Tous ''sublimes''.
Auteur : Sahad
Note : Aucune, pour cause de remise en ordre.
Chapitre 3 :
Ils l'avaient conçu pour être le soldat parfait, une arme humaine. Puis il s'est évadé. Dans un avenir qui n'est pas si lointain, il est hanté par son passé.
POV
Heero :
Je
me lève assez tôt, comme à mon habitude et
regarde le réveil : 6h42. Je vais préparer le petit
déjeuner, nous n'avons pas beaucoup de moyen mais je ramène
moi-même l'argent qui manque en visitant les maisons de nuit.
Ma vue très développée me permet de trouver des
objets précieux à une distance très éloignée
; j'avale mon café, ça fait du bien d'en boire le
matin. Je me dirige vers la pièce voisine, Duo dort. Il est.
Si paisible, il ne fait pas de cauchemar, lui. Enfin, il n'en a pas
l'air en tout cas. Il est si mignon comme ça. Ses courbes
parfaites, son visage d'ange. Bon, je vais le réveiller, je
commence à le secouer doucement :
« Duo, c'est
l'heure, lève-toi.
- Hmmmmmmmgnon. grogne-t-il en fourrant sa tête dans l'oreiller.
- On est entêté, hein ? Lève-toi ou je t'envoie le seau d'eau froide. je lui murmure à l'oreille.
-
J'suis réveillé. ! »
Il
est encore un peu dans les vappes mais il est debout, il va se servir
un café lui aussi, ce qui prouve qu'il est mal réveillé
car d'habitude il n'aime pas trop ça. Je me retiens de rire en
voyant la grimace qu'il fait en avalant le liquide, il a une mimique
très comique et très mignonne. Nous prenons notre
douche chacun notre tour et enfourchons nos vélos pour nous
mettre en route. Mais en route, quelque chose ne va pas. J'appelle
Duo, il se retourne, s'arrête. Je m'arrête aussi. Je
m'entend ronronner, je plaque Duo contre le mur et l'embrasse
sauvagement, goûtant avec plaisir sa bouche qui m'est offerte,
je glisse mes mains dans son pantalon, lui caresse les fesses. Hum.
Elles sont si douces. Il passe ses jambes autour de ma taille, je
l'embrasse dans le cou, puis ses mains me poussent gentiment et il me
murmure :
« Dis, et si tu te réveillais
maintenant ? »
Je
me dresse d'un coup dans mon lit, transpirant, haletant. l'horreur
m'apparaît clairement, je ne peux pas m'empêcher de
murmurer :
« C'est pas vrai ! Je suis en chaleur ! »
----
« En chaleur ? s'étonna le natté.
- Oui, c'est l'un des problèmes de mes modifications génétiques. répondit le soldat parfait, ne cessant de bouger, comme quelqu'un d'extrêmement nerveux.
- Et ça dure combien de temps ? voulu savoir le châtain.
- Trois jours. gémit le brun. Alors, si je déraille, fiche-moi une baffe dans la figure pour me réveiller, s'il te plaît !
- Si ça peut t'aider. Mais ça se passe comment ? Tu sautes sur toutes les filles qui passent ? demanda l'Américain.
- Pas vraiment, j'ai des gênes de chatte en moi, donc je saute plutôt sur les mecs. bougonna le Japonais.
-
Oh... Duo marqua un temps de pose et repris. Mais, au cas où
tu aurais un ''accident'' avec l'un d'entre eux, ça te pose
beaucoup de problèmes ? Je veux dire, t'es hétéro
ou pas ? »
Un
peu dérouté par la question et réalisant qu'il
ne se l'était jamais posée lui-même, il demeura
en silence quelques minutes, perdu dans ses réflexions, puis,
se tournant vers sont ami il murmura :
« Je crois que je
suis plutôt homo. »
Le
natté le regarda quelques secondes, son visage ne reflétait
rien de ses pensées, l'asiatique prit peur : serait-il dégoûté
? Non, impossible, il lui avait avoué pendant l'année
qu'il l'était lui-même. Alors que pouvait-il se passer
dans la tête de l'Américain ? Ses yeux descendirent sur
son corps, un désir naquit au plus profond de lui : ce corps
parfait aux courbes délicates, un corps fin et musclé à
la fois, cette peau semblant si douce, ces lèvres l'attirant
tels des aimants, ces yeux d'un couleur si rare et si belle, ces
cheveux dont la couleur passait du châtain à la couleur
miel.
« Heero ? Duo passa sa main devant les yeux de son
ami.
- Duo. Tu sais que tu es vraiment. Parfait ? chuchota le Perfect Soldier.
- Oh là ! Tu nous fais une crise ! remarqua le natté. Calmos ou je t'envoie la baffe demandée.
- Ah, heu ! Oui ! Merci ! balbutia le brun qui semblait se réveiller soudainement.
- Allez, tu me fais des pompes pendant que je vais prendre ma douche ! lança le châtain.
-
Ok ! »
Le
Japonais s'exécuta, ne pensant plus à autre chose qu'à
ses pompes et, lorsque son esprit s'égarait, il concentrait
toute son attention sur le tapis sur lequel il les faisait. Il ne
s'aperçut pas que deux améthystes étaient posées
sur lui, celle-ci se retirèrent et allèrent jusqu'à
la salle de bain ; là, le natté se mit dos contre le
mur et murmura comme pour lui- même :
« Manquait
plus que ça. Heero, si tu savais. Si jamais tu me sautais
dessus, comment devrais-je le prendre ? Sachant que tu es homo, chose
dont tu n'es pas sûr, est-ce que ça voudrait dire que tu
ressens quelque chose pour moi ? Ou bien est-ce seulement tes
''chaleurs'' qui te pousseraient à le faire ? Argh ! Je vais
prendre une douche glacée pour me remettre les idées en
place ! »
POV Duo :
J'ai
pris ma douche, c'est au tour de Heero. Bon sang, ces gars d'Oz ne
lui ont pas facilité la vie ! Je les déteste. De plus,
je ne sais pas trop comment réagir avec Heero. S'il me fait
des avances pendant ces trois jours, est-ce que je devrais le
repousser ? M'en voudrait-il si je ne le fais pas ? Et si je le fais
et qu'il ressent effectivement quelque chose pour moi, ne le
prendrait-il pas comme un rejet de ma part ? Assaillit de toute part
par mes pensées, je ne se rend même pas compte que Heero
est sorti de la douche et, maintenant habillé, me scrute de
haut en bas.
« On y va ? »
Cette
simple question me fait sursauter, j'en rougis un peu de honte, et
lance :
« Ouais, ramène-toi ! »
Mais
je m'arrête d'un coup, il avait dit ça d'une façon
tellement mielleuse, et ce ''On y va ?'' n'était-il pas plein
de sous-entendu comme ce que je viens de répondre ??? Je me
retourne, Heero a un sourire (hyper sexy) sur le visage et me
déshabille du regard. Alerte rouge ! Je m'approche de lui et
lâche :
« Ne m'oblige pas à t'en coller une
!
-
Ah... ! Heu. Oui ! Merci ! »
Il
semble revenir d'un rêve. Mon Dieu. Heero, si je fais un faux
pas, pardonne-moi, mais je ne sais pas si j'arriverais à
résister à cette envie de profiter de ça, de te
sentir à l'intérieur de moi, de. Je me baffe sous le
regard plus qu'étonné de Heero. J'enfourche mon vélo
et nous partons. Le trajet se déroule sans incident, ça
va. Je respire. Heero laisse son vélo en me disant qu'il va
voir Noventa pour savoir s'il a une course, j'acquiesce et me dirige
vers mon casier. En l'ouvrant, je pose mon regard sur toutes les
photos : il y en a plein où nous y sommes tous, nous, les
coursiers, et il y a Heero. Je regarde, il y a même Noventa.
Là, c'est comme un déclic, je cours jusqu'au bureau et,
quand j'arrive, je découvre Heero plaquant notre boss sur le
mur et manquant de l'embrasser. Je m'approche en quelques millièmes
de secondes, attrape Heero par l'épaule et lui fiche un
superbe coup de poing dans la mâchoire.
« Hugn !
Rah ! Merci Duo ! me dit-il les yeux complètements
déboussolés.
- Y a pas d'quoi. je me tourne vers Noventa. Pourriez-vous nous accorder trois jours de repos ? Comme vous pouvez le voir, c'est vital.
-
Prenez une semaine s'il le faut ! » lâche notre
boss.
Il en
est tout retourné, et ça nous fait des vacances ! De ce
côtés là, je suis content. Une fois sortis du
bureau, Heero me remercie encore, conscient de l'horreur qu'il allait
commettre : c'est vrai que Noventa est sacrément moche ! Je le
regarde, il me tourne le dos pour aller prendre son vélo.
Heero. Si tu savais. Le coup de poing n'était pas seulement
pour te ramener à la réalité. Il y avait aussi
toute ma jalousie sur le moment. Nous refaisons le chemin, inverse,
de ce matin, pendant tout ce temps je surveille Heero, je dois avouer
que rester en alerte est crevant, surtout que dès que l'on
croise un mec, je le menace d'une baigne. Enfin. Nous arrivons chez
nous, Heero rentre le premier, je ferme la porte à clé
et met la clé dans ma poche.
Ainsi,
Heero ne pourra peut-être pas commettre l'irréparable.
Pour lui comme pour moi. Je pose mon front contre la porte et
soupire. C'est dur à supporter, voir l'homme que j'aime courir
après tous ceux que nous croisons. Manquant de violer notre
boss au boulot. Je n'ai pas le temps de pousser plus loin mes
réflexions, je suis littéralement plaqué contre
la porte. Sous la surprise, je suis paralysé, mais reprenant
vite contenance je m'aperçoit que dans cette position je ne
peux rien faire. La peur monte en moi, Heero émet un petit
rire. Il tient mes poignets et de son bassin me cloue contre la
porte, je ne peux plus faire un seul geste. ! Il passe ses lèvres
dans mon cou, me procurant des frissons, mais ce n'est pas vraiment
agréable, ce sont des frissons de plaisir mélangé
à ceux de peur. Ce genre de frisson qui vous font
froid.
Il me
prend dans ses bras, j'essaye de me débattre mais d'un
mouvement souple, il me bloque, ce gars à une force
incroyable, je suis complètement immobilisé, il me
dépose sur le lit, j'essaye de me retourner pour lui en coller
une mais je ne peux pas : il s'est allongé sur moi, je ne peux
pas le voir, je sens son torse sur mon dos. Je frémis, de
peur. je n'y prend pas plaisir, j'ai peur, peur de ce qu'il pourrait
faire, sachant qu'il n'est pas pleinement conscient de ses actes. Une
main me tient les poignets, l'autre glisse dans mon pantalon, je me
débat comme je peux mais ça ne sert pas à grand
chose. Je sens un frisson malsain lorsque sa main passe sur cette
partie sensible de mon corps, il y exerce un vas et vient. Je suis
perdu dans un flot d'émotion, navigant dans une tempête
entre la peur, le plaisir. Je suis haletant et me met presque à
crier :
« Arrête Heero !
- Laisse-toi faire, voyons. murmure-t-il. Je serais doux, ne t'inquiète pas.
-
Je sais que tu n'es pas totalement conscient de ce que tu fais mais
serais-tu capable de me violer ?! »
Cette
réplique le coupe net, il s'arrête, ne bouge plus, je
suis haletant, conscient que je ne peux plus me battre. Sa main se
retire en une douce caresse, il lâche mes poignet. S'assoit sur
le lit, je me redresse et le regarde, j'ai un peu peur encore mais je
me sens mieux. Il est redevenu lui-même. Mes yeux
s'agrandissent lorsque je vois ses épaules des secouer, des
larmes perlent sur son visage, je peux le voir bien qu'il est la tête
baissée, il sanglote :
« Pardon Duo. Je ne
voulais pas. Je t'en prie, pardonne-moi. »
Ça
me fait mal de le voir ainsi. Je le serre dans mes bras, oubliant que
cela pourrait déclencher quelque chose chez lui à tout
moment. Je le berce et murmure :
« Ne t'en fais pas, je
sais et comprend. Je ne t'en veux pas. »
Il
pleure encore la tête dans le creux de mon cou, en se serrant
contre moi. Il a peur, je peux le sentir. Il reste pressé
contre moi et pleure pendant toute la matinée. Ce jour là,
il n'a plus perdu la tête.
