étaient finement travaillés.

La taille de cette pièce laissait présager de celle des chambres y attenantes. Le professeur Snape ne regarda guère et se rendit directement dans l'une des chambres situées à l'étage, car cet appartement était constituait de deux étages. On accédait à celui-ci par un escalier qui se trouvait derrière la porte située entre la bibliothèque et les immenses fenêtres illuminant la pièce.

Lorsque Harry pénétra dans la chambre qui lui était destiné et il y découvrit un immense lit en baldaquin, dans lequel on pouvait dormir à deux sans se toucher de la nuit, un bureau de trois mètres de longueur sur un mètre cinquante de profondeur pourvu de tout le matériel nécessaire pour travailler et de compartiment de rangement, une grande armoire, où il pourrait ranger ses robes, pantalons, pulls et autres vêtements, une commode, pour y mettre ses sous-vêtements, ainsi que d'une bibliothèque, qui comme celle du salon n'était remplit qu'à moitié.

Il était sur qu'Hermione devait être ravie. Lorsqu'il se rendit dans la chambre de ses amis, il constata que celles-ci étaient aménagées de la même manière que la sienneà l'exception des couleurs qui différaient légèrement. Les meubles étaient tous comme ceux du salon d'excellente qualité.

Il n'osera cependant pas se rendre dans la chambre de son professeur de se voir de rabrouer comme celui-ci avait l'habitude de le faire. Bien que l'attitude du professeur Snape ait changé en une année, on n'en est pas trop au point une franche amitié.

Lorsque Harry et ses amis revinrent dans la pièce principale, Helga leur expliqua que les chambres s'adaptaient à leur occupant, de telle manière que ceux-ci se sentent chez eux. Après avoir rangé toutes leurs affaires, ils installèrent donc que devant la cheminée afin de discuter de ce qui venaient de leur arriver. Luna s'installa à côté de lui dans une position qui se voulait purement défensive. En effet elle était lovée dans les bras de celui-ci, position qu'elle avait l'habitude de prendre lorsqu'elle ne se sentait pas totalement rassuré, depuis le milieu de l'année. Hermione, quant à elleétait assis à côté de Ron.

Ils ne furent pas longs avant de s'endormir dans cette atmosphère rassurante. C'est ainsi que l'homme qui entra dans ces appartements découvrit ses invités temporels. Il s'agissait d'un homme de belle stature aux cheveux noirs qui descendait au-dessous des épaules. Le blason situe ici sur sa poitrine ne faisait aucun doute sur son identité. Il s'agissait de Salazar Slytherin.

Celui-ci ne voulait pas les réveiller, il utilisa donc sa baguette sur les quatre jeunes, et les fit léviter afin de les amener chacun dans sa chambre.

Dans la dernière chambre, le professeur Snape s'était installé sur le lit en baldaquin, identique à ceux des autres chambres mis à part la différence de taille. En effet, on pouvait constater que cette pièce était prévue pour deux personnes, l'adaptation à l'occupant n'était pas qu'en fonction de ses goûts mais apparemment en fonction du nombre de personne devant y résider.


La pièce aux couleurs sobres, comme toutes celles de cet appartement, ne se composait pas que l'un lit, d'une bibliothèque et d'un bureau. Juste à côté du lit, on pouvait distinguer un berceau, auquel un mobile était suspendu.

Severus Snape était installé sur le lit et joué avec le mobile du berceau d'un air absent. Son regard était dirigé sur celui-ci contemplant d'un regard absent ce qui d'ici un mois environ aurait du s'y retrouver installé. Il était clair que l'homme était plongé très loin dans ses pensées quià son regard, ne devaient être guère joyeuses.

En effet, il se souvenait d'une époque aujourd'hui révolue, une époque où il avait était heureux, mais où tout s'était écroulé sans préavis.

Il croyait que la femme, qu'il l'avait accompagnée dans cette salle du 4ème étage, qu'il maudissait pour les avoir séparésétait restée dans leur temps. Son passé le rattrapait, le souvenir de sa première femme lui revenait en mémoire et lui faisait espérer que celle qu'il avait accompagnée durant une année de sa vie n'aurait pas le même destin funeste que sa première épouse.

Severus se rappelait avec une précision déconcertante ce qui s'était passé à cette époque.…

La suite au prochain chapitre.