FREEWILL

(Kyo x Satsuki)

Chapitre 3 :

Veuillez excuser mes gros soucis d'orthographe, si quelqu'un veut devenir mon correcteur, c'est avec grand plaisir XD J'ai conscience que c'est passablement désagréable pour le lecteur de supporter mes fautes. Mise à part ça , les choses commencent à se corser alors si vous avez l'ame sensible, ne vous obstinez pas. On m'a dit que mon histoire était un peu trop vicieuse et tordue ^^ il ne faut pas s'attendre a un truc trop doucâtre avec moi. J'aime écrire sur des couples spécialistes en scènes de ménage!


Après trois tasses de café je ne pus plus me retenir et je dus donc foncer vers les toilettes : aucun blondinet en vue, j'allais pouvoir être tranquille. Je me soulageai la vessie avec un intense plaisir, je soupirai d'aise en refermant ma braguette, je m'étais vraiment retenu trop longtemps. Voyant qu'il n'était pas dans les parages je contemplai le paysage un moment, il faisait gris aujourd'hui, je n'allai pas pouvoir rester dans le parc à regarder les nuages.

Tandis que je me lavais les mains, j'entendis plus distinctement un son que j'avais jusque là prit pour un bruit de tuyauterie ou de radiateur. Une sorte de ronronnement et un bruit de sucions, je me séchai les mains avec l'appareil électrique suspendu au mur. Malgré le bruit assourdissant j'entendis distinctement un cri, une sorte de plainte, ou … non plutôt un gémissement plaintif et long. Je venais de réaliser ce qu'était ce son et devint aussitôt écarlate, j'aurais du sortir des toilettes dès que j'avais entendu ce bruit de sucions.

Trop tard, le temps que je me dise qu'il fallait que je m'enfui, la personne était déjà sortie de la cabine. Le petit blond sorti avec un grand sourire satisfait et s'avança vers les lavabos. J'étais paralysé, je ne savais pas quoi faire, que dire, la situation était si embarrassante (apparemment plus pour moi que pour lui). Je le regardais enlevé avec précaution le liquide blanchâtre de ses mains, avec soin il frottait ses mains sous l'eau. D'ici je sentais la forte odeur masculine que dégageaient ses mains, et bizarrement ça m'excitait plus qu'autre chose. Mes lèvres tremblaient et mes yeux restaient fixés sur ses mains et sa braguette largement ouverte. Si mon cerveau avait fonctionné à ce moment, cela aurait été parfait pour que je me moque de lui. Après tout ce n'était pas très reluisant de se faire des plaisirs solitaires à son âge, mais voyant que Kyo n'était pas le moins du monde gêné, ses moqueries n'auraient sûrement pas eu beaucoup d'impactes.

« Si ça t'intéresse tant que ca la prochaine fois, je t'appelle pour que t'assiste au début de la séance » dit il en s'essuyant les mains sur son pantalon.

Je ne rêvais pas, Kyo malgré son air mesquin était de bonne humeur, il semblait juste vouloir me mettre mal à l'aise et me taquiné, rien qui ne parle de me jeter par la fenêtre. Ses petits yeux brillaient de malice et entre ses lèvres on pouvait apercevoir de petites dents pointues et carnassières … il souriait.

C'était comme si j'avais perdu la voix, tout mon être était paralysé. Il s'avançait vers moi la démarche conquérante, je reculai instinctivement d'un pas, son regard m'effraya d'une toute autre façon que la dernière fois. Je butai très vite contre un mur, le chanteur se mit à rire.

« Ou alors peut être que toi-même tu aimerais me montrer tes talents, tu as une jolie voix d'après les rumeurs » dit il en caressant ma gorge du bout de ses doigts râpeux « soi disant que tu es doué avec ta bouche » il se mordit la lèvre en me détaillant du regard.

« Je ne suis pas intéressé, merci » réussis je articuler tandis qu'il collait son torse au mien. Je croyais de moins en moins ce que je disais, mon souffle saccadé se mêlait à sa respiration régulière.

« Satisfait ou remboursé Satsuki … » il plongea vers mon cou et commença à mordre une parcelle de ma peau, je hurlai de surprise et de douleur, je cru voir un éclair de désir s'allumer dans son regard. Je senti sa langue brûlante marqué à vif mon cou offert, tendu malgré moi vers sa bouche avide de meurtrissures. Il suça ma peau, si longtemps que j'en gémis de douleur … mais aussi de plaisir, sa langue glissant sur ma peau était un contact électrisant. Le suçon devait être affreux et jurer avec mon teint pale, mais qu'importe, j'avais la marque charnelle de Kyo sur mon corps. Je baissai les yeux et vis que son pantalon n'était toujours pas reboutonné, voila qui allait encore m'obnubiler un moment. Il choisi justement ce moment pour coller fiévreusement son bassin au mien, je cru mourir de chaleur, il remonta doucement ses hanches et se frotta contre moi. Ses gémissements me pénétraient comme une transe vodou; mon âme et mon corps erraient dans une sorte de sphère extérieure à moi ; la confusion de mes sentiments et de mes désirs, de mes envies et des siennes. J'étais perdu entre ciel et terre, le désir montait à une allure folle : je le regardais jeter la tête en arrière et frotter son bassin contre le mien … je croyais divaguer. Nous gémissions ensemble, sa main remonta le long de mes flancs et il me souleva pour m'emmener je ne sais où. Soudain il me lâcha et tendit brusquement le bras pour retenir la porte… je n'avais même pas entendu frapper, je n'avais pas réalisé qu'une voix appelait le nom de « Kyo » à travers la porte.

« J'arrive Kaoru » promis Kyo en retenant toujours la porte de sa main.

Il glissa un de ses propres doigts dans sa bouche et effleura son pantalon au tissu tendu avec celui-ci pour ensuite le diriger théâtralement vers moi. Je le regardais, incompréhensif, en clignant des yeux par moment, et puis il parti rejoindre Kaoru, sans un mot, sans une explication.

Je fixai la porte quelques instants, jusqu'à ce que je réalise qu'il était vraiment parti, qu'il m'avait vraiment laissé ainsi et que je lui importais toujours aussi peu qu'avant. J'avais si honte, il s'était amusé avec moi, je l'avais laissé faire ce qu'il voulait de mon corps. Entre ses mains j'étais faible, il avait dut bien s'amuser à me voir si docile et si réceptif. Moi qui gémissais comme un imbécile, plus je repensais à cette scène plus j'avais honte. Pourquoi rien de ce que faisait Kyo ne me paraissait honteux ? Après tout c'était lui qui avait prit les devants, lui qui s'était branlé tout seul dans les toilettes ? Lui qui m'avait fait des avances.

Chez lui tout était 'cool'.

J'aurais mainte fois eu la possibilité de le ridiculiser mais je n'ai rien fait, car je n'en voyais pas l'intérêt immédiat, je voulais juste profiter…pourquoi suis-je si faible ? Et pourquoi est il si malin… mes réactions il les connaît par cœur, il a du déjà jouer ce jeu à beaucoup.

Certes j'avais vraiment senti le désir de Kyo, oui son sexe durcissait contre le mien : ça faisait parti de son rôle, mais pas du mien. Kyo était un homme de scène, toujours dans l'excès et la représentation, il avait joué l'excité si bien qu'il avait finit par le devenir…jamais mon corps n'aurait autrement pu allumer en lui ce désir.

Il avait un moyen tout à fait subtil de m'humilier, encore une fois, il devait bien rire en racontant ce qui venait de se passer à ses amis. Je me sentais sale et stupide, profondément souillé, j'entendais d'ici son rire gras et vulgaire. Jamais je ne me le pardonnerais.

J'avançai tristement vers le miroir, je tendis un peu le cou pour admirer l'ampleur des dégâts … j'allais passer une sale semaine. Kyo s'empresserait de se venter d'en être le propriétaire et inventerais je ne sais quelle mise en scène pour me mettre dans l'embarras. Je ne serais jamais en position de force avec lui, à ce jeu là il était trop fort, manipuler les esprits et se faire passer pour la victime, il savait y faire malgré son visage démoniaque. Kyo écrasait tout ceux qui était autour de lui, son aura était si grande que tout naturellement les fortes têtes aurait fuit de son entourage, mais même elles s'effaçaient à ses cotés. Il aimait faire mal aux autres, s'était son « péché mignon », voir les gens gémir de douleur sous ses doigts, le supplier, pleurer. Il faisait souffrir, peut être pas autant qu'il souffrait mais ce n'était pas disculpatoire.

Je défendrais la vraie version coûte que coûte, je ne me cacherais derrière aucunes excuses, j'ai promis de garder la tête haute dans cette histoire, au fond le plus à plaindre c'est Kyo. Toujours à mentir, déformer la vérité, c'était d'une lâcheté… il pouvait bien critiquer le monde et s'en dégoûter, plus que jamais il avait prit part à ce qu'il haïssait tant. Hypocrite il ne l'était peut être pas, mais se mentir à soi même n'étais ce pas pire ? Finir par se persuader de ses propres mensonges ? On s'y perdait soi-même, on oubliait l'importance de la vérité, de l'honnêteté.

Je n'avais même pas envie de pleurer pour lui, je m'imaginais plutôt le frapper jusqu'au sang ... le problème, c'est qu'il y prendrait sûrement du plaisir. Je passai un peu d'eau fraîche sur mon visage et replaçai mes cheveux sur mon cou. Je rentrais dans la salle, tout le monde avait l'air très occupé.

« Désolé je… »

« Oh un revenant ! Écoute Satsu, là on travaille sur la musique tu peux partir » La voix de Shun était si froide et si blessante que j'en restais pétrifié, jamais il ne m'avait adressé de tels mots.

« Mais » commençais-je, retourné par un accueil si glacial.

« Je ne veux pas savoir ce qui t'es encore arrivé mais si tu viens ici le matin c'est pour travailler pas pour faire joujou avec Kyo. » trancha t'il d'une voix stricte. Les autres ne disaient rien … et ça valait tous les mots que d'ignorer une injustice. Par leur silence ils approuvaient.

C'était injuste ce qu'il disait, pour tout au monde j'aurais préféré être avec eux plutôt que ce dégénéré. J'avais besoin de réconfort et de soutien, de mon groupe et de la musique, et eux m'envoyaient balader. Je n'étais pas assez bien pour eux, on ne pouvait même pas me pardonner de simple retard, c'était que je n'avais aucune importance à leurs yeux. Un chanteur ou un autre finalement ça ne changeait pas tant de chose que ça. Je n'insistai pas et reparti, je me sentais si mal, je n'avais plus ma place nulle part, et chez moi je tournerais en rond. Une boule dans mon ventre se recréa, nouée de culpabilité et de honte. Tandis que j'appuyais sur le bouton de l'ascenseur j'entendis une voix essoufflée m'appeler.

« Attend Satsuki, attend moi » je me retournai doucement et vis Miya, un membre du staff de la compagnie que je connaissais vaguement depuis notre dernière tournée, d'autant que je me souvienne s'était un garçon adorable avec qui je m'étais bien entendu. Il était plutôt grand, il avait les cheveux châtain jusqu'au épaules, des petits yeux rieurs et un sourire timide. Je devais avouer qu'il était très mignon et qu'il ne m'avait jamais été indifférent, mais je ne ressentais rien de plus qu'une émotion esthétique et de la sympathie en le voyant.

« Ça va ? » me demanda t'il avec un sourire inquiet.

« Je…euh oui » j'avais l'esprit ailleurs et je ne voulais pas m'appesantir sur mon humeur, ça serait gênant pour lui. J'avais envie de fuir, un mot de plus de lui et j'allais craquer, il était si gentil qu'il invitait à la confidence. J'avais envie de me jeter dans ses bras et de lui ouvrir mon cœur, de lui raconter comme tout allait si mal. Je regardais partout sauf vers lui. Il m'attrapa le bras et je croisai son regard sincère. Mes sourcils se froncèrent en une expression de désespoir, j'essayais de le supplier de me lâcher, de me laisser tranquille avec le regard, car ma bouche était un désert et je n'avais pas la force d'articuler un mot. J'avais peur que ma voix me trahisse et se brise, peur qu'il me voit faible. Peur qu'il me tende la main et m'aide, je ne voulais pas lui imposer ça, il était si gentil. J'avais envie de me confier mais pas la force de le faire, ce qui allait mal c'était tout, comment lui dire, lui expliquer …lui faire comprendre ? C'était colossal.

« J'étais dans la salle tout à l'heure, je suis désolé… »

« C'est rien » dis-je en baissant la tête

« Tu veux discuter un peux ? » je secouais la tête et sentais en même temps les larmes monter.

« Viens, on à qu'à aller dans le parc en face si tu veux »

Je ne dis rien mais je le suivis en séchant mes yeux humides. On trouva un joli coin près d'un bosquet où discuter tranquillement, le parc était désert à cette heure là.

« Tu étais où tout à l'heure ? »

« Je ….j'avais besoin de réfléchir un peu ; mais euh j'ai eu un différent avec quelqu'un «

« Kyo-san ? On m'a parlé de votre petite guerre… le reste de ton groupe prend ça à la légère »

« Oui »

« Apparemment … pas toi ? »

« Il ne leur fait pas subir ce qu'il me fait, il ne les humilie pas comme il le fait avec moi. Alors ils ne peuvent évidemment pas comprendre, je suis parano et hypersensible » ironisais je en reniflant.

« Je te crois moi » dit il en posant une main rassurante sur mon épaule, sa chaleur me faisait tellement de bien que je ne me rendis pas compte que mes larmes s'étaient misent à redoubler. Les vannes étaient ouvertes, j'avais retenu mes émotions pendant tellement de temps que je devais craquer. Je fus étonné qu'il me prenne entre ses bras, la première chose que je me suis dit c'est « son cœur bat si vite, si fort, comme le mien, je le sens contre ma peau », et puis son odeur sucrée a envahit mes sens, je me sentais si bien dans se bras. Je ne pleurais plus tellement à vrai dire, sur le coup j'en avais eu envie, et voila maintenant que ma rage était expulsée j'avais juste envie de parler.

« Merci » soufflais-je en me séparant de lui. Il me fit un pauvre sourire et rigola doucement, sûrement à cause de la tête que je devais avoir. On parla une heure ou deux, enfin surtout moi, il m'apporta son soutien et sa compréhension, ça faisait si longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Je sentais qu'il ne faisait peut être pas ça gratuitement, mais après tout, il aurait bien mérité quelque chose en retour.

Il m'avait donné le courage de revenir au studio le lendemain et de bosser dur pour que mon groupe reforme une unité et que je réintègre la place que j'avais en réinstaurant leur confiance. Les années étaient passées et on s'était éloigné, les difficultés creusant le fossé. Moi je ne fais pas totalement partie de leur monde puisque je chante et eux jouent. Ils se sentent effacé derrière moi, je le sais, il n'y a pas de raison pourtant. La musique n'accompagne pas le chant, ça ne marche pas comme ça nous sommes une fusion, …un groupe ! Tous unis et tous lié… mais je crois que j'ai oublié cet aspect ces derniers temps, et en me mettant à l'écart j'ai endurci leurs reproches à mon égard. Quand on sent qu'une amitié, un lien s'effrite on devient dur, froid, blessant car on voudrait que tout s'arrête net plutôt que d'être entre deux impressions, deux sentiments. Je le ressens aussi vis-à-vis d'eux alors je comprends. Si l'on faisait un effort, je sais que tout remarcherait comme avant c'est juste une passe difficile, mais j'ai du mal à attirer leur attention, à rire encore... Les problèmes s'accumulent et je ne sais plus comment gérer. Ils finissent par me détester, car ils ont oublié ce qui nous liait, ce qu'ils aimaient chez moi. Peut être pensent il que je ne m'intéresse plus au groupe, il y a du vrai mais je peux changer. Miya m'a vraiment aidé à prendre du recul. Les liens d'amitié se dénouent si facilement qu'on oublie comment ils ont pu tenir avant, c'est pour cela qu'il faut les entretenir, rien ne peut être plus précieux.